La justice a autorisé ce mardi 17 juin le stockage de 42 000 tonnes de déchets toxiques entreposés dans une ancienne mine de potasse à Wittelsheim (Haut-Rhin) affirmant qu’il n’était plus possible de les extraire en toute sécurité.
On parle tout de même de 42K tonne de cyanure et autre joyeusetés, stockées juste au-dessus de la nappe phréatique. Mais comme on va tout noyer dans le béton, ça va, c'est bien connu que le béton est un matériau éternel, qui ne se dégrade pas dans le t... OUPS.
Pour celleux qui auraient loupé le début : https://sammyfisherjr.net/Shaarli/?osMfkw=&searchtags=Stocamine
D'après ces experts, quand l'ennoyage inéluctable de la mine se produira et que l'eau remontera par un effet de seringue dans la nappe au-dessus, la pollution, puisque sans mercure, sera finalement acceptable.
Mouarf. Oubliez le développement durable. Après presque 200 ans d'industrialisation, on en est là : le concept de "pollution acceptable".
Stocamine :
Des décennies de lutte balayées. Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, a annoncé mardi 19 septembre lancer sans délai les travaux de confinement de 42 000 tonnes de déchets toxiques enfouis à 500 mètres sous terre à Stocamine, cette ancienne mine de potasse dans le Haut-Rhin.
Devant des élus du Haut-Rhin, le ministre a soutenu que le confinement définitif de ces déchets toxiques (arsenic, mercure, amiante…) sous une chape de béton constituait la «seule solution permettant de s’assurer que les déchets ne pourront pas contaminer la nappe» phréatique d’Alsace qui alimente en eau potable près de 8 millions de personnes. «Il s’agit d’une décision qui s’impose à tous afin de ne pas compromettre la santé des générations futures», a affirmé Béchu.
J'ai une question con, mais c'est une vraie question : pour "confiner" 42 000 tonnes déchets, il faut combien de tonnes de béton ?
(et on fera ça dans les règles de l'art, quoi qu'il en coûte ?)
Et qui lira ces explications scientifiques, bien moins «croustillantes» que l’intox qui consiste à dire que les écolos sont en fait des pollueurs ? Pas grand monde.
Comme souvent, l’inversion du réel fonctionne : «les féministes desservent leur cause», «les antiracistes sont des racistes», «les antifascistes sont de vrais fascistes», s’opposer à l’islamophobie est «anti-républicain», dénoncer les crimes policiers c’est être un «casseur». Et les écologistes sont des pollueurs. On commence à connaître la chanson.
En attendant, à Colmar, les écocidaires et les fascistes remportent une manche médiatique.
TIL : StocaMine. Les poubelles secrètes pour enterrer ce qui dérange, c'est pas nouveau, c'est pas les copains de Bure qui diront le contraire...