J'vous jure, suis tombé là dessus en cherchant complètement autre chose ! (au départ j'étais sur ces histoires de DLSS boosté à l'IA... et donc claqué au sol, mais passons).
Ce que dit ce sexologue -oui, on sait, vous l'avez vu à la télé mais on s'en fout- est FONDAMENTAL. Il parle d'éducation, il parle de pression sociale, et plutôt rarement d'hormones. Les CONNERIES que peuvent raconter les "influenceureuses" ou je ne sais quoi en revanche... ça fait peut. TRÈS peur. On a tout : l'injonction à la virilité, le culte de la "performance" (on parle de sexe hein...), des assertions pseudo-scientifiques quand ce ne sont pas des infos justes mais mal interprêtées.
ET, cerise infâme sur le gâteau dégueulasse, c'est TOUJOURS au niveau des femmes qu'il y a un problème (comme par hasard) : la femme qui a eu des expériences sexuelles avant TOI, elle produira moins d'ocytocine (faux), l'ADN des mecs qui sont passés avant toi va se mélanger au tien (on s'étrangle de rire), et j'en oublie.
Sans déc, regardez cette vidéo. Soit pour apprendre des choses, soit pour être effrayé par le niveau ahurissant de conner*e auquel on expose les gamins.
Alors que j’aidais pour la énième fois un membre de ma famille à configurer un ordinateur, je commençais à râler, évidemment. Ma grand-mère m’a alors dit : tu verras, tu seras toi aussi content quand tes enfants t’aideront avec la technologie quand tu seras vieux.
Mais cela ne s’est jamais réalisé : me voici vieux et non seulement je continue à aider mes aïeux avec leurs problèmes d’ordinateur, de smartphone ou de connexion internet, mais je le fais aussi pour mes enfants, qui n’ont aucun intérêt (et donc compétence) pour cela.
Il fallait que je lise cet article qui a pas mal tourné aujourd'hui (via Bronco pour ma part).
Ce que je trouve un peu triste, c'est qu'il y a une bonne dizaine d'années (oups : il y a 12 ans...), j'avais déjà lu un article qui disait à peu près la même chose...
Après, keske tu veux que j'te dise. Qu'il ne faut pas tout attendre de l'école ? Bah ouais. Avec mes petites mésaventures avec PHP (Cf. Mastodon) j'ai bien le sentiment de pas voler haut, mais je suis à peine un amateur éclairé (non, pas un illuminé !) et j'ai quand même l'impression de savoir me servir d'un ordinateur... Le peu que je sais, je l'apprend à mon grand, qui me raconte lui aussi des choses du même acabit que celles rapportés par Bronco. Tant que cette croyance comme quoi les gamins sauraient "magiquement" se servir de la technologie sera répandue, on avancera pas.
« Elles craignent que les bancs de l’école ne se transforment en cours de kamasutra. Qui sont les Mamans louves, ces daronnes « apolitiques » qui s’opposent aux cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle ? »
Apolitiques ? Bien sûr que non. S'opposer à l'éducation sexuelle, affective et relationnelle, c'est de l'extrême-droite.
Pas mieux.
Lien vers l'article : https://www.streetpress.com/sujet/1713261275-contre-cours-ecole-education-sexualite-mamans-louves-complotisme
Les mêmes étaient évidemment également anti-masques, anti-vaccin, etc. Et maintenant, anti-éducation sexuelle, quitte à raconter n'importe quoi (lisez l'article).
Et pourquoi pas aussi de la blockchain et du métaverse, tant qu'on y est ?
C'est une excellente idée, je n'y avais pas pensé. Merci du conseil.
Bisous,
Gaby
Très chouette initiative ; je me demande en regardant l'ouvrage si les sources sont libres et disponibles, et si on peut se l'approprier pour le compléter, etc. dans la plus pure tradition du libre ?
Sinon, en lisant les commentaires sous le fil Mastodon où il est évoqué le fait que cela a été enseigné à l'école dans un passé pas si lointain, je ne peux que plussoyer et ajouter mon grain de sel : j'ai lu ça dans le très instructif livre de Titiou Lecoq, Libérées ! Le combat féministe se gagne devant le panier de linge sale, dans lequel l'autrice explique que les "arts ménagers" ont longtemps été enseignés à tout le monde, filles et garçons, jusqu'au jour où ont a décidé que ça devait être "un truc de filles" (désolé de simplifier à l'extrême le propos, mais c'est l'idée générale). D'ailleurs le titre de l'epub dont il est question ici est loin d'être anodin : "Ne demande PAS à ta mère"...
Depuis, à chaque fois que j'en ai l'occasion, je rappelle ce petit fait que tout le monde a oublié, notamment dans les discussions sur le ménage, les courses, la charge mentale, les hommes ne savent pas faire... c'est con hein, mais on en revient toujours à ça : le féminisme, le sexisme, allons plus loin, le viol... ce sont avant tout, et peut-être bien seulement, des questions d'éducation. Et d'éducation au sens large. On ne peut pas tout demander à l'école, mais on ne peut pas faire peser toute la responsabilité sur les familles. Chacun doit faire sa part, et l'Etat ne doit pas prendre des initiatives (fascisantes) comme le SNU quand ça l'arrange, et rejeter la responsabilité de tous les problèmes sur les familles le reste du temps, mais je m'égare un peu, même s'il est évident que tout est lié.
Le mot qui résume l'article : "mépris de classe".
Et si on infligeait aux adultes ce que l'on fait aux enfants ? Sans doute cesserait-on fissa les violences éducatives dites "ordinaires". C'est le "ordinaire" qui est terrible je trouve.
via Tommy
Par exemple, Ashan vit en France, il a 5 ans. Sa mère parle mal français, chez eux, il n’y a pas de livre, elle-même ne lit pas, elle ne l’emmène pas à la bibliothèque, ne lui raconte pas d’histoires. A l’opposé de l’échelle sociale, Lucie est aussi une Française de 5 ans. Sa mère est prof de philo, son père écrivain. Il choisit pour elle des livres pas trop “bébêtes”, avec des mots compliqués, et pas forcément une fin heureuse. Lucie a même déjà fabriqué un livre pour son maître d’école.
Caustique à souhait, Tu seras un homme – féministe – mon fils ! est très agréable à lire et les 200 et quelques pages passent très vite. Oscillant entre discussion théorique et conseils pratiques, il nous donne des clefs pour s’en sortir au quotidien, mais va plus loin en interrogeant la masculinité, en parlant de la responsabilité des médias et en dressant un bilan des évolutions de la société. Il est question de la place des hommes, de la masculinité et de la virilité parce qu’au final, nos fils deviendront adultes, et leur éducation aura une incidence directe sur les hommes adultes de ces prochaines années. L’enjeu n’est pas simplement de permettre à nos fils de jouer à la poupée et de porter des chaussures roses, loin de là.
"Je vais lubrifier mes idées pour qu'elles rentrent mieux dans ta tête" ou : l'éducation sexuelle, c'est important.
Les auteurs invoquent un mécanisme de « licence morale » : la religiosité étant perçue en elle-même comme un gage de bonté, les pratiquants pourraient s’autoriser – « inconsciemment », précise Jean Decety – un plus grand égoïsme au quotidien. « C’est une explication plausible, commente Luke Gallen (université du Nebraska). D’autres recherches ont montré que la religiosité traditionnelle est associée à des dons charitables plus élevés, mais pas avec une aide offerte dans des situations spontanées, ce qui concorde avec la présente étude. »
Les enfants élevés en dehors de la religion -quelle qu'elle soit, et quel que soit le pays considéré- seraient spontanément plus altruistes et généreux.
via Seb
Pour des raisons qu’on ne va pas détailler ici (la version courte : c’est à cause du patriarcat), on a décidé que l’acte sexuel véritable, celui qui plait à Dieu et à la Loi, c’est la pénétration du vagin par le pénis. Et le reste n’est, au mieux, que “préliminaires”. Et là j’ai presque envie d’être un youtubeur pour crier “FAUX” mais j’ai un peu de respect pour moi même.
Si vous aimez faire du sexe avec une personne à vulve, le meilleur conseil que je peux vous donner, c’est de vous débarrasser de cette notion de préliminaire. La fellation, le cunnilingus, les caresses, la masturbation, la pénétration vaginale et anale, la fessée, se mordiller les oreilles et se sucer les orteils : c’est du sexe, pleinement et véritablement. Les préliminaires, c’est, je sais pas, se brosser les dents chez soi avant le rendez-vous ?
[...]
La révélation :
Il y a un super moyen de savoir ce qui se passe dans la tête des femmes, de percer le mystère féminin : demandez-leur.
L'approche de l'éducation bienveillante est de dire que les enfants ne font pas de "caprices" mais ont des besoins non satisfaits qu'il faut prendre en compte, que s'ils font des colères c'est que leur cerveau immature les empêche de maîtriser leurs émotions.
Selon cette norme, le parent "parfait" ne doit jamais s'énerver, jamais crier, toujours être disponible pour écouter, rassurer, négocier. Cet idéal s'impose actuellement de manière d'autant plus dogmatique qu'il est présenté comme "prouvé scientifiquement", grâce aux neurosciences, et qu'à ce titre, il semble incontestable.
Cela m'agace un peu parce que je suis personnellement convaincue qu'il est souhaitable pour notre société d'aller vers la non violence éducative et de réfléchir aux rapports de domination des adultes sur les enfants. Mais je pense aussi qu'on peut construire cet idéal social sans imposer un dogme, sans distribuer des bons points aux "bons" parents, et stigmatiser les autres.
Et ce d'autant plus qu'on juge souvent les parents sans même se demander ce qu'ils vivent chaque jour, à quelles difficultés quotidiennes ils sont confrontés. Aujourd’hui on ne peut pas demander ce calme parfait aux parents. D'être prête à reprendre le boulot, prête à être à l'écoute de son enfant puis en même de temps cultiver des passions personnelles du sport à la culture, tout en ne dormant pas et en ne mangeant pas bien.
Faire campagne contre les écrans pour les jeunes enfants permet de toucher les parents qui laissent leur enfant deux heures par jour devant. Le problème, pour ceux qui les laissent six heures, c’est la misère et le délitement du lien social.
Bref, le problème de fond, c'est la misère. Sociale et économique.
Etrange comme on en revient toujours aux mêmes choses, hein.
Tiens, je découvre cette histoire via la dernière chronique de Schneidermann en partie consacrée aux délires de Burgraff ; j'avoue que ça me laisse d'emblée dubitatif : un livre qui prétend mettre en avant les "lois naturelles de l’enfant", il y a un petit côté littérature savante du XVIIIème siècle...
Et, plus prosaïquement, au-delà des marchand·es de miracles :
car pour changer un système éducatif il ne s’agit plus vraiment des lois naturelles de l’enfant et ça n’envoie pas du rêve mais il faut faire des choix stratégiques (former les enseignants, prioriser les petites classes) et budgétaires. A l’école on m’a appris que ça s’appelait la politique.
Une fois encore, les organes génitaux féminins ne sont pas détaillés.
Les garçons ont un zizi, orné d'un gland et joliment décoré d'un prépuce et d'une paire de testicules. .
Les filles ont une zézette, point. Et pis bon, quand même une urètre, parce qu'il faut bien faire pipi.
Réaction de l'auteur-animateur-et-parfois-médecin Michel Cymes :
Y a des gens qui sont vraiment très malades
Justification de la directrice éditoriale, Maureen Dor et de la société sur Facebook :
Je trouve ça complètement déplacé qu'on parle du clitoris à une enfant de 5 ans.
[...]
on ne parle pas d'utérus et de clitoris à une petite fille
Mais sinon tout va bien.
Oh, sinon docteur Cymes : comptez moi parmi les malades merci. Malades de dégoût.
Je suppose que vous connaissez le podcast ZQSD ?
Il a eu un petit frère il y a quelques temps, baptisé ABCD, orienté "geekitude et parentalité" :
C’est le même principe que ZQSD, à savoir des potes autour d’une table qui papotent de leurs passions geekesques en sirotant quelques bières. La seule différence c’est que ces potes ont eu l’idée saugrenue de se reproduire.
La parentalité est-elle soluble dans la geekitude ? À partir de quel âge peut-on mettre nos gamins à pexer à notre place ? Comment échapper à un binge watching de Dora L’Exploratrice ? Est-il possible d’écrire avec des mots qui sont dans le dictionnaire ? Nous tenterons tous les mois de répondre à toutes ces questions existentielles.
Alors autant j'ai tenté d'écouter ZQSD et ça m'a fait chier (pardon aux familles, tout ça) -pour faire court, je me suis vraiment senti en trop, ça fait vraiment bande de potes dans son trip, et si t'as loupé les 40 épisodes précédents tant pis pour toi- autant j'ai accroché tout de suite avec ABCD : 3 nanas qui causent geek culture, jeux vidéo et éducation de nains, dans une conversation au débotté, pas du tout "bon alors on va attaquer la première partie, sous-chapitre B" et drôles de surcroît.
Au passage, ça m'a changé du podcast Silence on joue, que j'aime bien aussi (je viens d'en écouter plusieurs douzaines d'épisodes d'affilée pour rattraper mon retard) mais où la présence féminine est plus que rare.
Pour ce premier épisode, ça a parlé Lego, Hololens, Zootopie et comment concilier passions geek (comics, jeux-vidéo, programmation de robots...) et élevage des enfants. Ah bon, on dit éducation ? Seulement 7 épisodes depuis le 13 mai 2016, j'espère qu'elles vont réussir à augmenter le rythme, sinon je vais être en manque.
Les auteures :
L'acteur, qui prête sa voix à un personnage du quatrième opus de la saga de science-fiction signée Bioware
Là, faut vraiment que je l'achète :O
Je pense que malheureusement le jeu vidéo n'éduque personne. Quand on est con avant, j'ai bien peur qu'on le reste. Par exemple, chez moi, mes enfants ont le droit à tout, il n'y a pas de limite, ils ont toutes les consoles et le PEGI (pictogramme de classification des jeux vidéo par âge, NDLR), rien à foutre ! Il faut arrêter d'essayer de les protéger d'Internet, des jeux, de tout. Il faut qu'ils abordent le monde qui vient avec un véritable libre arbitre, qu'ils soient intelligents, qu'ils comprennent ce qui se passe.
[...]
Après avoir dégommé des vieilles dames et écrasé des dizaines de piétons, ils en avaient eu marre de cette espère de sandbox de violence totale. La morale se fait toute seule, il faut faire confiance aux gens, ne pas se cacher derrière le jeu vidéo en disant que ça va en faire des assassins. On a plus ou moins tous passé notre temps à dégommer des trucs, pourtant, personnellement, j'ai même jamais mis une gifle à quelqu'un de toute ma vie. Il faut juste faire marcher sa tête et éduquer ses enfants, c'est tout : une fois qu'ils sont éduqués, ils peuvent jouer à n'importe quoi, ils savent toujours quoi en faire.
<3
Hé hé, j'adore =)
via http://links.bill2-software.com/shaarli/?3Bg-6g
Ce projet a pour but de partager avec les enseignant·e·s, et toutes personnes intéressées, les moyens de construire un enseignement plus égalitaire.
Il a vocation à permettre la mutualisation de ressources pédagogiques destinées à répondre aux exigences du programme français
en matière d'enseignement des sciences de la vie et de la Terre (SVT) au collège et au lycée.
Surprenant? Pas forcément quand on regarde la façon dont sont enseignés les organes génitaux féminins dans les établissements français. Nous avons étudié huit manuels de SVT* (deux ouvrages de 4e et six de 1ère) et, pour trouver le clitoris, il faut bien chercher.
Je suis tombé là dessus via un tweet de Me Eolas ; il semblerait que le rectorat n'ait pas fait le ménage comme il faut, car le document incriminé est facilement retrouvable via ton moteur de recherche préféré : clic
Pour les plus paresseux d'entre vous, je vous recopie ici la partie incriminée. Scotchez votre mâchoire inférieure auparavant, c'est plus sage.
La bataille de Stalingrad – Tâche complexe
Consigne générale : Nous sommes le 24 novembre 1942, la bataille de Stalingrad fait rage. Vous êtes employé au ministère du Reich à l’éducation du peuple et à la propagande. Le Führer, en colère, vient de commander à Joseph Goebbels un discours à faire entendre aux troupes, sur le front , afin de les galvaniser. Le ministre de la propagande vous demande d’élaborer ce discours en insistant sur les enjeux idéologiques et territoriaux de cette bataille pour l’Allemagne national-socialiste. Le messager chargé de faire parvenir le discours sur le front sera prêt dans 1h30, vous n’avez que ce temps là pour répondre aux volontés du führer et du ministre.Les compétences que vous allez mettre en œuvre :
• Prélever et interpréter des informations à partir d’un document de nature historique
• Trier et classer des informations tirées de documents
• Produire une réponse à une consigne sous une forme écrite ou orale mais organisée.
Je ne suis pas d'accord avec tout, mais il y a du vrai. Ses enfants, même si on se ferait couper en tranches fines pour eux, il y a quand même des fois où on voudrait les passer à la moulinette :p
Au mieux, j’aurais pu expliquer qu’un seul de leurs éclats de rire pouvait suffire à illuminer ma journée et à me rappeler pourquoi j’ai tant voulu devenir père. Mais ça aurait été un mensonge total.
Là, par exemple, je ne suis pas d'accord : un éclat de rire pardonne tout. Même les caprices les plus vils.
Depuis le début de ces vacances d’été, j’ai l’impression d’être une boule de flipper lancée à toute berzingue entre «Enfant 3» qui fait ses dents, «Enfant 2» qui voulait le verre rose alors qu’on n’a pas de verre rose, «Enfant 1» qui a demandé de l’eau gazeuse qui ne pique pas, «Enfant 3» qui a réussi à retirer sa couche pendant son sommeil, «Enfant 2» qui n’a pas réussi à atteindre les toilettes à temps, «Enfant 1» qui goûte des cristaux de litière alors qu’elle a bientôt 6 ans et un cerveau apparemment en état de marche, «Enfant 3» qui commence à ramper vers les prises électriques alors qu’on avait rien demandé, «Enfant 2» qui s’est mis en tête de tester des méthodes de strangulation sur sa sœur… Soudain, vous regardez votre montre, et il n’est que 9h43.
J'ai ri.
Pendant quelques minutes ou dizaines de minutes, je fais comme s’ils n’existaient pas. La partie de cerveau que je dédie à la parentalité est en veille, et seule celle qui se consacre à la lecture de mon livre est active. Le lâcher prise, c’est quelque chose qui se travaille.
Pas si facile que ça en à l'air. Surtout si l'on est un peu angoissé de nature. Est-ce qu'il ne va pas boire l'eau de javel pendant que je ne le regarde pas ? Et s'il fait un malaise tout seul dans sa chambre ? Et si un psychopathe rodait dans le jardin ? En fait le problème avec les enfants, c'est que quand tu les entends, ça te fatigue, quand tu ne les entends plus, ça t'inquiètes... (Je crois que Bronco avait posté une image rigolote sur son blog, du temps où il postait des trucs :p ça disait en gros "le silence est d'or, mais chez les enfants le silence est suspect")
EDIT : retrouvé http://www.warriordudimanche.net/data/images/messages_2/73ada1cb5302daf82e2246f7688d1913.jpg
via http://liens.nonymous.fr/?OjvY9g
Voir aussi cet article : c'est assez vrai, avant d'avoir des enfants, on à l'impression de faire beaucoup de choses dans sa journée ; une fois que l'on a [insérer votre quantité d'enfants ici], on fait les mêmes choses, tout en "gérant" en plus la progéniture.
Oui, mais le monde a changé, lui dit-on. Effectivement, répond-elle. Les voitures freinent mieux. Les aires de jeux sont tapissées de revêtements amortissants. Chaque adulte est équipé d’un téléphone portable. Les taux d’homicide n’ont jamais été aussi faibles et les rarissimes affaires de kidnapping sont quasiment toujours le fait de proches de l’enfant. Et pourtant, tout dans le comportement des adultes nous laisserait croire le contraire.
Punaise, c'est tellement ça :/
via Seb
Beaucoup s’indignent aussi de l’inculture technologique de ces enfants. « Comment ça ? Ils ne savent pas ce qu’est un modem ? » En vérité ce dont il faudrait s’indigner, c’est de notre absence collective d’intérêt pour la transmission de cette culture. Ces enfants ne savent pas ce qu’est un modem parce que personne ne leur a expliqué. Pourquoi, eu égard à la place grandissante des technologies informatiques dans nos vies, ne prend-on pas la peine de raconter cette histoire ? Telle devrait être la question.
Je suis d'accord avec toi papy :)
Je dis papy parce que j'ai de plus en plus l'impression qu'on parle comme des vieux cons :/ As-tu essayé de tester ta théorie (leur demander de réfléchir par eux-mêmes, expliquer les bases...) avec les "natifs du numériques" de ton entourage ? Ça c'est bien passé ? Ils ne t'ont pas envoyé péter ?
Un article de 2013 -assez partagé à l'époque- soulevait déjà le problème : Les gamins ne savent pas utiliser les ordinateurs… Voici pourquoi ça devrait vous inquiéter. L'auteur y disait la même chose que toi : les gens partent du principe que les gamins savent dès la naissance, utiliser un ordinateur, et même :
On dirait que les parents s’imaginent qu’en passant des heures sur Facebook et Youtube tous les soirs, on peut acquérir, via une sorte d’osmose cybernétique, des connaissances en PHP, HTML, JavaScript et Haskell.
Après, est-ce seulement le problème de l'école ? Je ne dis pas qu'elle n'a pas son mot à dire, mais il en va aussi de la responsabilité des parents, qui collent dès le plus jeune âge leur progéniture devant un Ipad, puis laissent les choses en l'état jusqu'à leur 25 ans...
J'envisage de plus en plus de lancer ma chaine youtube d'explication de l'informatique... Juste... la base. Ce que j'imagine nécessaire à l'école. La base du matériel. La base du logiciel. Résoudre un problème. Se protéger des virus.
Je serai ton premier abonné :)
"Quand d’aucuns – comme c’est le cas pour une certaine école historique qui dispose d’une forte visibilité en matière de commémoration – se contentent d’explications simplistes aux meurtres de masse de la Première Guerre mondiale, d’autres y voient la marque d’une déstructuration de la personnalité par une éducation brutale : si des millions de jeunes ont été sacrifiés sur les champs de bataille, ce n’est pas, contrairement à ce que prétendent « les détrousseurs de cadavres et imposteurs », parce qu’ils y ont librement consenti – a-t-on envie de mourir à 20 ans ? – mais parce que, dans leur enfance, ils ont été éduqués par des principes qui ne leur ont pas permis de grandir en harmonie avec le monde."
« Qu’apprend l’enfant à l’école ? A ne pas aider les autres, à ne pas souffler à ses camarades la réponse qu’ils ne connaissent pas et à ne se préoccuper que de deux choses : en fin d’année, être admis dans la classe supérieure et obtenir des prix qui lui vaudront ses victoires dans la compétition avec ses camarades. »
=> ça n'a pas vraiment changé...
Je ne juge pas, je constate :
Après, ok, il a pas de bol : les multiples bourdes de SFR n'ont pas arrangées sa situation. Mais je me pose la question : les chaînes payantes, l'iphone, tous ces gadgets, était-ce vraiment indispensable ?
Réponse de l’auteur de l'article dans les commentaires : "l’idée n’est pas de pleurer ou quoi. Lui même ne pleure pas et comme il est dit dans le texte, « ne se plaint pas ». C’est simplement un témoignage, qui raconte les mésaventures d’un type endetté qui voulait rester ultra-connecté. Comme il en existe plein (le pôle emploi est rempli de chômeurs ultra-connectés)."
=> ok pour être "ultra-connecté", aujourd'hui c'est indispensable ; mais ça n'exige pas d'être connecté en permanence avec un joujou à 400€
Que dire de tout cela sans donner l'impression de juger ? C'est pourtant ce que je suis en train de faire, je m'en rends bien compte :/
=> ne pas s'endetter quand on est déjà endetté ? Ok, parfois on ne peut pas faire autrement d'où le point 2 :
=> éviter les futilités. Ok, mais il faut tenir compte de la pression sociale. D'où le point 3 :
=> éduquez vos enfants. On peut vivre sans iphone. On peut apprendre à gérer son budget.
M'enfin, c'est que mon avis hein.
Sinon TIL qu'il existe Préventel, un "fichier des mauvais payeurs" en téléphonie mobile => http://www.franceinfo.fr/emission/le-droit-d-info/2012-2013/preventel-le-fichier-des-mauvais-payeurs-en-telephonie-mobile-12-28-2012-16-50
Un article un peu long juste pour dire : quand vous voyez un "parent indigne", en train de gueuler après son gamin, de le nourrir aux nuggets ou de l'abrutir devant des dessins-animés, ne jugez pas, vous ne connaissez pas le contexte.
Il s'agit peut-être du nuggets trimestriel, après des jours et des jours d'éducation alimentaire ; il s'agit peut-être d'un parent qui explose parce qu'il est crevé, il s'agit peut-être d'une séance vidéo exceptionnelle, et ce parent passe le reste de son temps libre à jouer avec ses enfants.
(Après, il existe effectivement des parents qui ne savent pas faire autrement que gueuler après leurs enfants, qui les éduquent à coup de mandales et les nourrissent au gras et au sucre avant de les scotcher devant un écran, mais sont-ils majoritaires ?)
Le fond de l'article : faites attention les uns aux autres, ne jugez pas sans savoir.
via http://shaarli.zeseb.fr/?zT51YQ
Ah, y'a une suite : "Bob Lennon n’est pas transphobe ni homophobe. Oui, clairement, je ce que j’ai dit dans ma lettre. Par contre, les propos tenus dans ses vidéos sont transphobe et homophobe. En effet, après avoir discuté 40 minutes avec lui, j’en suis venue à cette conclusion : Bob n’est pas méchant. Il est maladroit avec ses propos. Très maladroits. Il utilise beaucoup de mots compliqués qui, pour lui, ont un sens, mais qui n’ont pas le même sens pour les autres."
Mais comme dit dans les commentaires, le problème, ce n'est pas BobLennon, le problème c'est que quand on s'appelle BobLennon et qu'on a 1M de followers sur Youtube, on fait gaffe aux conneries et aux saloperies qu'on propage.
Je retiens la devinette du docteur, qui peut aussi servir à nourrir la réflexion sur le prétendu "masculin neutre" : si le masculin était vraiment neutre, on penserait tous, le plus naturellement du monde, qu'il y autant de sens pour que "le docteur" désigne un homme ou une femme. Or ce n'est pas le cas...
"L'outil, c'est un faux problème."
J'adhère.
Ah ben si tu as vécu sur place, ça explique (presque) tout ! ;)
Si je synthétise ton raisonnement, le mot clé c'est : intéressez-vous. (voire "cultivez-vous"). Demandez-vous pourquoi la plaque commémorative, pourquoi le jour chômé, pourquoi la statue...
Puisque que tu as commencé à digresser, j'ajoute que je suis d'accord avec toi ; j'ai souvent fait le même type de réflexion à propos des "RPS" (Risques psycho-sociaux). Trèèès à la mode. Tout le monde fait son petit couplet là dessus. Et ça m'énerve. Beaucoup. Parce qu'on nous parle de reconnaître les RPS, traiter les RPS, éventuellement éviter les RPS... mais changer les conditions de travail qui mènent les gens dans cette situation (le burn out et le suicide en étant les cas extrêmes), surtout pas.
Je viens juste de terminer ce livre, emprunté après être tombé dessus par hasard au rayon "jeunesse" de la bibliothèque. Pour autant, il n'est pas "gamin" et s'adresse vraiment à tout le monde.
De A comme "Amazones" à Z comme "Zizi/Zézette", en passant par beauté, Beauvoir (Simone de), domination masculine, drague, Gouges (Olympe de), homosexualité, queer, utérus, viol, Woolf (Virginia)... tous les thèmes sont abordés, l'ensemble s'enrichissant même d'un index avec renvois.
Très très bon livre, excellente première approche, à mettre devant toutes les mains, à mettre devant tous les yeux qui veulent obstinément rester fermés.
Un article ici : https://www.actualitte.com/critiques/les-mots-indispensables-pour-parler-du-sexisme-60-mots-pour-encourager-l-egalite-2363.htm
C'est pourtant simple. Pourquoi autant de gens salissent / pervertissent / compliquent -ils tout ?
via des shaarlistes
Le sexe, par n'importe quel bout qu'on le prenne (j'assume cette phrase ^^) c'est tabou. Même en Suède.
"Oui, en Suède, le pays où il y a des crèches qui se donnent pour mission d'endiguer les stéréotypes de genre en appelant tous les enfants par les mêmes tournures grammaticales, où le "harcèlement de rue" semble quasi inexistant aux yeux d'une femelle européenne plus méridionale et où, globalement, tout apparaît tellement plus avancé que "chez nous" en matière de sexe, de genre et de rapports entre hommes, femmes et autres."
"Faites de l’Internet un sujet de conversation (et non un motif de conflit)."
via Seb
Ce ne sont pas "que des statistiques" :l'origine sociale influence le prénom donné par les parents, et surtout, les chances de réussite scolaire.
Le site dont il est question : http://coulmont.com/bac/
Le Twitter d'un prof d'ITEP (Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique >> https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_th%C3%A9rapeutique,_%C3%A9ducatif_et_p%C3%A9dagogique). C'est dur, mais son blog est encore plus dur.Morceau choisi : "Mais vous savez ce qui me perturbe le plus dans l'histoire ? C'est que ces trois gamins, tous les trois confrontés quotidiennement à la violence chez eux, dans la seconde qui a suivie la mise en orbite de la chaise à travers la classe, se sont assis à leur place, droits comme des i, dans un silence total."
Il me semble avoir déjà lu ça ailleurs ; c'est dommage que cet article focalise surtout sur "menacer un enfant de le punir peut avoir l'effet contraire en réduisant la probabilité qu'il dise la vérité lorsqu'il est encouragé à le faire" et "l'encouragement à être honnête". Ce qu'il faut retenir, de mon point de vue, c'est qu'une règle n'est jamais aussi bien appliquée que lorsqu'elle est intégrée et comprise.
= plutôt que de dire "si tu fais ça, tu seras puni", dire : "faire ceci ou cela est dangereux/mal pour telle raison". Bref, faut pas prendre les enfants pour des cons :)
J'admire. Le sujet "père Noël" est le seul sur lequel nous mentons à notre fils. Je regrette presque du coup...
J'ai eu des scrupules au début, mais ce qui a emporté la décision, c'est un peu pour "faire comme tout le monde". Ça peut paraitre léger comme argument, mais l'article ne précise pas les réactions auxquelles petit lutin a du être confronté devant une classe complète à qui il a annoncé que le Père Noël n'existait pas... Le commentaire de Polysane est assez révélateur : comment ne pas faire croire à son gamin à cette foutaise, quand tous les autres autours y croient ? Parfois, l'insertion sociale passe par un petit mensonge...
Mon fils croit au Père-Noël, je n'en suis pas plus fier que ça, et je ne ferai rien pour qu'il y croit pendant trop longtemps. Mais je me dit aussi que le jour où il n'y croira plus marquera le début de la fin, fin de la petite enfance, début des découvertes des choses un peu moins joyeuses sur la vie...
via http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?S86cNw
"On dit aux jeunes filles de ne pas traîner tard le soir dans tel ou tel quartier, on leur refourgue mille et une astuces pour se protéger.
Mais on ne dit pas aux jeunes garçons de ne pas abuser de leur force."
J'avais déjà lu ça ailleurs, dit d'une façon légèrement différente, mais c'est toujours le même message, et je suis entièrement d'accord. il faut que ça fasse partie intégrante de l'éducation des garçons. Il ne faut pas se limiter à "tiens la porte à la dame". Il faut aussi dire "ne frappe pas la fille" et "ne viole pas"
via http://adrian.gaudebert.fr/feed/?ekqx7Q
Toute chose égale par ailleurs, c'est un peu le même genre de débat que sur le féminisme : "y'a plus grave", "ça n'a jamais tué personne", "ils ne comprennent que ça"... Et pourtant : https://twitter.com/egaucher/status/535706450384154624/photo/1 Oui, la fessée (et tous les châtiments corporels) ont inutiles et nocifs. L'enfant doit intégrer la règle, pas avoir peur de vous. Mais faut croire que c'est trop compliqué pour certains ça...
Tout à fait d'accord avec jeekajoo https://fralef.me/links/?z74CBg
On vit vraiment dans un pays de cons... Si je comprends bien leurs griefs, il faut "enseigner la sexualité aux enfants", mais sans dire zizi, sexe ou contraception. Il faut juste parler de sentiments, de cigognes et de choux ?
via http://www.shockmansion.com/2010/09/25/dang-namit-ive-been-tricked-jessica-alba-is-not-naked-in-machete/
A mettre entre toutes les mains.
EDIT décembre 2016 : les sources ici : https://framagit.org/genma/Petit_Guide_d_hygiene_numerique/tree/master
"Le plus bel exemple d'échec de notre système d'éducation, c'est la teneur des commentaires sur cette photo"
via http://www.petitetremalfaisant.eu/shaarli/?DmuhpQ
Ah ah , bien fait !
via Timo http://lehollandaisvolant.net/?id=20140822122322
Rangeant des chaussures dans une grande surfaces pendant mes jeunes années (eh oui, faut bien vivre), j'ai un jour osé demander le plus délicatement et gentiment du monde à un bambin de ~1,5 / 2 ans de ne pas jouer avec les chaussures / les mélanger / les mettre à la bouche (je précise que je ne l'ai pas touché, sinon je serais mort vu la suite ^^). Le grand-père (vu l'âge, j'ai supposé que c'était le grand-père) est alors surgit de nul part et m'a secoué comme un prunier (littéralement : il m'a pris par les épaules et il m'a secoué) en me gueulant dessus qu'il ne fallait rien dire / interdire aux gamins, qu'il était trop petit pour comprendre, etc.
"Tout cela est-il bien sérieux ? Pareil choix ne révèle-t-il pas une méconnaissance inquiétante de ce que peut être le bagage culturel d’un élève ?" Certes... mais il conviendrait aussi de se demander pourquoi les élèves ne possèdent pas ce bagage culturel.
Pour résumer l'article : un sujet du bac de français présente un extrait de Mangeclous, d'Albert Cohen, de façon telle que, associée à ce qu'il faut bien appeler l'ignorance des élèves, cela ne peut conduire qu'à faire penser aux élèves que Cohen a écrit un portrait à charge, et pour tout dire qu'il était antisémite ! Ce qui serait un comble. La conclusion de l'article, sur "un contexte empesté par l’affaire Dieudonné" donne à réfléchir.
Tant que j'y suis, lisez donc Cohen. Je vous l'intime, je vous l'ordonne, je vous en supplie. Lisez Mangeclous, lisez Les valeureux et Solal ; et surtout lisez Belle du Seigneur, qui est l'un des plus beaux romans que j'aie lu.
"Les chiffres sont criants : les femmes sont les grandes absentes des ouvrages scolaires." Elles sont peut-être dans les ouvrages sur le ménage ?
"Le rapport parlementaire pointe, dans les manuels scolaires, une répartition des rôles sexués stéréotypés. "Une association permanente entre le féminin, la maternité, l'éducation et les soins aux enfants, les activités ménagères." Et pour les garçons, "la valorisation de certains comportements (se montrer fort, ne pas pleurer, ne pas se plaindre) et l'absence de certaines représentations (métiers du social, relation père-enfant, activités domestiques, etc.)". De quoi influencer les relations sociales des futurs adultes, mais pas seulement. "Cela pose un vrai problème d'orientation professionnelle, estime Amandine Berton-Schmitt. On ne se projette pas en femme scientifique ou en homme infirmier si l'on n'en voit pas. C'est donc regrettable pour ces adolescents qui ont besoin d'identification." "
Effectivement, il était urgent d'enterrer les ABCD de l'égalité : tout est parfait...
Quand je pense que l'on milite contre l'excision et qu'il y a des connasses (je vais me faire engueuler, mais tant pis, je suis en colère) prêtes à payer pour se faire couper ce que d'autres auraient bien voulu garder intact... Et pire : il y a des chirurgiens sans aucuns scrupules prêt à faire ça !
Au fait, la vidéo est carrément NSFW, et même un peu NSFL pour les scènes d'opération.
Sinon, ça fait bizarre d'apprendre qu'il y a des mecs dont le boulot est de retoucher de la foufounne toute la journée sur Photoshop...
"Pas tous car la « méthode Fontanieu» agace et dérange. « Certains de mes collègues voient ça comme une remise en cause et attendent que je me plante»"
Sympa. C'est pas comme ça comme s'en sortir. Bel exemple de pugnacité en tout cas.
+1
"Il serait pas mal aussi d’apprendre aux gens les côtés techniques de l’informatique : installer des mises à jour de sécurité, utiliser un antivirus, détecter un site contrefait (merci WOT) et accessoirement à se protéger des gouvernements trop curieux avec Tor, GPG ou des VPN."
« Je peux vous assurer que nous sommes très vigilants à ce que l’école reste un lieu libéré de toutes pressions économiques et commerciales » LOL >> Voir ceci : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?xNxgVA
"boyd lie nos peurs d'Internet –ces adolescents qui affrontent des situations d'adultes, tombent sur des contenus explicites ou rencontrent des inconnus–, à l'histoire de la panique morale qui tourne souvent autour de la technologie, de la sexualité et de la jeunesse" A lire plus tard.
via https://chabotsi.fr/links/?u0MxYw
Suite ici : http://www.atoute.org/n/Le-CEDUS-le-sucre-et-les-enfants.html
La ministère de l'Education nationale est décidément très doué pour se faire embrigader par les lobbyistes : Microsoft, le CEDUS... :( Le pire, c'est l'arrogance affichée par les responsables, sur l'air du "on sait ce qu'on fait, on est bien trop malins pour se laisser avoir" ; regardez la vidéo et lisez le décryptage du 2ème article, vous verrez s'ils ont été si malins que ça... :(
Effectivement, pas sûr que l'éducation par la peur soit une bonne chose. Il faut prévenir des dangers qui existent, mais ne pas focaliser juste là dessus. (ça me rappelle une vieille campagne de prévention pourrave sur les dangers d'internet, où venaient successivement sonner à la porte des tueurs, des putes et un pervers, en demandant la chambre des enfants... tiens, je vais voir si je la reytrouve, pour le LOL)
via http://sebsauvage.net/links/?vALslQ
EDIT : walaaa, marrez-vous pas trop, c'est fait avec vos impôts cette daube : https://www.youtube.com/watch?v=MkKj7cwUvzQ
Suite de mon shaare précédent (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?1Q8BkQ) sur PISA et l'école en général. Je viens de tomber là dessus sur Twitter. https://twitter.com/Vogelsong/status/407947665784045568/photo/1
Je crois que ça se passe de commentaire. Il n'y a pas de PISA qui tienne là. Tout dépend de ce que l'on mesure et de ce que l'on cherche à démontrer.
Bon. 2-3 jours que je ne vois que ça sur les sites d'info. PISA par ici, PISA par là, la France perd deux points au classement PISA... Au début, j'ai cru qu'il s'agissait encore d'un truc genre triple A de la dette ou je ne sais quoi.
Aujourd'hui, j'ai décidé de me renseigner.
Alors PISA est un acronyme anglais pour Programme for International Student Assessment ("Programme international pour le suivi des acquis des élèves"), ensemble d'études de l'OCDE visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres. Le programme vise à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres. La publication est triennale. https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_PISA
Il s'agit donc d'une sorte de benchmark, avec toutes les limites inhérentes à ce genre d'exercice. On ne compare pas forcément les mêmes choses, mais ce classement peut donner une première idée de l'état global de l'acquis des élèves dans un pays donné.
Au lieu de perdre du temps à comparer la ligne éditoriale du Figaro, de l'Express ou du Monde à ce sujet (https://twitter.com/hugoclement/status/407810683762266112/photo/1), on peut aussi aller consulter l'info à la source : http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/pisa-2012-results.htm
Alors ? Que faut-il penser de tout ça ? Honnêtement, je n'en sais rien, si ce n'est que les gros titres des journaux et les rodomontades des politiques ne constituent pas un débat digne de ce nom, ni même un début de commencement d'idée de solution. Il n'y a vraisemblablement pas de solution miracle. Juste du temps et de l'argent. Il faut investir dans l'éducation : des profs, du matériel, des locaux ; mais aussi favoriser l'accès à la maternelle le plus tôt possible. C'est là que tout se joue. J'avais lu dans un Alternatives économiques (il y a plus ou moins un an, sources bienvenues) que l'âge moyen de début de scolarisation en France recule de décennie en décennie. Grosso modo, on passe de 3 ans à 5 ans. Le corollaire étant que plus l'enfant entre tard à l'école, plus il y a de risques de décrochage sur le long terme. Bien sûr, il faut tenir compte des situations individuelles etc. Ce n'est pas une loi générale et absolue, c'est une statistique. Mais une statistique vérifiée, et dans les deux sens en plus : les pays ayant mis des moyens sur les jeunes enfants ont vu leur taux d'échec scolaire diminuer... Mais il faut du temps. Et des moyens.
Tout est question de point de vue, mais j'ai tendance à penser qu'une fessée soulage plus celui qui la donne que celui qui la reçoit...
Pour cette histoire en particulier, je pense comme d'habitude que nous manquons d'informations au fond : il est question d'une plainte déposée par la mère dans un contexte de séparation... Le père s'est-il déchargé de son stress sur l'enfant ? (Cf. ce que je viens de dire...) Les vertus éducatives semblent tout de suite moins évidentes n'est-ce pas ? Et la mère qui porte plainte "juste" pour une fessée, n'y a t-il pas une volonté d'affaiblir et d'humilier son partenaire alors qu'il sont, je cite, "en pleine séparation très conflictuelle" ? Du coup, c'est la défense de l'enfance maltraitée qui devient moins évidente...
Encore une fois, on connait à peine la moitié de cette histoire ; nous avons juste des faits déguisés sous les (bons ?) sentiments.
Très vrai et très touchant.
Waouh. Je viens de découvrir ce texte via plein d'autres shaarlis qui en ont causé dans l'aprem. C'est un bon complément à ceci je trouve : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?PGE1Lg
On tourne toujours autour du même problème (les gens, en général, ne savent pas se servir d'un ordinateur), vu cette fois-ci du point de vue du programmeur/testeur. Nouvelle notion que nous avons pourtant tous expérimenté : la peur.
"Oui, la notion de peur est importante. Les utilisateurs ont peur sur une machine. Ils sont stressés. Faites l’expérience : prenez un utilisateur qui n’a pas Skype, demandez-lui de l’installer, créer un compte, se connecter et passer un coup de fil. Prenez son pouls pendant la procédure (et un chrono pour juger du temps). C’est hallucinant."
Et c'est vrai. J'ai récemment eu affaire à quelqu'un de (relativement) angoissé me demandant "Mais comment je fais pour avoir Libre Office ? Et comment je l'installe ?" etc.
Autre citation qui va dans le sens de l'autre texte précédemment cité : "Avocats, pharmaciens, étudiants en médecine, consultant en bilan thermodynamique… Ce sont des profils de personnes nulles à chier en informatique que j’ai rencontré. Si vous pensiez qu’on était sur un mode lutte des classes ou dans une logique de calcul de QI, vous pouvez vous rhabiller. La population concernée par le syndrome du brainfreeze devant un ordinateur est parfaitement transversale. Comme un nerd devant une machine à coudre."
Sujet de l'article : l'incompétence des utilisateurs d'ordinateurs, et plus particulièrement des "digital natives", bien qu'un bon nombre de personnes soit persuadés que les gamins sauraient, dès la naissance, mieux utiliser un ordinateur qu'un adulte, simplement parce qu'ils sont "nés avec". C'est stupide.
Ils cliquent sur « OK » sans lire les messages des boîtes de dialogue. Ils choisissent des mots de passe comme « azerty1234 ». Ils éteignent l’ordinateur en appuyant sur le bouton power jusqu’à ce que l’écran devienne noir. Ils quittent une pièce en laissant leurs comptes connectés. Si un programme met du temps à réagir, ils cliquent sur le même bouton jusqu’à le faire crasher. Comment a-t-on pu en arriver là ? Comment une génération peut-elle avoir accès à autant de technologie et savoir aussi mal s’en servir ? "
EDIT : sur Seenthis, Jean-No fait remarquer qu'il faisait déjà un constat similaire en... 2009 :/ http://seenthis.net/messages/164794
http://hyperbate.fr/dernier/?p=8582
Ça parait pourtant tellement évident... "Tu mets une capote et tu ne violes personne." Pourtant on ne le lit pas / entend pas très souvent. J'aime beaucoup la conclusion de l'article : "Si le viol finit par disparaître, ce sera par l’éducation. Il n’y a pas de fatalité. S’il y avait une fatalité, le taux de viol serait stable partout et tout le temps, or ce n’est pas le cas. Parlez à vos enfants. C’est plus important que mettre ses coudes ou pas sur la table."
C'est d'un réalisme impressionnant...
Le fil seenthis : http://seenthis.net/messages/155233
Donc... si j'ai bien compris : ce sont les membres d'une association d'anciens d'Indochine et d'Algérie qui vont expliquer aux enfants ce qu'était la Première Guerre mondiale et ce qu'il faut en penser... Déjà, là, ça pose question. Mais la suite de l’article met en cause la façon dont la guerre est enseignée : "l’Education nationale impose sa vision de la mémoire, éculée, faite de clichés, exaltant le héros mort pour son pays, alors qu’en réalité on meurt à cause de son pays", ainsi que les liens pas très clairs entre Education nationale et Défense : "Particularité du système éducatif français, qui n’a jamais beaucoup ému les enseignants, l’éducation à la défense occupe une place officielle dans les programmes scolaires, principalement ceux d’histoire et d’éducation civique : quoique le sujet n’ait jamais fait débat, l’armée a son mot à dire dans les savoirs et les compétences scolaires." ce qui semble ne choquer personne, dans ce pays qui aime pourtant tellement les controverses à la noix...
Le lien pour voir les choses dans leur jus : http://www.defense.gouv.fr/educadef
Discussion à suivre sur Seenthis : http://seenthis.net/messages/154559#message154795