Vieux de plus d’un demi-siècle, le mouvement skinhead souffre d’une mauvaise réputation. Ne l’assimile-t-on pas, spontanément, au racisme ou à l’ultraviolence ? Son vrai visage, inséparable de la musique jamaïquaine et du punk, est pourtant bien différent de l’image qui lui colle à la peau. Celle-ci s’explique à la fois par les récupérations de l’extrême droite et par les fantasmes des grands médias.
Au cours de son interpellation, Thierry L., 22 ans, a subi un passage à tabac des plus violents dans une camionnette, à l’abri des regards : coups de pied à la tête, tirs de taser au ventre et entre les cuisses, blouson souillé de matière fécale. Les auteurs de ces violences commises en août 2019 appartiennent à la désormais « fameuse » compagnie de sécurisation et d’intervention de la Seine-Saint-Denis (CSI 93), visée par plusieurs enquêtes judiciaires et dont le préfet Didier Lallement a été contraint d’annoncer la dissolution cet été – sans que celle-ci soit effective, comme Mediapart l’a révélé.
[...]
L’un des agents, mais un seul, comparaît jeudi à Bobigny.
OMG (c'est le cas de le dire !)
En juillet dernier, Kéziah Nussier, 21 ans, était violemment passé à tabac par les forces de l’ordre lors d’une manifestation antichlordécone en Martinique. C’est pourtant lui qui est poursuivi pour de supposées violences envers les agents. Reporterre dévoile qu’il s’agit de faux témoignages.
Sinon, juste pour rappel, quelqu'un a dit que :
« Il ne faut pas dire que c’est cancérigène. Il est établi que ce produit n’est pas bon, il y a des prévalences qui ont été reconnues scientifiquement, mais il ne faut pas aller jusqu’à dire que c’est cancérigène parce qu’on dit quelque chose qui n’est pas vrai et qu’on alimente les peurs. »
allez savoir si il ne faut pas cherche un rapport ?
Cette BD est vraiment trop choquante. Il ne faut surtout pas la diffuser.
via Seb sur (°m : Madeline, l'héroïne de Céleste, est trans.
Et c'est cool.
Alors on est là : Marlène Schiappa qui donne une interview à Valeurs actuelles [des années 30], le journal des fachos décomplexés. Y'en a qui doutent encore ?
La chaîne MSNBC n’a pas hésité à interrompre Donald Trump pour pouvoir immédiatement rectifier ses propos. “Et nous revoilà dans la situation très inhabituelle de devoir non seulement interrompre le président des États-Unis, mais aussi de rectifier ses propos”, annonce le présentateur. Pour préciser avec un journaliste : “Nous n’avons aucune information faisant état de bulletins illégaux. Nous ne savons pas si Trump a gagné.”
Hé ! On peut dire ce qu'on veut des États-Unis, mais vous imaginez ça, en France, où le Président, les ministres, et jusqu'au moindre député, peuvent venir dire toutes les conneries qu'ils veulent à la télé et à la radio sans jamais être contredits ?
Il faut dire qu’entre un reconfinement mi-figue mimolette (dont les règles oscillent entre Kamoulox et chante-sloubi), des drames affreux récupérés de manière cynique et morbide par des obsédé·es du solutionnisme compulsif, la théâtralisation de jeux électoraux dont les conséquences risquent de n’amuser personne… Comment garder l’esprit sain ?
La solution est apparue au petit Pierre-Yves, 42 ans, alors que l’application Twitter l’entraînait dans un scroll infini. Les tweets anxiogènes défilaient sous ses yeux jusqu’à ce que : Prout.
Mouah ah ah. J'achète !
Une autre disposition complète la loi du 28 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Elle prévoit un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende « le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit et quel qu’en soit le support, dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification d’un fonctionnaire de la police nationale ou d’un militaire de la gendarmerie nationale lorsqu’il agit dans le cadre d’une opération de police ».
Le texte est suffisamment large pour frapper ceux qui diffusent des images de policiers, accusés de violence injustifiée sur des manifestants, tout en appelant sur les réseaux sociaux à des mesures de représailles.
Et pendant ce temps, en Chine, l'autre pays des droits de l'homme :
En Chine, une nouvelle réglementation donne aux citoyens lambda le droit de prendre en photo et de filmer des policiers en exercice. Une annonce des autorités qui fait suite à la mort mystérieuse d'un jeune père de famille en détention.
via Seb
Je ne sais plus qui je dois remercier pour cette merveille, mais je pose quand même ça là.
Le texte, qui sera lu aux élèves ce lundi de rentrée, est en fait une version courte, expurgée des passages où Jaurès défend l’autonomie de l’enseignant et critique le recours excessif aux évaluations.
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Elle découvre que dans la version qu’elle vient de recevoir, il manque trois paragraphes. Et même que la «fierté alliée à la tendresse», mentionnée par Jean Jaurès pour expliquer la «grandeur» de l’enseignant, s’est transformée en «fermeté alliée à la tendresse» – le mot «fermeté» n’apparaissant à aucun moment dans la lettre.
Avis à toutes celles et ceux qui aiment à citer Orwell à tout bout de champ : c'est ça le monde de 1984 : la transformation du passé par la modification ou la suppression des archives.
Le texte d'origine est consultable ici : https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/3640/files/2020/10/Aux-instituteurs-et-institutrices-Action-socialiste-Jean-Jaures-Gallica-BnF.pdf (mais je l'ai déjà lu sur des journaux intègres, si, si, ça existe encore).
«Nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore !» Invité dimanche du 20 heures de TF1, Jean Castex a prononcé ces mots alors qu’il dénonçait «les justifications (face) à (l')islamisme radical», et appelait au «combat idéologique» pour gagner la «guerre». Si elle s’inscrit dans la pure tradition des croisades de la droite et de l’extrême droite contre toute forme de «repentance», cette affirmation apparaît pour le moins surprenante dans la bouche d’un Premier ministre dont le président, lorsqu’il était candidat à l’Elysée, avait qualifié la colonisation de «vraie barbarie» et même de «crime contre l’humanité».
Je vois que les vacances ont été profitables à l'extrême-droite.
Et puis la semaine dernière, j’ai demandé aux personnels de l’Education nationale de témoigner. Et je vais vous dire un truc. Je n’étais pas prêt.
UN exemple parmi d'autres :
«Un cas de Covid chez un élève, qui n’a impliqué le confinement que de la moitié de la classe (il ne s’agissait que des noms que l’élève positif a donnés), alors qu’ils font sport ensemble et mangent ensemble sans masque. La direction n’a parlé du cas de l’élève, uniquement contrainte et forcée, car la colère grondait : on étouffe les cas, il faut faire illusion auprès du rectorat que la direction gère la crise et n’a aucun cas. Les élèves n’ont pas été prévenus, ni les familles, ce qui pourtant aurait été incitatif à mettre les masques correctement.»
Mais aussi :
«Je pourrais aussi parler des collègues qui viennent bosser alors qu’ils sont manifestement malades (personne n’a envie de perdre son jour de carence…).»
Ah, le jour de carence, ce privilège des fonctionnaires parmi tant d'autres...
Lors d’un hommage à Samuel Paty devant l’Assemblée nationale, Jean Castex, Premier ministre et monsieur déconfinement, a eu ce mot : «L’Education nationale, notre majorité l’a particulièrement choyée, et nous allons continuer de le faire.» Et bien apparemment, c’est dur d’être choyé par des incompétents.
La France a un incroyable talent : celui d’empiler des protocoles d’une complexité démente afin de mettre en place une réponse «graduée». Et à persister dans cette voie alors que, depuis le début de cette pandémie, le coronavirus profite systématiquement de la moindre faille pour nous déborder. Edouard Philippe parle de «doctrine», Jean-Michel Blanquer garde en réserve précieusement un plan de continuité pédagogique qui prend la poussière tandis que ses personnels achètent leurs propres masques, Jean Castex explique que son plan de déconfinement était parfait. Et les chaînes d’info qui ont laissé plateau ouvert à des charlatans narcissiques s’interrogent gravement : comment se fait-il que les Français n’aient pas vu venir la seconde vague ?
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Car il faut arrêter, enfin, avec ces excuses en mode «Oui, mais à l’époque personne ne savait», «La doctrine a changé», «Les scientifiques n’étaient pas d’accord», «Tout le monde s’est trompé». En février, nous demandions où était le stock pandémique de masques. En mars, nous conseillions à la population d’en coudre et d’en porter. En avril, nous parlions d’aérosolisation. En juin, nous alertions sur le risque de «Covid balnéaire» et de diffusion territoriale du virus. En juillet, nous pétitionnions pour le port du masque en lieu clos. En août, nous proposions le port du masque à partir de 6 ans et le maintien du télétravail. En septembre, nous déplorions le renvoi des vulnérables au travail sans protection. Pas parce que nous sommes des génies, mais parce que certains d’entre nous sont épidémiologistes, d’autres urgentistes, d’autres généralistes, que nous sommes confrontés à cette pandémie au quotidien, et que nous n’avons rien à vendre.
:(
J'avais ce lien qui trainait dans mes mails...
Des amitiés douteuses, des services qui se retournent contre toi, un beau-père raciste et un film de Dupontel : voilà comment on se retrouve dans le box des accusés du procès de Charlie hebdo.
Avec 5 ans de taule en prime, pour rien, selon toutes vraisemblances.