Pour autant, c’est une leçon que ne semble pas goûter les parquets, qui ont à plusieurs reprises poursuivi ou entendu des personnes pour les mêmes motifs dans le cadre du mouvement des gilets jaunes. Ce fut le cas d’un photographe, Renaud Joubert et du journal La Charente Libre, qui ont été entendus en tant que mis en cause pour avoir couvert la décapitation symbolique d’une marionnette d’Emmanuel Macron. C’est également le cas de Segundo Cimbron, maire de Saint-Yzans-de-Médoc, qui a prononcé le mot « guérilla » lors d’une réunion des gilets jaunes 33, alors qu’il encourageait aux occupations « éphémères des ronds points ». Il sera jugé le 27 mai pour « provocation directe non suivie d’effet à un attroupement armé ».
Qu'il est loin le temps où des millions de conna... citoyens abusés défilaient sur les Champs pour clamer leur attachement à la liberté d'expression.