Cependant, si tous ces éléments continuent à être mis en place sur les serveurs, l'expérience de jeu sur TF2 aujourd'hui n'a plus grand chose à voir avec celle d'il y a dix ans. L'arrivée des tricheurs s'est intensifiée depuis le passage du jeu à un modèle free-to-play (2014) et depuis plusieurs mois, c'est une véritable guerre qui est menée à la fois sur les serveurs et les canaux de discussion pour empêcher le jeu de sombrer face à une menace d'une ampleur encore inégalée : les lagbots.
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On assiste donc depuis plusieurs mois et semaines à quelque chose d'assez inhabituel dans l'histoire de TF2. Les joueurs se retrouvent sur les rares serveurs communautaires disposant d'un budget et d'une équipe de bénévoles capable de mettre en place des moyens pour lutter efficacement. Ils se regroupent sur les réseaux sociaux et discutent, sur Steam ou Reddit, de possibles solutions pour faire face à cette crise. Certains cessent même de jouer pour le score au moment où un bot apparaît, et unissent leurs forces contre lui pour l'empêcher d'éteindre le serveur. Bleus et Rouges se retrouvent ensuite au spawn pour célébrer leur victoire face à l'envahisseur, et prennent des captures d'écran. Mais quand bien même ils auraient gagné une bataille déjà bien difficile, la guerre est perdue d'avance. Personne ne sait précisément d'où viennent ces bots, personne ne connaît les motivations de la ou les personne.s qui en sont à l'origine, et personne ne peut corriger ce que seul Valve a les moyens d'éradiquer.
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Se dire qu'un jeu qui réunit encore des centaines de milliers de joueurs chaque mois, qui génère encore des milliers de dollars et qui a donné à Valve l'idée d'implémenter du cosmétique monnayable dans la plupart de leurs titres, celui-là même qui fait partie de l'histoire du studio, est aujourd'hui laissé à l'abandon par ses créateurs. Aucun développeur de Valve ne s'est exprimé sur les réseaux sociaux, les forums de discussion ou en réponse à l'un des courriers qui débordent de la boîte mail du studio.On ne peut pas reprocher à Valve de ralentir le suivi sur un jeu sorti il y a treize ans. C'est normal de voguer vers d'autres horizons, de sortir de nouveaux titres et de se concentrer sur ceux qui sont les plus joués ou qui rapportent le plus d'argent. Il n'est en revanche pas normal de voir une communauté s'insurger de la sorte depuis des mois et de l'ignorer totalement, à l'heure où TF2 réunit plus de joueurs simultanés que Half-Life Alyx qui est sur toutes les lèvres. Valve doit beaucoup à ses joueurs et tandis qu'ils se gargarisent du succès de leur dernier jeu, il serait peut-être temps de se souvenir des gens qui sont là depuis des années, et qui voient aujourd'hui leur expérience de jeu gâchée par des joueurs toxiques. Ils ne demandent pas la lune, ils demandent simplement qu'on leur réponde.
Vraiment Valve, vous pourriez faire un effort.
Vu sur Mastodon : mieux que CDex : logiciel pour ripper les CD.
Efficace et rapide.
Il serait tout aussi faux d’affirmer que nous avons redécouvert le tragique, la mort, la finitude, etc. La tendance depuis plus d’un demi-siècle maintenant, bien décrite par Philippe Ariès, aura été de dissimuler la mort, autant que possible ; eh bien, jamais la mort n’aura été aussi discrète qu’en ces dernières semaines. Les gens meurent seuls dans leurs chambres d’hôpital ou d’EHPAD, on les enterre aussitôt (ou on les incinère ? l’incinération est davantage dans l’esprit du temps), sans convier personne, en secret. Morts sans qu’on en ait le moindre témoignage, les victimes se résument à une unité dans la statistique des morts quotidiennes, et l’angoisse qui se répand dans la population à mesure que le total augmente a quelque chose d’étrangement abstrait.
Un autre chiffre aura pris beaucoup d’importance en ces semaines, celui de l’âge des malades. Jusqu’à quand convient-il de les réanimer et de les soigner ? 70, 75, 80 ans ? Cela dépend, apparemment, de la région du monde où l’on vit ; mais jamais en tout cas on n’avait exprimé avec une aussi tranquille impudeur le fait que la vie de tous n’a pas la même valeur ; qu’à partir d’un certain âge (70, 75, 80 ans ?), c’est un peu comme si l’on était déjà mort.
Toutes ces tendances, je l’ai dit, existaient déjà avant le coronavirus ; elles n’ont fait que se manifester avec une évidence nouvelle. Nous ne nous réveillerons pas, après le confinement, dans un nouveau monde ; ce sera le même, en un peu pire.
"Beaucoup de pédiatres le disent, il y a plus de risques à rester chez soi que d'aller à l'école"
Il a osé.
A sa décharge, il n'est pas tout seul, et la machine à bullshit tourne à plein régime : la porte-parole du gouvernement affirme à tort que l'OMS a recommandé de tester seulement en avril...
J'ai dû tomber là dessus sur Mastodon.
C'est de circonstances.
Dans un futur proche, les professeurs ne donnent cours que devant une salle vide et une simple webcam, retransmettant la leçon sur internet. Un professeur d'histoire va voir son quotidien bousculé quand une élève franchit la porte de sa salle...
Partout les graphiques en attestent : la montée en puissance des tests n’existe pas.
Ils ont démarré en février pour les premières régions touchées, puis ils ont augmenté jusqu’au 23 avril. Ensuite, leur nombre stagne. Depuis le 20 avril, il diminue même chaque semaine soit le contraire des propos répétés du Premier ministre, Édouard Philippe, et du ministre de la santé, Olivier Véran.
Aujourd’hui, selon notre décompte, la France n’a en fait jamais dépassé les 150 000 tests par semaine. C’est dire si la marche pour atteindre les 700 000 est haute !
Monsieur B.Ouillon ne sait pas quoi faire de ses pommes de terres.
=> de la soupe ?
(sinon, faut-il vraiment rappeler le nombre de personnes sous le seuil de pauvreté dans ce pays ? les étudiants crève-la-dalle ? les vieux qui font les poubelles ? J'en ai des idées pour tes patates moi)
via Bronco
Il y a un mod Tank pour XCOM WotC :O
Pourquoi est-ce que personne ne me l'avait jamais dit ?
L’actrice Jeanne Balibar d’abord, à l’origine de la tribune du Monde signée par quelque sept cents personnalités publiques. Dans Les Inrocks, elle lance un cri d’alarme :
Il y a une urgence. Il y a tous les jours des gens qui vont basculer au RSA. Il y a des compagnies qui sont déjà en train de crever. Il y a de l’argent qui est là, déjà débloqué dans les régions, mais qui administrativement ne peut pas être versé parce qu’on ne remplit pas la règle du “service fait” – évidemment puisque les compagnies n’ont pas pu faire ce pour quoi elles étaient programmées. On est en pleine destruction, déjà, en ce moment – c’est pour ça que je refuse les invitations à m’épancher sur le “monde d’après”. Là on n’est pas après, on est pendant.
Un cri d’alarme qui est, n’ayons pas peur des mots, aussi un coup de gueule adressé aux pouvoirs publics français, dans l’espoir d’être entendue : "Il y a sept milliards qui ont été débloqués pour Air France. Très bien, mais combien pour nous ? En Allemagne, Merkel a débloqué 50 milliards. En France, les besoins n’ont pas été chiffrés. Alors on ne sait pas ce que l’Etat peut se permettre, mais de toute façon la notion de ce que l’Etat peut se permettre a complètement changé entre le 15 et le 17 mars. C’est une idée de l’humanité et de la France qui est en jeu : est-ce qu’on pense qu’on s’occupe de tous les êtres humains qui sont dans le territoire dont on a la responsabilité politique, ou pas ? Est-ce qu’on pense qu’on s’occupe de garder un secteur d’activité qui représente 5 % du PIB, ou pas ? Est-ce qu’on veut garder une puissance de création poétique, ou pas ? Ou est-ce que par incurie, on envoie des millions de gens à l’aide alimentaire, à côté de quelques propositions Netflix ou des jeux vidéo fournis par des gens qui ne payent pas leurs impôts en France ?"
Ashes of the Singularity: Escalation gratuit sur Humble.
Premier pays à avoir lancé le pistage du virus par smartphone de manière volontaire, Singapour lance un nouveau service liberticide, baptisé SafeEntry.
Les applications pour "tracer" les malades du Coronavirus : un (gros) pied dans la porte des libertés. L'exemple de Singapour. Édifiant (à ceci près que les singapouriens n'ont pas l'air particulièrement indisposés de la chose).
C'est incroyable. Ils n'en loupent pas une.
Tout ça est quand même très irrationnel.
des moyens de désinfection exceptionnels après 2 mois sans humain dans les lieux
- moyens qui ne pourront pas être répétés après chaque journée de classe où, là, des enfants auront vécu pendant des heures
C'est exactement ce que je pense. Et c'est pareil au travail. Que de l'esbrouffe.
"Bon ben là les étudiants ils crèvent la dalle, ils sont enfermés depuis 2 mois dans des chambres de 7 à 9 mètres carrés, ils sortent à peine pour tenter de grapiller un kilo de pâtes à une banque alimentaire, ils n'auront pas de job d'été à cause de la crise, ils se trouvent privés de formes vitales de sociabilités depuis déjà deux mois et peut-être encore pour quelques temps, ils sont flippés d'être privés de certains cours, ils sont ultra flippés de se ramasser à leurs putains de partiels ou d'examens, et là, l'institution dans sa grande bienveillance, son immense lucidité et son empathie constante, l'institution va donc leur proposer de les traiter comme des délinquants de base et faire du respect de leur vie privée le torchecul dont on craignait de manquer aux débuts de la pandémie."
Mon amour des gros mots m'a fait choisir ce passage en particulier, mais lisez tout l'article : il est terrifiant par ce qu'il révèle, de cette politique du "pied dans la porte" (ou de la grenouille dans la casserole, vous savez, au début l'eau est froide et elle bouge pas, puis on augmente un peu la température et elle ne bouge toujours pas... et à la fin elle est cuite). On commence à accepter des pratiques aussi indignes que douteuses soi-disant parce qu'on aurait pas le choix, et on se retrouve 5, 10 ou 15 ans plus tard dans un monde ultra-orwellien (je veux dire : pire que maintenant, si, si, c'est possible, regardez les chinois, ils y arrivent, eux, un exemple pour nous tous) et la grenouille est cuite.
Au passage, j'aime beaucoup beaucoup la partie sur l'efficacité des outils mis en place par les étudiants eux-mêmes (Discord), comparée à la machine à gaz administrative qui... qui fonctionne, juste fonctionne, on va dire ça.
Les super-héros, qui semblent dotés d'une force invincible sont en fait très vulnérables à l'air du temps, et évoluent régulièrement en fonction des attentes du marché, pardon, de la société. Et comme la demande est vaste, l'offre s'adapte. Les super-héros sont trop machos ? On crée Wonder Woman, car il y a suffisamment de lectrices (ou de lecteurs intéressés par un personnage féminin fort) pour que ça se vende. Les noirs revendiquent leurs droits ? Black Panther apparait (il y a aussi le moins connu Power Man, que j'ai découvert dans ce livre). Les super-héros ont ainsi épousé tous les changements de la société étatsunienne au cours du XXe siècle.
Une bonne idée de lecture.