Claro se lance dans une nouvelle lecture de Proust.
C'est étourdissant.
Suite :
http://towardgrace.blogspot.fr/2015/09/soudain-proust-episode-2.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2015/09/soudain-proust-episode-3.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2015/09/soudain-proust-episode-4.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2015/09/soudain-proust-episode-5.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2015/09/soudain-proust-episode-6.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2015/10/soudain-proust-episode-7.html
http://towardgrace.blogspot.fr/2015/10/soudain-proust-episode-8.html
Conseil aux futurs voyageurs pour Mars : en cas de problème, ne revenez pas :p
Oh que c'est beau. Complet, argumenté, précis.
Je copie-colle, car ce Shaarli à vocation à durer plus longtemps que Facebook ^^
via Kevin
"LETTRE OUVERTE À NADINE MORANO
Nicolas Huguenin·dimanche 27 septembre 2015
Madame,
Je n'ai pas regardé votre prestation télévisuelle hier soir. Je sortais d'un concert où de magnifiques artistes avaient interprété des œuvres de Liszt, de Brahms et de Chopin, et, après tant de beauté sonore, l'idée de vous entendre débiter vos âneries avec une voix de poissonnière lepénisée me répugnait légèrement. Non, complètement, en fait. Mais ce matin, j'ai quand même pris sur moi et j'ai regardé huit (longues) minutes de votre intervention. Et permettez-moi de vous dire, madame, que la maladie dont vous souffrez – dite « maladie de la bouillie de la tête » – vous fait dire n'importe quoi.
Vous parlez de « race blanche » et de religion, en associant l'une et l'autre. Passons sur le fait que la « race blanche » n'existe pas, et que plus personne n'en parle depuis que les derniers théoriciens nationaux-socialistes ont été pendus à Nuremberg. Mais associer une religion à une couleur de peau, là, il fallait le faire ! Les Albanais sont blancs et musulmans. Desmond Tutu est noir et chrétien. Le pays musulman le plus peuplé du monde est l'Indonésie, habitée par... des jaunes. Ah, c’est compliqué, hein ! D'ailleurs, si on ne peut pas changer de couleur de peau, à part Mickael Jackson, on peut toujours sans modifier son teint abandonner une religion ou en changer. Tenez, moi j'ai renoncé à la mienne et je ne suis pas devenu transparent pour autant – sauf quand j'essaie de draguer un grand brun aux yeux bleus dans un bar gay, mais ceci est une autre histoire. Et, au passage, en affirmant que la France est « de race blanche », vous laissez entendre que la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, la Réunion et Mayotte, ce n'est pas la France. C'est bien les patriotes en peau de lapin d'extrême-droite, ça ! Ça nous rebat les oreilles avec la France, mais ça raye de la carte cinq départements d'un coup.
Vous expliquez ensuite que la France a une identité judéo-chrétienne. Et là, pour une fois, vous n'êtes pas allée assez loin – sans doute parce que vous ne connaissez pas mieux l'histoire de la France que sa géographie. Non, madame, la France n'est pas judéo-chrétienne. Elle est catholique. Et elle l'est parce que, pendant mille trois cents ans, on n'a pas permis aux Français d'être autre chose. Juifs, cathares, vaudois et protestants le savent bien. Entre 496, date à laquelle Clovis a (selon la formule célèbre) embrassé le culte de son épouse, et 1790-1791, date à laquelle on s'est résolu à considérer les juifs et les protestants comme des citoyens à part entière, la religion n'a pas été une affaire de choix personnel. Ni même collectif. Les Français n'ont pas voulu être catholiques. Ils ont été contraints de l'être. Ce que les libéraux appellent « la concurrence libre et non faussée » n'est appliquée, en matière de religion, que depuis deux siècles. Le chevalier de la Barre était déjà mort. Jean Calas aussi. Et tous ceux qu'on avait massacrés au nom de Dieu, avant eux ; rançonnés par Philippe Auguste, marqués de la rouelle par Saint Louis, expulsés du royaume par Philippe le Bel, massacrés par toutes sortes de croisés, immolés par l'Inquisition, trucidés par Charles IX, pourchassés par les dragons de Louis XIV... Au passage, je trouve parfaitement dégueulasse votre tentative minable de récupérer les Juifs et les protestants pour alimenter votre petit commerce de la haine. Quand on sait ce qu'ils ont subi en France pendant des siècles... Il fallait une sacrée persévérance pour ne pas être catholique en France, alors. Heureusement, ce n'est plus le cas. Et moi, contrairement à vous, je m'en réjouis. En laissant les Français librement choisir leur religion, ou choisir de ne pas en avoir, on a des surprises. Et alors ? Cela porte un beau nom, madame Morano. Cela s'appelle la liberté de conscience.
Et c'est enfin la troisième et dernière remarque que je voulais vous faire, madame. Vous vous plaignez que, dans certains quartiers, on ne célèbre plus que 5 baptêmes, là où il s'en célébrait 250 il y a encore quelques décennies. Mais la faute à qui ? Aux musulmans, qui « envahissent » nos villes, ou aux catholiques, qui renoncent à l'être et n'obligent plus leurs enfants à fréquenter le catéchisme ? Et vous ne vous demandez pas pourquoi l'Église faisait fuir les fidèles ? Non ? Vraiment, vous n'avez pas une petite idée ? Ne serait-ce pas, je ne sais pas, moi, par exemple, parce qu'elle condamne encore les femmes qui prennent la pilule, et les hommes qui emploient un préservatif ? Ou parce qu'il est devenu insupportable d'affirmer, comme le font certains évêques, qu'une femme violée qui avorte est plus coupable que son violeur ? Ou parce que ça commence à se savoir, que certains curés tripotent les enfants de choeur dans les sacristies ? Ou parce que répéter que le mariage est un sacrement indissoluble, dans un pays où un tiers des couples divorcent, ça fait un peu “ringard” ? Ou parce que le double discours d'une Église riche à milliards en faveur des pauvres n'est plus tout à fait pris au sérieux ? Ou, tout simplement, parce que la foi, dans notre monde moderne, n'apporte plus de réponses suffisantes aux masses ? Et d'ailleurs, rassurez-vous, les catholiques ne sont pas les seuls concernés. Tenez, je vous parie que, dans deux ou trois générations, les musulmans de France ne mettront pas plus souvent les pieds dans une mosquée que moi dans une église... ou que vous dans une bibliothèque. C’est dire... Déjà, un tiers d'entre eux ne fait plus le ramadan.
Tout cela pour vous dire, madame, que votre vision d'une France réduite à ses seuls habitants « de souche » est non seulement insupportable moralement, mais aussi sacrément dépassée. Et que votre peur panique de tout changement, de toute modernité, est pathétique. Et presque risible. « Nous avons éteint dans le ciel des lumières qu'on ne rallumera plus », disait le député René Viviani en 1906. Et ce n'est pas en allumant les feux d'une guerre civile que vous ferez croire aux électeurs que vous brillez, madame. Tout le monde le sait : vous n'êtes pas une lumière."
Putain mais t'es pas encore mort toi ?
Quoi ? Tu t'es pas baladé avec une 12,7 dans chaque main ?
Je ne sais pas quelles sont les bactéries de Dr Who auxquelles tu fais référence, mais je faisais un peu le même genre de réflexion à midi : une bactérie capable de survivre sur Mars (froid, très peu d'eau liquide, rayonnement...), faudrait voir à pas la ramener sur Terre...
=> FAUT PAS Y ALLER SUR MARS ! C'est bien trop risqué.
"Les quatre titres principaux de cette "suite historique" s’alignent dans l’ordre chronologique : Crusader Kings, dans sa deuxième version, évoque le contexte moyen-âgeux de 1066 à 1453 ; Europa Universalis 3 va de 1399 à 1822 ; Victoria 2, de 1836 à 1936 ; et Hearts of Iron 3, autour du conflit mondial de 1936 à 1948. Si l’on parle de suite, c’est que les similitudes sont frappantes, et d’abord visuelles : ils sont à présent tous écrits à partir du du Clausewitz Engine — du nom de Carl von Clausewitz, qui professait l’importance d’une stratégie globale dans la guerre : tout est dit. Le résultat, c’est qu’on a l’impression de lire une même page web dont on aurait changé la feuille de style [...] donnant l’illusion d’un unique jeu en plusieurs phases."
"Or on constate que tous les problèmes qui se posent aux protagonistes proviennent de leur propre structure militaire. Les décideurs ne tiennent pas compte des avis de leurs conseillers ; les subalternes n’exécutent pas les ordres à la lettre ; le matériel est en panne ; les conflits entre généraux leur font prendre des risques inconsidérés ; il y a des embouteillages de tanks sur la route trop petite."
Onfray : réac mystique.
Lien direct : http://www.monde-diplomatique.fr/2015/07/PIEILLER/53220
1/ Surfer en mode navigation privé ? C'est aussi utile que de fermer les yeux et dire "tu me vois pas" => seul l'utilisateur efface ses traces en local, son FAI, Google (et la NSA) "voient" très bien ce qu'il fait.
2/ DuckDuckGo, sur un site dédié (http://privatebrowsingmyths.com/) aux "mythes" de la navigation privant, et d"montrant en quoi DDG protège plus efficacement la vie privée de l'utilisateur, utilise comme exemple de recherches... 2 sites pornos.
=> "Ce choix renforce l'idée que la protection de l'intimité serait réservée aux hommes hétérosexuels... qui est déjà un profil très courant pour les personnes douées ou embauchés dans le milieu informatique."
=> ce choix laisse croire que seule la consultation de sites pornos est une activité que l'on pourrait avoir envie de cacher, alors que "Si vous êtes journaliste, lanceuse·eur d'alerte, médecin, avocat·e, ingénieur·e, responsable d'ONG, parent ou simplement un·e citoyen·ne se sentant concerné·e par la vie privée... vous avez profondément besoin d'effacer tout ou partie des traces de votre activité sur un ordinateur."
D'une manière générale, on devrait pouvoir protéger sa vie privée en toutes circonstances.
Ou comment une communication qui se voulait pleine de bons sentiments finit par taper à côté de la plaque.
"La « Beurette voilée », expliquent Fassin et Trachman, révèle le fantasme social d’une femme arabe à la fois émancipée (des hommes arabes) et soumise (au désir des hommes blancs). Elle est féminine mais pas féministe, libérée mais pour le plaisir des Blancs.
[...]
Ou comme les fantasmes sexuels d’un pays peuvent en dire long sur ses rapports sociaux."
EDIT : il parait que c'est faux : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/30/non-beurette-n-est-pas-le-terme-le-plus-recherche-sur-les-sites-pornographiques_4778462_4355770.html
(via http://seenthis.net/messages/413190#message413645)
"chaque nationalité concentre la plupart du temps ses recherches sur ses concitoyen(ne)s"
C'est vrai ça : pour ou contre ? Je n'ai pas assez lu de livres de lui pour trancher. J'aurais plutôt tendance à trouver ça "sympa", ce qui serait, à bien y réfléchir, une sorte de "contre" poli.
Dans la série "le saviez-tu", l'information du jour : Simenon avait un frère. Un salaud, un collabo, un assassin, qui a participé l'arme à la main à des représailles aux côtés des nazis.
L'écrivain belge Patrick Roegiers lui consacre un livre qui sort ces jours-ci, fort judicieusement intitulé "l'autre Simenon", tant il est vrai que peu de personnes avaient entendu parler du cadet maléfique (ce n'est pas forcément une référence, mais la fiche Wikipédia de Simenon ne l'évoque même pas) ; et que le Simenon connu a aussi sa part d'ombre.
Le salaud d'abord : "Engagé, dès le début de l’Occupation allemande en Belgique, dans la collaboration avec le parti catholique d’extrême droite Rex, que Léon Degrelle avait fondé afin de «rendre toute sa pureté à la race wallonne», il participa, un revolver à la main, au massacre de Courcelles, en août 1944." Condamné à mort par contumace, il s'engage dans la Légion, et meurt en Indochine à 41 ans.
Mais le si respectable grand frère vaut-il mieux ?
"Georges Simenon a fait preuve durant la guerre d’un opportunisme accablant, et d’une habileté redoutable. Il mène la vie de château en Vendée, avec sa femme et sa maîtresse. Il reçoit des officiers de la Wehrmacht au château de Terre-Neuve, il apprend l’allemand en 1942, il gagne plus d’argent pendant la guerre qu’avant, il est l’auteur le plus adapté au cinéma durant cette période avec cinq films, il cède les droits d’exclusivité de Maigret à la Continental pour 500 000 francs et une durée de trois ans, il accorde des interviews à La Légia, journal collaborationniste, publie les bonnes feuilles de Pedigree, et pose souriant à côté de ses melons. Il fréquente des bordels de luxe où paonnent collaborateurs et gestapistes de la rue Lauriston. A la fin de la guerre, il est sévèrement menacé et craint pour sa vie. Il s’en sort miraculeusement grâce à ses appuis. Il quitte l’Europe en 1950 et aboutit en Suisse où il restera trente-deux ans."
Comprenons-nous bien : ce ne sont ni les putes, ni le fric, ni les belles bagnoles qui sont choquantes, Simenon n'ayant jamais caché ni écrire pour devenir célèbre et riche, ni être un baiseur compulsif (faut quand même dire les choses comme elles sont). Ce que cet extrait de l'interview de l'auteur fait plus que suggérer, c'est que Simenon, pas engagé dans un parti pro-hitlérien comme son cadet, était a minima extrêmement tolérant vis à vis du nazisme, pour ne pas dire autre chose.
Cependant, les Siméoniens fervents, junior en tête, s'emportent sur ce qu'ils considèrent être des "contre-vérités" et des affabulations. Alors ? L'auteur a t-il des comptes à régler avec Simenon, ou toutes les vérités ne sont-elles pas bonnes à entendre ? Affaire à suivre.
Sources :
http://www.tdg.ch/culture/livres/Il-y-avait-deux-Simenon-le-cadet-fasciste-et-l-ecrivain-ambigu/story/20915904
http://bibliobs.nouvelobs.com/critique/20150828.OBS4879/simenon-le-collabo.html
http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/polemique-autour-du-roman-de-patrick-roegiers-sur-le-frere-damne-de-simenon-228203
Hop, la galaxie des puants est mise à jour. Merci Alda pour le lien.
Je me suis acheté mon premier Humble bundle avant-hier : la série Total War presque complète. Je m'amuse comme un gamin avec ses petits soldats ^^
Des mises en scène de Lego. J'adore.
Suite : http://www.boredpanda.com/miniautre-lego-figures-photography-samsofy-pardugato/
Mo-RA-NO PRE-SIDENTE ! (du FN)
Mo-RA-NO PRE-SIDENTE ! (du FN)
Mo-RA-NO PRE-SIDENTE !(du FN)
Il disait quoi Bedos déjà ?