Durant son quinquennat, François Hollande aura dynamité le code du travail avec plus de violence que tous les gouvernements de droite réunis depuis trois décennies.
Cette génération est mobile, formée, ouverte sur le monde et prête à beaucoup pour faire son chemin. Elle a parfaitement intégré la crise, le chômage de masse. Les petits boulots pour payer des études, les stages qui s’enchaînent pour valider une formation, pour commencer, les centaines de CV envoyés sans réponse, ils connaissent par cœur. Comme ils connaissent par cœur les refus, parce qu’ils sont soit trop formés ou pas assez, qu’ils ont de l’expérience ou qu’ils n’en n’ont pas. Bref, qu’ils n’ont jamais le bon profil. Leurs témoignages mettent en lumière un monde de travail totalement en miettes, une jungle où le droit du travail n’existe plus et pas seulement dans le monde de l’ubérisation. À les lire, on se demande de quelle flexibilité ont encore besoin les entreprises ? Car elles ont tout.
Qu’est-ce que « la réforme de trop » ? C’est un texte qui s’inscrit dans une série négative, et qui, par là même, prend un sens qui dépasse son objet pour devenir le condensé d’un mécontentement général, accumulé depuis longtemps. Ainsi l’épisode du code du travail vient-il au bout d’une politique mise en place depuis 2012 par le nouveau président, en contradiction avec la campagne qui l’avait porté au pouvoir.
Oh oui, j'aimerais vraiment que ça pète là.
Cambadélis n’a d’ailleurs pas franchement détaillé la question, insistant plutôt sur ce qui semble être un point d’accord : l’importance à donner au compte personnel d’activité (CPA) – un compte unique qui suit le salarié sur toute sa carrière et pas seulement auprès d’un employeur, regroupant droit à la formation, compte pénibilité ou encore chômage
Oh le bordel. Résumons-nous : la loi travail vise à donner la primauté aux accords internes à l'entreprise par-rapport au droit communs (en plus de raboter pas mal de choses dudit droit commun) ; mais on va mettre le CPA (compte personnel d'activité) au bout pour créer des exceptions individuelles aux exceptions d'entreprise au droit commun ?
Alors non seulement c'est inique, mais en plus c'est compliqué.
Ne me dites pas qu'ils ne le font pas exprès.
Le CPA, c'est pas une mauvaise idée en soi, hein. Mais je n'y crois pas une seconde, et surtout pas avec ce gouverneMEDEF. On reparle de l’enterrement de première classe du compte pénibilité ?
Ce texte n’est pas un texte qui fait des jeunes une catégorie à part, qui serait moins bien traitée que les autres salariés.
On est bien d'accord. On va tous être traités comme de la merde, pas seulement les jeunes.
Il s’agit de transformer la médecine du travail en médecine de sélection médicale de la main d’œuvre.
Un peu comme des maquignons qui tâtent les bestiaux avant de les acheter, la loi El Khomri voudrait transformer les médecins du travail en "vérificateurs" qui devraient dorénavant attester de « la capacité du salarié à exercer l’une des tâches existant dans l’entreprise » et « de s’assurer de la compatibilité de l’état de santé du travailleur avec le poste auquel il est affecté ».
Pour faire court (lisez l'article), on n'adapterait plus le travail à l'homme, mais on virerait l'employé incapable de s'adapter (trop vieux, handicapé, malade, burn-outé...)
Un vrai-faux qui rajoute des erreurs et des approximations, ou comment enfumer pour mieux faire passer son projet.
le projet de loi El Khomri apporte une modification à l'article L3142-1 du code du travail, qui ne garantit plus à tous les salariés une durée minimale de congé en cas d'événement familial exceptionnel comme le décès d'un proche.
Pas mal hein ? Mais ce n'est pas tout :
D’autres congés spéciaux pourraient être remis en cause, toujours à contre-courant, mais cette fois du défi hissé haut par le gouvernement de s’adapter au vieillissement de la société et de reconnaître le rôle précieux des millions de Français au chevet des plus fragiles. Il s’agit du congé de solidarité familiale (indemnisé) et du congé de proche aidant (non rémunéré).
Un article d'ensemble sur le projet de loi ; pour aller à l'encontre des "éléments de langage" fallacieux du gouvernement.
Merci LLM (http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?YCKhDQ) et Alda (https://tools.aldarone.fr/share/?iDXgqQ) pour vos précisions suite à mon shaare (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?ZkhSvQ).
Effectivement, en présentant les choses sous cet angle (initiative populaire et défense des intérêts des salariés d'un côté, mobilisation de façade et accord avec le gouvernement et le patronat de l'autre), ça devient tout de suite plus clair.
C'est un premier échec que tout le monde n'ait pas été capable d'appeler à la grève le même jour. C'était pourtant pas bien compliqué :/