Le Pen père, par un spécialiste. Instructif.
"J’apprends, au fur et à mesure de ma couverture du FN, que Jean-Marie Le Pen répète ses phrases polémiques jusqu’à ce qu’elles soient reprises par un média."
Permets-moi de m'inscrire en faux : regarde les hommes politiques (on va généraliser un peu hein ?), ça fait des décennies qu'ils "grenouillent et sautillent de droite et de gauche avec une sérénité dans l’incompétence qui force le respect" pour citer Desproges. Si ton raisonnement était exact, tous ceux qui n'ont pas obtenu les résultats escomptés à leur poste (autant dire quasiment tous) auraient du disparaitre de la circulation. Et je ne parle pas de ceux qui ont fait de la prison - ou qui auraient du en faire...
On peut étendre le raisonnement aux éditorialistes qui disent n'importe quoi : pourquoi sont-ils encore là ? Aux chercheurs qui écrivent des âneries dans des revues spécialisées juste pour publier et être bien notés, à ceux qui bidonnent leurs études, les journalistes qui ne vérifient pas leurs sources ou qui manipulent les faits... Pigé le concept ? Ils sont tous encore là, à part un ou deux boucs émissaires/disjoncteurs pour lesquels c'était vraiment trop voyant.
Même pour les entrepreneurs, ça ne se vérifie pas : "T'as foiré ! L'entreprise a perdu des milliards ! C'est très mal tu sais. On est pas content du tout. Allez viens, on va te faire un chèque qui permettrait de rembourser 14 fois la dette grecque."
Je pense que la véritable différence avec les USA et nous, c'est qu'ils savent donner une véritable chance à l'innovation, au lieu de caser quelques potes issus du sérail.
Formidable le titre de cet article.
Les victimes, ce ne sont pas les enfants noirs violés, mais les militaires français à l'honneur "sali".
Je devrais lire ce site plus souvent.
Voici un -long- texte que je conseille à tous ceux qui expliquent que :
Z'êtes pas obligés de tout lire, rien que 3-4 arguments suffisent à démontrer l'inanité et le caractère profondément raciste et patriarcal des "croisades anti-voiles".
Un des éléments les plus frappants de ce texte, c'est la mise en parallèle des arguments "anti voile" avec les mêmes choses "blanches", "occidentalisées" : la mini-jupe, les talons hauts, la femme objet, le topless, le corps objet de la femme d'une façon générale, l'obligation de séduction... que les contempteurs du voile ne songent pas une seconde à remettre en question. Pas plus que les problèmes d'égalité au travail, de violence conjugale, etc. alors qu'ils prétendent agir "pour les femmes".
Allez, juste UNE citation qui remet, au centre du débat du débat sur le voile, celle qui le porte :
"c’est aux femmes et à personne d’autre – et surtout pas l’État, et surtout pas cet État-là, profondément patriarcal – de disposer librement de leur corps, en cachant ce qu’elles ont envie de cacher et en montrant ce qu’elles ont envie de montrer, et en faisant elles-mêmes le choix de contester, transgresser ou respecter les normes de pudeur en vigueur dans leur environnement."
Superbement triste et avisée analogie.
"Quelle conclusion tirer de cette analogie ? Rien d’autre que ce que je viens de raconter :
Que dans la France d’aujourd’hui, c’est toute une classe dirigeante, et – hélas – une bonne partie de la société civile, qui se comporte comme une caricature de pilier de bar teigneux et paranoïaque.
Que c’est une minorité religieuse socialement reléguée, économiquement exploitée et politiquement stigmatisée qui en fait les frais.
Merci pour ce développement.
J'imagine en-effet que l'essentiel est d'au moins donner le choix à la victime, après, libre à elle de regarder ou pas, si elle s'estime préparée, le pire étant de tomber par surprise sur la chose désagréable.
Ton idée de se rapprocher des milieux associatifs/militants me parait excellente, justement pour éviter l'infantilisation - et du coup, je parviens à mettre le doigt sur ce qui me gênait dans cette histoire : la crainte d'une démarche qui ne serait plus volontariste et militante, mais obligatoire et... à côté de la plaque, comme la plupart des choses de ce genre imposées "par le haut".
"Dans les commentaires d'une photo publiée sur cette même page, l'activiste raconte qu'un trou dans la chaussée, présent depuis au moins huit mois, a ainsi été comblé en moins de 48 heures après la réalisation de son dessin."
Je crois que ce monsieur vient de trouver LA solution à tous les problèmes du monde. Dessinez des bites sur tout ce qui ne va pas. On va pas pouvoir tout régler tout de suite, mais on va s'y attaquer !
via http://shaarli.mydjey.eu/?1X0Jmw
Je le savais, mais je ne me souvenais plus pourquoi ^^
Pour mémoire.
Je connais comme tout le monde le "trigger warning", mais je ne savais pas jusqu'alors que ça s'appelait comme ça.
Intéressant article, où il est difficile d'avoir une conclusion tranchée. Le nombre d'événements susceptibles de faire resurgir un mauvais moment à quelqu'un est potentiellement infini, et rendre telle ou telle scène optionnelle, c'est finalement avouer qu'elle était inutile. D'un autre côté, rendre juste possible pour les personnes concernées de zapper le passage ne coûte pas plus cher, et permet de préserver lesdites personnes. Mais on tombe alors dans le risque du spoiler : "Attention, un des personnages principaux va se suicider au cours de cet épisode. Voulez-vous vraiment le regarder ? Y/N"
Au passage, cet article m'a conforté dans mon envie de jouer un jour à Life is strange, repéré il y a quelques mois : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?o16rpw
Merci ! Je retiens pour plus tard.
C'est vrai que le scénar à l'air bien déjanté.
Il manque la case où les précochés décochés re-rentrent par la fenêtre...
Un générateur aléatoire d'icônes uniques -non, de monstres !- à partir d'une chaîne de caractères.
via Kevin
Il se trouve encore des gens qui prennent le temps de lire les lois et d'en tirer des conclusions logiques. Si peu, hélas.
via des shaarlistes
"Philippe Varin, lui, n’a accordé aucune interview. Après le dévoilement la semaine dernière du montant de sa retraite chapeau, l’ex-PDG de PSA n’a rien dit. C’est Macron qui a parlé pour lui, en lui renouvelant sa confiance, comme PDG d’Areva"
via Kevin
Du coup, je suis tombé là dessus : http://www.franceculture.fr/emission-l-essai-et-la-revue-du-jour-la-fabuleuse-histoire-du-clitoris-revue-genre-sexualite-et-soci
"Il faut dire que le clitoris, s’il est repéré depuis longtemps, reste dans l’angle mort des manuels cliniques et des séminaires de sexologie. Il y a seulement quelques années, l’urologue australienne Helen O’Connell dénonçait le fait que lors des opérations de la prostate, toutes les précautions sont prises pour préserver les nerfs érecteurs alors que dans les interventions chirurgicales gynécologiques on ne se préoccupe aucunement de la neurologie intime des femmes. La raison en est que ce système nerveux n’est tout simplement pas décrit dans les traités d’anatomie.
Et pourtant, il fut un temps pas si lointain où les médecins considéraient l’orgasme comme un remède à la neurasthénie et à l’hystérie, suivant en cela la mécanique des fluides de haute époque hippocratique : pour maintenir les équilibres garants d’une bonne santé, point de rétention des humeurs corporelles et va pour l’orgasme médicalement assisté. Tout au long du XIXème siècle les femmes seules et dépressives, réputées inaccessibles à ces orages désirés, se faisaient manuellement stimuler la vulve par leur praticien préféré afin d’atteindre le nirvana. « Cette activité – nous dit l’auteur, sexologue clinicien, avec une pointe de nostalgie – représentait environ un tiers du chiffre d’affaires des médecins ». Une véritable rente sur un marché très stable, puisque les hystériques ne risquent pas de mourir de leur maladie, pas plus qu’elles ne peuvent en guérir. En revanche la pratique pouvait se révéler chronophage, certaines femmes nécessitant jusqu’à une heure de stimulation thérapeutique.
C’est sans doute pourquoi on imagina en contexte thermaliste un dispositif plus efficace pour ce siècle industriel, une machine qui peut à bon droit être considérée comme l’ancêtre du vibromasseur, d’abord à manivelles ou à pédales, puis à vapeur et enfin, grâce à la fée électricité, dotée d’une miraculeuse autonomie. L’auteur note au passage que le vibromasseur allait être le quatrième appareil électrique à apparaître sur le marché, bien avant l’aspirateur. Sinon c’était la douche, le jet orienté par un opérateur entre les cuisses, on appelait ça la « physiothérapie » et l’on croit savoir que ce massage vulvaire hydraulique, communément appelé douche clitoridienne, contribua grandement à la prospérité des établissements de cure thermale. "
J'aime ce sens de l'efficacité. Mais faut reconnaitre que c'est un chouïa plus bruyant qu'une guillotine.
Vous remarquerez -outre le fait que les couples homosexuels n'ont apparemment jamais mal au dos- que le monsieur est toujours dessus.
Intéressant. A garder en tête pour l'année prochaine.
via http://shaarli.zeseb.fr/?oCBXqA