Nous célébrons cette année le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire : Yslaire, l'auteur de la série culte Sambre, replonge dans la matière sulfureuse des Fleurs du mal, avec le regard de sa principale muse, Jeanne Duval, qui en est la narratrice. "Vénus noire" aimée et maudite par le poète, elle lui inspira La Chevelure, Sed non satiata et même La Charogne.
Attention, BD NSFW !
Un excellent article de Martin Winckler sur un sujet qui me tient à cœur.
Aujourd'hui je vais juste parler de terminologie. Des mots qu'on emploie et de ceux qu'on pourrait choisir (il me semble) employer à leur place.
Et donc le mot d'aujourd'hui est "euthanasie".
Étymologiquement, ça vient du grec et ça signifie "bonne (eu) mort (thanatos)"
Quand on le dit, ça sonne furieusement à mes oreilles comme "état nazi" et je ne suis pas sûr d'être le seul à entendre ça, de manière plus ou moins subliminale. Entendu comme ça, ça fait peur. Et il y a de quoi.
[...]
Le mot "euthanasie", avec sa polysémie, noie le poisson. Qui n'avait rien demandé. Il masque totalement que dans le débat actuel, la question est avant tout celle de la liberté de mourir quand et comment on le décide et le choisit.
[...]
Il s'agit d'une procédure médicale : la personne qui veut mourir ne veut pas se pendre, se noyer, se défenestrer, se tirer des chevrotines dans la bouche ou avaler de la mort aux rats.
Elle désire mourir sans souffrance et sans faire souffrir son entourage, grâce à des méthodes contrôlées et dont les effets sont connus. La pharmacopée n'en manque pas.
Le rôle médical est là, et seulement là : lui procurer (et, éventuellement, administrer si la personne ne peut ou ne veut le faire elle-même) les médicaments qui lui permettent de mettre fin à sa vie 1° sans souffrir et 2° au moment qu'elle aura choisi.
(Oui, oui, j'en entends dire "Mais un médecin c'est pas fait pour tuer"... Et encore une fois ces personnes-là ne voient pas l'essentiel, à savoir qu'il s'agit d'une décision prise par la personne soignée, et non par les médecins. Et qu'elles ont toute latitude pour se démettre, comme pour n'importe quel soin.
On ne demandera pas aux professionnelles opposées à l'aide médicale à mourir de la pratiquer, tout comme on ne force pas des personnes opposées à l'IVG de les pratiquer. Elles le feraient mal.
[...]
Tout ça est simple, il me semble. A dire, à définir, à comprendre et à réglementer. Et à celles et ceux qui commencent à émettre des objections, je répondrai simplement : Suisse, Luxembourg, Belgique, Pays-Bas, Canada, Colombie, Oregon... Ces états ont légiféré/réglementé. Pour certains, depuis trente ans. Et leur société ne s'est pas engouffrée dans le chaos. Alors, encore une fois, qu'on arrête d'emmerder le monde avec des objections qui ne tiennent pas debout.
[...]
Bannissons le mot "euthanasie" du vocabulaire et donc du débat.
Parlons désormais d' "aide/assistance médicale à mourir".
Car cela permettra de mieux voir l'enjeu central :
Dans une société qui se dit démocratique et dont la devise est "Liberté, Egalité, Fraternité", les citoyennes doivent pouvoir décider de mourir librement et selon leurs propres termes, avec l'aide des professionnelles de santé qui sont prêtes à les accompagner.
Je ne sais pas si la société française et ses élues de tous genres sont prêtes à voter une loi qui irait dans ce sens, mais appelons au moins les choses par leur nom.
Le théâtre russe du Bolchoï a présenté mercredi soir le nouveau ballet "Orlando" basé sur le roman éponyme de Virginia Woolf, dont le héros se transforme en femme
Dans un pays qui criminalise l’homosexualité (et qui contrôle en sous-main la Tchétchénie, où les homosexuels sont torturés), c'est assez surprenant.
J'ai beaucoup trop ri par rapport à l'intérêt de la chose xD
Allez hop, encore une idole déboulonnée. C'est une vraie surprise pour moi, je ne suis pas assez le milieu du logiciel libre pour avoir été au courant de la merde qu'il avait dans le cigare, et pourtant ce ne devait pas être un secret, étant donné que ces prises de position sont publiques. Zou, poubelle le RMS.
Je hais les hommes, par Martin Winckler.
Depuis l’affaire Feller, les tournois d’échecs ne sont plus les mêmes. Les organisateurs utilisent des méthodes dignes du contre-espionnage pour lutter contre la fraude. Le moindre engin électronique est proscrit dans la salle de jeu, même éteint. À l’entrée, on passe au détecteur de métaux et il y a des brouilleurs d’ondes dans les bâtiments. Les arbitres mènent des fouilles aléatoires sur les joueurs (tout refus entraîne une exclusion). Les mouvements du public sont observés par des spécialistes. Des statisticiens analysent chaque partie. Des délais de retransmission télévisée de quinze minutes sont imposés pour éviter toute intervention d’un complice situé à l’extérieur. Le plus étonnant, c’est que malgré ces mesures, le climat reste lourd...
Un énième article sur la classification PEGI.
Comment ne pas se faire avoir avec des numéros surtaxés à 0,70 €/min ? Voici la liste des services clients gratuits.
Grinçant. (et magnifique démonstration de robotsanstêtisme de Google au passage, qui a supprimé la vidéo de la chaine d'Aleveque)
via rivers
Que dire afin de vous donner envie ? Que le jeu a un vrai petit moteur physique qui oblige l'architecte viking à placer soigneusement poutres et toiture pour éviter que le cabanon ne s'effondre ou soit ravagé par les éléments. Que les options de construction permettent de faire des maisonnettes splendides, avec des coins pour les toits, des poutres à 45° et 26°, des demi-murs, des croix de soutien. Ah oui, il y a aussi ce détail qui m'a fait chialer comme un gamin rencontrant le père Noël : le jeu gère l'intoxication à la fumée. Si vous voulez un feu de bois dans votre villa (indispensable à l'obtention du bonus de confort maximum), il faut prévoir un conduit de cheminée pour l'évacuation. Avec un petit toit au bout, pour éviter que la pluie ne ruisselle et vienne éteindre le feu. C'est si beau. Si raffiné. Si sophistiqué.
C'est beau on vous dit.
Mis à part les commentaires sexistes de quelques beaufs en train de crever dans leur vomi, la réception du happening est plutôt positif.
C'est à crever de constater que si tu veux qu'on s'intéresse à ce que tu dis, il faut soit faire la grève de la faim, soit se foutre à poil pour choquer le bourgeois.
Merci pour Philippe Etchebest : non, merci, vraiment, c'est pas la peine. On va réouvrir les restau, déconnez pas.
Je pense de plus en plus que je suis le clone caché de Boulet ^^
Sauron had the ring for 1850 years
Isildur : 2
Was in a river : 2520
Déagol : About 5 minutes ?
Gollum : 478
Bilbo : 60
Frodo : 17The river was the lord of the ring.
Vu sous cet angle...
Je pose ça là.
Je ne sais pas trop quoi en penser.
(jamais entendu parler de ce média avant, au passage, mais je vois qu'ils ont réunis 800k euros sur kiss kiss bank bank, ce qui tendrait à crédibiliser les affirmations du démissionaire).
Là-dessus, on l'invite à "Arrêt sur images". Sans arrière-pensée, hein. Juste parce que le spectacle est nouveau, et sympathique a priori. On aime bien ce qui est nouveau, ici. On en est curieux. On aime bien entrer dans la mécanique, et décortiquer le machin, tenter de démêler la part de nouveauté de la recette, et l'arrière-goût de la vieille marmite, si possible avec les acteurs eux-mêmes. Croyez-moi ou pas, mais on est "a priori" bienveillants nous mêmes. Bienveillants mais méfiants. Méfiants mais bienveillants. On essaie de disjoindre bienveillance et complaisance. Tout nous, quoi. On passe par tous les services de presse possibles. On ne reçoit jamais aucune réponse. Les seuls avec qui Samuel Etienne se trouve soudain amputé de sa bienveillance habituelle, c'est nous. Bon, c'est son droit, on a l'habitude.
[...]
Sans être dans le secret des conseillers en com' des politiques, je les entrevois aisément la langue pendante, comme les personnages de Tex Avery, faisant la queue dans l'antichambre de Samuel Etienne : et moi ? Et moi ? Et mon ministre ? Et mon secrétaire général ? Le premier élu, François Hollande, a été invité lundi soir. Deux petites blagues sur Macron, un aveu sur les entrecôtes frites, qui lui ont tant manqué à l'Élysée. Hop, c'est passé. Du coup, devine qui vient twitcher dimanche ? Un nommé Jean Castex, dit "Doublepeine" quand le jeudi soir à la télé il nous annonce que nous sommes formidables, et que si on continue à être formidables, les restaurants pourront rouvrir en 2023. Voilà. C'était donc ça : une nouvelle ruse de la com'. À en croire les premières réactions de sa communauté, et Samuel Etienne lui-même qui a été obligé de se justifier, cette fois ça risque de bien moins passer. Fin d'une blague.
Toute personne ayant grandi dans les années 80 en a gardé une tendresse pour le pixel-art.
Oh oh ! Je n'ai pas encore tout lu d'Ursula Le Guin ! Cool !
via Riff