Ce subreddit s'appelle r/BetterEveryLoop.
Vous allez vite comprendre pourquoi.
Les policiers ne savent pas que l'épicier a fait installer 2 caméras haute définition avec deux angles différents devant sa boutique. (...) sur l'une des vidéos, on voit très nettement le policier lancer un petit sachet blanc derrière les jambes de Jonathan.
Je n'aurai pas l'indécence de faire un commentaire.
Cela fait quelques jours que j'ai envie d'écrire un peu sur ACOd, (le successeur de ACOr, mais qui se passe 400 ans avant, vous suivez ?), je vais donc posez là tout ce qui me passe par la tête - au fil de la journée [NB : la journée d'hier en fait...] et du temps que je trouverai pour le faire.
Je le précise d'emblée pour être sûr d'être bien compris : je vais sans doute faire des reproches, dire que tel élément du jeu est moins bien par-rapport au jeu précédent, que tel truc aurait pu être fait différemment... mais pourtant je m'éclate quand même à jouer à ce jeu. Malgré ou plutôt grâce à sa grande simplicité : c'est un défouloir dans des paysages de rêves. Marius Chapuis (Libé et Silence on Joue) l'a très bien dit : c'est un parc d'attraction. On navigue d'île en île, on découvre de nouveaux paysages, de nouvelles quêtes... avec d'une part tout le côté addictif de ce type de jeu à monde ouvert où l'on a toujours envie d'aller voir ce point d'intérêt, juste là, à 472 mètres, puis cet autre, et cet autre, et encore cet autre... et d'autre part le côté un peu sur des rails, je vous renvoie à l'article de Canard PC shaarlié hier : il n'y a pas d'engagement, on suit une histoire, les quêtes annexes et les points d'intérêt sont juste des à côtés, des occases de loot et d'XP, du grinding. (même si les différents arcs narratifs ont l'air sympa)
Bref, on pose et repose son cerveau.
Alors pour commencer, la toute première impression, dès qu'on lance le jeu, et qui ne fait que se confirmer au fil des heures et des points de vue synchronisés : la vache, c'est beau.
Je ne sais pas si je vais passer pour un détraqué, mais je suis particulièrement bluffé par la texture... des rochers. On passe beaucoup de temps à escalader des rochers, des falaises, des montagnes, le nez collé à la pierre, quand elle n'affleure pas carrément des chemins, et je trouve à ces roches une impressionnante qualité, un réalisme qui me fait penser à chaque fois qu'il y a des types qui ont vachement bien bossé pour obtenir ce résultat.
Du coup, le reste est à l'avenant : les visages ne sont pas choquant comme dans tant de jeux (mais c'était déjà le cas dans ACOr), les animaux sont bien modélisés, la mer... homme libre toujours tu chériras la mer, tout ça... Bref, ce jeu est beau, et ça fait clairement partie de l'expérience.
Une bonne part de ce que j'ai déjà dit dans mon shaare sur Assassin's creed Origins est d'ailleurs toujours valable et pourrait être transposé ici : les mécaniques de jeu, le fait d'incarner une guerrière aguerrie, le soft-RPG, les combats dangereux si on s'y prend mal... mais aussi l'aigle GPS qui voit à travers les murs, le cheval tout terrain immortel qui se téléporte... On retrouve les batailles navales du précédent opus, encore une fois très réussies.
La vraie différence tient principalement au fait qu'on a rapidement l'impression qu'Ubisoft a allégé son jeu, l'a rendu encore plus accessible.
Je précise que je n'en suis qu'à une quinzaine d'heures, et que je n'ai peut-être pas encore vu le meilleur, mais, globalement :
J'en viens du coup à ce que je considère comme le gros paradoxe de ces 2 jeux : c'est du monde ouvert sur des rails. Je m'explique : il est vivement conseillé de visiter les zones de la carte en suivant la logique imposée par la quête principale, car elle vous mène dans des zones adaptées à votre level ; en gros, vous ferez d'abord une région "10-12", puis une "13-15", et ainsi de suite. Si, comme moi, vous accostez par mégarde dans une zone "40-45" alors que vous êtes un petit level 10, vous allez comprendre votre douleur. Divinity Original Sin fonctionne sur le même principe me direz-vous. Certes, mais il ne prétend pas être un monde ouvert. J'imagine qu'une fois arrivé au niveau 50 (le maximum que l'on puisse atteindre), on peut enfin se balader partout tranquillement, mais rendu à ce point, il est probable que l'on a fini la quête principale depuis longtemps, et le jeu n'étant pas un "vrai" RPG, je ne vois pas trop ce que ça apporterait de continuer sans fin. Pour le plaisir de se sentir invincible sans doute ?
Les nouveautés de cet opus (parce ce qu'il y en a quand même) :
En un mot : le jeu est plus dynamique, avec plus de combats et moins de discrétion. Défouloir vous dis-je.
En termes scénaristiques, il y a grosso-modo la quête principale, où vous cherchez papa. Non maman. Ou votre frère. C'est pas clair cette affaire. La fille, c'est Kassandra Skywalker, c'est sa famille qui fout la zone dans l'Attique.
Étroitement entrelacée à votre quête personnelle, se joue une quête principale bis, dans laquelle vous vous découvrez être, oh quelle surprise, au centre de tout un écheveau de machination machinantes, où d'affreux machinateurs machinent des machins et des trucs. Avec des masques grotesques. Comme dans un mauvais Tintin. Pour dominer le monde (c'est à dire la Grèce), évidement. Et il me semble qu'il y a encore un arc autour des délires habituels des AC, sur la grande civilisation disparue avec ses technologies trop balèzes.
Et des tonnes de missions annexes, mais ça c'était attendu. Il y a aussi tout un système de quêtes journalière, qui rapportent plein de points d'XP, c'est un peu cheaté (genre : amène ce courrier au type là bas, bim 3000 XP).
Sinon, on a les habituels petits bonbons de ce genre de jeu : quand vous devez tuer 12 soldats athéniens pour accomplir un objectif, mais en même temps, une side quest vous demande d'apporter une missive à un soldat pour le dissuader de se suicider, ben vous commencez par lui remettre la lettre, puis vous lui plantez votre lame dans les côtes. Ça fait toujours plaisir.
Au final, vous conduirez quand même des missions d'assassinat (même si elles tournent souvent à la bataille rangée) ; vous aurez à éliminer contre :
Une fois encore, c'est à mon sens une grande force de cette série que de savoir adapter ce qui a bien marché dans les autres jeux : se savoir tout le temps en danger, gestion des conséquences de ses actions, cascade de capitaines et/ou de mercenaires de plus en plus forts à éliminer (façon L'ombre de la guerre) etc.
Tous ces éléments étant soigneusement entrelacés, et sans ordre imposé entre eux, ce qui permet parfois de griller les étapes, parfois de faire d'une pierre deux coups. C'est plutôt bien foutu.
Pour gagner du temps, je recopie ce qu'en pense le test de jeuxvideo.com :
Là aussi, chacun de ces sous-systèmes s’intègre bien dans l’ensemble de quêtes annexes ou principales : ainsi, il faudra parfois réussir une quête annexe pour obtenir un indice sur un adepte ou carrément découvrir l’identité de ce dernier. Certains d’entre eux peuvent également être des dirigeants ou des mercenaires, tandis que ces derniers viendront parfois croiser votre route dans une bataille de conquête s’ils se sont ralliés au camp ennemi. Notez d’ailleurs qu’il nous est même arrivé de démasquer complètement par hasard un adepte sans avoir le moindre indice à son sujet ou même de boucler une quête en sautant toutes les étapes de recherche intermédiaires, simplement en se rendant directement au bon endroit sans le savoir à l’avance. Un signe supplémentaire de l’ouverture et de la liberté totale proposée par le titre, qui a le mérite de toujours retomber sur ses pattes narrativement parlant malgré ce choix et de ne rien proposer de procédural ou d’aléatoire ici, puisque chaque élément dispose d’une place prédéfinie. Une vraie réussite !
Je passe rapidement sur la transformation de la licence, de plus en plus portée vers le RPG, avec pour cet épisode 3 vrais arbres de compétences distincts : assassin, guerrier, chasseur (correspondant en gros à furtivité, corps à corps et arc/utilisation des animaux), que l'on peut d'ailleurs totalement réaffecter n’importe quand dans le jeu pour une poignée de dolla... de drachmes.
Dans le chapitres des points divers, je note de timides tentatives de romances, y compris homosexuelles, mais pas de quoi casser trois pattes à un canard, c'est encore plus pété que dans les Witcher. Le schéma général d'un perso romançable est le suivant : fais une quête pour moi => encore une s'il te plait => merci, tu es bien bonne => maintenant qu'on a fait le boulot, on pourrait peut-être faire l'amour ?
Au final, je vous fais partager ma petite réflexion sur le "dispositif ludique" des assassin's creed : c'est un jeu vidéo qui met en scène un jeu vidéo : vous n'incarnez pas Bayek ou Kassandra, mais Desmond ou Layla, qui elle, incarne le perso principal, à travers l'animus ; du coup, ça permet de faire passer tout un tas de trucs que l'on n'accepterait pas sans ce biais : la barre de vie qui remonte toute seul (tu ne meurs pas, tu te désynchronise), l'aigle-GPS, les indications sur la carte, etc. jusqu'au freeze du perso, qui peut-être vu comme une petite défaillance de l'animus, pas du jeu auquel on est en tain de jouer. Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais cet effet était encore plus marqué dans le tout premier AC, quand, au cours des combats, on "voyait la matrice" autour de notre perso. La seule survivance de ce détail est la façon dont le monde se "constitue" autour de nous lorsque le rentre dans l'animus, ou quand se sert du pouvoir de détection.
Faudrait p'têt que je me décide à lire ces livres, un jour.
Lorsque la mairie de Toulouse décide au dernier moment d'annuler la venue de Rokhaya Diallo dans une médiathèque de la ville, elle invoque un "problème administratif"... alors même que l'événement était programmé depuis des mois, même la Préfecture était au courant.
Avertissement : les commentaires sous l'article sont à gerber.
Je ne sais pas vous, mais j'aime bien Jean-Christophe Rufin.
J'ai déjà lu Le collier rouge, Le tour du monde du roi Zibeline et L'abyssin, et c'était vraiment de bonnes lectures.
Bien jouer, dans CKII et dans RimWorld, c'est survivre suffisamment longtemps pour que des choses improbables se produisent, grâce aux mécaniques aléatoires
C'est fou ça : quasiment tous mes jeux préférés sont cités dans cet article. Seule conclusion possible : il faut que je me mette à Crusaders Kings (je n'ai jamais rien pané à ce jeu).
Sinon, quelqu'un a déjà eu l'homme en noir dans RimWorld ? J'ai découvert un truc là.
Le soleil de ma journée.
Je pose ça là tellement c'est beau, la célèbre tirade de Poutou -nouveau conseiller municipal bordelais, décidément elle est chouette cette journée- lors des débats d'avant 1er tour. La condescendance de Fillon et Le Pen...
"Ils nous expliquent qu'il faut la rigueur, l'austérité et eux même piquent dans les caisses".
https://mamot.fr/@cerveauxnondisponibles/104427759393193216
Autant je trouve l'idée de la verrière assez cool, autant les arbres, c'est complétement con. (mais sinon, oui, j'ai parfaitement compris le clin d’œil lourdingue : des arbres pour rappeler la "forêt", du nom donné à la charpente qui a brûlé, mais c'est non quand même)
Tout est dans le titre.
Total War Saga : Troy sera en exclu sur l'Epic games store... et gratuit le jour de sa sortie, le 13 août 2020. Ces gens ont bien trop d'argent.
Ça a l'air sympa. A lire lors d'une prochaine réincarnation.
Rokhaya Diallo sur Twitter :
Jacques Toubon dit clairement que le racisme n’est ni une question morale ni individuelle: c’est une forme de domination produite par un système.
Ce que je dis et écris depuis 10 ans.
Mais apparemment il faut être un homme blanc pour que ça passe.
➡️ C’est ça le privilège blanc.
TL;DR : en Espagne, n'importe qui peut faire n'importe quoi sur des tableaux d'une valeur inestimable. Ça fait rire, mais c'est triste.
Et comme on va nous expliquer que maintenant, il y a des masques (payants !) pour tout le monde ; que les manifestants masqués sont dangereux mais que les fêtards alcoolisés, pas de problème ; que 900K emplois vont être détruits (comprendre = 1 million de chômeurs supplémentaires à Noël) ; que la réforme de l'assurance chômage va être un massacre ; que le soit-disant abandon de la réforme des retraites n'engage que ceux qui y ont cru ; que la casse de l'hôpital a repris de plus belle (sous vos applaudissements)... l'avenir est sombre. Très sombre.
Un petit geste pour calmer la colère du bas peuple ?