Equivalent à about:processes
Je vais tâcher de le retenir !
Je pose ça là.
Une triste idée a commencé à germer selon laquelle un pays ingouvernable – où le parlement serait brisé en trois minorités, où l’antiterrorisme serait devenu le droit ordinaire, où l’état d’urgence serait signe d’une urgence de l’État, comme l’État métropolitain prétend encore être facteur de paix en Kanaky au moment où chacune de ses décisions font tout sauter des anciens destins – ce n’est pas à une démission présidentielle qu’il faudrait s’attendre, mais à la mise en œuvre – légitimée par la chaleur tendue des circonstances – de l’article 16 – octroyant les pleins pouvoir au Président. Alors, nouveau de Gaulle de la médiocrité historique, le monarque pourra se donner à cœur joie de « refonder », par le haut, les institutions dont le fonctionnement ordinaire aura été, pendant des années, par lui-même, démantelées.
Un mod pour améliorer la traduction française de Balatro.
Je retombe sur cet article de Canard PC à propos de Midnight Suns.
Mais si les bastons sont accueillies avec un sourire, impossible de retourner dans le repaire sans soupirer, rien qu'à l'idée de passer des plombes à naviguer de tâche en tâche et en écoutant des dialogues d'une platitude sans nom.
J'ai du jouer 2h à Midnight suns (gratuit que l'Epic Game Store il y a quelques semaines), et j'avoue : qu'est ce qu'ils sont chiants les passages à l'Abbaye, le repaire des supers !
Après, je suis aussi d'accord avec l'article en ce qui concerne les combats : si vous êtes fan d'XCOM, les combats ne sont pas super intéressants. On est très vite limité dans les possibilités tactiques, c'est dommage, parce que j'aimais bien cette pettie touche d'aléatoire apportée par le fait d'avoir des cartes à jouer à chaque tour, et pas des actions déterminés par la classe du héros.
Le très attendu Frostpunk 2, qui aurait dû sortir le 25 juillet pour nous faire oublier la canicule, sortira finalement le 20 septembre pour nous faire oublier la guerre civile.
Je ne sais pas s'il faut rire ou pleurer.
Au contraire du Nouveau Front populaire, la « dynamique » du RN est célébrée par Pascal Praud, Cyril Hanouna et leurs obligés. En filigrane, l’inaction de François Hollande et d’Emmanuel Macron, qui avaient chacun fait la promesse de réformer l’autorité indépendante sans jamais la réaliser, est pointée. « Ni l’un ni l’autre n’ont pris le temps de remettre à plat les règles du régulateur. On risque de le payer très cher », cingle un ancien membre qualifié du collège de l’Arcom. « De toute façon, si le RN arrive au pouvoir, il n’y aura peut-être plus de régulateur dans trois semaines », souffle un haut fonctionnaire, très inquiet pour la survie de l’institution.
L'article évoque aussi, et c'est ça qui me fait le plus mal, "une couverture éditoriale souvent hostile [au Nouveau Front Populaire], y compris sur le service public".
Que les médias de Bolloré favorisent l'extrême-droite, je comprend, mais les autres ? Pourquoi ?
Tout est foutu.
Depuis le temps que c'est dans mes onglets ouverts, je me le recopie ici :
Dans la presse fleurissent des récits sur le rôle d'une petite bande de conseillers, dont le conseiller mémoire, Bruno Roger-Petit, et l'ancien sénateur LR Pierre Charon, qui se targuent d'avoir soufflé l'idée de la dissolution. "Les parquets des ministères et des palais de la République sont pleins de cloportes, fustige Bruno Le Maire sur TV5 Monde le 18 juin. Ils sont dans les parquets, dans les rainures du parquet, il est très difficile de s'en débarrasser."
Cette violence. Il y aura sans doute des livres à écrire, dans le futur, sur le rôle de ces "conseillers-cloportes".
Mais dans l'immédiat, je ne peux m'empêcher de poser la question : qui, dans le spectre politique, déshumanise ainsi ses adversaires ou ses contradicteurs ?
Vraimant, vous ne voyez pas ?
Ils sont tellement gangrenés par l'extrême-droite qu'ils en reprennent les thèmes, les éléments de langage, les tics et les obsessions.
J'aimerais qu'un·e expert·e en data visualisation fasse un truc où l'on verrait le taux de "VRAI" et de "FAUX" par "bloc" (RN, NFP, Macron et son orchestre). Je pense que ce serait instructif sur le degré d'inepties des propositions du RN. Les autres mentent aussi, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Mais Bardella, c'est un festival de conneries tout de même.
Un point sur lequel j'espère faire de la surinterprétation :
Dans Le Télégramme, mercredi matin, Marine Le Pen avait estimé qu'Emmanuel Macron serait ne serait chef des armées qu'"à titre honorifique" .
Vous savez comment ça s'appelle ça ?
De la sédition.
Il [Emmanuel Macron] a aussi semblé nuancer sa mise sur un pied d'égalité des "deux extrêmes", comme il les a désignés, le RN et La France insoumise, "et ceux qui les suivent". "J'ai eu l'occasion de dire qu'à l'extrême gauche des gens avaient tenu des propos sur l'antisémitisme ou la violence, sur l'antiparlementarisme, que je désapprouvais, qui sortaient de l'arc républicain, a-t-il affirmé. Mais je ne fais pas une confusion générale avec l'ensemble d'autres formations politiques."
Encore un pompier pyromane qui constate un peu tard que jouer avec des allumettes dans une pinède lors d'une canicule n'était peut-être pas une très bonne idée.
J'en ai marre, mais marre.
S'il est autorisé de baisser la TVA sur le gaz et l'électricité, ce n'est pas le cas pour le carburant. Pour ce faire, le RN compte demander à l'UE une dérogation, impossible à obtenir selon le droit européen actuel.
C'est pas grave, sont pas à un mensonge près. Comme le dit la formule consacrée, les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
Traduisons-les : "C'est nous ou le chaos".
Aucune honte.
Marine Le Pen "désavoue" son député. La leader du Rassemblement national a réagi aux propos de Roger Chudeau, député sortant RN du Loir-et-Cher, qui a estimé, jeudi, qu'un membre du gouvernement ne pouvait pas être binational, car cela posait un "problème de double loyauté". "Je suis un peu estomaquée que notre collègue Chudeau (...) puisse exprimer un avis personnel totalement contraire au projet du Rassemblement national", a déclaré Marine Le Pen sur Europe 1, vendredi 28 juin. Jordan Bardella "ne laissera pas les choses en état", a-t-elle affirmé. Suivez notre direct.
Pompier pyromane. Vas-y, rame, on regarde.
Dès que le peuple de France m'appellera à la magistrature suprême, j'enverrai deux types de joueurs en cour martiale : les psychopathes qui racontent que le gamepad est plus précis que la souris dans les jeux de shoot, évidemment, mais aussi les détraqués qui mettent une critique négative à un jeu sur Steam alors qu'ils y ont joué 300 heures.
Bienvenue dans l'Ackboocratie !
A trois jours du premier tour des élections législatives, pour lesquelles le Rassemblement national est donné favori dans les sondages, la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) relève dans son rapport annuel publié jeudi 27 juin un fléchissement de l'indice de tolérance à l'égard des minorités et une forte augmentation des actes racistes en France.
En clair, si Jordan Bardella s'appuie très largement, dans sa campagne pour les législatives, sur le programme de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2022, Gabriel Attal porte depuis plusieurs mois une politique éducative dont les mesures sont proches de celle de l'extrême droite.
Voilà, au moins ça, c'est dit.
Mais sinon, fofairebarrage à l'extrême-droite et l'extrême-gauche, SURTOUT la gauche, hein, donc fovoter pour M. Attal, il est si gentil.
Et la suite de l'article de nous expliquer qu'il y a des nuances : M. Attal est gris clair, alors que M, Bardella, il est gris foncé, vous voyez bien que ce n'est pas la même chose :
Pour le comportement :
Jordan Bardella prévoit également de créer des "centres spécialisés" pour les élèves perturbateurs, une idée qui se rapproche de celle lancée par Gabriel Attal en avril, le placement en internat pour prévenir la délinquance. Autre mesure autour de l'autorité, plus symbolique cette fois, le RN souhaite rendre obligatoire le vouvoiement des enseignants par les élèves.
Bref, t'as le choix entre la réouverture des bagnes pour enfants et l'internat. Sur ce coup, y'a pas photo, il y a une vraie différence.
Surtout, Claude Lelièvre perçoit "une mise au pas des enseignants". Il cite, programme du RN à l'appui, l'instauration de sanctions planchers pour les élèves, "qui devront être appliquées lors des conseils de discipline sous peine de sanctions contre l'encadrement des établissements". Mais aussi le renforcement de la neutralité des professeurs, avec "un accroissement du pouvoir de contrôle des corps d'inspection en la matière et une obligation de signalement des cas problématiques sous peine de sanctions à l'encontre des encadrants". Selon l'historien, une telle surveillance serait inédite "depuis Pétain".
Sinon, il y a aussi, côté FN :
Alors oui, le RN est pire, bien pire que Rennaissance. Mais je refuse de décerner un satisfecit à Macron, qui n'a fait qu'opérer un long, tranquille et décomplexé glissement vers l'extrême-droite. M'expliquer que manger mon vomi sera moins nocif que bouffer du caca ne va pas vraiment me convaincre.
Screenbound est un jeu en « cinq » dimensions. C’est-à-dire que vous incarnez à la fois un personnage qui évolue dans un monde en 3D charmant et coloré, tout en jouant à un jeu de plateforme en 2D sur une espèce de Game Boy. Chaque mouvement effectué dans l'un de ces deux univers affecte ce que vous faites dans l’autre.
Wanderstop se présente comme un jeu de gestion, dans lequel il faut décorer son salon, préparer des tisanes et les servir à sa clientèle. « Ne rien faire est tout à fait possible », assure la description du jeu. De la part de Davey Wreden [The Stanley Parable, The beginner guide] et Karla Zimonja (Gone Home, Tacoma), on s’attend forcément à un petit twist. Ça pourrait être un élément excessivement poussif, Alta qui nous fait un clin d’œil face caméra ou nous insulte copieusement pour l’obliger à s’adonner à des tâches aussi rébarbatives, un changement abrupt de gameplay, un narrateur qui nous rappelle que tout est vain et que le libre-arbitre n'est qu'un mensonge – mais il n’y a rien eu de tout ça lors de l’annonce, et il faudra attendre la sortie du jeu, plus tard dans l’année, pour enfin comprendre de quoi il retourne.
On y trouve notamment une bande-son composée de morceaux de DEVO, Roxy Music et Siouxie and the Banshees, des scènes impliquant des adolescents qui lévitent en plein ciel, chevauchent des brachiosaures, fuient la police et s’embrassent sur fond de soleil couchant. Le joueur est invité à revivre des moments-clés de l’existence des trois héros du jeu, ça sent le jeu narratif où il n’y aura pas grand-chose à faire si ce n’est rêvasser en écoutant de la bonne musique, et c’est pile ce qu’il me faut en ce moment.
Mais aussi :
Un jeu qui ressemble tellement au premier Life is Strange qu’il a été décrit comme « un meilleur Life is Strange que le dernier Life is Strange »