Une initiative vue dans l'émission que je pointe dans mon shaare précédent : se sevir de la mémoire des ouvriers pour cartographier les zones à risques. Parce que quand on sait quels lieux entrainent quelles pathologies, on peut commencer un travail de prévention.
Je viens de regarder ça. La situation est encore pire que ce que je pensais.
Shorter : les patrons ont le droit de tuer, comme le dit fort bien un avocat de victimes, par "consentement" : ils savent que leur activité va provoquer la mort, ils ne le souhaitent pas pour autant, mais ils y "consentent"
Magnifique aperçu sur l'inertie du système, expressément bloqué par volonté politique : la sécurité sociale ne s'intéresse qu'à l'employeur, l'inspection du travail n'a aucun pouvoir contraignant, la reconnaissance de la faute inexcusable 'entraine, dans 70% des cas, aucune sanction pécuniaire pour l'entreprise.
La comédie sécuritaire, c'est toutes ces choses qui ne servent à rien, si ce n'est lutter contre l'effet induit du terrorisme : la peur. Mais, arrivé à un certain point, cette mise en scène perd son bénéfice et devient plus coûteuse et plus délétère que les effets directs du terrorisme.
"La première protection contre le terrorisme, c'est de le mettre à sa juste place, afin d'éviter que ce risque ne nous conduise à des réactions au mieux inefficaces, au pire disproportionnées multipliant les effets pervers : parce que ses principales conséquences sont celles que nous nous infligeons."