Cela fait plusieurs jours que j'ai ce lien ouvert (je ne sais plus chez qui je l'ai trouvé), et je prends enfin le temps pour cette petite comparaison.
Je vous laisse en tirer les conclusions que vous voulez.
...oh, un musulman, si, si, là, regardez !
Source : Le Monde : Covid-19, le point sur la situation dans le monde en graphiques
N.B. : l'article datant du 19 octobre, et le re-confinement irlandais ayant débuté ce jeudi matin, je ne pense pas que la situation ait pu évoluer au point de déjà rendre caducs ces graphiques du monde.fr, mis à jour toutes les 24h.
Voici ce que dit la newsletter de CanardPC à propos de ce jeu, je ne sais pas si j'ai déjà eu l'occasion de la citer ?
Sorti en loucedé début septembre, Necromunda est un X-Com-like dont la forte odeur de sapin a immédiatement attiré la curiosité de Kahn Lusth, notre spécialiste tronçonnage et élagage.
Faut dire, des meufs en armures ultra-badass dans un jeu façon XCOM, ça peut être sympa.
Cri du lapin, suite et fon pour aujourd'hui : Sid Meier et Civilization
À 66 ans, et contre toutes mes prédictions, Sid Meier n'a pas encore tout plaqué pour devenir sosie officiel de Sam Neill [je viens de chercher, c'est effectivement troublant]. À la place, le cofondateur de MicroProse a décidé de publier ses mémoires, dans lesquelles il évoque l'évolution de l'industrie du jeu vidéo depuis sa jeunesse, estimant notamment qu'il serait difficile de créer Civilization aujourd'hui.
Toujours dans le cri du lapin :
Quand les jeux ont-ils commencé à se gamifier ? La question peut sembler paradoxale, voire stupide, pourtant elle ne l'est pas. Les compteurs, achievements et autres dispositifs incrémentaux qu'on associe à la gamification n'ont pas toujours été présents dans les jeux. Et leur généralisation, comme celle de la gamification elle-même, trahit un rapport au monde et à la compétition qui n'a pas grand-chose à voir avec l'acte de jouer.
Vu dans Le cri du lapin #17 (oui, j'ai un peu de retard) :
Le monde n'a plus aucun sens et le travail non plus, mais qu'importe, puisque des « consultants en divinité » proposent désormais, contre paiement bien sûr, de créer des rituels qui nimberont de spiritualité la vie de bureau et redonneront aux employés le sentiment d'appartenance qu'ils ne parviennent plus à trouver depuis que Dieu est mort, et heureusement qu'il y a un lien vers le New York Times sinon vous auriez encore cru que j'invente des trucs.
Foutez-vous de la gueule des croyants après ça, tiens.
Le remède à l'ennui c'est la curiosité, la curiosité elle, est sans remède.
Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours
Ces perquisitions, très médiatisées, viennent rappeler à l’opinion que l’exécutif est sous pression pour sa gestion de la première vague épidémique. Au total, depuis le début de la crise sanitaire, 90 plaintes contre des ministres ont été adressées à la Cour de Justice de la République (CJR) – seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l’exercice de leur fonction. Seules neuf plaintes ont été jugées recevables – visant les politiques perquisitionnés ce jeudi – et une information judiciaire a été ouverte le 7 juillet pour « abstention de combattre un sinistre ». Elle a été confiée à la commission d’instruction de la Cour de justice de la République.
J'étais complétement passé à côté de ça. Faut dire que je viens de passer 3 semaines bien chargées.
Olivier Berruyer note : «Le dispositif de protection des salariés les plus vulnérables concerne entre 50 000 et 100 000 personnes, ce qui représente un coût de 50 à 100 millions d’euros par mois… Le gouvernement… a donc de nouveau effrontément menti en multipliant le coût par 30 à 60 pour justifier son choix d’arrêter le dispositif. Sachant que la première vague a entraîné un coût pour la société concernant les malades de 20-65 ans de plus de 2 milliards d’euros (indemnités journalières et frais de santé), protéger les personnes les plus vulnérables pour moins d’une centaine de millions d’euros par mois (soit 10 % du coût actuel habituel des IJ) est parfaitement rentable, et… un excellent investissement pour les finances publiques, réduisant, en plus, les coûts futurs liés aux séquelles.»
Le Conseil d’Etat désavoue finalement totalement le décret le 15 octobre au matin, le lendemain de l’allocution d’Emmanuel Macron décrétant un couvre-feu, et alors que les domiciles de plusieurs membres du gouvernement sont perquisitionnés.
Cf. https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?Ptz8Gw#Ptz8Gw
Neuvième mois de pandémie, donc, et il faut qu’une infirmière en CFA alerte un généraliste, que celui-ci interpelle un ministre sur les réseaux sociaux, pour que les pouvoirs publics communiquent enfin sur la dangerosité d’un dispositif conçu à tort comme protecteur contre le coronavirus. Tandis qu’en prime time à la télévision le porte-parole du gouvernement, incapable d’expliquer clairement aux gens comment porter un masque, participe activement à la diffusion d’idées fausses sur les modes de contamination. Tout va bien. On a bien progressé depuis le début de cette pandémie. J’ai hâte de voir la suite. Ou pas.
Allez, encore une pour la route.
La malscience et les fake news sont les mères de tous les relativismes, de tous les complotismes, de la perte de confiance dans les médecins et les chercheurs, au pire moment possible. Et cela, il faudra des années pour s’en remettre. Cette pandémie s’arrêtera un jour. Ça n’est ni la première ni la dernière. Elle s’éteindra dans un déluge de morts, médicaux et économiques, et comme d’habitude, les plus fragiles auront payé le plus lourd tribut. Il faudra alors sévèrement débriefer. Punir ceux qui doivent l’être, les escrocs, les renégats, quels que soient leur grade et leur fonction. Reconstruire pour que ces décès de patients, et ces sacrifices de soignants n’aient pas été inutiles. Je déteste le Covid.
Je ne vous mets que les quelques dernières phrase, mais il faut lire ce texte, écrit par un médecin réanimateur, et décrivant aussi ce qu'est la réanimation : un acte brutal, invasif,
Cent pour cent de ce que l’on fait dans une réanimation a des effets indésirables
mais qui sert à sauver des vies, expliquant au passage cette notion de "triage" qui a pu tant choquer :
On vient en réanimation quand on a un ou plusieurs organes qui défaillent, et qu’il faut suppléer, le temps que le traitement fasse son œuvre. Et on vient en réanimation pour survivre. Pas pour mourir. La finalité de la réanimation est de rendre au patient, sur le long terme, une vie que lui juge digne d’être vécue. Et la réanimation est un marathon olympique. C’est une rude épreuve, dont on sort déplumé, rincé, essoré, et il ne faut pas l’infliger de manière indue à quelqu’un qui n’a à l’évidence pas les réserves pour l’affronter.
Vu le nombre de fois où j'ai cité le CCIF, je crois que je suis bon pour un aller-simple pour Kerguelen.
Ai-je déjà dit à quel point je trouvais Patrick Cohen détestable ? Oui, je pense.
Drôle de posture au moment où se déroule le procès des attentats de janvier 2015, dont quatre victimes ont été tuées parce que juives, parce que faisant leurs courses dans un magasin casher. Pris au piège de sa contradiction par le journaliste qui l’interroge, Darmanin finit d’ailleurs par dire : «Qu’on aille dans un supermarché casher ou halal pour acheter des produits, chacun peut le faire, où est le problème ?» Voilà donc à quoi aboutit la pensée du ministre de l’Intérieur : pour lui, les croyants devraient rester entre eux dans leurs supérettes spécialisées. Etrange lutte contre le «communautarisme».
Une analyse intéressante, elle aussi piochée dans le cri du lapin : introduire des personnages tels que Robocop ou Rambo (celui du premier film) dans Mortal Kombat, c'est passer complétement à côté du message politique de ces deux films (anti-guerre et anti-capitalisme, pour simplifier), et peut-être leur faire dire le contraire du propos initial, notamment à travers les fatalities.
1987’s RoboCop is one of my favorite movies of all time. Not only is it a superb action flick, but the way in which director Paul Verhoeven satirizes the entire genre with his depiction of capitalism acting as the impetus for an increasingly militaristic police state still resonates today. And, much like First Blood, it also has a lot to say about violence, particularly its traumatizing effects and the way it’s used by those in power. That said, you completely miss out on these key details if your only knowledge of RoboCop as a character comes from his appearance in Mortal Kombat 11, which almost celebrates the themes that the movie was meant to critique.
While just appearing in a game like Mortal Kombat 11 does the character a disservice, the most egregious example of Mortal Kombat 11’s misunderstanding of RoboCop comes during one of his Brutalities, round-ending finishers during which the game unleashes its most heinous violence. In the movie, RoboCop becomes RoboCop after police officer Alex Murphy is gunned down. It’s a brutal scene. Murphy’s hand is blown off by a shotgun, then his arm. His attackers reduce him to a bloody torso before shooting him in the head. Even as a cyborg, RoboCop is haunted by memories of his death. So, naturally, Mortal Kombat 11 turns this sequence into a Brutality, allowing RoboCop players to inflict the same violence that led to his creation.
[...]
I adore Mortal Kombat, even as its violence has become more and more realistic. There’s something very satisfying in the crunchiness and squishiness of its combat. The campiness for which it’s become known is a core part of the series’ identity that I don’t want to see go away. But as it stands, the devs have proven they don’t have the finesse to handle the legacies of characters like Rambo and RoboCop. It’s hard to get across the anti-war and anti-corporation themes of the source material in the 99 seconds of a fighting game match, and I’d rather they not try if this is the best they can do.
aux nombreux clins d'œil que le jeu, tel un gérontophile priapique lâché dans un EHPAD, adresse aux vieux que nous sommes.
Mon dieu xD
Vu sur le cri du lapin #19, la plus fabuleuse newsletter de tout le ouèbe :
Le 12 octobre dernier, Facebook a annoncé la modification de ses règles de modération, qui n'autoriseront plus les contenus niant l'existence de la Shoah. Attendez non, on va le dire autrement. Jusqu'au 12 octobre dernier, on pouvait impunément nier l'existence de la Shoah sur Facebook. Voilà, c'est mieux comme ça.
CW : harcèlement, suicide
Mes deux parents sont/étaient profs en lycée. Il y a quelques années, un évènement horrible a eu lieu dans l'établissement de ma mère, qui montre à quel point les profs sont très peu soutenus par leur direction (possible que je supprime ce thread par la suite).
Cette histoire n'est pas un cas isolé. Mon père a longtemps dirigé l'antenne syndicale de son lycée et, toute mon enfance/adolescence, j'ai entendu des histoires épouvantables de profs complètement abandonnés. Mais dans ce cas, ça a pris une tournure dramatique.
Des parents d'élèves ont commencé à s'en prendre un à professeur d'histoire-géo. Pas sur le contenu de ses cours, mais sur sa personnalité, sa manière de faire (quelqu'un de pourtant très humain et consciencieux dans son travail).
Du harcèlement et de l'humiliation en continu. Il a essayé d'obtenir le soutien de la direction, qui lui a tourné le dos, participant plus ou moins à l'acharnement.
Un soir, a lieu un conseil de classe. Les délégués de parents prennent la parole et l'humilient en public, démontant son travail de A à Z. Le professeur quitte le conseil en plein milieu, rentre chez lui, et se pend dans sa cave.
Je n'ai rien à ajouter, je pense que cette histoire parle d'elle-même.