"La ferme Val de Seudre est celle de mon père. Il y pratiquait de la monoculture de maïs depuis trente-cinq ans. L’irrigation de sa seule exploitation représentait les besoins en eau d’une ville moyenne. Quand j’ai récupéré cette ferme en 2006, j’ai décidé de m’engager dans une activité plus respectueuse de l’homme et de l’environnement. Pour moi, c’était une question de responsabilité. Nous, les agriculteurs, mobilisons 70% des terres et 80% de la ressource en eau. Compte tenu des montants d’argent public que nous recevons, je me sentais le devoir d’être en adéquation avec les attentes de la société. Or, j’ai l’impression que l’agriculture intensive telle que nous la pratiquons depuis cinquante ans ne correspond plus à ce que veulent les gens."
Fort logiquement, ce mec volontariste et engagé a été... sanctionné.
L'article est malheureusement assez faible sur le fond : il ne nous dit pas pour quel motif ses subventions ont été réduites.
L'invasion des potelets a même son blog : http://benlem2.canalblog.com/ Certaines photos sont effarantes.
Les potelets, ça coûte cher, et les effets sont souvent inverse à ceux qui sont recherchés : les piétons sont confinés sur le trottoir (et essayez de franchir ce genre d'obstacle avec une poussette ou un fauteuil), et les automobilistes roulent d'autant plus vite que la route leur est entièrement dévolue.
Olivier Ertzscheid (affordance.info) s'est amusé à reprendre à la sauce "connectée" quelques grands classiques de la littérature mondiale. Pas mal.
L'imprévu, qui compte présenter l'information "lentement mais sûrement", "à rebours de l'actualité". Ce site est fondé par des anciens d'OWNI. A suivre, donc. (vieille info que j'avais pêchée là : http://www.nextinpact.com/news/90441-2015-est-ce-fin-infobesite-sacre-slow-et-long-format.htm)
"le jeu vidéo se dissout, ses frontières se troublent, ses pratiquants grandissent et la mer de thunes et de créativité déborde doucement dans l’océan culturel, tant et si bien que dans un siècle on peinera même à croire que le jeu puisse avoir été si nettement dissocié du reste de la culture."
C'est plutôt une bonne nouvelle :
Par-contre, et c'est moi qui l'ajoute, ce n'est pas dans l'article, on peut déceler une mauvaise nouvelle : la presque mécanique transformation en industrie de masse "mainstream", avec toutes les critiques afférentes, déjà évoquées par ailleurs.
Je m'en souviens comme si c'était hier : le 7 janvier au matin, j'étais fermement décidé à faire une revue de presse des réactions autour de la sortie -largement médiatisée par son éditeur- de "Soumission" de Michel Houellebecq. Les événements ne m'en ont pas laissés l'occasion, et le vrai-faux scandale en mousse autour de ce livre a été balayé par un vent bien plus mauvais.
"Qui en France peut avoir envie d’une telle France ? La réponse du narrateur est claire : les musulmans. Fi des modérés, des éclairés, des nuancés ! Ils sont essentialisés en un bloc homogène par l’auteur. Et celui-ci, qu’en pense-t-il ? On n’en saura rien. La fiction est un paravent bien commode et en l’espèce, vu le contexte crispé qui se développe dans notre pays sur les questions identitaires, assez lâche."
"La notion française de laïcité a pu envenimer les débats en France, ce d’autant plus qu’à mon avis il s’agit là d’une mauvaise lecture de la laïcité. Quand on observe l’Histoire, notamment la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, on se rend compte que cette loi était assez tolérante. Cela n’a jamais posé problème qu’il y ait des processions religieuses dans la rue, que l’Etat et les municipalités financent l’entretien des églises, ce n’était pas une laïcité fermée. Or depuis une quinzaine d’années, avec l’émergence de l’islam comme force religieuse, cette laïcité française est devenue beaucoup plus excluante, et elle sert de prétexte à un ostracisme contre les musulmans français."
Mais à part ça, non, non, non, il n'y a pas d'islamophobie d'Etat, et d'ailleurs l'islamophobie, ça n'existe pas, c'est dans la tête des musulmans.
Intéressant ce site.
Je range un peu les liens qui trainent dans mes favoris depuis un bail...
Étonnant et inquiétant de constater que la notion d'islamophobie fait encore débat pour certains, qui tentent de démontrer que la faute revient aux victimes qui finalement, exagèrent un peu (je grossis à peine le trait, lisez donc l'article incriminé : http://www.conspiracywatch.info/L-islamophobie-partout_a1317.html)
Je suis un peu déçu par Conspiracy Watch, que je pensais être un site plus fiable que ça :(
Ah, la Turquie, Erdogan, la démocratie...
Voir un article plus détaillé ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20140228.OBS8091/turquie-coups-de-poings-au-parlement.html
Seb est un génie \o/
Je découvre cette page via Timo : http://lehollandaisvolant.net/?id=20150217182056
Stop ou encore ?
J'ai déjà lu ces chiffres dans un ancien N° d'Alternatives économiques, et je voulais justement les recopier ici.
Et si seulement c'était un cas isolé. Mais c'est quasi-systématique :
http://www.arretsurimages.net/breves/2014-10-20/Tous-ensemble-des-malfacons-dans-le-chantier-solidaire-de-TF1-id18096
http://www.ouest-france.fr/tous-ensemble-la-maison-de-tf1-laissee-en-carafe-1792093
http://www.lexpress.fr/culture/tele/une-nouvelle-famille-mecontente-de-l-emission-tous-ensemble_1311446.html
Et j'ai le souvenir d'encore un autre exemple que je n'arrive pas à retrouver, où un artisan ayant participé au massacre faisait la liste des malfaçons qu'il avait constaté...
via Seb
EDIT : retrouvé, c'était déjà sur Basta, en 2010 : http://www.bastamag.net/Comment-TF1-saccage-une-maison-en
Internet n'est pas une révolution, c'est une contre-révolution : la victoire de l'économie libérale la plus extrême. Texte très pessimiste et sans concessions (sans illusions ?) sur les fantasmes construits autour d'internet.
Grâce à Imgur vous pourrez apprendre à : comprendre les termse employés sur Imgur, comprendre les GIF, préparer des boissons, survivre.
"On croit qu’elle est consentante mais elle ne l’est pas. Fifty Shades of Grey, c’est comme la société. Celle dans laquelle on remet toujours en question la parole de la personne soumise, dominée, violée. [...]Fifty Shades of Grey ne fait pas que dépeindre une relation abusive, il installe un tel flou qu’il perpétue la culture du viol."
"Moscovici avait fait, avant le début de la réunion, une proposition plus acceptable pour les Grecs. Avant que le président de l’Eurogroupe, le Hollandais Dijsselbloem (sous pression de l’Allemand Schaüble ?) substitue à ce texte un autre, plus abrupt.
Si j’insinue que la réécriture offensante est une vieille spécialité allemande, serai-je taxé de germanophobie ? Depuis la dépêche d’Ems, ce texte conciliant sur le fond, mais réécrit par Bismarck de manière sciemment offensante et humiliante pour la France, on sait que les mots peuvent provoquer des guerres, même si les positions ne sont pas éloignées."
J'aime lire ce genre de détail bien plus éclairant que bien des analyses.
A ce propos, j'ai eu la révélation -tardive- d'en quoi le terme de "frondeurs" appliqué aux députés était révélateur du système dans lequel on vit.
Le député, dans la théorie, n'est pas élu pour voter comme une machine POUR le gouvernement s'il est dans la majorité parlementaire, et CONTRE s'il est dans l'opposition ; il est censé discuter les lois, les amender et les améliorer, dans le sens de la recherche de l'intérêt général.
A ce stade de mon développement, laissez moi 10 minutes pour rire de bon cœur.
...
Merci.
En qualifiant de "frondeur" le député qui ose ouvrir sa gueule pour dire qu'il n'est pas complétement d'accord avec la politique du gouvernement pourtant issu du même parti que lui, non seulement on lui dénie ce droit, qui devrait pourtant être sa seule raison d'exister, mais légitimise l'attitude des autres, qui votent POUR quand on leur dit, et CONTRE quand on leur demande... Pire, ce sont des "frondeurs", terme qui renvoie explicitement aux nobles contestant l'autorité royale... La connotation est pourtant loin d'être anodine. Je ne m'explique pas pourquoi tous les médias l'ont reprises sans barguigner.
Pour celles et ceux à qui la "théorie du djendeur" (LOL) ne fait pas peur, voici deux chouettes petits livres avec lesquels ils pourront pervertir leurs enfants et troller la manip pour tous : "On n'est pas des poupées" et "On n'est pas des super-héros".
J'y ai découvert des choses REN-VER-SAN-TES du style que les filles pourraient jouer au foot, les garçons à la poupée, et même qu'ils auraient le droit de pleurer, et pas qu'en cachette. Tsss, où va t-on j'vous l'demande mâme Christine.