On a donc demandé de retirer les panneaux car les électeurs pouvaient se poser des questions avant d’aller aux bureaux de vote situés dans le même bâtiment.
Et des électeurs qui se posent des questions, c'est pas bon.
Ravi de voir que la commémoration de la Shoah continue de gêner le FN aux entournures.
Trois records :
Et les têtes de cul habituelles à la télévision.
Et vous êtes contents ?
Et si on en voit un seul 48 fois, ça compte ?
Bon, mis de côté quand même : http://www.msn.com/fr-fr/divertissement/entertainmentmovies/48-films-%C3%A0-voir-absolument-une-fois-dans-sa-vie/ss-BBwJCc4?ocid=NL_FRFR_2017May5OM2-PID85307
Ma petite âme meurtrie va un peu mieux, merci.
Cela dit, on ne peut pas vraiment dire que Mediapart se soit emparé du sujet :/
Intéressant.
via Kevin
sur Twitter, un lecteur nous a affirmé que ceux qui ont créé le .pdf qui prouve soi-disant l’existence d’un compte off-shore pour le candidat Macron ont oublié un détail : un calque. Nous avons en effet ouvert le .pdf sur le logiciel Adobe Illustrator et on y voit clairement que le calque du texte a été ajouté à un document vierge qui comporte l’en-tête de la société.
Ces gens là ne sont même pas assez bons pour faire une bonne fake news.
Je vais encore vous emmerder avec mes pensées pessimistes.
Mais au moins vous pourrez pas dire ne pas avoir été prévenus.
Je vais juste mettre en regard deux extraits d'articles de deux personnes assez différentes : Clochix et Vinvin.
Clochix
Voici quelques années, j’ai été contrôlé par des flics dans le métro. J’allais au taff, étais habillé en informaticien lambda sans aucun symbole gauchiste sur moi. Je me suis probablement fait contrôler comme caution, les flics voulant éviter les accusations de contrôle ciblé des citoyen⋅ne⋅s racisé⋅e⋅s. Tout s’est passé poliment jusqu’à ce que le condé avise le bouquin que j’avais en main. J’ai oublié lequel c’était, mais son titre fleurait bon le gauchisme. Aussitôt, le contrôle a pris une autre tournure, j’ai eu droit à une palpation et ai dû attendre qu’ils vérifient mon matricule à la radio.
Cette histoire date d’avant l’état d’urgence, avant même je crois qu’Alliot-Marie n’invente la notion d’ennemi public numéro un « anarcho-autonome ». Et pourtant, un simple livre avait suffit à me rendre suspect. Je me demande comment se serait passé ce contrôle aujourd’hui, sous l’état d’urgence et alors que les flics n’ignorent plus combien ils sont haïs.
Vinvin (Cyrille de Lasteyrie)
La Loi de Renseignements et le Fichier TES sont passés par là et je sens que ça ne tourne plus rond. Tous les appareils de contrôle, légaux ou non, se multiplient partout sur la planète, je n’aime pas l’idée. Les états ont grignoté l’espace et reprennent la main à pas feutrés. On bannit pour une origine ou pour une opinion, sans subtilité. Dans certains pays, et pas des dictatures, on vous demande d’ouvrir votre Facebook ou même de donner vos mots de passe. J’ai en magasin quelques anecdotes à ce sujet qui font peur. Je n’ai pas envie, jamais, de justifier des opinions et des propos à qui que ce soit, ici ou ailleurs. Alors je le fais une bonne fois pour toutes aujourd’hui et je dis adieu à 31500 tweets.
Les temps ont changé depuis juillet 2007, date à laquelle je me suis lancé sur Twitter. 31500 tweets plus tard, quiconque voudrait me faire dire un truc pourrait le faire sans difficulté. C’est la guerre des mots et des GIFS, la bataille du temps qui ne passe plus. Ce que vous dites un jour est gravé pour toujours, vos propos s’empilent et s’empalent sur le mur de l’actu chaude sans aucune exigence de vérité. Ce qui est dit est dit, cochon qui s’en dédit, peu importe le sens, le contexte, le droit à la connerie, au changement d’opinion ou à cette sublime contradiction qui fait de nous ce que nous sommes. Certes, personne ne me cherche de poux aujourd’hui, mais dans six mois, deux ans ou même dix ? Et vous ?
Ont-ils tort ? Ont-ils raison ? Comment savoir ?
La seule certitude, c'est que nous avons collectivement perdu.
Parce que quand l'on commence à s'auto-censurer, à faire attention à ce qu'on lit, à ce qu'on dit, à qui l'on parle...
Quand on ne sait pas si l'on est surveillé mais que l'on fait comme si.
Quand on ne sait pas si on va avoir des problèmes, mais qu'on les anticipe et essaie de les atténuer.
Alors la dictature n'est pas loin. On y est peut-être déjà, c'est juste que ça n'en porte pas encore le nom.
... et tout ça alors que le FN n'est même pas encore au pouvoir.
Trigger warning : je vais passer comme un gros naïf.
J'avais loupé cet article, que j'avais pourtant vu passer du coin de l'oeil sur quelques Shaarlis : Fictif(s) : deux ans à l’UDF payé par la République (Nicolas Grégoire). Non seulement l'auteur explique comment il a bénéficié d'un "emploi fictif" (qualification inadéquate à mon avis, puisqu'il a tout de même travaillé, mais le détournement de fonds publics semble constitué) en étant payé comme attaché d'un parlementaire qu'il n'a jamais vu, et en travaillant pour le parti plutôt que pour le parlementaire en question, mais il détaille également de quelle façon le pouvoir, fut-il petit, corrompt grandement :
Contrôle routier ? Le motard regarde ma carte du Sénat avec autorité. “Et vous êtes assistant de quel sénateur ? Depuis combien de temps ?” En costume de banquier, je hausse immédiatement le ton. “Non mais dites donc, vous allez arrêter de m’emmerder, ou vous allez avoir de gros problèmes !” En à peine un an, j’ai adopté du politique le langage, dont la classique menace de “problèmes”. Immédiatement, son binôme plus âgé le pousse de côté. “Excusez-le monsieur. C’est un jeune, il est pas habitué. Excusez-le”. “Bon, ça va.” Je repars en trombe, énervé d’avoir été pris de haut par ce qui n’est plus pour moi qu’un coursier.
Et son article éclaire par contre-coup pas mal de choses :
Je vois aisément pourquoi, après des décennies d’impunité, François Fillon ne comprend pas qu’on l’emmerde “pour des costards” ou son indemnité parlementaire. Sa réalité n’est pas la nôtre.
Il explique dans la deuxième partie de sa confession -car c'en est véritablement une- comment, en deux phases, il a ouvert les yeux : une affaire de viol, où la victime n'a pas été écoutée par la police puis humilié par les coupables ; puis un déclic lors d'un diner où les convives "hurlent de rire" quand il explique avoir choisi ce métier dans l'ambition d'un jour "aider la France".
Et puis ? Et puis rien. La confession, qu'il pensait explosive, a fait pschiit. Il publie alors (il y a deux jours) un nouveau texte qui rejoint par bien des aspects celui d'Aude Lancelin que je shaarliai le même jour : Emmanuel Macron, un putsch du CAC 40, qui expliquait de quelle façon les grands médias aux mains de quelques industriels et banquiers (Niel, Bergé, Pigasse, Dassault, Drahi, Bolloré...) ont "vendu" Macron, comme on vend un baril de lessive, car sa candidature va dans le sens de leurs intérêts.
Nicolas Grégoire va un cran plus loin, en expliquant comment la candidature Macron était non seulement désirée, soutenue et marketée, mais aussi protégée, jusqu'au plus haut niveau de l'Etat : Pas avant le deuxième tour.
A ce stade, il est peut-être utile de préciser pour celleux qui l'ignoreraient que la candidature Macron est soutenue par Bayrou, et attaquer Bayrou c'est donc affaiblir Macron. CQFD.
Il explique comment son article a été partagé sur les réseaux sociaux, puis a été repéré par des journalistes ; comment il a reçu des demandes d'interviews, le lien qu'il fait entre ce pourrissement institutionnel et le risque de voir le FN un jour au pouvoir.
Et c'est là que j'ai été dégoûté.
Marianne lui demande la permission de publier son texte... et publie à la place une interview... de François Bayrou.
Mediapart publie son texte en lui en retirant la paternité. Et n'abordera plus jamais cette histoire par la suite quand il s'agira d'évoquer la "revanche" de Bayrou à travers le succès de Macron.
Le Canard enchaîné ne publiera pas son article, pas même une allusion, mais multipliera, comme on le sait, les révélations sur Fillon et Le Pen.
A ce stade là, je suis triste, profondément triste. Je me sens trahi et partant, naïf. Que Marianne se soit foutu de sa gueule passe encore. Mais que Mediapart et le Canard enchaîné, que je voyais, dans mon esprit avide de repères rassurants, comme deux phares dans la nuit, la nuit qui vient, c'est trop.
Seul Le Télégramme publiera un article sur son histoire.
Mais ses déboires ne s'arrêteront pas là. Il sera ensuite victime d'une tentative d'effraction, puis rentrera un jour chez lui pour retrouver son disque dur effacé. Evidemment, on ne peut avoir que des soupçons laissant libre court à toutes les envolées paranoïaques, mais tout de même...
J’appelle ensuite une amie, journaliste en Suède. En lui racontant ma semaine, j’ai l’impression d’évoluer dans une réalité parallèle. Où l’information est sous contrôle. Où l’on espionne les lanceurs d’alertes. “Bon allez, je te laisse, dis-je, il faut que j’aille à la piscine avec ma fille. A bientôt !” Deux heures plus tard, je m’installe à mon bureau, allume mon ordinateur. Rien. Des pans entiers de mon disque dur ont été effacés. Je pense à un piratage. Puis me souviens avoir éteint ma machine. Il fallait donc y accéder physiquement. On s’est introduit chez moi. Un vertige me prend.
Cette histoire sortira peut-être dans ces "grands médias", dans quelques semaines, ou dans quelques mois. Pour rien. Juste comme une ponctuation dans l'actualité, à laquelle plus personne ne fera attention.
Mon père était un homme intelligent et lettré. Il vantait à sa descendance la lecture nécessaire des classiques, l'éduquait à la musique, il était de ces gens qu'on qualifie d'élite.
Mon père était électeur du Front national, à une époque où il était dur de le dire. Sur la table du salon, côtoyant les grands auteurs qui sont le socle de notre conscience au monde, se trouvait National Hebdo, le journal du Front national au discours haineux et à la prose déficiente. Je ne comprenais pas ce paradoxe mais il m'est vite apparu alors que les thèses de Jean-Marie Le Pen, loin de faire appel à l'intelligence ou aux qualités d'analyse de mon père, ne faisaient que répondre à ses peurs et à sa solitude profonde en leur donnant un moyen d'expression et une justification aisés.
Oui, Le Figaro. Mais c'est juste histoire de dire qu'il ne faut pas réduire l'électeur FN à un prolo sous-éduqué.
Ils sont venus, ils sont tous là, même ceux de Rome ou de New York, pour sa dernière soirée de campagne
...elle va mourir la mamaaa.
« Ma voix n’a été que l’écho de la violence sociale qui va exploser dans ce pays », a-t-elle lancé. Une manière d’anticiper les possibles soubresauts du quinquennat Macron. Et d’entériner, donc, l’hypothèse de sa défaite le 7 mai.
Loin, très loin de moi l'idée de défendre MLP, mais je trouve ce genre de phrase éminement dangereuse. Oh les mecs, vous avez une boule de cristal ? Vous êtes devins ? Non ? Ben fermez la alors.
Le classement des emails représente une activité chronophage. Le principal avantage pour les défendeurs de cette pratique : le gain de temps pour les retrouver par la suite. Le classement leader en la matière se fait par personne et/ou par projet. On aboutit à une arborescence plus ou moins profonde ou longue. Au bout d’un certain temps avec le volume, il devient assez difficile de retrouver le bon mail. Quelle personne, quel projet ? Autant ne rien classer.
J’utilise la fonction « Archiver ». Elle permet d’envoyer un email dans un dossier Archives et un sous-dossier par année ou mois / année. La touche raccourcie est « A ». Ainsi dés que j’ai traité ou lut un email dans ma boîte et qu’il n’appelle pas de réponse ou d’action de ma part j’archive. Pas de classement non plus pour les emails envoyés. Ils s’empilent dans mon dossier « Envoyé ». Une fois par an, je crée un sous-dossier pour l’année et je déplace tous les emails de l’année dedans.
Lorsque je veux suivre une personne ou un groupe de personnes en particulier dans le cadre d’un projet, je crée là aussi des dossiers virtuels en utilisant la règle « De, Pour, copie, copie cachée » avec un opérateur « contient » sur le nom de domaine par exemple ou sur une adresse email précise. Le dossier ainsi obtenu me permet de retrouver ainsi tous les emails envoyés et reçus avec ces personnes.
Rhââââ. Quand je lis ça, et que je pense que là où je bossais avant on avait Thunderbird, et que là où je bosse maintenant on a une bouse immonde qui ferait passer Outlook pour le top du top, j'enrage.
Bordel. C'est horrible. C'est encore pire que ce que j'imaginais.
Sans doute suis-je trop pessimiste, mais je n'arrive pas à faire gagner Macron dans le tableau de Tommy.
Alors je puis bien le dire maintenant : depuis le 23 avril au soir, monte en moi, jour après jour, la certitude qu'elle va passer.
Et ça me rend malade.
Parce que le pire est toujours certain. Parce que pays de cons. Parce que on ne peut pas blairer Macron et qu'il ne s'en rend même pas compte. Parce que même si Macron est élu, c'est reculer pour mieux sauter (comment disait Mona Cholet le 23 au soir déjà ? Ah oui, nous avons le choix entre le fascisme et l'aliment du fascisme). Parce que les deux blocs qui vont faire l'élection vont voter Le Pen (Fillon) ou s'abstenir/voter blanc (Mélenchon). Parce que j'ai lu des gens sincèrement convaincu que "si MLP passe, elle sera tellement nulle que les gens seront vaccinés du FN et qu'on en sera débarrassé". Parce que le Brexit et Trump nous ont montré que les discours des belles âmes n'avaient aucun impact sur les intentions de vote du peuple.
MLP a été nulle durant le débat ? Et alors ?
Oui, "et alors ?" comme dirait Fillon le méprisant.
Cassez-vous pauvres cons, comme a à peu près dit Sarkozy.
Votez pour moi les sans-dents comme a peut-être pensé Hollande dans la solitude de son esprit.
Je ne changerai rien, pas une ligne de mon programme a affirmé Macron.
Je suis comme vous, je vous écoute, je vais régler tous vos problèmes, dit MLP...
Parce que les savantes prédictions de la "big data" et des gourous du sondage se sont plantées bien comme il faut (même si, il faut bien le reconnaître, le second tour Macron/Le Pen était annoncé par quasiment tous les sondeurs dans la dernière ligne droite). Parce que les mêmes qui ont favorisé la normalisation du FN n'ont même plus le courage ? la force ? l'envie.. ou bien quoi, est-ce délibéré de leur part ? d'appeler à voter contre lui, mais appellent à se mobiliser "contre l'abstention". Parce que la France ne se divise pas entre Macronistes et Lepenistes, mais entre anti-Lepen et anti-Macron. Pour dire les choses autrement : les deux ont statistiquement les mêmes chances d'être élus.
Je ne vais pas tirer profit du fait que je ne suis pas le seul à penser ça, mais je pense que la victoire de MLP n'est même pas du domaine de l'hypothèse qui fait un peu peur. Elle est du domaine du possible.
Voilà. J'espère avoir une surprise dimanche soir, pas une bonne surprise non, parce que ça ne pourra pas être une bonne surprise.
Mais j'espère être surpris de m'être montré trop pessimiste. J'espère que ce billet n'est que le fruit de mon angoisse et que je me plante dans les grandes largeurs.
Ca aurait dû me faire rire, mais Tommy vient de réduire mon moral à néant.
(Cf. shaare suivant)
C'est à dire, fallait pas la qualifier pour le second tour. Fallait pas, chers confrères, la légitimer, la dédiaboliser, à grands coups de couvertures sur le péril islamo, et de reportages bidonnés, type PMU de Sevran (oui oui, Nathalie Saint Cricq, je parle pour votre chaîne. Vous l'avez voulue, vous l'avez eue. Deux heures d'humiliation au piquet, c'est une douce punition).
Ils sont drôles, ce matin, à tous regretter Mélenchon. Le populiste Mélenchon. Le Mélenchon de "lézextrêmes". Le même.
[...]
Sans vouloir me vanter, je n'ai jamais partagé les ricanements initiaux sur Trump. Dès le début, en 2015, la qualification de Trump, et même son élection, me sont toujours apparus comme plausibles -peut-être pour la seule raison, d'ailleurs, de ce ricanement universel des "belles personnes", boussole qui montre souvent le Sud. De même, je n'arrive pas, même après ce débat, à enterrer Le Pen.
Au cas où vous ne l'auriez pas vue.
Tu m'étonnes. Et plus j'entends des gens dire "de toute façon, MLP n'a aucune chances", plus je me sens mal.
Genre ça me rappelle ça :

Que plus jamais, on ne me dise qu’à cause du lien hypertexte, le web nous fait passer d’une chose à l’autre et nous détourne du sujet. Hier, on a vu une candidate à la présidence de la République faire de l’hypertexte tous les deux mots. Je n’ai jamais vu une page web où un mot sur deux était un lien. Le web a manifestement plus de persévérance que certains cerveaux.