dans une volte-face spectaculaire, Donald Trump a annoncé mercredi 9 avril qu'il augmentait encore les droits de douane sur les produits venus de Chine, mais qu'il suspendait pendant trois mois des surtaxes imposées aux autres pays. Wall Street, qui avait plongé récemment à cause de la guerre commerciale déclenchée par la Maison Blanche, a immédiatement bondi à l'annonce de cette pause, et le cours du pétrole, déprimé par les risques de récession, est reparti à la hausse.
Moi, j'appelle ça du délit d'initié en puissance.
EDIT : là, voilà, qu'est ce que je disais :
https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/droits-de-douane/donald-trump-a-t-il-commis-un-delit-d-initie-les-soupcons-des-democrates-apres-la-decision-du-president-americain-de-suspendre-les-droits-de-douane_7181790.html
Plusieurs élus démocrates estiment que le président américain avait peut-être, en encourageant à acheter des actions juste avant son revirement spectaculaire sur les droits de douane, illégalement manipulé les marchés. À l'ouverture de Wall Street, le président américain a notamment écrit sur son réseau TruthSocial : "C'EST LE MOMENT D'ACHETER".
Quelques heures après, Donald Trump annonce la suspension des droits de douane supplémentaires provoquant un rebond boursier historique. L'indice Dow Jones a fini mercredi en hausse de 7,87%, sa plus forte progression depuis 2008, et l'indice Nasdaq de 12,16%, après plusieurs jours d'effondrement. Donald Trump a signé son post sur Truth des lettres "DJT", qui représentent à la fois ses initiales et l'abréviation en bourse de son entreprise de médias, Trump Media & Technology Group. L'action de la société a clôturé la journée avec une hausse de 21,67%.
Quel abruti fini.
=> S'il persiste à dire que tout ça était planifié depuis le début car il est un maître de la négociation = le délit d'initié est avéré, car c'est reconnaître qu'il savait parfaitement ce qui allait se passer
=> S'il n'a pas commis de délit d'initié, et s'il tente de s'en défendre, c'est reconnaître qu'il ne maîtrise absolument rien.
TL;DR : le procès de la Bourse. Et le réquisitoire est implacable, même si je n'en suis qu'à la moitié du texte.
"Parfois, elle s’envole, se cabre, s’emballe. Timide, elle recule, hésite, tâtonne, reste sur ses positions. Dans les grands jours, elle exulte, monte en flèche, caracole. Versatile, elle peut se montrer fébrile, affectée, même tiraillée. Mais ça ne dure jamais. Elle sait rebondir et revenir en grande forme. Loin d’être insensible, on la découvre parfois, en fin de journée, en train de piétiner, anxieuse. Quand le temps se couvre, elle peut être prudente, voire craintive. Alors, elle baisse la tête, fait de nouveau grise mine."
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"Évidemment, la personnification des marchés, des cours des matières premières ou même des entreprises, est loin d’être neutre. Elle participe à l’inscription des mécanismes les plus fondamentaux du capitalisme dans un ordre naturel [...] En autonomisant les structures des rapports sociaux, le langage médiatique lui donne une vie propre, une existence de fait. En cela, il fait échapper à l’analyse le rôle que chacun des acteurs y joue et les intérêts qui y sont en jeu. Mais il exclut aussi sa transformation par des forces exogènes, voire sa fin."