Je suis d'accord avec Baptiste Beaulieu, d'un bout à l'autre.
Vous êtes des tartuffes, des hypocrites, d'artificieux dissimulateurs de la lesbophobie la plus crasse.
Ne vous cachez plus derrière des problèmes éthiques : des gens bien plus brillants que nous (et dont c'est le métier) ont mis quatre ans avant de statuer favorablement ! Lisez le compte rendu du CCNE.
Et c'est incroyable. Malgré 1.460 jours de débat et une conclusion nette, on demande encore leur avis aux lesbophobes de tout genre dans les médias. Il suffit pourtant d'une demi-journée au gouvernement pour signer deux-trois ordonnances réformant tout le Code du Travail.
Et une évidence au passage :
Notre société est loin d'avoir attendu la PMA pour voir des femmes élever des enfants "sans père" parce que celui-ci a fui ses responsabilités et s'est barré.
Ce que je ne comprends pas, pour reprendre le questionnement qui ouvre et qui clôt cet article, c'est comment, 35 ans après la naissance du premier "bébé éprouvette" comme ils disent (mais quelle dénomination atroce ! Je préférerais que l'on dise "après la naissance du premier enfant conçu avec un appui médical"), comment l'esprit détraqué de certains peut faire l'association réductrice PMA = lesbiennes. Sans même parler du fait qu'il s'agit d'horribles homophobes, lesbophobes, intégristes... je ne vais pas reprendre l'argumentaire de Baptiste Beaulieu, on a l'impression, depuis quelques semaines, tant "on demande leur avis aux lesbophobes de tout genre dans les médias", que la réalité même de la PMA a été occultée, déformée.
PMA, cela veut dire "procréation médicalement assistée". Cela ne veut pas dire "procréation médicalement assistée pour les lesbiennes" ou "procréation médicalement assistée pour les femmes seules" ou "procréation médicalement assistée pour les hétérosexuels seulement" (même si, jusqu'à maintenant, c'est bel et bien le cas). Cela veut juste dire que l'on doit -ou devrait- aider tous les couples souhaitant avoir un enfant et rencontrant des difficultés pour y parvenir.