Ça fout les jetons, ça fait vraiment le genre de cyber-attaque qu'on lancerait avant une guerre conventionnelle...
Or, c’est plutôt l’exact contraire que l’on observe : les enquêtes montrent que le RN reste une formation d’extrême droite (avec toutes les intolérances qui vont avec), dirigé par une petite élite chargée médiatiquement de sa dédiabolisation. Il faudrait sans doute en finir avec cette formule des brebis galeuses pour plutôt rappeler que les «dédiabolisés» sont l’exception et non la norme.
Le FN (RN si vous y tenez) est le parti de la politisation du racisme. Je suis tombé sur cette interview du même dans un podcsat que je en connaissais pas, c'est intéressant, je vous la conseille si vous préférez l'oral à l'écrit : https://www.reddit.com/r/france/comments/1s1qs8s/il_a_v%C3%A9cu_6_ans_avec_des_%C3%A9lecteurs_rn_pour/
Cette Une de The Economist est géniale : on y voit Trump, avec un casque iconique de la guerre du Viet-Nam qui lui tombe sur les yeux (on ne voit que sa bouche), avec comme titre : "Operation Blind Fury". Tout est dit.
J'ai ri.
[Description de l'image : lorsque l'on met le bout de deux doigts devant le trou du Blu-ray (bien nommé pour le coup...) du jeu Crimson Desert, cela donne l'impression que le personnage en armure imprimé sur le disque est cul nu...]
Je ne sais plus chez qui chez vu ça (Mastodon ?) mais ça à l'air cool !
... même si j'ai l'impression d'avoir lu cette histoire 50 fois.
Furolith assassine (à raison) le DLSS5 dans Canard PC :
Ces images disent des choses absolument terribles (quoiqu'absolument pas surprenantes) de la façon dont Nvidia, en tant qu'institution, perçoit désormais le jeu vidéo. En premier lieu, elle le voit avec des sensibilités visuelles que j'imagine tellement intoxiquées au slop, justement, qu'elles ne savent plus faire la distinction entre complexité et « photoréalisme », jusqu’à se permettre d'affubler ce deuxième qualificatif à des images montrant pourtant des invraisemblances physiques grossières : sources lumineuses artificielles invisibles, ombres portées informes, tone mapping incohérent au possible avec notamment une désaturation très excessive des zones à forte luminosité... Et puis, bien sûr, il y a le peu de cas qui est fait des intentions artistiques qui animaient les créateurs des jeux, l’IA se permettant d’altérer significativement les traits et expressions des personnages (quand bien même ce ne serait que par le truchement de la lumière) et les ambiances des lieux qu’elle dépeint.
À ce propos, énorme big up aux dessinateurs des gribouillis sous Paint qui font régulièrement office de placeholder et qui démontrent que l’utilisation d’IA générative pour un tel usage n’en vaut peut-être pas la potentielle sauce.
Allez, un p'tit tacle à Larian en passant (ils ne sont pas les seuls, mais ce sont eux qui ont le plus déçu / surpis d'avoir reconnu cet usage).
Niantic, la société qui développe Pokémon Go (cette merde) a utilisé (sans le consentement des utilisateurs-joueurs) leurs données personnelle pour éduquer des robots livreurs, rendus plus performants par 30 milliards de géolocalisation gratuite que s'ils utilisaient un GPS, car celui-ci ne passe pas partout.
Futur (de merde) <3
Je suis sûr que vous connaissez toustes ce truc... non ?
Si ce n'est pas le cas, attention, ne mettez-pas vos yeux dans cette animation géante (et régulièrement mise à jour) et bourrée à ras la gueule de référence au cm², vous risquez de vous faire pincer votre temps très fort !
C'est moche (la CAN retirée au Sénégal et donnée au Maroc pour des motifs tout à fait contestables) mais cela donne à voir, en creux, la nouvelle puissance footbalistique et de "soft power" du Maroc.
J'vous jure, suis tombé là dessus en cherchant complètement autre chose ! (au départ j'étais sur ces histoires de DLSS boosté à l'IA... et donc claqué au sol, mais passons).
Ce que dit ce sexologue -oui, on sait, vous l'avez vu à la télé mais on s'en fout- est FONDAMENTAL. Il parle d'éducation, il parle de pression sociale, et plutôt rarement d'hormones. Les CONNERIES que peuvent raconter les "influenceureuses" ou je ne sais quoi en revanche... ça fait peut. TRÈS peur. On a tout : l'injonction à la virilité, le culte de la "performance" (on parle de sexe hein...), des assertions pseudo-scientifiques quand ce ne sont pas des infos justes mais mal interprêtées.
ET, cerise infâme sur le gâteau dégueulasse, c'est TOUJOURS au niveau des femmes qu'il y a un problème (comme par hasard) : la femme qui a eu des expériences sexuelles avant TOI, elle produira moins d'ocytocine (faux), l'ADN des mecs qui sont passés avant toi va se mélanger au tien (on s'étrangle de rire), et j'en oublie.
Sans déc, regardez cette vidéo. Soit pour apprendre des choses, soit pour être effrayé par le niveau ahurissant de conner*e auquel on expose les gamins.
La bande-annonce a l'air sympa, et semble donner une bonne idée du genre du film ; du coup, je vais me dépêcher de lire le livre des fois que... En même temps c'est con, ça m'a complètement spoilé le bouquin !
Oh, j'ai bien envie d'aller le voir. (y z'ont tous l'air bien vénère dis donc)
J'ai du mal à accrocher aux bouquins, mais j'avais bien aimé les films de Denis Villeneuve.
(Oui je sais, ce n'est probablement pas une opinion populaire.)
SI ! Moi je suis d'accord !
Ok, ça sert à rien mais ça me fait plaisir de le dire :)
Petite question de bon matin : est-ce que vous vous rappelez quelle devait être la graaaaande cause des deux quinquennats d'Emmanuel Macron ? Mais oui, c'était bien la lutte contre les violences faites aux femmes. Alors certes, la macronie a connu les affaires Nicolas Hulot, Damien Abad, Gérald Darmanin, Benoît Simian, Pierre Cabaré, Stéphane Trompille, Jérôme Peyrat, Yves Blein, etc. On a aussi entendu le Président expliquer que Gérard Depardieu, mis en examen pour viol, est un «immense acteur» qui «rend fière la France», ou la première dame traiter des militantes féministes de «sales connes». Ça commence à faire beaucoup. Ajoutons désormais le cas Éric Dupond-Moretti. L'ancien garde des Sceaux n'est pas accusé de violences mais son comportement vis-à-vis de la députée MoDem Sandrine Josso pose question. En février, l'ex-sénateur Horizons Joël Guerriau a été condamné à 4 ans de prison dont 18 mois ferme pour avoir drogué l'élue centriste à son insu, dans le but d'avoir des relations sexuelles avec elle - il a fait appel de cette décision. Dans un documentaire du média Off investigation consacré aux violences contre les femmes en politique, Josso évoque le comportement de Dupond-Moretti à son égard après sa plainte en 2023. La députée, qui porte le combat contre la soumission chimique à l'Assemblée, obtient un rendez-vous avec le ministre de la Justice. «Il commence à sourire, à rire…, raconte Josse. [...] Vous portez un sujet sérieux et il y a quelqu'un en face qui rigole en me disant : "J'étais au courant tout de suite quand ça t'est arrivé." Et en même temps en me disant : "Tu ne vas pas me faire changer le code pénal." En fait, c'est sidérant.» Josse rapporte qu'elle a été «terrorisée» par «EDM» : «Il a fait en sorte de me faire peur.» Dupond-Moretti n'est après tout pas connu pour sa défense des victimes de VSS. Au contraire, l'ancien avocat de Georges Tron a un joli palmarès de sorties sexistes. En août 2023, en marge d'une manifestation de femmes seins nus, il avait ironisé sur l'absence de journalistes femmes topless devant lui. Il s'était également opposé à la création du délit d'outrage sexiste.
Chez POL du 10/03 (je remonte mon retard dans mes newsletters)
Vu à l'instant sur CanardPC :
Tenez, par exemple, rien qu'en lisant cette phrase, vous venez de faire une petite centaine de kilomètres, uniquement parce que la Terre tourne autour du soleil. Mais attendez. Le soleil tourne à toute berzingue autour du centre de notre galaxie. Et cette galaxie se déplace elle-même dans le vide cosmique à une vitesse de taré. Ça fait du mouvement, et c'est cela que calcule le site Cosmic Odometer.
La militante féministe a quitté le mouvement #NousToutes à qui elle reproche de ne pas avoir soutenu suffisamment les victimes du 7 Octobre.
Putain, ça fait mal de lire ça mais j'ai toujours un grand candide au fond de mon petit cœur.
Diane Richard reste de gauche et favorable au militantisme féministe intersectionnel, comme lorsque, en 2021, ancienne élève de Sciences-Po, elle rejoint à 25 ans le collectif féministe le plus important, #'NousToutes.
[...]
Confisqué, le féminisme le fut à son sens, dès 2022, lorsque l’antiracisme a pris le dessus chez #'NousToutes puis, après le 7 Octobre, lorsque dans une manifestation, le soutien «à la Palestine» exprimé par d’autres organisations présentes ce jour-là se greffe à la lutte contre les violences faites aux femmes et se double chez certains d’un soutien au Hamas. Diane Richard affirme que les viols commis le 7 Octobre sont passés sous silence, voire niés, et assure que cette attaque terroriste a été présentée comme un «acte de résistance».
[...]
Elle idéalise le collectif puis tombe de haut : la sororité affichée masque des rivalités et de l’agressivité. Lorsque Nahel Merzouk est tué par un policier le 27 juin 2023 et que, dans la foulée, des émeutes se déclenchent, Diane Richard observe des hommes racisés soupçonnés de violences sexistes et sexuelles être relayés sur les réseaux sociaux au nom de l’antiracisme par une poignée de féministes. Elle prend de la distance avec #'NousToutes à ce moment-là.
La rupture totale date du 7 Octobre. Le jour même, elle est sidérée à la fois par le massacre et par les réactions de personnalités féministes de référence comme Mona Chollet. Aux viols des femmes juives, #'NousToutes ne fait pas référence. Le 25 novembre 2023, lors d’une grande marche, des femmes juives du collectif #'NousVivrons sont empêchées par des hommes cagoulés, keffieh autour du cou, de manifester au nom du soutien «à la Palestine». Le même jour, #'NousToutes admet dans ses rangs d’autres organisations, dont Du pain et des roses, qui se revendiquent «antisionistes». Diane Richard dénonce cette «inter-orga», notamment dans une enquête publiée dans Libération. Elle est traitée de «facho», de «féministe blanche» et quitte #'NousToutes.
Grand promoteur de la saignée dans les dépenses de l’État, Éric Ciotti va faire économiser plus d’1,3 million € à la France grâce au sexisme de son parti. Selon un décret en date de mardi, sa petite boutique affidée au RN, l’UDR, ne va toucher que 33 000€ d’aide publique alors qu’il aurait pu gagner près d’1,4 million grâce aux voix recueillies lors des dernières législatives. Les subventions versées aux partis politiques sont en effet calculées en fonction du nombre de voix obtenues lors du 1er tour des dernières législatives et du nombre de parlementaires. Mais à cette aide est retranchée une amende en cas de non-respect de la parité. Et si toutes les formations politiques (à l’exception de LFI, du PS et de Debout la France) sont sanctionnées dans ce décret, l’UDR explose les compteurs avec seulement 11 femmes candidates pour 52 hommes. Ce qui lui vaut donc de voir son enveloppe réduite d’1,3 millions €, loin devant LR (environ 1 million de sanction) et le RN (800 000€) qui complètent le podium des partis les moins inclusifs. À l’inverse, comme l’an passé et alors que Fabien Roussel avait demandé l’annulation de la sanction au ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Bruno Retailleau, le PCF va encore perdre 68 000€ d’aides publiques pour avoir… présenté plus de femmes que d’hommes (35 contre 32). Rappelons à toutes fins utiles que ce financement public est versé en contrepartie du plafonnement des dons venus de particuliers (7 500€ maximum). Ce qui permet de garantir l’équité du jeu politique et d’éviter, par exemple, qu’un milliardaire d’extrême droite arrose son camp de gros billets.
Chez POL du 05/03/2026
Moins d’un mois plus tard, la gêne est encore plus justifiée, après les révélations de Mediapart sur l’activité numérique de ce militant d’extrême droite. Le site a retrouvé des milliers de posts, notamment sur X, dans lesquels il multiplie les propos racistes et antisémites et nostalgiques du nazisme comme «On veut le fascisme», «Moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc». Il trouvait aussi «très bien» que le RN ait été fondé par des Waffen SS. Ou encore sur l’Allemagne : «On les a trop culpabilisés d’avoir eu une excellente utilisation des réseaux ferrés.»
Quôa ? Quentin Deranque était un néonazi ? Mais qui aurait pu prédire ? (spoiler : à peu près tout le monde sauf vous bande de moules. Honneur sur tous les députés s'étant fait porter pâles ce jour là).
EDIT : l'article de Mediapart est accès libre, faites attention à vous si vous êtes émétophobes :
https://www.mediapart.fr/journal/france/120326/quentin-deranque-catholique-traditionaliste-la-ville-et-neonazi-en-ligne
Le Hidalgo-bashing, elle dit l’avoir «expérimenté» de façon ininterrompue, parce qu’elle est «l’une des rares femmes politiques à avoir eu une durée de vie aussi longue à un poste aussi exposé». Dans un contexte d’abaissement du débat public et de prolifération des fake news, «une femme de gauche, écolo, issue de l’immigration, à la tête d’une ville comme Paris depuis vingt-cinq ans, devient une cible, analyse-t-elle.
[...]
Anne Hidalgo ne joue pas la carte féministe, mais il ne lui a pas échappé que nombre de ses détracteurs étaient des mâles blancs de plus de 50 ans. «Ils ne supportent pas qu’une femme soit venue réduire l’espace réservé à leur objet de virilité qu’est la voiture puissante. Et qu’elle change radicalement l’espace public en donnant plus de place à la végétation, au vélo, aux piétons.» Elle juge avoir pris plus cher que Delanoë parce que lui avait placé les pistes cyclables sur les trottoirs : «Ça emmerdait les piétons, pas les bagnoles.»
En réponse, le président Donald Trump a publié un message sur Truth Social, assurant que «si l’Iran a posé des mines dans le détroit d’Ormuz, et nous n’avons aucun rapport à ce sujet, nous voulons qu’elles soient retirées IMMÉDIATEMENT !»
T'as pas dit s'il te plait.
Allez, retour aux affaires avec une bonne grosse biographie de Romain Gary.
Purée, si même la Georgie vote démocrate, ça pue pour Trump.
En vieillissant, on devient aigri. La preuve : pour mon premier article post-20ème anniversaire, j'écris des méchancetés sur un livre qui ne m'a rien fait de mal, à part perdre 1 ou 2 heures. Appelez moi Sammy Danielle.
Rhââaâ, mais on pourrait pas envoyer tous les influenceurs à Dubaï en mode aller simple et sans connexion internet, histoire d'être débarrassé de leurs (dangereuses) conneries ?
Vous n'allez sans doute pas le croire venant de quelqu'un qui semble aussi jeune que moi, mais ça fait 20 ans que j'écris des choses sur mon blog ! :O
En attendant, les personnes en contact avec des porteurs de lunettes Meta peuvent installer Nearby Glasses. Cette application disponible sur Google Play ou sur GitHub avertit si des personnes à proximité portent des lunettes connectées. Elle fonctionne en scannant les signatures bluetooth des lunettes et envoie une notification lorsqu’elle en détecte. « Je considère cela comme une infime partie de la résistance contre les technologies de surveillance », explique à 404 Media son concepteur Yves Jeanrenaud. Mais il ajoute qu’ « il s’agit d’une solution technologique à un problème social exacerbé par la technologie. Je ne souhaite pas promouvoir le techno-solutionnisme ni donner aux gens un faux sentiment de sécurité. Cette solution reste imparfaite ».
via Seb
Je viens de commander le mien et je suis trop content.
Posez-moi la question sur Mastodon si vous avez pas pigé le principe.
À titre personnel quand on m'envoie un document Word, je réponds "Je ne peux pas le lire, je n'ai pas Word. Pouvez-vous m'envoyer un document PDF ou un document LibreOffice ?"
Je retiens l'idée, ça me plait bien. Pas sûr que ce soit possible au boulot par contre...
Ne mettez pas votre Steam Deck dans son étui lorsqu'il est en veille, il risque de se rallumer et surchauffer, et il va pas aimer. Apparentement, la consigne valable pour d'autres appareils du même type.
Le Vrac de Seb : une nouvelle épicerie fine
Hey Seb, si tu veux changer le nom de ton Shaarli, j'ai une super idée de titre ^^
Juste un message rapide pour vous dire que, depuis un mois environ, je me suis remis à fond dans StardewValley et c'est TROOOOP bien.
Ce jeu est incroyable. Au début, ça parait tout con, tu plantes des trucs, ça pousse, tu les vends, tu replantes d'autres trucs... Oh mais on peut parler aux gens en fait. Oh mais ils ont chacun leur petite histoire. Oh, des mines. Mais c'est profond dis donc. Ah mais y'a des monstres aussi ? Et le sorcier, il y a des quêtes avec lui ? Le désert de Calico, comment on y va ? Oh, des mines. Ah, mais si je complète les paquets du centre communautaire ça me débloque d'autres trucs ? Cool ! Alors il faut que je plante ça et puis ça pour débloquer ça. Mais d'abord je vais améliorer ma houe. Je vais aller voir le forgeron, drôlement plus rapide depuis que j'ai débloqué le train. Et si je collectionnais tous les chapeaux ?
etc.
etc.
etc.
Tu commences pépouze, sans objectifs précis, puis tu te retrouves avec un des millions de choses à faire. Mais en mode relax : rien n'est urgent, rien n'est grave, le jeu ne te pénalise pas. T'as pas envie de te lier d'amitié avec tout le monde ? T'es pas obligé. T'as pas nourri tes vaches ? C'est pas grave, elles vont pas mourir. Chaque session de jeu est une surprise, je ne sais jamais ce que je vais faire avant de m'y mettre, mais je trouve toujours quelque chose de chouette à faire et c'est toujours un bon moment.
Ce jeu a 10 ans, il continue d'être mis à jour par son créateur, et il est toujours aussi cool et intemporel. Magie du pixel ET des bons jeux.
Maiiiis ! C'est MA photo ! 'fin j'veux dire : j'ai pris EXACTEMENT la même.
...après l'avoir vue sur internet. La routourne tourne.
Si vous voulez plus de précisions : ce bel immeuble est à votre droite lorsque vous montez les dernières marches des escaliers menant au Sacré-Coeur, à Paris. Il suffit de prendre le pente enherbée comme faux horizon, et voilà !
L’impopularité du président américain menace sa majorité républicaine d’une gifle électorale à l’automne prochain. Pour y faire face, le milliardaire et ses équipes s’en prennent au système électoral, qu’ils jugent «corrompu»… sans pouvoir le prouver.
Encore une fois (voir ici ou là) on pourra pas dire qu'on l'a pas vu venir.
Un pays qui voit des outrages à la police partout ne va pas dans la bonne direction.
D’après BMTV, la fuite aurait été causée par une canalisation défaillante située à l’étage supérieur. Le plafond de la salle, en cours d’expertise, est fortement dégradé et des «œuvre[s] sont a priori endommagée[s]», précise la chaîne. Selon nos sources, une toile du XIXe, peinte par Charles Meynier, le Triomphe de la peinture française : apothéose de Poussin, de Le Sueur et de Le Brun, exposée dans la salle sinistrée, fait partie des toiles touchées.
Évidemment qu'elle est touchée la toile, puisqu'elle constitue le plafond de cette salle !
Fille de commerçants, «Béa» annonce, dès ses 8 ans, à ses parents vouloir devenir juge. Au début de ses études, elle dit avoir été «dans une intolérance totale : ces types devaient être enfermés, ne pas avoir la télé». Une «rigueur d’esprit» que son père, mort en 2000, s’efforçait d’assouplir. «Il me disait : “Reste vingt-quatre heures dans ta chambre avec ta mère qui t’ouvre la porte seulement pour te donner à manger. Au bout de la vingt-cinquième, tu auras envie de tout exploser.”» Son stage à la prison des Baumettes, en cinquième année de droit, marque un tournant définitif dans sa vocation. Elle n’y voit aucun monstre, seulement des hommes aux «parcours de vie parfois très cabossés. Je me suis dit : “Je ne peux pas passer ma vie à juger ces gens-là, il vaut mieux que je les défende.”»
L'avocate de Dominique Pélicot. Ce truc de visiter une prison, j'ai très envie de le conseiller à plein de personnes que je connais, bien trop promptes à mon goût à trouver que "ils" ont la belle vie, et la télé, et tout ça... Le genre de discours qui me fait généralement bouillir.
Je vous la fais courte : est-ce que Framasoft a déjà fait quelque chose pour vous ? Oui ? Alors donnez-leur des sous. Pas encore ? Alors donnez-leur des sous quand même, parce qu'on est tous dans le même bateau numérique.
Vous en faites ce que vous voulez mais voilà : des chercheurs ont bricolé un "slip intelligent" pour évaluer de façon plus précise le nombre de fois que l'être humain pète au cours d'une journée. La réponse est 32. Je pense qu'ils en ont loupé 10.
Du coup, référence obligatoire : Les Nuls - La mouche qui pète
Lu ce jour.
Dans Brief.me :
Parmi les principaux partis, le PCF, le PS et Les Écologistes affichaient en 2024 la situation financière nette la plus favorable, tandis que le RN et LR avaient les comptes les plus dégradés, selon les documents publiés hier au Journal officiel.
[...]
À la suite des élections législatives de 2024, le RN est devenu en 2025 le premier bénéficiaire de l’aide publique, selon un décret de septembre.
Dans la newsletter Chez Pol :
Marine Le Pen continue ainsi de toucher 5000€ par mois par le parti, bien qu'elle n'en soit plus présidente. Et ça fait longtemps que ça dure, depuis qu'elle a laissé le trône à Jordan Bardella en 2022, comme l'avait révélé Libé. Une somme qui s'ajoute à ses revenus de députée (7493€ net par mois en tout, indemnités de résidence et de fonction comprises) et présidente du groupe RN à l'Assemblée. En revanche, Bardella ne touche que son indemnité d'eurodéputé (7 854€ nets par mois) mais bénéficie, aux frais du RN, d'une berline avec chauffeur, note la Lettre qui souligne qu'un seul autre membre de la direction lepéniste est rémunéré par le parti. Il s'agit du trésorier (et député) Kévin Pfeffer qui arrondit ses fins de mois de parlementaire d'un petit chèque de 2000€.
Plus à l'extrême droite encore, on est tout aussi généreux. S'il avait touché 113 184€ de Reconquête en 2023 (avec en plus 42 574€ de notes de frais), Éric Zemmour s'est augmenté de 30% en 2024. Le multicondamné pour incitation à la haine a ainsi glané 147 054€ cette année-là. Soit la coquette somme de 12 254€ par mois. Une manière de compenser le fait qu'il n'ait aucun mandat peut-être ?
Dans le domaine de la rémunération de leurs dirigeants, les partis d'extrême droite font figure d'exception. Comme le rapporte encore la Lettre, ni Olivier Faure (PS), ni Retailleau (LR), ni Gabriel Attal (Renaissance), ni Manuel Bompard (LFI), ni Raphaël Glucksmann (Place publique), tous parlementaires, ne sont payés pour diriger leur parti.
L’Ukrainien Vladislav Heraskevych, qui voulait porter un casque honorant plusieurs coéquipiers tués lors du conflit avec la Russie, a été disqualifié des épreuves de skeleton a indiqué son comité olympique. Heraskevych, avait porté ce casque à l’entraînement. Le CIO, qui tient la politisation du sport en horreur, avait proposé mardi à l’athlète de porter un brassard noir à la place de ce casque. L’Ukrainien avait refusé.
Bande de connards.
J’en reviens à «ma frère». Si le féminin est possible pour ces locutrices, c’est que l’emploi en tant qu’adresse est si répandu que «frère» n’y code plus du tout le masculin. Il s’est blanchi sémantiquement. Il ne fait qu’engager la discussion, interpeller, marquer le lien. Il peut donc être associé au possessif «ma», qui lui, code bien le genre de l’amie à qui je parle. Rémi Soulé, fondateur de l’association Néolectes, qui sur Instagram fait un travail de veille sur les nouveaux langages, raconte avoir aussi entendu, dans le genre, «frérotte» ou «frérette». Autres cas de féminisations expressives du masculin.
Pourquoi ce serait puissant, symboliquement ? Parce que c’est un cas d’appropriation du système linguistique. Je ne suis plus assujettie à la langue, je m’en empare. Dire «ma frère», c’est adapter la grammaire à mes besoins intersubjectifs expressifs. Mais cette puissance profite-t-elle à la cause féministe ? Il y a débat. D’autres étudiantes, auxquelles je demandais la semaine dernière si elles aussi disaient «ma frère», se sont énervées : «Pas du tout. Jamais entendu. Pourquoi toujours le masculin ? Pourquoi pas ma sœur ? Et la sororité dans tout ça ?»
Soudain, je me suis rappelée de moi à 13 ans. De façon assez compulsive, et visionnaire, je m’étais mise à m’exclamer en boucle «je m’en bats les couilles !» (ancêtre du «balec» actuel). Ma sœur (la vraie) préférait dire, elle «je m’en bats les ovaires». Mais à quel point le sens figuré est-il encore perçu comme masculin ? Et pourquoi toujours ce besoin d’emprunter les images du masculin pour se sentir puissante ? Une thèse sur ce sujet est en cours, celle de Jeanne François, dirigée par Gilles Siouffi, intitulée : «La «virilisation» des pratiques langagières de femmes en périphérie urbaine en France aujourd’hui».
Intéressant.
Pour les réseaux sociaux, c’est une autre paire de manches. Adrien Blachere a mûrement réfléchi le sujet, bien avant le retour de Trump à la Maison Blanche. «Il n’y a pas d’alternatives à Instagram, et il faut partir du principe qu’il n’y a pas de solutions alternatives aux Gafam qui soient aussi qualitatives, donc il faut être prêt à de l’inconfort», estime le quadra, qui travaille dans le cinéma. Il assume de passer pour un Don Quichotte. Pour lui, se défaire de la dépendance aux services américains s’apparente à de la désobéissance civile : «Google c’est gratuit, parce que c’est toi le produit. Donc à un moment, il faut se demander où on est prêt à mettre son argent. Est-on prêt à alimenter les bases de données américaines et à vivre dans un modèle de société où les algorithmes dictent nos choix ?»
Les Dimanches emprunte les codes du film d’auteur européen, une alliance de subtilités psychologiques et de formes génériques – cette platitude intense qui sait pouvoir s’appuyer sur le combo universel : fixation sur le visage humain et nappe de musique instrumentale, pour laisser affleurer de l’émotion en quantité. Mais c’est pour proposer une inversion de ses valeurs habituelles. Ici, la révolte de la jeune fille passe par un désir de tradition qui ébranle le cadre de pensée libéral de ses proches – et surtout de sa tante Maite, femme moderne – et en dévoile les contradictions voire en démasque l’hypocrisie, un peu selon le cliché réac, manipulateur de base, qui veut prouver que les progressistes n’en sont pas puisqu’ils se montrent intolérants envers les conservateurs.
Sur l'air de Jésus revient : "Franco revient, Francooo revient..."
J'ai découvert tout à l'heure grâce à Patrick Hellio l'existence de ce reboot de Goldorak. JE DOIS ABSOLUMENT LE VOIR (histoire de bien sentir à quel point je suis VIEUX).
Pourtant habitué des luttes sociales, le fondateur du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo Vincent Cambedouzou tremble quand il parle au micro. «C’était la colère, comme une boule au ventre. Vous ne mesurez pas le degré de chaos qui s’abat sur les prods. On est en nombre réduit, on a aucune visibilité. Toutes ces annonces surprises ont un effet délétère. Ça ronge les gens, les productions. Malgré tous les rappels à l’ordre, toutes les alertes émises sur l’état de santé des employés qui s’effondrent en pleurs, qui se mettent en arrêt maladie, qui n’en peuvent plus, la direction s’en fout. Elle est fine, la ligne qui sépare l’incompétence de la cruauté. Aujourd’hui, l’urgence, c’est que la direction revienne sur ses décisions. Et qu’elle retourne faire ce qu’elle sait faire de mieux, c’est-à-dire rien du tout. Les salariés ont besoin de stabilité.» Malgré le bruit de la mobilisation, les cris, derrière les grilles fermées de l’entreprise, le siège est imperturbable. Sa cour est vide. Il y a d’un côté les grévistes, de l’autre le silence. Un fossé.
Ça va mal finir chez Ubi. Et c'est incroyablement triste de voir cette boîte passer de "boîte où je veux travailler quand je serai grand·e" à "parangon de la cruauté envers ses employé·e·s".
Sans complexes, le vainqueur d’une manche de Grand Prix sur le Boléro de Ravel, en novembre aux Etats-Unis, témoigne de la chape de plomb qui a longtemps pesé sur les épaules des compétiteurs qui ne rentrent pas dans la norme sexuelle ou de genre. «C’était assez dur quand j’étais petit. Quand j’ai grandi dans le patinage, il y avait un esprit hétéro qui s’est installé, et il y avait tous ces autres garçons qui disaient “c’est pas un sport de pédé, c’est pas un sport de tapettes”. Pour réduire du coup toutes les personnes LGBT à quelque chose de fragile, de pas puissant et qui ne peut pas performer», décrit le septuple champion de France, victime de l’homophobie en ligne encore aujourd’hui, en 2026.
On va pas dire qu'aujourd'hui tout va bien, mais la suite de l'article met l'accent sur une nouvelle génération de patineurs qui assument ouvertement leur homo ou bisexualité, et proposent "d’autres formes de masculinité". Non sans envoyer un tacle bien senti au passage à un certain Candeloro, éternel Rantaplan du progressisme.
Dès son enfance, il a développé une aversion aux contraintes, qui lui a valu de se faire virer, bien que bon élève, de la plupart des établissements scolaires qu’il a fréquentés. «C’est pas à mon âge que ça va changer.»
[...]
Ni ENA, ni grandes écoles, ni Assemblée nationale, ni Sénat. Mais l’iconoclaste qui a quitté l’école sans bac a un CV long comme le bras. Dans le désordre, il a été ouvrier agricole, éleveur de brebis, producteur de fécule, douanier, fleuriste, vendeur de fringues, commercial pour des chewing-gums, des produits de jardinerie, des valises d’espionnage, «toujours à la commission».
J'aime bien ce type (cékilui ? c'est le ministre délégué chargé de la ruralité, c'est pas lui que tu vas voir dans le poste pour la foire d’empoigne pour la mairie de Paris ou sur la ligne de départ des (trop) nombreux prétendants à l’élection présidentielle.). Ça ne veut pas dire que je partage ses idées, mais j'aime bien son côté bonhomme, que je soupçonne de ne pas être une mise en scène, et son parcours, qui détonne au milieu de la bande des Ctrl-c / Ctrl-v.
Je suis assez convaincu -sans vouloir fermer l'ENA et autres grands Machins- que la classe politique gagnerait à se frotter au réel. Pas façon macronisme triomphant des débuts, où la "société civile" invoquée se bornait à intégrer des banquiers et des patrons, mais faire de la politique un peu moins un métier, un peu plus une fonction, que l'on exerce après une riche carrière, de préférence éclectique.