Le TFA, « polluant éternel » de la famille des PFAS, a été retrouvé dans 92% des eaux en France, selon des mesures publiées par les pouvoirs publics mercredi 3 décembre, qui confirment les craintes des associations environnementales.
Voilà.
Carte du niveau (plus ou moins en temps réel) des nappes phréatiques en France.
Vu chez qui ?
Une machine à laver qui recycle l'eau de la douche ! C'est génial !
Carte des arrêtés de restriction de consommation d'eau.
Rappel :
À cause de la sécheresse, plus d’une centaine de communes françaises se sont retrouvées privées d’eau potable au robinet, en ce début août 2022. Les scientifiques Alice Schmitt et Julie Mendret, de l’Université de Montpellier, reviennent sur l’origine et les traitements de cette eau courante si précieuse. Parce qu’elle est l’aliment le plus contrôlé de l’Hexagone, elle est généralement plus sûre que l’eau en bouteille – qui, elle, est source de pollution plastique.
Les promoteurs de ces projets répètent sans relâche : « En hiver, l’eau est abondante alors ne la laissons pas regagner la mer, prenons la et stockons la jusqu’à la saison sèche. » Pourquoi pas ? On peut entendre cet argument. Sauf qu’en réalité, l’eau dont ils veulent s’emparer n’est pas celle de la rivière ni celle d’une crue. Non, pour remplir ces immenses cratères artificiels, des pompes vont chercher l’eau à plusieurs kilomètres de profondeur dans la nappe phréatique.
Cette eau du sous-sol est une réserve qui appartient à tout le monde. Protégée de la chaleur et déjà partiellement filtrée par le calcaire et le couvert végétal de surface, elle est moins polluée que l’eau des rivières qui subit de plein fouet les nitrates, les pesticides, etc. Nous devrions la sacraliser ! Elle est censée nous alimenter en eau potable, mais aussi alimenter rivières et marais pendant l’été. Au lieu de cela, elle est captée, privatisée et accaparée au profit de quelques grosses fermes ayant recours à l’irrigation massive. Des fermes qui font de l’agro-industrie, et non pas des petits légumes allant nourrir les marchés voisins.
Et si, à l'inverse, on arrêtait de pisser dans l'eau potable ?
Bonne initiative. Mais je commence à me méfier un peu des emballements médiatiques Kickstarter / Silicon Valley... A suivre.
"En fait c'est peut-être ça, l'invention la plus symbolique de la "décadence de la société" : l'eau potable au robinet. On se lave à l'eau potable, on lave notre maison à l'eau potable, on chie dans de l'eau potable, le seul truc qu'on ne fait pas, c'est la boire." Oh putain, c'est tellement vrai... C'est une telle aberration. Je précise au passage que si je chie dans l'eau potable, je la bois aussi. Mais pas dans cet ordre.
Par-contre, j'ai trouvé que tu ne faisais qu'effleurer ce qui est le principal problème de la gestion de l'eau : "vous pouvez contacter votre fournisseur (qui devrait être public, mais passons)"; Ben justement. Faudrait voir à ne pas trop passer ça sous silence. Depuis des années (des décennies pour certaines villes), l'eau est gérée par des entreprises privées pour un coût exorbitant. "Grâce" à la crise (youhou, vive la crise), certaines sont revenues à une gestion en régie : le même résultat pour beaucoup moins cher, contrairement au dogme n°1 de la doctrine libérale : le public c'est cher et inefficace...
Alors ? Qu'en penses-tu ? [Sammy remet 1 pièce dans Kévin]
Le 20 mars prochain, une douzaine d'ONG lanceront en France et en Europe la Semaine sans pesticides. L'occasion de mettre en évidence les dérives réglementaires du gouvernement français. Ainsi, à la faveur d'une discrète directive du ministère de la Santé, désormais l'eau du robinet peut contenir des doses de pesticides en quantité cinq fois supérieures.