C'est comme pour la photo du petit Aylan Kurdi : on est ému à cause de l'identification. Je me contente de poser ce constat, en étant moi-même victime. Sans doute l'explication est-elle à chercher du côté de la "loi de proximité" (Cf. https://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?DR37og)
EDIT : je ne sais pas si vous avez vu, mais ce strip est la Une du Monde (papier) du 11/09.
Juste un mot à propos de cette bouse immonde : c'est adapté d'une télé-réalité américaine diffusée sur NBC, avec, dans le rôle du patron... Donald Trump. https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Apprentice
Après, que dire qui n'a pas encore été dit ou qui sera de toute façon dit ailleurs ? Le propos de cette émission, c'est la compétition libérale : il faut écraser les autres pour se faire une place. Beau projet de société.
EDIT : A propos de Trump sur NBC : "Il possédait sa propre émission, The Celebrity Apprentice mais la perdit ainsi que tout autres contrats avec la chaine NBC suite à des propos jugés racistes sur la communauté hispanique (« [Le Mexique] n'envoie pas ses meilleurs citoyens aux États-Unis. Ils envoient ceux qui posent problème. Ils apportent avec eux la drogue, ils apportent le crime. Ce sont des violeurs, même si certains d'entre eux sont des gens bien.»)" https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Trump#Carri.C3.A8re_professionnelle
"En fait, ce qu'il défends derrière ça, c'est la culture "légitime", la "grande culture"... Et là c'est plus une question de position sociale dominant dans un champs particulier : en tapant sur les littératures populaires (parce qu'à travers Pratchett, c'est ça qu'il vise), monsieur le professeur Jones rappelle que c'est lui, et sa classe sociale à travers lui, qui a le privilège de définir ce qui constitue une "véritable" œuvre de littérature, ce qui est légitime ou pas, ce qui est "de bon goût" ou pas."
Oui ! C'est ça. C'est exactement ça. Pourquoi n'y ai-je pas pensé ? :/
P.S. : c'est moi qui l'ai ironiquement surnommé "professeur Jones", je ne crois pas qu'il soit professeur IRL ^^
"c'est surtout le temps qui dit si une oeuvre est de qualité ou non, en conservant ou acquérant une certaine renommée même plusieurs décennies après la disparition de son auteur". Exactement. Et c'est d'ailleurs ce qui est rassurant et permet de relativiser bien des choses : le temps fera le tri. Il s'est trouvé par le passé des types au succès littéraire phénoménal, complétement oubliés aujourd'hui...
Par rapport au fait que "Le texte marque quand même un point lorsqu'il remarque que selon le buzz sur le web, Pratchett est un génie et Garcia Marquez est un auteur négligeable (c'est bel et bien ce qu'impliquent les réactions)" (https://www.ecirtam.net/opennews/?fxXMrQ), j'y ai répondu par anticipation dans mon shaare initial : "Si il est vrai que le web s'est bien moins ému des morts de Garcia Marquez ou Günter Grass que de celle de Pratchett ("here was far less of an internet splurge when Gabriel García Márquez died in 2014 and Günter Grass this spring."), cela est surtout révélateur de ce qu'est le web, pas de ce que pensent les lecteurs." Pour le web, Pratchett fait partie de sa culture, dans ce même grand sac où l'on trouve les Lolcats, Star Wars, Star Trek et autres Captain Obvious. Je ne pense pas que l'on puisse encore parler de culture geek ; disons une sorte de mainstream du web. Ce n'est ni bien, ni mal ; je me contente de constater.
Globalement, je suis d'accord avec vous deux : j'ai effectivement mes goûts personnels, même si je serais bien en peine de donner une définition de ce que doit être un "bon" livre ; par-ailleurs, oui, "il n'y a pas d'un côté les génies et de l'autre les sombres daubes, il existe tout un spectre intermédiaire". De fait, je ne pense pas que l'on puisse "considérer comme "littérature" n'importe quoi sur base du fait qu'on a pris du plaisir à le lire" ; c'est plutôt un problème de visibilité, de médiatisation : Houellebecq, Lévy, Musso, Nothomb, au-delà de leurs qualités intrinsèques, sont avant tout des "bons clients" pour certains (pour des raisons différentes en plus) et de véritables produits marketés pour d'autres...
Enfin, j'ai toujours trouvé très prétentieux ce sport consistant à dire que telle chose est de la littérature, et telle autre n'en est pas. Lisez, écrivez. Ce n'est pas toujours à nous de juger. Le temps, comme dit plus haut, fera le tri.
Ah, mais je n'ai pas dit que j'étais contre la "grande" littérature, bien au contraire (j'ai plutôt des goûts "classiques" en fait) ; ce qui me fait hurler, c'est la prescription : "lis ça, c'est bien". "Ne lis pas ça, c'est pas bien". Et le snobisme : "je ne lirai jamais ça, j'ai bien "mieux" à lire".
je ne définirais pas non plus la bonne ou mauvaise littérature comme ce qui est plus ou moins "facile" à lire. D'abord parce que la "facilité" intrinsèque d'un livre est éminemment subjective, ensuite parce que ce n'est pas corrélé : Lévy, c'est facile à lire (et populaire, hélas), c'est de la merde. Stevenson, c'est facile à lire (du moins je trouve moi), et c'est un "classique"... (j'aurais peut-être dû trouver un autre exemple plus pertinent, mais ça ne me vient pas à l'idée pour l'instant)
Il ne faut pas chercher non plus du côté des mots plus ou moins "compliqués" : ce ne sont pas les mots rares et complexes qui font la "difficulté" de Proust, il a plutôt tendance à utiliser un vocabulaire courant (courant... pour son époque s'entend) et à faire des phrases majoritairement courtes (même si certaines font 1 page 1/2, c'est vrai).
Je reviendrai sans doute sur ce sujet.
Oh, et pour Chrome ou Edge, c'est plus une question de protection de ses données personnelles qu'autre chose ; Chrome est plutôt un bon navigateur en fait, ce n'est pas ça le problème.
A propos du "Mechanical turk" d'Amazon.
"Vous croyez que les entreprises qui vous vendent des transcriptions de réunion minute ont recours à des logiciels superperfectionnés ? Eh bien non, elles ont recours au Turc mécanique d’Amazon, à des petites mains éparpillées dans monde entier qui pour presque rien transcrivent en quelques minutes des petits morceaux de la réunion, des morceaux qui sont découpés par des algorithmes, distribués par des algorithmes, puis ré-assemblés ensuite par des algorithmes."
167,78€ HT pour une "transcription de Moby Dick en... émoji.
"Si les gens l'achètent, ça va se vendre" dixit Coluche.
Et c'est même pas une blague hein. Ce truc a été réalisé par environ 800 personnes grâce au "mechanical turk" d'Amazon. Ça ressemble à ça : https://static1.squarespace.com/static/526dd997e4b0931c9403b90a/52ac731be4b0ac8cd8b300e6/52ac74f2e4b0dbce9d1fb225/1430383002902/emoji-dick.jpg
Je ne suis pas assez calé sur la question, mais comment s'appelle cette stratégie consistant à faire tenir à ses opposant des propos ("mieux pouvoir ensuite théoriser qu’il n’y a qu’une seule et unique solution, qui consiste à organiser la suspicion autour des musulmans de France") qu'ils n'ont jamais tenu, de manière à mieux les discréditer ?
Merci pour ta réponse. Pour le mail, c'est vrai qu'il faudrait que je remédie à ça. Je vais me pencher sur la question un de ces jours.
Si il est vrai que le web s'est bien moins ému des morts de Garcia Marquez ou Günter Grass que de celle de Pratchett ("here was far less of an internet splurge when Gabriel García Márquez died in 2014 and Günter Grass this spring."), cela est surtout révélateur de ce qu'est le web, pas de ce que pensent les lecteurs.
Si on peut admettre que Pratchett n'est pas un génie littéraire (notion subjective s'il en est, on peut d'ailleurs légitimement se demander en quoi l'univers du disque-monde serait moins éligible à l'éternité que la foule de personnages de la Comédie humaine), il n'en demeure pas moins que ses bouquins sont agréables à lire, et qu'on passe un bon moment. Que demande t-on d'autre à un livre finalement ? Jonathan Jones lui, affirme que les "bons" livres changent "votre vie, vos croyances, vos perceptions". Admettons. Je n'ai pas le souvenir d'un livre qui ai changé ma vie ; je sais qu'il est des livres qui continuent à vivre en moi bien après que je les ai lus, et dont j'ai retiré "quelque chose", que ce soit juste un passage ou une idée générale, ou juste des souvenirs agréables.
J'ai lu à ce jour 4 romans de Terry Pratchett (non 5, il faut aussi compter "De bons présages", écrit en collaboration avec Neil Gaiman) et je compte bien en lire d'autres. Est-ce pour autant de la "paresse mentale" ? Je trouve le point de vue de l'auteur de l'article d'un snobisme tout à fait déplacé. Il y aurait donc de "bonnes lectures" (pour lui : Jane Austen, Gabriel Garcia Marquez, Günter Grass, Charles Bukowski...) et de "mauvaises lectures" (ici : Terry Pratchett).
Mais je vous emmerde mon petit monsieur. Je lis ce que je veux quand j'en ai envie. Et si j'ai envie, dans le même trimestre, de lire un roman de Pierre Assouline (Bonne lecture ? Mauvaise lecture ?), 2 romans des annales du disque-monde, un recueil de nouvelles de Carson McCullers, du Borges, du Wells, du Stevenson, du Proust, et de finir avec un roman de SF écrit avec les pieds, c'est mon choix. C'est même mon droit inaliénable de lecteur, comme dirait Pennac. (Pennac, bonne lecture, mauvaise lecture ? A conseiller, à éviter ? Il en pense quoi le Legrandin des fiches de lecture ?)
J'ai lu Günter Grass (Le tambour). J'en garde un souvenir nauséeux. Garcia Marquez et les autres sont sur ma liste d'auteurs à lire. Mais j’assume sans complexes (et pourquoi devrais-je en avoir ?) de lire Pratchett. Ou Asimov (la prose d'Asimov étant "très ordinaire", il doit sûrement être à ranger dans la "littérature poubelle" lui aussi, non ?). Et peut-être aussi Arto Paasilinna, Georges Simenon, Boris Vian... tous ceux qui écrivent d'une manière "simple". Je précise au passage que rien n'est plus difficile que de donner l'impression de la facilité, mais le professeur Jones (LOL) semble considérer qu'un livre qui ne demande d'efforts ne vaut pas la peine d'être lu.
Et moi aussi, je suis "écrasé de voir combien de livres je n'ai pas lu". Et alors ? Devrais-je me faire un planning de "bons" auteurs à lire le plus vite possible, ne plus voir le soleil pendant 10 ans pour être certain de tenir mon programme ? Bullshit. J'ai ma liste de détestations moi aussi pourtant. Mais je m'en tiens à des critères plus personnels (j'ai eu envie de mettre "qualitatifs", mais c'est aussi une forme de snobisme). Je déteste Marc Levy par exemple - mais j'en ai lu un pour pouvoir me permettre de dire que c'est mauvais.
Bon, 'life is too short" pour perdre du temps à critiquer un type par-ailleurs réputé pour sa provoc. (https://en.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Jones_%28journalist%29#Journalism) Je ferais mieux d'aller lire, tiens ^^
"C'est un phénomène connu, appelé dissonance cognitive. L'individu s'identifie au comportement critiqué, ce qui entre en conflit avec l'image qu'il a de lui même (tolérant, gentil, ouvert, progressiste, etc.). Le cerveau humain cherche à résoudre la dissonance cognitive par tous les moyens, d'où cette apparente perte de rationalité dans l'interprétation : la simple remarque que le propos du dalai lama est sexiste est interprété comme une insulte violente et retranscrite comme telle."
=> Les gens qui écrivent des commentaires aussi intéressants et pertinents que celui-ci (ou celui-là : https://www.ecirtam.net/opennews/?wHs3qw) sur OpenNews, pourquoi n'ouvrez-vous pas votre propre espace ?
Mon graphique préféré : http://rue89.nouvelobs.com/sites/news/files/assets/image/2015/09/allemagne.png
EDIT : je cite Kevin http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?7SttzA
Il y a 2,6 millions de logements VIDES en France. De quoi loger les 130000+ SDF sur le territoire ainsi que plus de 2,6 millions de personnes (réfugiées ou autres, genre les 2,9 millions de mal logés) d'une manière extrêmement confortable, avec un logement par personne, ce qui est vraiment du luxe. On produit assez sur le territoire pour nourrir plus de 70+ millions de personnes sans problème. Nous sommes 66 millions.
[...]
Sources : INSEE :
La direction du parc a d'emblée annoncée qu'il faudra attendre les premiers patch pour profiter des attractions sans bugs ^^ #troll
EDIT : voilà, c'est ça : http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?2cwgbg
Et si, pour commencer, la communauté "geek" (ou se considérant comme telle) arrêtait le FUD autour de Mozilla et Firefox ?
Cf. http://aldarone.fr/une-avalanche-de-fud-sur-mozilla-et-firefox/ et http://aldarone.fr/que-fait-firefox-sur-le-reseau-quand-on-le-demarre-et-faut-il-y-remedier/
Euh... tu te fous de ma g... Rue89 ? C'est quoi cet article ?!?
La scientologie s’essouffle : en partie grâce à internet, mais aussi parce qu'elle ne comprend pas internet. Tant mieux.
Sur les croyances des scientologues, vous pouvez lire ça http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/25/que-croient-les-scientologues_1197468_3224.html ; je vous renvoie également au N°23 de la revue XXI, qui lui consacrait un reportage BD. (http://www.revue21.fr/tous_les_numeros/#n-23_l-evade-de-la-secte). Il est assez cocasse, de se rendre compte que l'on peut accéder aux plus grands "secrets" réservés aux initiés de haut rang, en seulement quelques clics... C'est triste aussi, pour ces gens embringués dans ce délire, et qui ont dû y passer tout leur pognon.
"Dire que quelqu'un a telle ou telle qualité parce que c'est un homme/une femme est sexiste." => exactement
"L'empathie n'est pas innée, elle s'apprend" => ok pour dire que le "sentiment maternel", la douceur, etc. sont inculqués aux filles (y compris de manière inconsciente) ; par contre l'empathie -au sens neurologique du terme- elle, est innée (neurones miroir, tout ça). Sauf chez les psychopathes ^^
«Qu'est-ce qui fait que toutes les "grandes religions" renforcent cette image ?» => pourquoi toutes les grandes religions sont-elles dirigées par des hommes ? ... voilà.
"J'ai acheté un sac de couchage où il est mis qu'il est confortable (logo de femme) jusqu'à 0°C et "limite" jusqu'à -5°C (logo d'homme). Est-ce sexiste ?" => si le sous-entendu est que les femmes sont frileuses et que les hommes sont résistants, et que l'un et l'autre sont des qualités intrinsèque de l'homme et de la femme, alors oui, c'est sexiste.