Sociétalement - et un peu plus sérieusement aussi - les trois grands fléaux des internets, les trois grands "risques" actuels qui se disputent la une de l'actualité, sont constitués du tiercé gagnant suivant :
- la désinformation (les Fake News mais pas que, les logiques d'influence, les rumeurs et hoax, etc)
- les contenus haineux
- (les tétons)[barré dans l'article] la pornographie (et les tétons aussi, et surtout quand même)
>Donc :
Or ce contre quoi les plateformes propriétaires - les "jardins fermés" comme les appelle Tim Berners Lee - luttent le plus activement et le plus efficacement ne sont ni les discours de haine ni le stratégies de désinformation, mais bien les contenus relevant de la nudité (souvent extensivement assimilée à de la pornographie).
Et ce que j'entends vous démontrer dans cet article est que qui vole un oeuf vole un boeuf et que qui censure des tits censure aussi des speechs. Allons-y.
Mince, je devrais le lire plus souvent lui.
L'analyse de Xavier de La Porte
Leçon 4 : Ce n’est pas la levée de l’anonymat sur Internet qui réglera les problèmes du harcèlement
… comme essaie de le faire croire le gouvernement, avec cynisme ou naïveté.
Tous ces gens ont opéré sous leur nom ou sous des pseudos qui les dissimulaient à peine. Et même, l’une des victimes, opérant dans les réseaux sous le nom de Daria Marx, a expliqué que c’est son pseudonyme qui l’a sauvée, elle lui permettait de mettre à distance les attaques dont elle faisait l’objet.
A méditer.
Un article bien mieux construit (et partant, compréhensible) que l'indigent article de Reflets cité hier. La mise en perspective et l'analyse sont intéressantes, ainsi que ce constat qui a dû être coûteux à son auteur :
Des noms que je connais, que j'apprécie, dont il m'est arrivé souvent de citer le travail. Vincent Glad bien sûr pour ne parler que du plus récent et de sa couverture du mouvement des gilets jaunes, mais aussi Alexandre Hervaud, Henri Michel, Guillaume Ledit. Bref. Des noms que je connaissais. On réagit toujours différemment aux histoires de harcèlement lorsque l'on connaît les gens, qu'il s'agisse d'ailleurs des victimes ou des coupables du harcèlement.
Intéressant contre-point à mon shaare précédent : les pitoyables tentatives de minimisation des soutiens du gouvernement. Après la panoplie habituelle sur l'air du "il l'a bien cherché", ils osent maintenant le "ce n'est pas la main, c'est seulement 4 doigts"
A suivre : t'es pas aveugle, il te reste un œil, la mâchoire pour manger c'est surfait, ce n'est pas un mort, c'est un regrettable accident, etc.
La liste est impressionnante, horrible, et les photos, font mal, très mal.
Pamela Lyndon Travers publie à partir de 1934 la série de romans Mary Poppins qui fut un succès mondial, dont les studios Disney ont très vite voulu s’emparer. Elle refuse pendant des années toute possibilité d’adaptation cinématographique de son histoire par Disney, mais après 20 ans de harcèlement elle finit par céder sous la pression et en raison de difficultés financières. N’ayant pas confiance dans ce monstre de l’industrie du cinéma, à juste titre, elle pose plusieurs conditions pour que ses personnages et leurs aventures soit respectés. Mais tous ses efforts ne suffiront pas, peu de ses conditions seront respectées et le film sortira finalement sans son consentement. Malgré cela, Mary Poppins reste un film bien loin des codes habituels de Disney, notamment de l’époque : il met en scène une famille dont la mère, suffragette, milite pour le droit de vote des femmes, et dont le père se fait humilier par ses supérieurs et licencier de la banque dans laquelle il travaille. Quant au rôle de Mary Poppins il permet de retrouver l’amour entre les membres de cette famille… en rompant avec l’oppression capitaliste.
A l’inverse, la suite du film Le retour de Mary Poppins sorti pour les fêtes de fins d’années rétablit une vision de la société selon Disney, qui symbolise et alimente une propagande capitaliste et patriarcale.
Ça me donne envie de revoir le "vrai" Mary Poppins, tiens.
Mais alors, comment faire pour choisir qui garder ? En ce qui me concerne, je suis allé directement sur Twitter et j’ai viré tout le monde ou presque à la chaine, sans trop réfléchir. Mais si vous êtes dans un mode de sélection un peu plus évolué que le mien, pauvre australopithèque que je suis, voici un outil qui s’appelle Tokimeki Unfollow qui vous y aidera.
L’idée est assez simple : une fois votre compte Twitter associé avec le site, celui-ci vous affichera les derniers tweets de chacun des gens que vous suivez. À vous de vous demander alors si ces tweets apportent de la joie dans votre existence. Si oui, cliquez sur « Keep ». Sinon, « Unfollow » direct.
Bon, on peut aussi quitter Twitter, et ses relents nauséabonds, mais il y a encore des gens intéressants qui ne sont pas sur Mastodon, alors bon. Je sens que je vais le tester, son outil.
Je pose ça là, c'est trop beau.
Pierre Ménès
Compte certifié @PierreMenes
12 févr.
Quand je vois les accusés de #laLiguedulol tout ce conglomérat de bobos suffisants et donneurs de leçons qui étaient en fait des harceleurs je suis amusé et choqués. Total soutien aux victimes. Est-ce le début d’un grand ménage sur Twitter ?Aude Gogny-Goubert
Compte certifié @AudeGG
En réponse à @PierreMenes
Dit le mec qui en pleine émission de télé sur laquelle je bossais m'a lancé: "Hey t'es en cuir toi ! T'es une salope"...Aude Gogny-Goubert
Compte certifié @AudeGG
20 hil y a 20 heures
En réponse à @AudeGG @PierreMenes
.... Et qui visiblement n'assume pas.
=> Blocage de @AudeGG par @PierreMenes
Un site qui permet de jouer les musiques contenues dans des fils Reddit, qu'il va récupérer sur Youtube ou Soundcloud apparemment.
Article à la con, oui. Je ne sais pas si cela est un précepte enseigné dans les écoles de journalisme, mais ça donne vraiment l'impression que "je n'ai rien à dire sur ce sujet, mais comme tout le monde en parle, je vais en faire un article"
... et je vais en profiter pour tirer sur un cadavre (ici OWNI), ça coûte rien, et ma fan-base appréciera. Même si il dit qu'il voit pas le rapport.
J'ai beau avoir lu l'article deux fois, je n'arrive pas à définir quel est le propos :
Non, décidément, je n'aime pas/plus Reflets (Rappel : https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?IzB-Fw)
via Tommy
2,4 milliards de dollars. C’est le revenu numérique de Fortnite en 2018, selon Superdata.
[...]
Si ces chiffres sont proches de la réalité, il est facile de comprendre pourquoi Epic tente de s’offrir une (nouvelle) belle image en lançant son magasin en ligne tout en laissant une belle marge aux développeurs. Mais n’oubliez jamais, Epic ce n’est plus Unreal Tournament ou Bulletstorm, mais le studio à l’origine d’un jeu free to play de merde qui vend des skins et des danses aux enfants.
Le titre est juste parfait.
Le prévenu, 37 ans, a pu être innocenté grâce au visionnage d’une vidéo réclamé par son avocate dans le cadre d’un supplément d’information.
Pendant les trois à quatre minutes qui précèdent son interpellation, il ne jette aucun projectile, alors que les forces de l’ordre affirmaient avoir lancé l’assaut juste après avoir reçu un palet métallique…
Le palet en question avait par ailleurs été glissé à l’intérieur de son sac à dos, où se trouvaient des protège-tibias, des gants et du sérum physiologique.
Je vais reprendre le leitmotiv d'une BD culte : Who watch for watchmen ? Qui nous protège de nos gardiens ?
Le plus fort, c'est que le type sera tout de même vraisemblablement condamné pour "rébellion". Et qu'à aucun moment, on ne parle d'éventuelles poursuites contre les fonctionnaires de police pour dénonciation calomnieuse et faux témoignage. Elle est pas belle la vie ?
Ni oubli, ni pardon :
Depuis ces révélations, de nombreux hommes ont pris la parole reconnaissant avoir fait partie de ladite « ligue » : Vincent Glad (Libération), Alexandre Hervaud (Libération) Olivier Tesquet (Telerama), Guilhem Malissen (Nouvelles Ecoutes), Sylvain Paley (Studio 404), Henry Michel, (rédacteur, créateur de podcast), Baptiste Fluzin (ancien directeur créatif), Stephen des Aulnois (rédacteur en chef du Tag Parfait), David Doucet (rédacteur en chef des Inrocks), Christophe Carron (rédacteur en chef de Slate), Renaud Aledo (communiquant).
[...]
Cyprien doute de la sincérité de ces excuses. « Ils essaient de se racheter une image, dit-il. Ils disent que Twitter c’était juste un espace pour bitcher, qu’on le faisait tous, mais c’est faux. Sur Twitter ce n’était pas comme ça. » Il ajoute que contrairement à ce qui a été dit, le harcèlement ne s’est pas arrêté en 2011. Il aurait reçu des messages des mêmes personnes jusqu’en 2014. « Ils adoraient la souffrance des autres, ajoute le youtubeur. Ruiner des carrières et ruiner des vies, c’était leur quotidien. »
Depuis vendredi 8 février, de nombreuses entreprises ont pris des décisions très fermes à l’égard d’anciens membres de ladite ligue. L’entreprise de podcasts Nouvelles Ecoutes a mis un terme à sa collaboration avec Guilhem Malissem, ex « pornkid ». Brain Magazine a dit suspendre le travail de Vincent Glad, qui gérait leur Page Président. Lui et Alexandre Hervaud ont été suspendus à titre conservatoire du média Libération. Guillaume Ledit a été mis à pied par Usbek & Rica. Stephen des Aulnois, fondateur du site sur la culture porno Le Tag parfait, a annoncé son retrait du poste de rédacteur en chef. Renaud Aledo a été mis à pied par son employeur Publicis. David Doucet a été mis à pied à titre conservatoire et une procédure de licenciement a été engagée.
Valérie Rey-Robert, qui tient le blog féministe «Crêpe Georgette», auteure du livre Une culture du viol à la française, qui sortira le 21 février, a aussi eu ces mots le lendemain : «Perso, je n’oublie rien. Les sales petits mecs. C’était il y a moins de cinq ans et ils sont désormais tous vus y compris par des féministes comme des gars cools et féministes ?»
Libé prend des pincettes pour parler de ses collaborateurs, mais nommons-les franchement (les noms sont dans l'article de toute façon) :
Cette histoire va au moins permettre de faire du ménage. Mais je ne me leurre pas : ces bons professionnels ne perdront leurs postes à responsabilité. Manquerait plus qu'on le refile à une femme !
Suivez-donc ce fil Twitter pour trouver des femmes admirables à suivre pour remplacer ces tristes sires :
https://twitter.com/patounesveneres/status/1094641156791681025
via https://twitter.com/ajplusfrancais/status/1094672851016179712
EDIT : mise à pied, suspension conservatoire, procédure de licenciement... Je dois reconnaître, et c'est une bonne surprise, que je me suis trompé. Le vent a tourné les mecs. Yeah.
Eh bé, y'a encore du boulot !
C'est le moment ou jamais de rappeler la fameuse phrase de Tomas Edison :
“Le génie est fait d'un pour cent d'inspiration et de quatre-vingt-dix-neuf pour cent de transpiration.”
"Nous avons découvert que, parmi le groupe de participantes à notre étude ayant reçu un traitement de l'infertilité, plus particulièrement une fécondation in vitro, 30,8 femmes sur 1 000 avaient vécu une complication grave pendant leur grossesse, comparativement à 22,2 femmes sur 1 000 qui avaient donné naissance à un enfant sans avoir reçu quelque traitement", explique l'auteure principale de l'étude, la Dre Natalie Dayan, clinicienne-chercheuse à l'IR-CUSM et Directrice de médecine obstétricale à la division de médecine interne générale du Centre universitaire de santé McGill.
Soit un écart de 0,86 points entre les deux groupes. Vous trouvez vraiment ce résultat significatif au point de faire tout ce FUD ?
D'autant plus que :
Les chercheurs ont analysé les données provenant de 813 719 naissances dans les hôpitaux ontariens entre 2006 et 2012. Ils ont identifié 11 546 femmes ayant conçu un enfant après avoir reçu un traitement de l'infertilité et les ont jumelées avec 47 553 femmes présentant des caractéristiques similaires et ayant conçu un enfant sans aide médicale. Les femmes qui conçoivent un enfant après avoir reçu un traitement de l'infertilité sont généralement plus âgées, sont plus souvent mères pour la première fois, primipares et portent plus d'un foetus, que les femmes qui conçoivent "naturellement", et ces caractéristiques impliquent souvent une grossesse à haut risque.
[...]
les chercheurs notent que "on ne peut pas encore conclure si ce sont les composantes précises du traitement ayant recours à la fécondation in vitro qui contribuent aux complications chez la mère, comme la dose d'hyperstimulation ovarienne ou bien le transfert d'embryons ''frais'' ou congelés, ou bien si ce sont les caractéristiques des femmes qui optent pour cette forme de traitement, comme leur âge ou leur état de santé."
Voilà. Tout ça pour ça.