Dans le @canardenchaine de demain, on apprend que Gérald Darmanin a « décidé de commander pour 38 millions d’€ de grenades ». C’est 11 millions de plus que le dernier appel d’offre. L’exécutif craint une montée de la contestation notamment avec la réforme des retraites.
Excédés et fatigués, ils ont préféré quitter la police nationale et se reconvertir pour ne pas sombrer dans le désespoir. Aujourd'hui, ils dressent un portrait sans concession de leur ancien métier. Racisme, violences, carriérisme, pression du chiffre, heures sup, abus...
J'ai de plus en plus souvent en tête ce phrase tirée d'un sketch de Coluche : "aujourd'hui, quand des voyous agressent une vieille dame, ils sont obligés de lui dire n'ayez pas peur madame, on n'est pas des policiers".
La jeune femme devra en outre régler plus de 8.500 euros à la SNCF, constituée partie civile.
Vous vous rappelez de cette affaire ? Une femme enceinte -noire- plaquée au sol par un flic -blanc- dans une gare ? Moi oui.
Je vous laisse méditer sur la disparité des peines infligées aux deux protagonistes de cette affaire.
Mon shaare de l’époque : https://sammyfisherjr.net/Shaarli/?D4s6Ug
Et si vous croyiez qu'ils n'avaient pas vu qu'elle était enceinte (7 mois...), un autre partage pour vous montrer que ça n'arrête pas ces gens là : https://sammyfisherjr.net/Shaarli/?zSJAYg
Et ça veut organiser les JO dans moins de 2 ans.
Ça va être un carnage.
Roger Frey, ministre de l'Intérieur, le 9 février 1962 : "Des groupes organisés, de véritables émeutiers, armés de manches de pioche, de boulons, de morceaux de grilles, de pavés, d'outils divers ont attaqué le service d'ordre, en particulier boulevard Beaumarchais, rue de Charonne et rue de Turenne. Aucune manifestation qui trouble l'ordre public ne peut constituer un soutien. Bien au contraire. Elle représente alors un élément de la subversion même, en exacerbant les passions et en empêchant surtout les forces de l'ordre de remplir leur mission."
Michel Debré, premier ministre, le 12 février 1962 commente ainsi l'événement : "Il n'y a point d'État si la première mission dont il est chargé, c'est à dire l'ordre public, n'est pas respectée."
Michel Debré a même félicité le préfet de police, Maurice Papon, quelques jours plus tard pour sa fermeté. Les policiers auteurs des violences n'ont jamais été sanctionnés. Un début d'enquête a été amorcé : des auditions de la police judiciaire, des convocations chez un juge d'instruction. Mais devant les protestations des policiers impliqués, le juge a été déplacé et l'enquête s'est arrêtée.
C'est fascinant de voir comment les mensonges et les dénis de justice d'hier rejoignent ceux d'aujourd'hui...
La technique de la « nasse » que les forces de l’ordre mettent en œuvre lors de manifestations, est jugée illégale par le Conseil d’Etat, qui vient de l’annoncer ce jeudi.
L'article date du 10 juin ; je viens de le trouver via le compte Mastodon du Lapin Masqué. Vivement que cet arrêt descende jusque sur le terrain...
Question (faussement) naïve : c'est vraiment le handicap le problème, ou la brutalité policière ordinaire ?
(via https://ecirtam.net/opennews/?eJuYrw)
Si le rassemblement était interdit en raison d’un arrêté préfectoral, c’est la méthode d’intervention qui interpelle. D’autant qu’au moment de l’opération de destruction des gendarmes, la musique avait cessé, comme l’avait demandé le préfet Emmanuel Berthier. « Cela fait des années que je les défends. C’est la première fois que je vois ça », résume Me Marianne Rostan. L’avocate est catégorique : l’action des forces de l’ordre s’est déroulée en toute illégalité. « Seules les saisies sont autorisées. La destruction des biens ne peut avoir lieu que sur ordre du procureur, et uniquement s’ils sont considérés comme dangereux », résume Me Rostan.
EDIT du 01/07 : les gendarmes ont empêchés les pompiers de secourir les blessés, sur ordre de la Préfecture
https://www.mediapart.fr/journal/france/300621/redon-la-prefecture-empeche-les-pompiers-de-secourir-les-blesses
Une femme racisée, enceinte de 4 mois 1/2, perd son enfant après avoir été violentée par des policiers. Motif : non port du masque.
Personne convoquée au tribunal : la mère de l'enfant mort-né, pour outrage et rébellion.
via Seb
Assa Traoré Guardian of the year du Time!
Pour son combat contre le racisme et les violences policières.
Pour la vérité et la justice pour Adama et toutes les victimes
C'est marrant, j'ai pas trop entendu MM. Macron et Darmanin s'exprimer sur le sujet. Ils devraient pourtant être fiers d'avoir une compatriote distinguée de la sorte par un journal de cette envergure.
via Riff
"Une mère de famille peut faire 70 heures de garde à vue simplement parce qu’elle tient un parapluie."
Les autorités françaises doivent veiller à ne pas « violer les droits de l’homme de tout un groupe » dont certains ont commis des actes répréhensibles, a prévenu mercredi 9 décembre la haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet. Interrogée spécifiquement sur la France, et en particulier sur la loi « sécurité globale » et les violences policières, pendant une conférence de presse, Mme Bachelet a dressé une liste de sujets d’inquiétude et de recommandations aux autorités françaises :
« Nous exhortons les autorités françaises à éviter de prendre des mesures qui résultent dans la stigmatisation de groupes entiers et nous les exhortons à prendre activement des mesures pour que des groupes ne soient pas stigmatisés ou ne voient pas leurs droits de l’homme violés parce que certains individus ont fait des choses qu’il ne fallait pas faire. »
La haut-commissaire a rappelé qu’en termes de violences policières, elle avait déjà fait part de ses inquiétudes durant les manifestations du mouvement de protestation des « gilets jaunes », commencé fin 2018 en France, et elle « encourage les autorités à mener des enquêtes rapides, complètes, indépendantes, impartiales et transparentes pour toute violation des droits de l’homme ».
La France est (encore) montrée du doigt par l'ONU.
Je pose ça là.
Michel, un producteur de musique, a été tabassé par trois policiers samedi dernier à Paris. Ils l’ont ensuite accusé à tort d'avoir voulu prendre leurs armes et de rébellion.
Mais les policiers ignoraient une chose : tout a été filmé.
Michel est noir. Mais bien sûr, cela n'a aucun rapport... Ah ben si : la vidéo nous apprend que les policiers ont tenu "de nombreux propos racistes". Quel étonnement.