Démonstration du fonctionnement de l'effet Streisand : l'interdiction par la justice de faire la promotion d'un livre critiquant Facebook se révèle plus bénéfique pour les ventes que ladite promotion.
via Seb
Chais pu trop comment je suis tombé chez lui mais, autant je soutiens la démarche (quitter les réseaux propriétaires basés aux USA), autant le vocabulaire employé m'a hérissé le poil : "regardez comment je suis trop un Résistant au Technofascisme, j'ai quitté Facebook pour aller sur Mastodon". Ça va les chevilles gars ?
Je ne suis pas un intellectuel comme Mister Crouzet. Mais avec ma petite tête et mes petites idées, j'ai quitté Facebook en 2017 et Twitter en 2023. Et je suis sur Mastodon depuis 2017.
Passons. Passons vite, même, car vous savez déjà à peu près tout. L’alignement complet de Mark Zuckerberg sur la ligne musko-trumpienne. D’abord lors d’une vidéo délirante de cinq minutes où il explique vouloir en finir avec les biais politiques des modérateurs et abandonner tous les programmes de fact checking. Puis les jours suivants, alors que Meta annonçait mettre un terme à tous ses programmes favorisant la diversité et l’inclusion et proposait de nouvelles règles de modération autorisant à qualifier les LGBT de malades mentaux et les femmes de biens meubles — provoquant l’ire d’une grande partie de ses propres employés — tandis que Zuck participait au podcast conservateur de Joe Rogan où il appelait le monde de l’entreprise à faire preuve de « davantage d’énergie masculine » et « d’agressivité ».
On pourrait gloser pendant des heures sur les raisons de ce brusque virage à droite, réalisé même pas une semaine après l’annonce de bots Instagram « inclusifs » certes complètement à côté de la plaque mais qui semblaient au moins indiquer que Meta se souciait encore des apparences. Se lancer dans la psychologie de comptoir, estimer que Zuckerberg n’a fait que révéler son vrai visage — Facebook étant né d’un outil pour juger le physique des étudiantes, sa seule motivation ne peut être que la misogynie. Ou bien approcher les choses par l’angle économique, remarquer que Meta est en difficulté face à TikTok et à l’Union européenne et que plier le genou devant Trump à s’en faire péter la rotule peut être un moyen de recruter un allié puissant pour sauver l’entreprise. De façon encore plus pessimiste, on peut aussi choisir d’y voir le signe qu’un point de bascule idéologique a été atteint (on en parlait en fin d’année dernière), que les délires libertariens de la Silicon Valley, parfaitement trumpo-compatibles, sont sur le point de virer à la prophétie eschatologique.
Et en fait, peu importe. Que les raisons de cet alignement général soient bassement commerciales ou profondément idéologiques, le résultat est le même : le piège qu’on sentait se refermer sur nous depuis des années, qui jusqu’à présent faisait de son mieux pour se dissimuler, vient d’apparaître dans toute sa cruauté. Car c’est de cruauté qu’il s’agit. Comment qualifier autrement la décision de Meta de faire retirer les distributeurs de tampons des toilettes des hommes dans ses locaux ? Quel rapport avec la question de la « liberté de parole » ou des « biais des modérateurs » ? Que ce soit par idéologie ou par volonté de donner des gages au strongman du moment afin de défendre leurs intérêts, la messe est dite : les géants de la tech sont prêts à tout sacrifier au nom du profit, en commençant par les plus faibles d’entre nous (les trans, comme toujours, n’étant que les canaris dans la mine). « Don’t be evil », l’ancien slogan de Google, était déjà de l’histoire ancienne, voici l’ère du « Be evil ».
Alors que faire, comme dirait l’autre ? Vaste question. Quitter les réseaux. X hier, Meta aujourd’hui. Convaincre vos proches de troquer WhatsApp pour Signal. Claquer 20 € chez un hébergeur indépendant pour avoir votre propre site web et ne plus dépendre des jardins fermés des GAFAM. Recréer des webrings, des communautés, des liens directs. Encourager les gouvernants, ici comme ailleurs, qui tentent de s’opposer au rouleau compresseur qui nous fonce dessus. Soutenir les infrastructures décentralisées d’aujourd’hui et de demain pour bâtir, un jour, un nouvel Internet qui appartiendra à celles et ceux qui le peuplent plutôt qu’à une poignée de centimilliardaires paranoïaques ne jurant que par la force. Et se serrer les coudes, car les temps qui viennent vont être rudes.
Si X est un cloaque de politiques et de journalistes qui se parlent en circuit quasi fermé, encerclés par des comptes passifs, des bots, des trolls et des militants (je caricature à peine), les plateformes de Meta (Facebook, Instagram, Whatsapp) sont quant à elles autrement mainstream. Touchez à la modération avec de telles audiences, et les dégâts seront terribles. Que ce soit pour l’accès à une information de qualité. Mais aussi pour garantir à chacun·e un espace sécurisé pour pouvoir s’exprimer sans crainte. Pour imaginer l’ampleur que pourraient prendre les dégâts, il suffit de repenser à quelques scandales ayant touché Facebook et le reste du groupe Meta
[...]
Il est temps de se réveiller, individuellement et collectivement. Il est temps de boycotter massivement ces plateformes, dans tous les espaces possibles, et leur préférer des alternatives (numérique ou analogiques) qui nous respectent.
via Mastodon
Dans son rapport de résultats financiers du troisième trimestre 2023, dévoilé le 25 octobre, Meta indique une perte énorme de 3,74 milliards de dollars (environ 3,52 milliards d'euros). Et ce, uniquement pour sa division Reality Labs, chargée de développer le métavers et de produire du matériel de réalité augmentée et réalité virtuelle.
Pire, l'unité de recherche et de développement aurait été responsable d'une perte cumulée de 21,3 milliards de dollars (près de 20,07 milliards d'euros) en un an, selon le rapport de résultats du deuxième trimestre. Et on ne voit pas vraiment comment Meta pourrait inverser la tendance.
C'est quand même beau (non) d'avoir autant d'argent à perdre.
Surtout, le groupe dépense beaucoup pour mettre au point sa plateforme. La société a révélé qu'elle avait perdu plus de 9 milliards de dollars avec sa division Reality Labs -en charge du metaverse- depuis le début de l'année, dont 4 milliards sur le seul troisième trimestre. Et ce après avoir déjà brûlé 10 milliards de dollars en 2021. Ce n'est pourtant que le début, a averti la société lors de la présentation mercredi de ses résultats trimestriels.
Au-delà de la joie indicible que me procure le fait de voir Facebook brûler, je voulais juste placer mes 2 cents sur cette information : quand on s'entête à dépenser des sommes folles dans un projet que l'on sait voué à l'échec, uniquement parce que l'on pense que l'on a déjà trop dépenser pour s'arrêter, cela s'appelle le biais des coûts irrécupérables.
C'est absolument irrationnel ; posez la question à n'importe quel quidam à peu près sensé, il vous répondra qu'il ne fera jamais une chose pareille et pourtant, nous sommes tous amenés à nous comporter de cette manière, ou au moins à être tenté de le faire. Un exemple que j'aime beaucoup est celui des vacances au ski : vous réservez -assez cher- pour une location d'une semaine dans une station de ski. 3 jours avant le départ, vous vous cassez la jambe, ou bien la météo annonce, de façon absolument certaine, qu'il va faire le pire temps pourri dans ce coin de montagne depuis des décennies. Eh bien, même si au final vous n'y allez pas, vous serez au moins tenté d'y aller, juste parce que vous avez déjà payé et que vous ne voulez pas avoir "payé pour rien".
Et c'est justement ça qui est débile : que vous y alliez ou pas, la dépense est déjà faite, l'argent est déjà perdu !
C'est exactement ce qui est en train de se passer pour Facebook, qui ferait mieux d'arrêter les frais tout de suite, ou ce qu'il s'est passé pour le Concorde(exemple canonique cité dans quasiment tous les articles sur le sujet).
Ce biais s'appelle aussi l'aversion aux pertes : on attache plus d'importance à une perte qu'à un gain du même montant.
J'ai lu cette année C'est (vraiment?) moi qui décide, un livre de Dan Ariely, un professeur de psychologie ET d'économie (si, si, c'est possible) qui va de fait à contre-courant de la théorie économique libérale dominante (qui professe essentiellement, pour faire court, que les acteurs économiques sont rationnels). L'aversion aux pertes est abordée dans un des premiers chapitres du livre, avec l'exemple d'étudiants (américains) qui estiment le prix d'une place dans le stade universitaire pour la finale à un prix plutôt "rationnel" lorsqu'ils n'ont pas pu en obtenir une, et à prix complètement hors de toutes proportions lorsqu'ils ont pu en obtenir une et qu'on leur demande s'ils sont disposés à la vendre.
Bref, j'ai été beaucoup trop long, mais ça m'a donné l'occasion de vous parler d'un bouquin intéressant (vite lu, et vraiment facile à lire).
< C'est que démontre Frances Haugen c'est le fait que tout cela, toutes ces incidences délétères et parfois mortifères ou criminogènes sur les discours publics et les expressions privées, ne sont pas le fait d'un algorithme devenu fou ou d'une intelligence artificielle hors de contrôle, mais le résultat des choix consciemment effectués par la plateforme et ses ingénieurs pour maximiser sa rentabilité économique au détriment de tout le reste.
Traquer les traqueurs. Voilà, en résumé, quel est le plan de Mozilla pour 2022 avec sa nouvelle initiative, appelée « Facebook Pixel Hunt ». L’objectif est évident : il s’agit de chasser le « pixel Facebook » que le réseau social met à disposition des sites web pour qu’ils puissent obtenir des informations sur leurs visiteurs, mais qui sert aussi au site communautaire pour glaner des données.
Ainsi, j’ai voulu imprimer l’article Wikipedia “Criticism of Facebook” qui recense les innombrables scandales, mais j’ai reculé devant le volume : 45 pages format A4 !
C’est un véritable dossier qui nous rappelle à quel point il est fou de confier nos données personnelles, nos interactions sociales et notre accès aux informations à des gens avec aussi peu de scrupules et autant de casseroles aux fesses. L’article va de la fraude fiscale au génocide des Rohingyas en Birmanie (Source PDF), en passant par les expériences psychologiques à grande échelle sur les utilisateurs et à leur insu (Source), la discriminations envers les minorités raciales et les handicapés (Source), le financement d’organisations néo-nazi (Source).
Ah oui. Quand même.
via Seb
Cri du lapin :
46 États américains, ainsi que le district de Columbia qui est trop snob pour être un État, viennent de s'unir pour accuser Facebook d'abus de position dominante et souhaitent que lui soit désormais interdite toute acquisition d'un montant supérieur à dix millions de dollars.
Lu sur Le Cri du lapin #22 :
D'après ce long article du New York Times, la boîte à Zucky aurait, entre autres recherches sur les moyens de limiter la diffusion des fausses nouvelles et des messages haineux, enseigné à un algorithme de machine learning l'art d'identifier les messages « mauvais pour notre monde », ce qui en soi est déjà assez amusant. L'algo fonctionnait plutôt bien mais Facebook a finalement décidé de ne pas l'utiliser pour hiérarchiser la visibilité des posts. Pourquoi ? Tout simplement parce que les utilisateurs chez qui la visibilité des messages « mauvais » avait été diminuée se connectaient beaucoup moins à la plateforme, les contenus toxiques et partisans créant, comme on le sait désormais très bien, davantage d'engagement.
Vu sur le cri du lapin #19, la plus fabuleuse newsletter de tout le ouèbe :
Le 12 octobre dernier, Facebook a annoncé la modification de ses règles de modération, qui n'autoriseront plus les contenus niant l'existence de la Shoah. Attendez non, on va le dire autrement. Jusqu'au 12 octobre dernier, on pouvait impunément nier l'existence de la Shoah sur Facebook. Voilà, c'est mieux comme ça.
The threat this time resides in a combustible combination of two factors. The first is what’s known as Facebook’s “group recommendation engine,” which drives people to private Facebook groups. Experts have long warned that these private groups are festering grounds for disinformation and extremist activity, from QAnon to anti-vaxxers, and that the recommendation engine drives people unwittingly into them.
via Le cri du lapin #18
Le sale job des personnes qui font de la modération sur Facebook -donc il y a de la modération sur Facebook, mais Facebook ne veut surtout pas que ça se sache- et qui se tapent des stress post-traumatiques.
(version longue de l'extrait : https://invidio.us/watch?v=kv8RFAphI4Q&dark_mode=true&local=1&nojs=0&player_style=youtube&quality=dash)
Titre du reportage : "Au secours, mon patron est un algorithme". J'ai bien envie de le voir. Vidéo ici : https://www.france.tv/france-2/cash-investigation/1066737-au-secours-mon-patron-est-un-algorithme.html
« Leur contrôle insidieux de nos vies numériques sape le fondement même de la vie privée et c’est l’un des défis majeurs de notre époque en termes de droits humains », a déclaré Kumi Naidoo, secrétaire général d’Amnesty, cité dans un communiqué. « Google et Facebook ont progressivement rogné le respect de notre vie privée. Aujourd’hui nous sommes piégés. Soit nous nous soumettons à cette vaste machine de surveillance – où nos données sont facilement utilisées pour nous manipuler et nous influencer – soit nous renonçons aux avantages du monde numérique. »
Soit on se démerde sans eux ? Chiche ?
Je ne sais pas si c'est une tendance de fond, mais les collègues parents d'ado avec qui j'en discute me disent tous plus ou moins la même chose : Facebook, pour les jeunes, c'est ringard (je note que Ecrans.fr l'avait prédit il y a +/- 10 ans), ils n'y vont plus, c’est le réseau de leurs parents... (après, mes collègues n'ont pas valeur de sondage d'opinion !)
Si vous n’êtes pas aussi extrémiste que moi, il est probable que votre boîte mail soit bourrée jusqu’à la gorge, que votre inbox atteigne les 4 ou 5 chiffres. Mais de ces milliers de mails, combien sont importants ?
Plus concrètement, combien de mails importants avez-vous perdus de vue parce que votre inbox a été saturé par ces mailings ? L’excuse est toujours valide, le mail de votre collègue est bien dans les spams. Tout votre inbox est devenu une gigantesque boîte à spams.
Ceux qui me suivent depuis longtemps savent que je suis un adepte de la méthode Inbox 0. Ma boîte mail est comme ma boîte aux lettres physiques : elle est vide la plupart du temps. Chaque mail est archivé le plus vite possible.
Screugneugneu, je sais que je suis de mauvaise foi, mais il m'agace. Son côté prophète de l'inbox 0, ça me saoule. Grave. Moi aussi je sais gérer ma boîte mail. Et si Facebook le gêne autant, c'est pas compliqué : qu'il quitte Facebook ! (mais je suppose que ça nuirait à son personnal branling).
D'accord sur deux points :
1/ le message RGPD, que je me note :
En vertu de la loi RGPD, pourriez-vous m’informer de la manière par laquelle vous avez obtenu mes coordonnées et effacer toutes données me concernant de vos différentes bases de données. Si vous les avez acquises, merci de me donner les coordonnées de votre fournisseur.
2/ cette phrase, même si je m'efforce de l'étendre à ma vie en général (et c'est pas toujours facile) :
Ne soyez pas agressifs. Ne jugez pas. N’essayez pas d’entrer dans un débat (je l’ai fait au début, c’était une erreur). Contentez-vous du factuel
via Seb
« Vous vous demandez pourquoi je pense que Facebook a trop de pouvoir ? Commençons par leur capacité de mettre fin à un débat sur la question de savoir si Facebook a trop de pouvoir », a-t-elle écrit dans un tweet.
Ah ah, bien joué. Je ne serais pas autrement surpris d'apprendre qu'elle savait que sa publicité serait retirée, et qu'elle l'a fait sciemment, laissant Facebook, cette grosse bête algorithmique aveugle, tomber dans le piège.
La photographe Romy Alizée a vu son compte Instagram fermé après la publication d'une photo. Elle s'insurge contre la politique de contrôle des plateformes qui vise avant tout le corps des femmes.
Encore une. Alors oui, on ne peut que être d'accord avec son combat, mais ne se trompe t-elle pas de moyens ? Plutôt que de vouloir à tout prix publier tout ce qu'on veut sur Facebook, Instagram et tutti quanti, pourquoi ne pas comprendre une bonne fois pour toute que ces mastodontes ne plieront jamais, ou alors seulement lorsque leur nombre d'abonnés passera en-dessous d'un seuil critique ?
Vous voulez être libres ? Quittez Facebook !
Mais cette dernière [Facebook]est avant tout une entreprise commerciale, dotée d’une base de données gigantesque. Olivier Ertzscheid, enseignant-chercheur en sciences de l’information à l’Université de Nantes, explique le rôle qu’a joué le réseau social dans ce mouvement, les données qu’il a pu collecter et le risque d’une potentielle utilisation de ces informations à des fins de manipulation d’un scrutin. L’universitaire estime que rien n’empêche un scandale à l’image de celui de Cambridge Analytica de se reproduire lors d’un futur scrutin.
Vous trouvez ça inquiétant ? Vous avez raison.
De chacun de ces articles, je tire une idée (pas forcément la plus centrale de l’article). Les voici, dans le même ordre :
- Plusieurs facteurs dans le débat sur les gilets jaunes font qu’il y a polarisation comme jamais auparavant. Les politiques font des petites phrases, les sites parodiques balancent des énormités, les gens sur Facebook relayent tout ce qui va dans leur sens (biais de confirmation) sans trop soucier de vérité, la presse ne parle que des manifs qui dégénèrent et enfin Facebook affiche les articles le plus susceptibles de créer de l’engagement (comprendre : faire réagir le lecteur en bien ou en mal) ;
- Les gilets jaunes, rejetant les médias traditionnels, ont tendance à s’informer sur Facebook, quitte à s’abreuver de fausses nouvelles. C’est un peu comme le téléphone arabe de notre enfance, sauf qu’en plus chacun est en colère (ça amplifie les déformations) et que le média (Facebook) favorise les messages les plus outranciers, peu importe qu’ils soient faux.
3.Facebook sait précisément, nommément, qui a lu, liké, partagé, commenté (en bien ou en mal) des messages et vidéos sur les gilets jaunes. Facebook propose des catégories publicitaires automatiques extrêmement fines. C’est ainsi que la firme de Mark Zuckerberg et de Sheryl Sandberg a vendu (sans le réaliser) de la publicité ciblant des gens “détestant les juifs”. Facebook reconnait avoir été utilisé par les russes pendant l’élection présidentielles américaine de 2016. Et ça a recommencé en 2018.On peut très bien imaginer lors de prochaines élections en France, une campagne d’intoxication médiatique visant les supporters des gilets jaunes et financée par un pays étranger voulant déstabiliser la France (rappelons le soutien de Poutine à l’extrême-droite en France et aux USA). Facebook dispose de tous les ingrédients nécessaires :
- Audience : Facebook est déjà utilisé par cette population ;
- Intimité : Facebook sait tout des opinions de chacun des utilisateurs ;
- Polarisation : Facebook est incité à mettre en avant les contenus les plus outranciers, qu’ils soient vrais ou faux ;
- Ciblage : Facebook permet de cibler les gens très finement en fonction de leurs opinions ;
- Finances : Facebook a une forte incitation financière à le faire : son business model qui le pousse dans ce sens-là.
Tout est en place pour rendre “intéressantes” les prochaines élections en France. Voilà qui n’est guère rassurant pour l’avenir.
Bon. Vous attendez quoi pour quitter Facebook ?
via Seb
le retrait par Facebook, deux jours plus tôt, d’un message dans lequel le centre relayait une étude sur la méconnaissance des Américains sur la Shoah, l’extermination des juifs d’Europe. Ce message était accompagné d’une photo d’époque sur laquelle apparaissent des enfants nus victimes des camps de concentration.
[...]
En juillet, le patron du réseau social avait déclaré qu’il refusait de supprimer les messages négationnistes sur Facebook.
Facebook supprime les photos de juifs exterminés dans les camps parce que les gens sont tout nus, mais refuse de fermer les comptes négationnistes. C'est bon là, ça commence à rentrer ?
Le nivellement par les tréfonds du plus bas et la standardisation à l'extrême semble faire de chaque profil Facebook, le smoothie des chiottes d'une vie.
Et même si j'ai pas non plus comme aspiration d'être une princesse dans le château de Barbie™, je n'ai pas spécialement envie de résider dans une porcherie.Certaines personnes m'ont dit que c'était une décision assez dramatique de ne pas souhaiter conserver une réelle présence sur FB. Sans étonnement il s'agit des gens qui n'appellent jamais et ne cherchent pas non plus à se rendre chez moi, malgré de nombreuses portes laissées ouvertes et de nombreuses propositions. Et plus les protestations sont grandes face à cette décision (oui, un MP disait que j'étais folle d'en partir !) plus la personne semble concernée par ce dernier constat.
Oui, nous avons le même business model que Facebook, mais nous n’avons pas un bouton Numerama Connect sur la quasi-totalité du web qui nous permet d’enrichir notre profilage et d’alimenter notre base de données aussi privée qu’opaque.
Si on y regarde bien, les données qu’on donne à Facebook ont énormément plus de valeur que les services que Facebook nous rend. En tant qu’utilisateurs, on y perd.
Quittez. Facebook.
via Seb
Rien à voir mais, waouh, la police de ce site, avec des ligatures, est vraiment trop classe.
14 ans. 14 ans que Mark Zuckerberg passe son temps à s'excuser, et à dire qu'il va faire mieux.
Do you trust Mark Zuckerberg?
via Mastodon
Tous ces gens / ces institutions qui semblent d'un coup d'un seul découvrir la vraie nature de Facebook... c'est juste LOL.
En janvier 2017, le Framablog publiait ça : Si on laissait tomber Facebook ?
UN extrait, juste UN :
Aucune de vos données sur Facebook n’est sécurisée ni anonyme, quels que soient vos paramètres de confidentialité. Ces réglages sont juste des diversions. Il y a des violations de confidentialité très sérieuses, comme la vente de listes des produits que vous recommandez à des annonceurs et des politiciens, le pistage de tout ce que vous lisez sur Internet, ou l’utilisation des données de vos amis pour apprendre des informations privées sur vous – aucune de ces pratiques n’a de bouton « off ». Pire encore, Facebook agit ainsi sans vous le dire, et sans vous révéler les dommages que vous subissez, même si vous le demandez.
Voilà.
J'ai créé des groupes que j'ai animé pendant des années. J'ai administré des pages, des discussions. J'ai vraiment donné beaucoup de temps pour notre projet commun, moi il m'a apporté des amis des relations et une magnifique chérie pendant que toi tu devenais un des hommes les plus riches sur Terre.
Je te rassure, je suis très content de ma situation et ne souhaite pour rien au monde échanger avec toi, je trouve juste que notre contrat n'était pas équilibré, et que tu aurais dû me rémunérer pour toute la valeur que j'ai apporté à la plateforme que toi et tes actionnaires détenez. Ou alors tu aurais dû prendre soin de mon travail et de mes données.
Meurt Facebook, meurt !
Voici ce pouvez faire immédiatement si vous êtes inquiet pour vos données sur Facebook :
supprimer votre compte ?
C'est la presse qui fait le sale boulot pour Facebook, tout en se prétendant neutre. Pas bon.
Suite à cet article, nous avons reçu un courrier de Facebook que nous vous livrons en l'état (traduit de l'anglais) : "Chamath Palihapitiya ne travaille plus pour Facebook depuis plus de 6 ans. Lorsqu'il était dans l'entreprise, nous nous sommes concentrés sur la création de nouvelles expériences dans les médias sociaux, et sur la croissance de Facebook dans le monde entier. À l'époque, Facebook était une entreprise très différente et, à mesure que nous grandissions, nous nous sommes rendu compte de nos responsabilités. Nous prenons notre rôle très au sérieux et nous travaillons dur pour nous améliorer. Nous avons mené beaucoup de recherche avec des experts et des universitaires extérieur à la société pour comprendre les effets de Facebook sur le bien-être, pour éclairer le développement de nos services. Nous investissons également davantage dans les ressources humaines, et - comme Mark Zuckerberg l'a déclaré - nous sommes prêts à réduire notre rentabilité pour nous assurer de faire les bons investissements.
Je trouve ce droit de réponse presque plus terrifiant que le contenu de l'article lui-même.
En conclusion, ces deux annonces dessinent un discours général assez net : soumettez-vous à Facebook, car lui seul peut vous protéger (ne comptez pas sur l'État, qui lui a délégué ce rôle). L'entreprise ne se prive d'ailleurs pas d'expliquer être « confiante que l'IA va devenir un outil plus important dans l'arsenal de protection et de sécurité sur l'Internet »5. Internet est dangereux, prenez refuge sous l'hégémonie de multinationales totalitaires, vite !
Ca fait froid dans le dos.
Le Like Jacking : Facebook permet d'exporter le bouton "j'aime une page" sur votre site. Placez-le sur votre site, ensuite par un petit bout de code CSS rendez-le totalement transparent (opacity:0;). Positionnez le par dessus n'importe quel bouton ou lien sur lequel vos visiteurs sont susceptibles de cliquer. Quand ceux-ci croiront appuyer quelque part, ils appuieront en réalité sur votre bouton "j'aime" invisible.
Rien que pour ça tu mérites ce qui t'arrives, sombre bouse.
Et une fois encore, toutes ces personnes qui construisent leur prospérité entièrement en faisant confiance à un service privateur, ou qui pensent préserver leurs souvenirs ou leurs documents en utilsant un GAFAM ou un de leurs dérivés, et qui s'étonnent de tout voir s'écrouler du jour au lendemain, combien leur faudra t-il d'histoires similaire pour qu'ils comprennent enfin ?
via (°m
Pour ta sécurité, tu vas me donner la clé de ta maison, le mot de passe de on PC et le code de ta carte bleue. Et une photo de toi à poil, donc.
Je suis curieux de savoir combien de personnes ont obéi à cette injonction ridicule, dangereuse et illogique.
Pour le coup, ça ne me choque pas, l'apologie du terrorisme est avérée, bien plus que pour des gamins refusant de participer à la minute de silence après les attentats contre Charlie hebdo.
Ce qui est intéressant, c'est bien évidemment la prise en compte d'un avis/soutien exprimé sur un réseau social (ici un "like" sur Facebook) et sa caractérisation en apologie publique d'acte de terrorisme : quels que soient les paramètres que vous bidouillez sur Facebook, ce que vous y publiez, likez... est par nature public pour la justice.
Il faudra attendre la publication du jugement, dans quelques semaines, mais on note que les avocats de ce jeune homme ont indiqué à nos confrères que son compte Facebook était privé et cadenassé par les paramètres de confidentialité. De fait, une défaillance pourrait être exploitée puisque l’article 421-2-5-1 précité ne condamne que l’apologie publique.
Je pose ça là.
EDIT : la même chose en français : http://www.numerama.com/tech/260088-dans-lenfer-de-la-moderation-facebook-les-regles-secretes-ont-ete-devoilees.html
Des règles souvent tues pour leur caractère parfois dérangeant, parfois cynique et rarement justes. La première appréciation que nous pouvons avoir de ce corpus de règles laisse indubitablement penser que Facebook a créé une réglementation dont l’objectif premier est de se dégager de toute responsabilité dans le vrai monde.
[...]
L’intérêt de Facebook pour le revenge porn souligne l’incroyable diversité des cas à juger par les modérateurs du réseau. Ces derniers, surmenés par des milliers de cas quotidiens, doivent arbitrer l’inhumain et l’ignoble toutes les heures, à un rythme effréné.
[...]
L’air de rien, les modérateurs du réseau social admettent arbitrer l’un des pires endroits sur Terre où les plus pitoyables vicissitudes deviennent des publications, des menaces, des photos scandaleuses à gérer chaque minute… dans une urgence délétère.
Facebook vous observe, vous manipule et se fait du fric sur votre dos.
Non, rien de neuf.
Je viens de faire quelque chose que j'aurais du faire depuis fort longtemps, et que je repoussais d'année en année : supprimer mon compte Facebook.
J'ai des dizaines de liens dans mon Shaarli expliquant pourquoi Facebook çaymal, et j'avais pourtant un compte. Que je n'utilisais plus depuis belle lurette, bien entendu avec un pseudo, et sur lequel je n'avais posté que des liens à peu près du même genre que ceux que je poste ici, mais un compte Facebook quand même.
C'est ce (long) article qui m'a donné l'impulsion qui me manquait.
Pourquoi ai-je aussi longtemps reculé ce qui m'apparait comme étant de plus en plus nécessaire ? Pour des motifs tous plus futiles les uns que les autres :
je suis des personnes / des institutions intéressantes
=> C'est vrai, mais tu ne vas jamais sur Facebook. Aussi intéressant soient-ils, tu les liras ailleurs, ou alors tu continueras à ne pas les lire.
Je m'en servais juste pour débloquer des jeux gratuits.
=> Que dire, que dire... Tu n'as pas le temps de jouer aux jeux que tu achètes, tu crois vraiment que tu vas jouer à ces palanquées de jeux mal torchés que seule leur gratuité rend désirables ? Névrosé va.
Certains trucs ne sont accessibles que sur Facebook
=> TANT PIS POUR EUX, ils se passeront de ma divine présence.
Conclusion : adieu Facebook.
MEURS FACEBOOK.
Genre vous savez plus ou moins que Facebook c’est mal, mais vous n’avez pas trop envie de savoir jusqu’à quel point.
[...]
Aucune de vos données sur Facebook n’est sécurisée ni anonyme, quels que soient vos paramètres de confidentialité. Ces réglages sont juste des diversions. Il y a des violations de confidentialité très sérieuses, comme la vente de listes des produits que vous recommandez à des annonceurs et des politiciens, le pistage de tout ce que vous lisez sur Internet, ou l’utilisation des données de vos amis pour apprendre des informations privées sur vous – aucune de ces pratiques n’a de bouton « off ». Pire encore, Facebook agit ainsi sans vous le dire, et sans vous révéler les dommages que vous subissez, même si vous le demandez.
J'aime beaucoup cette métaphore :
Ne confondez pas vie privée et secret. Je sais ce que vous faites dans la salle de bain, mais vous fermez quand même la porte. C’est parce que vous voulez de l’intimité, pas pour cacher un secret. (Extrait de Je n’ai rien à cacher, pourquoi devrais-je faire attention à ma vie privée en ligne ?)
J'ai rien à cacher ? Je ne fais rien de mal ? Même pas en rêve :
Si vous admettez avoir commis quelque chose d’illégal dans les messages privés de Facebook, ou si vous avez simplement mentionné un soutien à une action politique, cela pourra être utilisé contre vous à l’avenir, tout particulièrement par un gouvernement étranger. Vous pouvez être arrêté simplement parce que vous étiez au mauvais endroit au mauvais moment, ou être mis à l’écart à l’aéroport un jour, pour risquer de la prison car vous avez révélé que vous avez fait quelque chose d’illégal il y a 5 ans. Un comédien New Yorkais a vu une équipe SWAT (un groupe d’intervention policière américaine musclé) entrer dans son appartement pour une blague sur Facebook.
Bon, c'est encore une variation sur le fameux "profil fantôme" de Facebook, dont l'existence est tout de même avérée depuis plusieurs années.
Mais le pire dans tout ça, c'est que les cons vont trouver ça très bien, cet algo qui retrouve à rebours les personnes que l'on est censé connaitre.
via http://shaarli.mydjey.eu/?AosA3A
C'est bon ça ^^
Après, vous savez ce que je dis toujours : si vous n'êtes pas d'accord avec la censure de Facebook, n'essayez pas de la contourner, quittez le...
Facebook se tourne résolument vers la modernité : maintenant on peut jouer à Pacman sur son ordinateur, plus la peine de gaspiller ses pièces de 2 francs au rade du coin ! Vous verrez, un jour ils feront des jeux entièrement en 3D. Vous verrez. J'suis sûr.
L’histoire édifiante de cette jeune singapourienne ne doit pas nous distraire de la vraie nouvelle : Trump a externalisé la préparation de plusieurs supports de campagne à des tacherons numériques recrutés via des plateformes de « Digital labor », et cela de façon récurrente. L’arme secrète de la victoire de ce candidat raciste, misogyne et connu pour mal payer ses salariés s’avère être l’exploitation de travailleuses mineures asiatiques. Surprenant, non ?
Il est temps de se barrer de Facebook et de partir vers des contrées où personne ne risquera d’être coupé de son monde parce qu’une corporation capitaliste en aura décidé ainsi.
En gros c'est un client pour jouer à Angry Birds, mais en gros on pourrait payer pour des versions "améliorées". LOL
via Seb
Le journal français a donc dû remplacer la photo par une image de poitrine...masculine, non sans montrer l'absurdité des conditions d'utilisation de Facebook.
Bon, vous savez ce que je pense de Facebook. Je n'en dirai donc pas plus.
via https://links.nekoblog.org/?lW15rQ
Une association faisant campagne pour le dépistage du cancer du sein a vu sa page sur Facebook suspendue par le réseau social, à cause de photos de peintures montrant des femmes la poitrine dénudée.
Facebook.
Vous allez y rester combien de temps encore ?
Je dois être un peu con hein, mais pourquoi s'obstine t-elle à poster ses photos sur Facebook ? Il il y a d'autres plate-formes moins pudibondes, ou elle peut aussi ouvrir son propre espace.
Ah ah, chers parents : continuez ! On va se marrer.
La connerie de Facebook dans toute sa splendeur.
Il parait qu'ils ont re-autorisé la photographie depuis, mais ça ne change rien au fond.
Eh, bordel, si Facebook vous emmerde tant que ça : arrêtez de lui donner du pouvoir, quittez cette plateforme. Vous verrez, le jour où Facebook sera au bord de la ruine, il autorisera même les vidéos porno.
Une tribune de Laurent Chemla, qui prend le contrepied de la formule "Si c'est gratuit vous êtes le produit", devenue un peu trop automatique.
Si c'est gratuit, c'est sans contrepartie.
C'est la définition de la gratuité.
Vous n'êtes pas le « produit » de l'amour de vos proches, de la gentillesse d'un inconnu ou, pour rester sur le terrain du numérique, vous n'êtes le « produit » ni de Wikipédia, ni du logiciel libre, ni des (à la louche) centaines de milliers de blogs publiés sur des sites sans publicité.
Si vous êtes le produit, alors ce n'est pas gratuit.
Il apporte du même coup sa contribution à "guéguerre Facebook/AdBlock+" montrant que, de fait, le débat n'est pas là où on le croit, puisque Facebook n'est pas gratuit à la base :
Pour résumer : Facebook publie vos contenus (sans vous payer) pour attirer du public vers les écrans de publicité qu'il vend. Il revend (sans les payer) vos données personnelles à ses clients (les régies publicitaires) pour qu'elles puissent mieux vous cibler. Puis il vous propose – à vous – de payer pour que vos contenus soient plus visibles que les autres (et donc pour attirer plus de visiteurs vers les écrans de pub de ses clients), avant finalement de vous proposer d'acheter ses actions pour espérer enfin toucher une part du fric que votre travail rapporte.
Faux débat car :
Bref. Donc le débat est de nouveau sur « ces méchants ad-blockers qui empêchent nos pauvres services de vivre de la publicité alors que vous les vilains utilisateurs refusez de payer autrement donc c'est trop injuste bouhouhou vive Facebook ».
C'est l'argument que vous lirez bientôt dans tous les journaux « gratuits » qui traiteront de ce sujet.
Je m'inscris en faux, bien entendu. Et je vous pose une seule question, simple : est-ce que TF1 risque de disparaître si vous allez pisser pendant la pub ?
Et du coup :
Vivre de la diffusion de la publicité est possible (la preuve : TF1), voire acceptable.
Vivre de la garantie que la campagne de publicité de ses clients sera affichée, et vue, et rapporter combien l'ont vue, en usant pour ce faire de ce qu'il faut bien appeler de l'espionnage (les cookies tiers, la détection des ad-blockers, la mise en pause d'une vidéo si vous passez à un autre onglet...), ce n'est pas la même chose. Et c'est absolument, définitivement, totalement inacceptable.
Je me rends compte que j'aurais dû copié-collé son texte, ça aurait été plus rapide...
En lisant cet article de Pierre à ski (c'est super balèze), j'ai repensé à ma question de ce matin (http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?rqypog), le truc qui me chiffonne dans toute cette belle générosité.
Ce qui me gêne, ça tient à plusieurs choses en fait :
On peut rapprocher l'attitude de MZ de celle de Bill Gates, dénoncée ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?avucVg => MZ = Facebook = MZ. Vous ne pouvez pas d'un côté dénoncer un Facebook qui vous espionne, etc. et de l'autre trouver son patron génial. Parce que son argent, il l'a eu grâce à l'activité de son entreprise.
Non seulement ce n'est pas un don immédiat, mais en plus, cet argent ne va pas vraiment lui manquer. Quand vous possédez 47 mds, en garder "juste" 1 ou 2, c'est déjà des sommes non pensables par le commun des salariés. Et je ne parle même pas des pauvres...
Comme le rappelle l'article de Rue89, c'est facile d'être généreux a posteriori, après avoir profité d'un système injuste...
Alors d'accord, mieux vaut un milliardaire qui donne (presque, la nuance est considérable) tout son pognon à des organismes caritatifs, que le même restant assis sur son tas d'or, ne sachant même plus comment le dépenser. Mais ça ne change rien aux problèmes que cette "philanthropie" prétend soigner. Au contraire, elle perpétue un système injuste et violent. La cautère, la jambe de bois, tout ça...
Corollaire : quelles œuvres caritatives ? Parce que je trouve ça un peu flou. Comme le dit Seb, si c'est pour mieux vendre Facebook derrière... charité bien ordonnée commence par soi-même n'est ce pas. Et ces types sont peu ou prou tous des libertariens. Gageons qu'ils ne vont pas subventionner des associations, des ONG allant à l'encontre de leurs idéaux, de leur manière de voir leur monde... ce qui me ramène à mon point précédent.
A votre avis, quel genre de monde serait préférable :
Et dans lequel des deux vivons-nous ?
Vous avez mis du bleu-blanc-rouge sur votre photo de profil comme Facebook vous l'a demandé ? Bravo, vous êtes un bon cobaye.
Sans être déraisonnablement parano, il est légitime de penser que ce n'est pas seulement Facebook qui tire des enseignements de cette expérience grandeur nature : "Ce chiffre [le pourcentage de contacts ayant activé l'option] est une signature de mon milieu socioculturel ; une proportion de 70% suggèrerait un milieu social plus enclin au sentiment national voire au nationalisme politique, tandis qu’une proportion de 0% pourrait refléter l’appartenance à un milieu radicalisé… "
Et, Alda va être content, on reparle de la résolution de dissonance cognitive :)
Complément : http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?cDjpbQ
J'ai entendu hier soir à la radio (Inter ou Culture, je ne sais plus) que le journal Nord Littoral avait décidé d'afficher un "mur de la honte" de toutes les contributions haineuses postées sur sa page, et non modérées par Facebook, au motif -foireux au possible- de respecter le débat, que la merde allait disparaitre toute seule sous les commentaires positifs.
=> http://www.nordlittoral.fr/calais/haine-sur-facebook-nord-littoral-devoile-l-identite-ia0b0n257767
Et je ne parle même pas des abominations de l'EI, qui doivent sans doute elles aussi servir à faire avancer le débat...
Ce même Facebook -c'est le énième article sur le sujet, je ne vous apprend rien- voit rouge au moindre micro-bout de téton qui dépasse...
Je reste sur ma faim : l'histoire ne dit pas si l'épouse trompée (et humiliée sur Facebook par sa rivale) a pardonné à son mari...
Et encore une belle preuve d'hypocrisie de Facebook au passage...
Et maintenant Facebook rackette les sites pour promouvoir leur "visibilité".
A, ah, crève donc dans ta merde bleue, Facebook.
via Seb
Pour Facebook, vous êtes un numéro. Et il va désormais vous suivre partout.
Ah ah ah ah. Pauvre nouille. Fallait pas utiliser Facebook si tu n'acceptais pas ses règles, pourtant simples et écrites.
"Dzibz assumait, Jean-Baptiste moins"
"J’ai pensé à tous mes potentiels futurs employeurs, à toutes celles et ceux à qui je cache depuis toujours l’existence d’un compte Facebook."
Ce type a tout de même un problème d'ego, ou de relation aux autres, je ne sais pas, je ne suis pas psy : "Cinq ans de boulot acharné, d’assiduité à toute épreuve pour construire ce surmoi vanneur décomplexé réduits en miette." [...] "Alors Dzibz s’est tu. Jean-Baptiste a engueulé une dame sur les escalators, donné un coup dans le camion garé devant mon entrée, geint en rentrant chez lui, qu’il faisait froid, qu’il avait faim, un mal au dos atroce et lu un article complètement con dans Le Figaro."
Je ne suis pas sur internet, je suis sur Facebook...
Le plus simple ne serait-il pas d'éviter facebook ? :)
Désolé pour le troll, mais c'était trop gros là...
Ah, le monde merveilleux de Facebook...
" Une fenêtre pop-up s’est ouverte, lui demandant si son ami utilisait son vrai nom. Le blogueur ayant choisi « je ne veux pas répondre », le site lui a reposé la question jusqu’à ce qu’il donne une vraie réponse."
Bonne nouvelle : Facebook ne va plus censurer uniquement les nichons. Il va aussi t'expliquer comment penser.
Lien direct : http://www.numerama.com/magazine/32039-facebook-censurera-les-caricatures-de-mahomet-selon-les-pays-pas-selon-les-gens.html
C'est vrai Mark ? on peut poster des chattes, des bites et des nichons sur Facebook ?
... Mark ?
Ta gueule Mark.
"Évidemment qu'il y a cette envie d'emmener tous ses contacts vers d'autres horizons plus respectueux et plus libres, mais parfois, on se dit que le boulot d'éducation est tellement énorme, que la résistance de ses contacts à tout apprentissage numérique est tellement gigantesque (« ouais t'façon, tu sais, moi j'y comprends rien en informatique »), qu'on en est dépité, blasé et démotivé. "
Même si j'aime bien Michel Cymes : si tu n'acceptes pas les règles de Facebook, tu ne t'inscris pas sur Facebook. POINT BARRE.
(ce qui ne m'empêche pas de trouver la politique de Facebook stupide, bien sûr)
"Si vous voulez faire changer Facebook d’avis, désinscrivez-vous en masse, ne publiez plus rien, n’allez plus sur Facebook."
Tout à fait d'accord avec toi.
Je ne sais pas ce qui me choque le plus : que Facebook rejette automatiquement certains noms (peut-être que Klaba a une signification particulière dans une certaine langue ?), ou bien qu'il se permette d'exiger une pièce d'identité. Après les contrôles au faciès : être contrôlé par une machine à cause de son patronyme...
Je pense qu'il a fait le bon choix, et c'est sans doute courageux, car on peut supposer qu'il se servait aussi de Facebook pour des contacts liés à son activité professionnelle.
Ah mais l'intérêt pour Facebook, je n'en doute pas, c'est l'intérêt pour l'utilisateur que je ne saisis pas : actuellement, rien n'empêche quelqu'un d'un peu consciencieux d'avoir un usage exclusivement professionnel de Facebook, en triant bien ses contacts, etc. C'est pour ça que je dis ne pas comprendre ce qu'un Facebook "pro" apportera aux gens qui le pratiquent déjà de cette façon... Sans doute est-ce pour forcer les autres, ceux qui n'utilisent facebook que pour publier des photos de leurs murges, de leur chien ou de leur gosse, à en avoir aussi une utilisation pro.
Merci de m'avoir aidé à répondre tout seul à ma question ^^
J'avais loupé ça : "Etre sur Facebook, c’est donc, d’une certaine manière, être dans la tête de quelqu’un qui pense que choisir un vêtement ou des aliments le matin est une perte de temps, quelqu’un qui supporte de manger toujours la même chose, d’être habillé de la même manière, dans un T-shirt gris souris."
Plutôt que le djihad, cet article interroge le fonctionnement de Facebook et de son "stupide" algorithme :
"A ce stade, un constat s’impose : en deux jours, Facebook s’est transformé, pour mon profil tout au moins, en un réseau social pro-djihadiste. Moi qui me demandais si j’allais parvenir à contacter des soldats en Syrie, il semblerait que je n’ai rien à faire : j’ai l’impression que Facebook les a trouvés pour moi."
et
"Pour moi aussi, c’est un peu le cercle infini. Plus mes amis seront pro-djihad, et plus Facebook me proposera d’être ami avec des gens du même avis. C’est de l’endogamie extrêmiste.
Une question néanmoins : quelle connexion cet univers a-t-il avec le réel ? Ce monde extrêmiste que m’a fabriqué Facebook est-il un monde de fantasmes ou est-il en prise avec le monde réel, celui des vrais djihadistes, qui combattent sur le terrain ? "
J'aime beaucoup le commentaire de Petit être malfaisant (http://www.petitetremalfaisant.eu/shaarli/?vTYwZQ) : "Bon ben y a plus qu'à lancer la censure administrative de Facebook..." C'est vrai que s'y on s'en tient aux critères posés par la loi...
EDIT : "Elle : Mon frère, là jvais te demander de réfléchir avec ta propre conscience et par toi même ; faire le djihad en Syrie par exemple, c pas con ? La Syrie est diviser en deux parties et les deux parties sont des musulmans, donc toi, si tu pars là-bas, tu vas tuer un être qui a dit “Ashhadou an la illah ila Llah wa ana mouhammed rassoul Allah”. C grave akhy. C la confusion totale là-bas. Le plus grand djihad que tu puisses faire, et sa c un djihad plus difficile que celui sur un champ de bataille, c le djihad nafs.
Djihad nafs : combat intérieur. Faire ses priere a l’heure, lutter contre la fornication – fornication des yeux, des mains et des oreilles –, lutter contre la colere, savoir se maitriser. Dire de bonnes paroles, s’abstenir quand on nous provoques etc.. Ce qui se passe dans les quatre coins du monde, tous les malheurs qui arrive a la communauté musulmane, c à cause des musulmans... C à cause de nous, de nos manquement envers Allah. Il faut qu’on change, qu’on tue notre ego, qu’on se repente à Allah d’un repentir sincère.
Maintenant, si tout le monde va faire le djihad... Ce serait trop facile... Hop jprends mon fusil jdescends des ptites centaines d’hommes, Allahou akbar et l’affaire est classée.
Bin non... Sa classera aucune affaire, sa speut tu meurs le premier et les problèmes doubleront. Il faut qu’on s’unisse, qu’on soit soudés. »"
C'est vrai. Le "djihad" est avant tout un combat intérieur. Mais c'est comme les gens qui luttent contre les idées du FN, ce n'est pas assez vendeur...
EDIT 2 : Lu dans les commentaires : "Le plus accablant c’est toute la bigoterie et le rigorisme dans le langage, quel que soit le fond du propos défendu. Même ma grand-mère est plus rock’n’roll que ces jeunes."
Bon commentaire...
Ce qui est bien avec Facebook et ses défis tous plus débiles les uns que les autres (celui n'est pas le pire, il en est d'autres où il faut se foutre le feu...), c'est qu'il participe au mouvement darwinien d’élimination des cons ^^
"« Nous faisons apparaître cette mention devant les liens d'articles satiriques qui se trouvent dans le fil d'actualité en tant qu'“articles connexes”, car nous avons reçu de nombreuses demandes de personnes qui souhaitaient distinguer de manière claire les articles satiriques des autres contenus »"
Au bonheur des cons.
Je n'imaginais pas que la pub avait un tel impact, une telle "efficacité".
via https://links.nekoblog.org/?SUXM7w
Mouahahahah ! Tout à fait d'accord avec toi Timo !
Je rigole, mais je ne voudrais même pas imaginer mon gamin faire ça :/
"les blessés se comptent par dizaines aux États-Unis seulement, dont certains dans un état grave. Des brûlures au deuxième et même au troisième degré."
Le seul intérêt de Facebook : on peut faire des trucs rigolos avec sa photo de profil. C'est assez faible finalement...
Chers lobotomisés et néanmoins amis, bonjour ! Facebook, non content d'exploiter vos informations personnelles, se sert de vous comme cobayes. Alors, heureux ?
via http://shaarli.mydjey.eu/?7Xa19w
Mais quand les utilisateurs de ces "services" comprendront-ils ?
Ah merde, "le service semble revenir graduellement à la normale". Dommage.
J'ai cliqué sur "Ferme la" moi aussi... :(
Brrr... maintenant que Prism et la participation active des gros du web 2.0 sont archi-confirmés (Cf.http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?LcvzWA), ça fait encore plus froid dans le dos. Parce que les Etats n'auroy même plus besoin d'injonctions judiciaires pour faire quoi que ce soit, ils n'auront qu'à piocher directement dans la base...
via http://sebsauvage.net/links/?2rpYCw
Je ne sais trop que penser de tout ça... Je n'aime pas Facebook, du coup je m'en fous un peu. Je suis plutôt d'accord avec le proposition (de bon sens) de la fin de l'article : « Murielle Cahen recommande de communiquer son mot de passe dans ses dernières volontés. Il faudrait prévoir d’écrire ses “dernières volontés numérique dans un coffre à la banque ou chez un notaire” parmi lesquelles “une liste de tous les comptes messagerie avec mots de passe et donner les indications sur ce qu’on voudrait qu’on en fasse”. »
9 choses moins chères que WhatsApp :
C'est la chose la plus pertinente qu'il m'ait été donné de lire à propos du rachat de WhatsApp par Facebook :)
En Espagne, 97% des gens utilisent Whatsapp plutôt que des SMS !
http://techcrunch.com/2014/02/19/facebook-whatsapp/
J'étais tout prêt à accorder un sauf-conduit à Facebook, arguant du fait que le réseau n'y est pour rien dans la connerie des jeunes, mais une des dernières phrases de l'article m'a fait bondir : "Le gouvernement d'Irlande a demandé à Facebook de proscrire toutes les pages liées au jeu, ce que le réseau social a refusé, arguant que ses membres étaient libres de partager les contenus de leur choix tant qu'ils ne violaient pas ses règles d'utilisation." On retrouve bien là toute l'hypocrisie de Facebook : toutes les images qui pourraient éventuellement faire penser, en fermant un œil dans le noir, à un nichon, doivent être censurées sans délai. Par-contre, l'incitation à l'alcoolisme, à la haine raciale etc. non, non, pas de problème, allez y.
via http://links.yome.ch/?9RqB1g
:-)
via Seb sauvage http://sebsauvage.net/links/?CPcxbQ
Meurt Facebook, meurt !
Pas mal. Au delà du LOL, ça me rappelle ça : http://genma.free.fr/?Vous-ne-voulez-pas-apprendre-l
via http://links.yome.ch/?1qtrMQ
Quand je lis ça, j'ai envie de crier : "Réveillez-vous !!!" mais je pense que pour la majorité des utilisateurs décérébrés de Facebook, il est déjà trop trad. Il faut attendre la génération suivante maintenant.
Lien source : http://www.nikopik.com/2013/12/facebook-oblige-de-plus-en-plus-les-pages-professionnelles-a-passer-a-la-caisse.html
Via http://ex0artefact.eu/ahpuch/?xcKddg
Et encore, s'il n'y avait que l'homophobie... Ce genre de remarque est valable pour toutes les formes de racisme, néo-nazis compris. C'est la sacro-sainte liberté d'expression à l'américaine : tout est permis (mais vraiment tout, 1er amendement) SAUF montrer des nichons (Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?deTpEQ)
C'est une tendance qui se confirme depuis quelques années, mais ce n'est pas une aussi bonne nouvelle que cela : les ados n'abandonnent pas les réseaux sociaux, ils migrent juste de Facebook vers d'autres plateformes...