Pour les princes, il existe plusieurs façons de laisser une marque dans l’Histoire. Il peuvent être des conquérants, et construire un empire à la force de l’épée ; ils peuvent légiférer, et dicter les lois qui régiront la société pour les siècles à venir ; ils peuvent aussi faire édifier des édifices monumentaux, voire, pour les plus mégalomanes, des tombeaux plus beaux que les demeures des vivants. Tous sont généralement des despotes cruels, ce qui serait à vrai dire plutôt recommandé, un (…)
Articles les plus récents
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Chronique du premier auguste souverain
11 juin 2008, par Sammy -
Il faut une suite aux débuts - Fin !
28 mai 2008, par SammyComme vous l’avez bien sûr deviné, le texte du billet précédent, écrit pour la consigne 69 de Paroles plurielles, est composé uniquement d’incipits de livres plus ou moins connus.
Mais les avez-vous tous reconnus ?
Ce texte compte 11 phrases, mais il ne contient que 10 incipits ; j’ai un peu triché, je l’avoue : l’une des œuvres que j’ai utilisé m’a fourni ses deux premières phrases. Cela dit, elles ne se suivent pas dans mon texte.
Alors, qui saura retrouver les 10 livres en question (…) -
Il faut un début à tout
15 mai 2008, par SammyPour la consigne 69 de Paroles plurielles, je n’avais pas d’idées, alors j’ai décidé de m’amuser un peu. Si ce texte vous parait un peu décousu, c’est normal, mais je vous laisse réfléchir au pourquoi de la chose. Au demeurant, l’explication n’est pas très difficile à trouver. Cela pourrait même faire l’objet d’un petit concours...
L’incipit proposé était : "Ce matin, pour la première fois depuis longtemps..."
Ce matin, pour la première fois depuis longtemps, je me suis levé assez tard, (…) -
Un fauve au Luxembourg, chronique illustrée
24 avril 2008, par SammyUn fauve s’est installé dans le tranquille musée du Luxembourg, qui ronronne paisiblement dans l’écrin du non moins paisible jardin éponyme, à deux pas de sénateurs qui ne se caractérisent pourtant pas pour leur violence. Mais il s’agit ici de violence picturale, et le fauve en question n’exprime ce caractère que dans ses toiles ; encore l’épithète lui fut-elle accolée dédaigneusement à l’époque. En 1905, au Salon d’automne. Son style rejetant l’académisme -on ne lui fera pas tort en parlant (…)
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Chronique de la bêtise triomphante
11 avril 2008, par SammyJe n’ai pas beaucoup de certitudes dans la vie. Encore ne sont-elles que rarement optimistes : je suis persuadé par exemple de la force de la bêtise, la toute-puissance de la connerie et son côté violemment séduisant, soulagé seulement devant son aspect égalitaire, dans la mesure où nous sommes tous susceptibles d’en être tous frappés. Mais ses manifestations me laissent toujours un arrière-goût dans la bouche, une sorte de lassitude amère, un peu comme devant le constat d’un échec (…)
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Chronique de la bêtise triomphante
11 avril 2008, par SammyJe n’ai pas beaucoup de certitudes dans la vie. Encore ne sont-elles que rarement optimistes : je suis persuadé par exemple de la force de la bêtise, la toute-puissance de la connerie et son côté violemment séduisant, soulagé seulement devant son aspect égalitaire, dans la mesure où nous sommes tous susceptibles d’être frappés à part égale. Mais ses manifestations me laissent toujours un arrière-goût dans la bouche, une sorte de lassitude amère, un peu comme devant le constat d’un échec (…)
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L’homme des foules
7 avril 2008, par SammyParoles plurielles poursuit sa route de mots avec une consigne n°66 où il fallait illustrer cette photo de NarB en s’inspirant de l’incipit suivant : "C’est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué"... Le titre est un emprunt à Edgar Poe, bien sûr.
C’est étrange, depuis que je ne travaille plus, je me sens de plus en plus fatigué. Quitter mon lit est chaque matin plus difficile que la veille. Le moindre effort me coûte, et sortir de chez moi m’est de (…) -
Chronique des plaisirs régressifs
21 mars 2008, par SammyCa commence toujours comme ça : on ouvre la porte du réfrigérateur, d’un geste souple et décidé, ni trop brutal ni trop mou, afin de lui imprimer juste la force nécessaire pour ne pas faire s’entrechoquer les bouteilles de lait, jus de fruit ou vin, et autres récipients de verre bringuebalant à la moindre secousse. On peut alors se saisir de la plaquette de six petits pots, apprécier, d’une légère pression du bout des doigts, le contact de leurs parois rainurées alliant la dureté de (…)
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Chronique des pierres et des ciseaux
8 mars 2008, par SammyFeuille ciseaux caillou, je me suis fait couper les cheveux. Ce n’est peut-être pas la nouvelle de l’année mais c’est sûrement parce qu’il s’agit d’une coiffeuse normale, pour ne pas dire banale, avec des tiroirs plein de ciseaux, des doigts plein de bagues, une tendinite à l’épaule et d’agressives brosses garnies de piquant blancs, surgissant de dessertes en plastique noir, tels des buissons d’aubépine mutants.
Caillou ciseaux feuille, le salon où je me rendais auparavant offrait à la vue (…) -
Chronique du temps qui passe, mais pas tant que ça
5 mars 2008, par SammyCe blog a aujourd’hui deux ans. Deux ans déjà ! C’est fou comme le temps passe vite. Je sais à quel point cette phrase fait cliché, mais c’est le moment ou jamais de la placer. "C’est fou comme le temps passe vite", c’est toujours mieux que "Ouhlala comme il a grandi", "Il vous ressemble de plus en plus" et autres "Ah ben ça nous rajeunit pas tout ça". "C’est fou comme le temps passe vite", ça mange pas de pain, c’est un truisme consensuel, tout le monde s’y retrouve et les plus malins (…)