Je viens de tomber là-dessus : une veille mise en place par un syndicat affilié à la CGT pour, je cite, "apporter un regard syndical sur l’actualité et alimenter l’esprit critique et la prise de recul sur l’actualité pour renforcer la démocratie dans les entreprises et administrations, et en dehors".
Je recopie une partie du "à propos" ci-dessous, qui explique plutôt bien la démarche :
Un regard syndical sur l’actualité
Entre la concentration monopolistique des médias, d’une part, et la montée en puissance des phénomènes de bulles internet avec leur lot de « fake news » d’autre part, nous, Ugict, CGT des Ingés Cadres & Techs, avons besoin d’y voir plus clair dans l’actualité qui nous concerne.
Nos catégories de salarié.es sont hyper-connectés et souffrent parfois d’une infobésité qui obscurcit le champ de vision. Tout en cumulant de nombreuses responsabilités professionnelles, associatives, syndicales, et familiales, ces salarié·es qualifiée·s ne voient pas toujours quelles pourraient être les perspectives de progrès ou même les évolutions du monde qui les entoure. Nos baromètres annuels sur l’encadrement et notre enquete sur “Le travail sous épidémie” montrent bien cette perte ou absence de repères.
Avec syndicoop.info, nous souhaitons apporter un regard syndical sur l’actualité et alimenter l’esprit critique et la prise de recul sur l’actualité pour renforcer la démocratie dans les entreprises et administrations, et en dehors. Car malgré l’abstention aux élections et, parfois, la démobilisation au travail, il existe une forte demande de participation démocratique, à la fois au travail et dans la cité.
Comme nous le disons souvent, Rien n’est écrit d’avance. Face aux partisans de la technocratie institutionnelle, du management coercitif, ou du secret des affaires par exemple, l’information est une composante importante du rapport de force.
Y voir plus clair
Pas vraiment. Les ICTAM accordent encore un certain crédit aux médias dits traditionnels et croient en l’éthique professionnelle des journalistes, même s’ils ne sont pas dupes sur les enjeux d’une presse libre, notamment d’un point de vue financier ou démocratique. Nous allons simplement – et modestement – contribuer à faire le tri dans cette masse d’information.
Nous voyons d’ailleurs la fragmentation des audiences comme une bonne chose, un signe de vitalité et de diversité des opinions, même si cette donne n’est pas sans poser d’importants défis en termes de modèles économiques, de positionnement ou d’usages.
Nous faisons donc le choix de nous doter de nos propres moyens de production et de synthèse collective de l’information. Il s’agit bien de créer un média social, grâce aux micro-expertises de responsables syndicaux et aux remontées de terrain. Nous souhaitons également valoriser au mieux la presse syndicale, dont notre journal Options et la NVO, journal de la CGT.
En somme, nous voulons donner des points de repères fiables, comme en témoigne d’ailleurs notre signature « la référence syndicale ».