> Une hérésie écologique puisque, à en croire la SNCF, le fret par rail émet neuf fois moins de CO2 que la version routière et consomme six fois moins d'énergie. Et pourtant, la même SNCF n'est pas pour rien dans cet abandon. Ce convoi résume, à lui seul, l'impéritie de sa branche Fret qui n'a jamais cherché à anticiper. Il y a trente ans, pas moins de quatre trains des primeurs circulaient chaque jour vers Rungis… puis trois, puis deux, jusqu'à l'unique train national spécialisé de produits périssables, récemment condamné.
Dans notre grande série "pissons sous la douche, ça va sauver la planète", je vous présente le train remplacé par 50 camions parce que pognon.
> Outre le matériel, reste le plus important : « Le trajet retour est un énorme sujet », admet une des parties prenantes. Il s'agit de trouver des clients pour les voyages de Rungis à Perpignan, afin de partager les frais et de rivaliser avec la flexibilité des camions. Historiquement, le train des primeurs a transporté des marchandises à contresens : des journaux vers Toulouse et Montauban, puis des articles divers pour la grande distribution, grâce à un contrat avec Geodis. « Mais aujourd'hui, rien », déplore un professionnel. Geodis a préféré la route, et le convoi rentrait chaque jour à vide…
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