Le genre de jeu qui me tente mais où j'ai peur de rien paner et de l'abandonner au bout de 2h...
Alors : j'ai commencé à jouer à Citizen Sleeper il y a quelques jours, et c'est exactement ce qui est annoncé dans cet article que j'ai partagé en février : c'est un récit (plutôt qu'un roman) de SF.
L'interface est minimaliste, ce qui ne l'empêche pas d'être belle ; le gameplay aussi, ce qui ne l'empêche d'être prenant.
L'action se déroule dans une vaste station spatiale, dont on découvrira de nouveaux panoramas au fil de la progression de l'histoire (de manière très prosaïque : on va pouvoir faire défiler l'image un peu plus loin, et cliquer sur de nouveaux items).
Le gameplay est minimaliste : l'action se déroule en "cycle", qui sont de fait des tours de jeu et que l'on peut voir comme autant de journées (mais pas nécessairement) ; à chaque cycle, on peut réaliser un certain nombre d'actions, certaines dépendantes des dés attribués semi-aléatoirement au début du cycle, d'autres tributaires des objets trouvés ou de l'argent gagné. Et il suffit juste de faire glisser un item dans la case d'interaction et/ou de cliquer un bouton pour faire avancer l'action.
Pour le reste, il suffit de lire : description, dialogues avec les différents personnages... On passe effectivement pas mal de temps à lire, mais ce n'est pas Dune non plus, ça va assez vite. Les interlocuteurs sont des images fixes, un peu comme dans un visual novel, mais dessinés différemment que l'image de fond (la station) sur laquelle ils se détachent, dans un style cyber-punk ; et ils ont évidemment chacun leurs caractéristiques. Certains sont sympas... d'autres beaucoup moins.
Comme déjà dit, on incarne un "dormeur" en cavale, une sorte d'androïde dans lequel on a mis un esprit humain, sorte de néo-esclave au service d'une corporation. On se retrouve très vite au centre d'un écheveau d'obligations intriquées les unes dans les autres, où l'on doit concomitamment assurer sa survie (notre corps est dotée d'une forme d'obsolescence programmée), se montrer redevable envers plusieurs personnes, découvrir les mystères de la station, ces 3 principaux objectifs, comme je l'ai dit, étant, par une astuce scénaristique, étroitement dépendants les uns des autres.
Le jeu est construit sur le principe du "one more turn" : à chaque tour, il y a toujours quelque chose à faire ; et à chaque tour, vous devrez faire des choix parce que vous n'aurez jamais assez d'actions (représentées par les dés) pour tout faire. D'où l'envie de faire un tour de plus, et encore, et encore un...
Ne cherchez donc aucune information supplémentaire sur "Undertale", idéalement oubliez même tout ce que je viens de vous raconter, et faites le grand saut. Retenez simplement que ce jeu est capable de tester aussi bien les limites de votre détermination que celles de votre propre humanité.
2,49€ sur Steam en ce moment.
Je continue à m'amuser à reshaarlier des trucs...
Je pose le contexte : nous sommes en août 2017, aux USA. Quelques jours plus tôt, à Charlottesville, un rassemblement (pacifique) contre l'extrême-droite a dégénéré, conduisant à la mort d'une militante antiraciste, écrasée par une voiture bélier conduite par un néonazis.
Extrait :
Comme exaspéré par les multiples commentaires jugeant sa réaction tardive et ambiguë, M. Trump a réitéré son premier jugement. Depuis sa Trump Tower new-yorkaise, il a réaffirmé qu’il y avait eu, à Charlottesville, « des torts des deux côtés », mettant sur le même plan l’extrême droite et une extrême gauche (une « alt left » inventée pour l’occasion) « très très violente ». L’un des responsables du Ku Klux Klan n’a pas tardé à saluer cette condamnation des « terroristes de gauche », tandis que plusieurs responsables des républicains, et jusqu’au chef des marines, dénonçaient ce nouveau revirement.
Ça vous rappelle quelque chose ? Un petit air de nini ? Un petit goût de cendre dans la bouche ?
C'est normal.
Ah, Marine Le Pen reprend le grand air de la victime qui a si largement contribué à son succès. Ça nous avait tellement manqué.
Equivalent à about:processes
Je vais tâcher de le retenir !
Je pose ça là.
Une triste idée a commencé à germer selon laquelle un pays ingouvernable – où le parlement serait brisé en trois minorités, où l’antiterrorisme serait devenu le droit ordinaire, où l’état d’urgence serait signe d’une urgence de l’État, comme l’État métropolitain prétend encore être facteur de paix en Kanaky au moment où chacune de ses décisions font tout sauter des anciens destins – ce n’est pas à une démission présidentielle qu’il faudrait s’attendre, mais à la mise en œuvre – légitimée par la chaleur tendue des circonstances – de l’article 16 – octroyant les pleins pouvoir au Président. Alors, nouveau de Gaulle de la médiocrité historique, le monarque pourra se donner à cœur joie de « refonder », par le haut, les institutions dont le fonctionnement ordinaire aura été, pendant des années, par lui-même, démantelées.
Un mod pour améliorer la traduction française de Balatro.
Je retombe sur cet article de Canard PC à propos de Midnight Suns.
Mais si les bastons sont accueillies avec un sourire, impossible de retourner dans le repaire sans soupirer, rien qu'à l'idée de passer des plombes à naviguer de tâche en tâche et en écoutant des dialogues d'une platitude sans nom.
J'ai du jouer 2h à Midnight suns (gratuit que l'Epic Game Store il y a quelques semaines), et j'avoue : qu'est ce qu'ils sont chiants les passages à l'Abbaye, le repaire des supers !
Après, je suis aussi d'accord avec l'article en ce qui concerne les combats : si vous êtes fan d'XCOM, les combats ne sont pas super intéressants. On est très vite limité dans les possibilités tactiques, c'est dommage, parce que j'aimais bien cette pettie touche d'aléatoire apportée par le fait d'avoir des cartes à jouer à chaque tour, et pas des actions déterminés par la classe du héros.
Le très attendu Frostpunk 2, qui aurait dû sortir le 25 juillet pour nous faire oublier la canicule, sortira finalement le 20 septembre pour nous faire oublier la guerre civile.
Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer.
Au contraire du Nouveau Front populaire, la « dynamique » du RN est célébrée par Pascal Praud, Cyril Hanouna et leurs obligés. En filigrane, l’inaction de François Hollande et d’Emmanuel Macron, qui avaient chacun fait la promesse de réformer l’autorité indépendante sans jamais la réaliser, est pointée. « Ni l’un ni l’autre n’ont pris le temps de remettre à plat les règles du régulateur. On risque de le payer très cher », cingle un ancien membre qualifié du collège de l’Arcom. « De toute façon, si le RN arrive au pouvoir, il n’y aura peut-être plus de régulateur dans trois semaines », souffle un haut fonctionnaire, très inquiet pour la survie de l’institution.
L'article évoque aussi, et c'est ça qui me fait le plus mal, "une couverture éditoriale souvent hostile [au Nouveau Front Populaire], y compris sur le service public".
Que les médias de Bolloré favorisent l'extrême-droite, je comprend, mais les autres ? Pourquoi ?
Tout est foutu.
Depuis le temps que c'est dans mes onglets ouverts, je me le recopie ici :
Dans la presse fleurissent des récits sur le rôle d'une petite bande de conseillers, dont le conseiller mémoire, Bruno Roger-Petit, et l'ancien sénateur LR Pierre Charon, qui se targuent d'avoir soufflé l'idée de la dissolution. "Les parquets des ministères et des palais de la République sont pleins de cloportes, fustige Bruno Le Maire sur TV5 Monde le 18 juin. Ils sont dans les parquets, dans les rainures du parquet, il est très difficile de s'en débarrasser."
Cette violence. Il y aura sans doute des livres à écrire, dans le futur, sur le rôle de ces "conseillers-cloportes".
Mais dans l'immédiat, je ne peux m'empêcher de poser la question : qui, dans le spectre politique, déshumanise ainsi ses adversaires ou ses contradicteurs ?
Vraimant, vous ne voyez pas ?
Ils sont tellement gangrenés par l'extrême-droite qu'ils en reprennent les thèmes, les éléments de langage, les tics et les obsessions.
J'aimerais qu'un·e expert·e en data visualisation fasse un truc où l'on verrait le taux de "VRAI" et de "FAUX" par "bloc" (RN, NFP, Macron et son orchestre). Je pense que ce serait instructif sur le degré d'inepties des propositions du RN. Les autres mentent aussi, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais Bardella, c'est un festival de conneries tout de même.
Un point sur lequel j'espère faire de la surinterprétation :
Dans Le Télégramme, mercredi matin, Marine Le Pen avait estimé qu'Emmanuel Macron serait ne serait chef des armées qu'"à titre honorifique" .
Vous savez comment ça s'appelle ça ?
De la sédition.
Il [Emmanuel Macron] a aussi semblé nuancer sa mise sur un pied d'égalité des "deux extrêmes", comme il les a désignés, le RN et La France insoumise, "et ceux qui les suivent". "J'ai eu l'occasion de dire qu'à l'extrême gauche des gens avaient tenu des propos sur l'antisémitisme ou la violence, sur l'antiparlementarisme, que je désapprouvais, qui sortaient de l'arc républicain, a-t-il affirmé. Mais je ne fais pas une confusion générale avec l'ensemble d'autres formations politiques."
Encore un pompier pyromane qui constate un peu tard que jouer avec des allumettes dans une pinède lors d'une canicule n'était peut-être pas une très bonne idée.
J'en ai marre, mais marre.
S'il est autorisé de baisser la TVA sur le gaz et l'électricité, ce n'est pas le cas pour le carburant. Pour ce faire, le RN compte demander à l'UE une dérogation, impossible à obtenir selon le droit européen actuel.
C'est pas grave, sont pas à un mensonge près. Comme le dit la formule consacrée, les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Traduisons-les : "C'est nous ou le chaos".
Aucune honte.
Marine Le Pen "désavoue" son député. La leader du Rassemblement national a réagi aux propos de Roger Chudeau, député sortant RN du Loir-et-Cher, qui a estimé, jeudi, qu'un membre du gouvernement ne pouvait pas être binational, car cela posait un "problème de double loyauté". "Je suis un peu estomaquée que notre collègue Chudeau (...) puisse exprimer un avis personnel totalement contraire au projet du Rassemblement national", a déclaré Marine Le Pen sur Europe 1, vendredi 28 juin. Jordan Bardella "ne laissera pas les choses en état", a-t-elle affirmé. Suivez notre direct.
Pompier pyromane. Vas-y, rame, on regarde.
Dès que le peuple de France m'appellera à la magistrature suprême, j'enverrai deux types de joueurs en cour martiale : les psychopathes qui racontent que le gamepad est plus précis que la souris dans les jeux de shoot, évidemment, mais aussi les détraqués qui mettent une critique négative à un jeu sur Steam alors qu'ils y ont joué 300 heures.
Bienvenue dans l'Ackboocratie !