Ca me fait plaisir de découvrir que tu aimes Prévert, et en même temps, ça ne m'étonne pas : André Breton ayant dit de lui qu'il nourrissait "l'inépuisable réservoir de la révolte" ou quelque chose du genre.
Pour elle, l’affaire est claire. Alors qu’approche le quarantième anniversaire de la mort de Prévert, la mairie veut transformer ce lieu de recueillement en «mausolée». C’est «une volonté d’appropriation de la mairie qui veut s’emparer d’un lieu de mémoire.» Les forces conjointes de la patrimonialisation, de l’art municipal et du tourisme de masse se sont liguées contre la mémoire du poète préféré des Français. «Il y a un droit moral, dit Bachelot-Prévert. On ne peut pas faire n’importe quoi avec l’art, ni avec la mémoire. J’ai vendu la maison, mais pas l’âme de Prévert.»
Je me demande si madâââme Bachelot-Prévert n'aurait pas un peu, un tout petit peu, pris le melon. Qu'elle gère l'héritage de son grand-père et fasse respecter ce qu'elle estime être dû à sa mémoire, bien. Elle en a encore pour 30 ans à profiter du pactole, très bien. Mais je ne vois pas en quoi cela lui donne le droit de s'opposer aux décisions de la commune où repose le corps de son grand-père. Si demain, une commune décidait de baptiser -quelle originalité- du nom de Prévert une école aux bâtiments particulièrement moches, demanderait-elle à la commune de débaptiser l'école ?
EDIT : j'oubliai : devant le bien compréhensible refus d'obtempérer de la commune, Mme Bachelot-Prévert a décidé de retirer de la maison de Prévert à Ommonville-la-petite tous les objets qui y étaient en prêt.