J'adore tous ces faits que l'on a pas forcément en tête à propos du temps, et notamment le temps entre différents jalons de l'histoire du monde :
- My favorite fact about time is, more time has past between Stegosaurus and Tyrannosaurus Rex, than Tyrannosaurus Rex and you.
You - now
Tyrannosaurus Rex - 68 million years ago
Stegosaurus - 155 million years ago- Also we are closer to cleopatra than cleopatra was to the great pyramids! We probably know WAY MORE about the great pyramids than she did.
- Also it took humans longer to go from bronze to steel than from steel to the atomic bomb
- Longer to get from a piloted hot air balloon to the airplane than the airplane to spacecraft.
Il passe trop vite. On n’en a jamais assez. Il fait son œuvre, et parfois, on le tue. Le temps nous dirige, mais si on le regarde de plus près, c’est une énigme. Peut-être la plus importante de l’univers. Qu’est-ce que le temps ? D’où vient-il ? Pourquoi ne se souvient-on pas du futur ? Dès qu’on s’approche d’un peu trop près de ces interrogations, la réalité semble se dérober sous nos pieds. C’est l’effet induit par la lecture du dernier ouvrage de Carlo Rovelli, l’Ordre du temps (Flammarion). Le physicien italien, à l’origine de la théorie de la gravité quantique à boucle, déjà auteur en 2014 du best-seller Sept Brèves Leçons de physique, traduit en 41 langues et vendu à plus d’1,3 millions d’exemplaires, y déconstruit la temporalité telle que nous la concevons au quotidien.
[...]
Oui, notre grammaire est basée sur une vision approximative du monde et c’est pour ça qu’il est compliqué de changer d’idées sur des choses plus fondamentales. Les temps du verbe sont le passé, le présent et le futur. Nous n’avons pas les moyens de parler d’une chose qui n’est ni passée ni future, tout en n’étant pas au présent. On tombe vite dans des pièges grammaticaux, et il faut alors se mettre à faire des dessins pour expliciter les choses dont on est en train de parler. Une situation similaire s’est produite quand on s’est rendu compte que la Terre était ronde, mais avec le bas et le haut. Aujourd’hui, on sait que haut et bas sont des notions relatives et ne désignent pas les mêmes directions à Paris et à Sydney. Ce qui est normal pour nous ne l’était pas du tout à l’époque. Sur le temps, c’est la même chose. Il faut se rendre compte que dire «maintenant ici», c’est différent que de dire «maintenant ailleurs», ce n’est pas le même «maintenant».
[...]
On sait que les équations fondamentales du monde ne font pas de distinction entre passé et futur. Seul le deuxième principe de la thermodynamique qui établit que l’entropie (le désordre global si on veut) d’un système isolé ne diminue jamais, fait cette distinction. L’idée, c’est que l’augmentation de l’entropie implique de la chaleur, et cette chaleur laisse des traces. Je donne l’exemple du film d’une balle qui roule. S’il est projeté dans le bon sens ou à l’envers, ce sera tout aussi crédible. Par contre, si la balle ralentit et s’arrête, à cause des frottements, donc de la chaleur produite, le film passé à l’envers montrera une balle qui se met en mouvement elle-même, ce qui est impossible. C’est donc la chaleur qui établit la différence entre le passé et le futur. Mais nous ne comprenons pas pourquoi, dans ce qu’on appelle le passé, il y avait cette basse entropie initiale, cet ordre. C’est la source des traces, de la mémoire, de ce que nous appelons la temporalité dans son sens le plus large. On a bien compris que tout vient de là et la question ouverte sur laquelle je travaille, c’est de savoir d’où elle vient.
[...]
A un niveau fondamental, on a perdu des morceaux du temps. Il n’est pas unique, il n’y a pas de présent, il n’y a pas de distinction entre passé et futur, etc. Et, finalement, il ne reste presque plus rien de cette idée du temps qui passe, de cet ordre dans les événements du monde que nous appelons usuellement «le temps». Je dis «presque», parce qu’on ne décrit pas un monde figé où rien ne change. Quand on dit «rien ne change», on sous-entend que le temps passe, mais que rien ne change. C’est plutôt le contraire : les choses changent, mais elles ne sont pas ordonnées dans le temps.
Bobo la tête. Mais je trouve ce sujet passionnant : sans être physicien, je me suis déjà posé la question : est-ce que le temps existe vraiment ? Où est-ce une création arbitraire qui n'a d'intérêt qu'à notre toute petite échelle ?
A lire, en relation avec cette vidéo, que j'ai téléchargée mais bien évidemment pas regardée.
Depuis des siècles, le temps est au centre des préoccupations de l'homme. L'homme vit en effet dans le temps pour un temps limité, pour un temps fini comme le dirait Heidegger.
Une conférence enregistrée en 2016.
Sylvie Droit-Volet, psychologue, Université de Clermont-Ferrand.
"Notre perception du temps est un “produit de réseau”, c’est-à-dire qu’elle tire sa valeur du fait d’être partagée. [...] Et les chercheurs d’en conclure que pour améliorer l’engagement civique et social, nous avons besoin de mieux normaliser et coordonner le temps de travail et les temps de vie, plutôt que d’accroître leur flexibilité"
Tiens, je ne m'étais jamais rendu compte de ça :
Minuit = 12 am (midnight)
Midi = 12 pm (midday)
Et pourtant, dans la vie de tous les jours, on dit assez couramment "il est 2 heures" à la place de "il est 14 heures" ; eh bien les anglais ne disent que "il est 2 heures... de l'après-midi" et je trouve ça assez logique. (à l'extrême, minuit c'est : 12h avant midi... si ça peut t'aider à te souvenir...)
Cultivons-nous ensemble, et demandons un éclaircissement à Wikipédia, le site préféré de Timo ^^ https://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_horaire am et pm veulent dire ante meridiem et post meridiem : "le système horaire de 12 heures [qui] énumère les 12 heures ante meridiem, le matin, de minuit inclus à midi exclu (12 am, 1 am, …, 11 am) et les 12 post meridiem, l'après-midi et le soir, de midi inclus à minuit exclu (12 pm, 1 pm, …, 11 pm)"
Si on veut partir dans ce qui est logique est ce qui ne l'est pas, j'avoue que cette image http://h3.abload.de/img/wallpaper-1444616u6fy6.jpg m'a fait sourire -à titre personnel, j'ai tendance à utiliser la méthode que j'ignorais jusqu'alors être la japonaise pour nommer mes documents- mais je pense que cette façon de dire vient de la structure grammaticale de la langue, pas d'une plus ou moins grande logique.
Et si cette image http://www.funnyjunk.com/funny_pictures/3748659/American+logic insiste sur le système décimal, dont nous sommes à juste titre si fiers, il est notable qu'elle n'interroge pas notre système de mesure du temps, qui est pourtant si compliqué... (car en base 12 ET en base 60)
Tout ce développement pour vous parler de cet article http://www.procrastin.fr/blog/?2005/12/05/61-horloge-decimale lu il y a un bout de temps, mais qui m'avait frappé : à la Révolution française, on était passé aussi au système décimal pour le temps : des journées de 10h de 100 minutes de 100 secondes. Mais l'idée n'a pas tenue deux ans. Dommage.
L'auteur de l'article propose même une double horloge, décimale et duodécimale" afin que l'on puisse se faire une idée de la chose : http://www.procrastin.fr/blog/images/temps/horloges.html
J'avais déjà entendu cette histoire de rocher et de petit oiseau, même si dans ma version c'était une montagne que l'oiseau usait de son aile en la survolant... En tout cas, merci de donner cette source. Après, je trouve un peu vain de chercher à calculer combien de temps dure l'éternité, et d'essayer de la fractionner en journées, aussi longues fussent-elles. L'éternité, par définition, n'a ni début ni fin, elle n'est donc pas subdivisible en unités plus petite : c'est un tout, qu'il faut appréhender en un seul bloc, ce qui est bien évidemment impossible pour l'esprit humain. Thème borgesien s'il en est :)
Ah oui, je l'avais vu sur Imgur...
Son site : http://chino.co.uk/index.htm
Thèmes : double, moi, passage du temps.
« Nous n’avons jamais été aussi près d’avoir les moyens techniques de tout conserver, et dans le même temps, nous perdons tout en raison de la logique même de mémoire du disque dur : le système de ses anciennes unités de mémoire est écrasé au fur et à mesure de son utilisation et donc de saturation »
"Notre univers n'est donc pas le résultat d'une expérience menée par des êtres à 4 dimensions, ou de dieux pour lesquels notre temps ne serait qu'une dimension parmi beaucoup d'autres. Nous ne sommes pas manipulés comme "La Linea", ça soulage..." A part ça, j'ai pas tout compris...
Echelle des temps géologiques, avec les 5 grandes crises