> Alors que le modèle agricole dit "conventionnel" a montré ses limites (extinction de la biodiversité, pollution des eaux, explosion des maladies notamment dues aux perturbateurs endocriniens, émissions insensées de gaz à effet de serre, précarité du secteur et tendance alarmante à la destruction des emplois, désertion des zones rurales,...), et que l'écrasante majorité des français souhaite que soient interdits les pesticides de synthèse, beaucoup d'agriculteurs aimeraient s'engager dans une transition mais affirment ne pas pouvoir changer de pratiques du jour au lendemain. Et pour cause : la politique agricole biberonnée au modèle industriel les a incités depuis des décennies à s'agrandir et s'équiper de machines toujours plus perfectionnées et chères. A s'endetter. Au point de ne plus pouvoir faire marche arrière.
> Ce n'est pas vous que je vais devoir convaincre : l’État n'est pas à la hauteur, l'Europe pas plus. Cachant sous le tapis les montagnes de dépenses publiques directement dues aux pratiques agricoles (santé, dépollution de l'eau, algues vertes, etc.), ils continuent de subventionner un modèle qui accentue ces impacts. Double peine pour les français (dégâts écologiques et humains + leurs impôts pour financer cette mécanique percée), peine intégrale pour les agriculteurs qui ne vivent plus, et jackpot pour quelques poignées d'actionnaires.
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