Ce dernier a adopté une approche spécifique pour s'approprier le personnage : il a minutieusement catalogué chacune de ses postures, traits distinctifs et éléments de son univers. Puis, il a placé le personnage dans des contextes contemporains. Son style graphique émule avec une précision remarquable celui de Franquin.
Alors oui, mais non. M'enfin.
Gaston, ce ne sont pas juste des "postures" et des gaffes, c'est aussi un contexte : les années 70. Gaston n'existe plus, et ne pourrait de toute façon pas exister dans notre monde. Et je pense sincèrement -mais je ne demande qu'à avoir tort- que toute tentative de transposition dans le futur (notre époque donc) est vouée à l'échec. Déjà parce qu'une partie des gags est liée à la technologie de l'époque et les tentatives (délicieusement infructueuses) mises en œuvre par Lagaffe pour la dépasser, mais aussi parce que l'attitude de Gaston, la tolérance de son employeur vis à vis de ses conner*es seraient inenvisageables aujourd'hui (toutes proportions gardées, j'ai bien conscience que ce n'est qu'une BD).
Alors on va me rétorquer que ce n'est pas du Gaston transposé au XXIème siècle, c'est une continuité de ses aventures "à la manière de" Franquin. Sauf que Dieu (aka Franquin) n'est pas imitable, et que ce genre de tentatives, comme le montre l'extrait de cette page, tombe trop souvent dans l'écueil consistant à saborder un gag pas si mauvais (le téléphone sur rail à un potentiel de destruction que Franquin aurait apprécié) avec une chute trop "contemporaine" cherchant à tout prix à rattacher anachroniquement un gag visuellement daté des années 70 à un élément des années 2000, ici l'i-phone. Et, désolé, mais ça ne marche pas. Ça me sort tout de suite du truc, ça me rappelle immédiatement que "ah oui, c'est pas un vrai Gaston".
EDIT : j'ai eu exactement cette impression avec (ça vaut ce que ça vaut) les "nouveaux" Boule et Bill, Achille Talon ; c'est un peu moins pire avec les derniers Astérix. Les seuls qui s'en sortent (parce qu'ils évitent soigneusement l’anachronisme), ce sont les Blake et Mortimer.
À l’époque, certes, il y eut un consensus : si elle avait pour objectif d’enrayer la trypanosomiase à l’échelle de la population, la vaccination à la Lomidine protégeait aussi l’individu vacciné. Pourtant, les Européens installés sur le sol africain échappèrent à cette logique. Non seulement la vaccination – que l’on savait risquée et douloureuse – ne leur était pas imposée, mais son administration était étudiée au cas par cas, en vertu d’un calcul risque/bénéfice qui n’était pas soumis au critère du collectif. L’Européen ne faisant pas partie de la masse, la prophylaxie n’était généralement pas indiquée pour lui. Ce n’était que lorsqu’il tombait malade qu’il était traité à la Lomidine. À deux objets différents – masse et individu – correspondent donc deux modes d’intervention distincts : la prévention ou la thérapie.
La médecine de masse était également une médecine racialisée : c’est en tant qu’« africain » que l’individu est de facto exclu du champ du regard médical. C’est à la lumière d’une telle exclusion qu’il faut comprendre le peu d’importance accordée à la question des effets, bénéfiques ou néfastes, de la lomidinisation préventive sur l’individu. C’est par une telle exclusion qu’arriva le scandale.
Autant il y a 10 ans cette nouvelle m'aurait enthousiasmé, autant je n'en ai rien à foutre aujourd'hui. C'est triste, mais la transphobie haineuse de l'autrice a pour moi entaché toute son œuvre, même quand elle n'en par le pas.
Il faut absolument mettre le son pour comprendre pourquoi c'est drôle.
Synthèse des conseils de sabotage des organisations, dans un manuel de l'OSS de 1944. A priori c'est authentique
C'est malheureux, nous allons tous nous mettre à considérer plein de collaborateurs ou de supérieurs hiérarchiques persuadés de leur efficacité comme autant de saboteurs infiltrés. Personnellement, je trouve que ça explique tellement de chose dans notre organisation... ^^
En 1944, l’OSS (ancêtre de la CIA) proposait un petit manuel de sabotage des organisations à la portée de tous. J’ai essayé de synthétiser ça en 10 points avec mes propres mots :
1/ Insistez systématiquement pour que les procédures en place soient respectées et suivies à la lettre. Ne laissez jamais personne prendre une initiative qui pourrait accélérer le processus.
2/ Soyez verbeux, à l’oral comme à l’écrit. Multipliez les références et les anecdotes, attirez l’attention sur des problèmes secondaires et abstenez-vous de résumer votre avis ou vos recommandations.
3/ Remettez toujours la légitimité de votre instance de décision en question : faites valider chacune de vos décisions par la hiérarchie et multipliez les comités consultatifs aussi larges que possible.
4/ Montrez-vous extrêmement prudent sur tous les sujets, insistez sur le fait que toute erreur pourrait avoir de graves conséquences et invitez régulièrement le groupe à reconsidérer des questions déjà tranchées.
5/ Convoquez fréquemment des réunions, multipliez les participants (au motif que leur avis pourrait être utile) et insistez pour que la réunion se fasse en présentiel pour que tout le monde perde autant de temps que possible.
6/ Récompensez les meilleurs opérationnels en leur offrant (ou en appuyant leur candidature pour) des postes prestigieux mais pour lesquels ils ne sont pas compétents et qui les éloignent le plus possible du terrain.
7/ Montrez-vous aussi pointilleux que possible sur les questions de vocabulaire mais insistez sur le fait que les délais impartis ne permettent pas d’organiser des réunions spécifiquement dédiées à ce problème.
8/ Privilégiez systématiquement les échanges écrits, même pour les choses les plus anodynes, et demandez toujours (par écrit) le plus de précisions possibles avant de commencer à travailler effectivement.
9/ Assignez toujours les tâches critiques (i.e. potentiellement bloquantes) à des collaborateurs peu compétents ou lents et exigez que leur travail soit parfait avant de passer à l’étape suivante.
10/ À chaque dysfonctionnement, organisez une réunion (cf. point 5) afin d’établir une nouvelle procédure (cf. point 1) et discutez-en par écrit (cf. point 8) avec votre hiérarchie (cf. point 3).
Oh non, Lorant Deitsch a pollué Dijon de sa présence.
(oui, je suis excessif, et alors ?)
Origines de l'expression "mort aux vaches". Entre Henri IV, les guerres franco-allemandes et mai 68, y'a qu'à se baisser pour ramasser celle qui nous plait.
N.B. : origines données sous toutes réserves, je ne sais pas quel crédit il convient d'apporter à un site qui ne fait pas la différence entre "anachique" et "anarchiste" (au-dessus de la vidéo).
Cool, une liste de livres à lire !
J'en ai déjà lu quelques uns (Silo, L'anomale, La horde du contrevent, Le problème à trois corps...) dont j'ai pu parler ici, d'ailleurs. Il y en a un bon paquets qui me tentent (les Becky Chambers notamment)... et pas mal totalement inconnus. Et c'est cool.
Il va y a voir une série Netflix adaptée de Cent ans de solitude.
Je suis en train de lire ce livre, je me demande comment il est possible d'adapter en série quelque chose d'aussi barré.
Attention, ce livre est écrit par une ancienne scientifique qui a mal tournée et est devenue antivax et complotiste.
Je fais ce petit rappel parce que je l'ai vu dans pas mal de rayons livres d'aires d'autoroutes ou de supermarchés pendant les vacances, et qu'il ne faudrait pas que son poison touche trop de personnes.
Quelques infos ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandra_Henrion-Caude#D%C3%A9sinformation_pendant_la_crise_du_Covid-19
J'ai vu la bande-annonce de ce film dont je n'avais pas entendu parler avant ce week-end au ciné, et purée, quelle claque. Immédiate envie d'aller le voir. Un mélange de Terminator (l'IA qui fait la guerre aux humains) et de cyberpunk, avec une vibe Star Wars (les premières images m'ont fait penser que c'était un nouveau Star Wars - vu que c'est le même réalisateur que Rogue One, ce n'est peut-être pas un ressenti si absurde que ça).
Et il y a un bon gros feeling Mando + Grogu ; je ne sais pas si c'est fait exprès, mais le soldat qui se barre avec l'enfant trognon qui était la cible qu'il devait éliminer, si c'est pas du copié-collé...
Alors ce sera peut-être une grosse bouse, mais j'ai envie d'y croire.
EDIT : Le "Creator", avec une majuscule, c'est Dieu... je ne sais pas ce qu'il faut en penser.
Faites pas gaffe, je parle tout seul ^^
Si le CIO souffre de la rarification des villes hôtes potentielles, c’est parce que les saccages commencent à être connus, ne serait-ce que vaguement. Cela amène à une situation où des villes candidates, de plus en plus rares, ne font pas de référendum par peur de l’opinion négative de leurs habitant·e·s, et fait naître un cercle vicieux dans lequel la démocratie est négligée.
Est-ce que ce cercle vicieux sera brisé bientôt ? Ou est-ce que les Jeux Olympiques et Paralympiques feront toujours rage dans les années 2030 et saccageront encore tout ce qui est autour d’eux ? Dans un monde sans neige à cause du réchauffement climatique, les JOP d’hiver continueront-ils avec de la neige artificielle ?
Une chose est certaine. Ce n’est pas le CIO qui dira : "Bon, on arrête un spectacle has been comme ça". La tâche d’enterrer les JOP sera menée par celles et ceux qui luttent contre le capitalisme de fête. Pour cela, il nous faudra deux, trois, plusieurs Daisuke Kuroiwa. Il nous faudra plus de pétards qui rappellent tous les favelas détruits, tous les sans-abris chassés, tous les morts sur les chantiers olympiques et tous les anciens membres du CIO condamnés de corruption.
Fuck the Olympics, vive les pétards.
Des pigistes non payés depuis des mois, des nouveaux projets lancés sans financement assuré, un flou entretenu sur l’avenir de la publication… Les nuages s’accumulent au-dessus de la revue de journalisme au long cours XXI (et sa petite sœur axée photojournalisme 6 Mois), en difficulté financière au point d’être proche du dépôt de bilan selon les informations de Libération. Dirigés par le journaliste David Servenay et édités par la société Quatre, détenue par les créateurs de la Revue dessinée et Topo (mais au sein d’entités séparées) Frank Bourgeron et Sylvain Ricard, les deux «mooks» peinent à payer leurs journalistes, illustrateurs et autres créanciers depuis plusieurs mois. Le groupe Indigo publications (la Lettre A, Intelligence Online…) serait sur les rangs pour reprendre les titres.
Aïe aïe aïe aïe aïe. J'ai un profond attachement pour cette revue, à laquelle je suis abonné depuis quasiment le premier numéro. Ce qui me fait mal, ce n'est pas tant la perspective d'un dépôt de bilan (j'ai toujours confusément pressenti que ça finirait comme ça, et j'ai l'impression que l'équipe dirigeante multiplie les conner*es depuis le départ des fondateurs ; sans compter mon pessimisme habituel, qu'on pourrait résumer par "la merde ça rapporte, la qualité, non"), c'est ce qu'on entraperçoit du début du deuxième paragraphe de l'article (je ne suis pas abonné à Libé) : manque de transparence, menace sur les pigistes... Si c'est avéré, c'est très décevant.
EDIT : on arrive à avoir un peu plus d'infos sur l'article équivalent du Monde :
Si elle était précurseure en 2008, XXI est désormais concurrencée par des dizaines d’autres mooks (format hybride entre le livre et le magazine) comme Zadig, We Demain ou L’Eléphant. Revendiquant 8 500 abonnés pour XXI et les 3 500 de 6Mois ainsi que les exemplaires vendus en librairies, les revues restent aujourd’hui déficitaires pour la cinquième année de suite. La société éditrice Quatre totaliserait également plus de 700 000 euros de dettes.
Sur la centaine de collaborateurs concernés, certains d’entre eux disent se sentir « floués » et « en colère d’avoir été baladés » pendant plusieurs mois. Contactées par Le Monde, plusieurs personnes accusent la direction des revues d’une « fuite en avant » soulignant la myriade de projets récents alors que les finances étaient déjà fragiles.
La Federal Trade Commission, agence gouvernementale indépendante, scrute les pratiques d'Amazon et envisage l'ouverture d'une procédure. Cette dernière pourrait voir le gouvernement américain attaquer la société, pour abus de position dominante.
La FTC ciblerait en particulier la marketplace d'Amazon, une plateforme mise à la disposition de vendeurs tiers pour qu'ils puissent présenter toutes sortes d'articles en profitant de la logistique de la firme. Mais l'agence dénoncerait certaines règles imposées à ces tiers, notamment celle qui oblige de vendre au prix le plus réduit sur la marketplace, et non chez la concurrence, ou l'incitation à recourir à la publicité chez Amazon.
Je suis un peu triste, mais pas étonné.
Contrairement à l'auteur de ce blog, j'avais trouvé assez moyen le Vargas précédent (Quand sort la recluse) ; l'idée était bonne, mais il y a un rebondissement complètement pété vers la fin, qui permet de rabouter deux choses sans rapports apparents entre elles, grâce à un providentiel souvenir d'Adamsberg qui, comme c'est pratique, a croisé la meurtrière dans son enfance.
J'ai l'impression que comme bien des séries qui durent trop longtemps (la comparaison faite avec Astérix est pertinente), celle-ci va se finir en tomes catastrophiques, la faute ) un auteur qui n'arrive pas à s'avouer n'avoir plus d'inspiration, d'envie, qui a perdu le tour de main. C'est pas grave en soi, mais il faut savoir l'admettre.
Divinity: Fallen Heroes is the planned seventh game in the Divinity series. It is a direct sequel of Divinity: Original Sin 2. Originally announced for 2019, the game was put on hold on 15 October 2019 and officially abandoned by Larian on 14th July 2023.
Bouh ouh ouh.
Mais vous savez que l'ingrédient essentiel d'un jeu vidéo n'est pas son pitch. Ni même la taille de son terrain de jeu, la qualité des dialogues, le nombre de polygones qu'il affiche à l'écran. Non, l'ingrédient essentiel, c'est... l'amour, bien sûr. Et on sent que les développeurs coréens de MintRocket en ont mis un gros paquet. Tout, dans Dave the Diver, est pensé pour faire plaisir au joueur, lui donner le sourire, le divertir sans jamais le frustrer. Après une première demi-heure d'acclimatation où sont gentiment introduits ses principaux mécanismes, on découvre que le jeu est en fait bien plus riche qu'annoncé.
[...]
J'y ai donc pris ma dose de poissons perroquets, de balistes Picasso, de platax, de vivaneaux, de mérous, de barracudas et de poissons-clowns ; j'y ai vu des cocotiers et des gens en bermuda qui m'ont rappelé ces lointains souvenirs de séjour plongée/détente sous les tropiques. Peut-être est-ce ça, le futur de l'Humanité : nous ne partirons plus en vacances pour de vrai – parce que ça coûte trop cher, parce que ça pollue, parce que l'inflation, parce que la guerre –, alors nous les passerons sur des jeux vidéo pleins de soleil, d'eau turquoise et d'animaux exotiques. Eh bien écoutez, si j'ai un Dave the Diver chaque été, pourquoi pas.
C'est un petit avion qui décolle... et POUM, Leclerc.
(Pardon à la famille, tout ça)
"Le débat du 'chanson de droite', je ne m'y attarde pas. Ce qui est sûr, c'est que j'ai rarement vu autant d'insultes, sexistes quand elles sont pour Armanet, pour une toute petite phrase sur une chanson que quelqu'un dit ne pas aimer", a poursuivi l'animateur de Tipik. "C'est terrifiant."
Lundi, Jacques Revaux, compositeur des Lacs du Connemara, a réagi à la polémique auprès de BFMTV. "Jamais je ne suis tombé sur une personne aussi immonde", a-t-il lâché, évoquant des propos "infectes" tenus par Juliette Armanet. "Je ne sais pas pour qui elle se prend (...) Elle a de bonnes chansons, elle chante très bien, mais elle ferait mieux de se taire", a-t-il rétorqué. Le compositeur a ajouté que la prise de parole de Juliette Armanet était "indigne d'un artiste", tout en concédant ne pas avoir regardé l'interview intégrale de la chanteuse.
Oh que c'est symptomatique : quand une femme émet une opinion impopulaire (aka "dire la vérité") on lui rétorque que "elle ferait mieux de se taire".
Je crois qu'on ne pourrait trouver meilleur exemple du patriarcat en action, de la condescendance des vieux messieurs blancs envers les femmes, et d'une certaine forme de panique morale de droite, aussi.
Sur les réseaux sociaux, des centaines d'internautes partagent en ce début août des photos de leur facture : 2 672 euros de régularisation pour l'un, 5 185 euros pour l'autre et dans des cas exceptionnels, jusqu'à près de 10 000 euros. C'est la mauvaise surprise qui tombe en plein cœur de l'été, qui n'a rien à voir avec une surconsommation mais avec la hausse des prix de l'énergie répercutée par les fournisseurs alternatifs.
Quelle honte.
Mais sinon, l'ouverture à la concurrence, c'était pour le plus grand bien des consommateurs, hein.
"Sur le plan juridique nous nous félicitons de cette décision qui rappelle des évidences, qui avaient été ignorées par le gouvernement, comme la distinction entre les violences et les dégradations, mais aussi le fait que l'appel à la désobéissance civile n'est pas punie par la loi et ne peut pas justifier de dissolution. Enfin, l'importance de la liberté d'expression et de la liberté d'association. Ce sont tous ces principes que rappelle le Conseil d'Etat et qui ont été ignorés par le gouvernement", a développé Raphaël Kempf. "Cela met fin à cette dérive vers l'arbitraire de M. Darmanin", a estimé l'avocat.
Christian Lehmann est médecin et écrivain. Pour «Libération», il tient la chronique d’une société longtemps traversée par le coronavirus. Aujourd’hui, il pointe le refus collectif de réagir face à la recrudescence des cas de Covid en plein cœur de l’été.
Longtemps considéré comme le dandy cool et impertinent de la vie littéraire française, Frédéric Beigbeder a fini par sombrer dans les paniques morales de la droite réactionnaire. Défendant sa liberté contre la société, il pourfend désormais le « wokisme », redoute les féministes et déplore la « dictature de la bien-pensance ».
Il y a évidemment les qualités littéraires des textes traduits mais surtout Becky Chambers est une des figures de proue d’un nouveau sous-genre de la science-fiction. On appelle ça le hopepunk. Cet oxymore qui mêle ensemble le mot « espoir » et le mot « punk » est né il y a une dizaine d’années. Il refuse le fameux « No futur » et croit que le changement humain dans nos sociétés reste possible. Le hopepunk se concentre sur les émotions et les sentiments de ses personnages, sans pour autant tomber dans un optimisme béat.
Nouveau sous-genre de la SF : le hopepunk.
J'ai de plus en plus envie de lire ce qu'elle écrit.
Pas une seule photos de mes enfants -ou de moi, ou de mon épouse, d'ailleurs- n'est visible en ligne.
Je ne comprends même pas les parents qui postent des photos de leurs gosses sur le web ou sur les réseaux "sociaux". C'est juste pour votre ego, c'est ça ?
La lecture, c'est comme la confiture / les chips / les olives (chacun ses goûts, mettez votre gourmandise dans la liste) : plus on en mange, plus on en veut !
Petite chronique des emplettes à la dernière braderie du Secours Pop' à Dijon.
Private joke / test : Ahlala, j'aimerais bien lire les 6 livres de la série Blackwater en epub.
Ah, sympa. Je ne sais pas ce qu'il vaut, mais j'avais bien aimé sa DA à l'époque, quasiment tout en noir et blanc, avec juste un peu de rouge. Très graphique. Ça ne suffit pas pour faire un bon jeu, mais on se souvient l'avoir vu.
A lire.
Je dois faire un aveu : j'avais essayé de lire un livre de Kundera (je ne sais plus si c'était l'insoutenable légèreté ou la plaisanterie) et j'avais trouvé ça incroyablement chiant. Il faudrait que je retente, un jour.
Beaucoup de choses intéressantes dans ce shaare, merci.
Je voulais juste réagir sur :
>voila un parfait exemple du coté clivant en question: l'auteur du tweet n'a insulté personne [...] Le fait de bloquer l'auteur initial illustre bien une volonté d'exclusion et qu'on est de moins en moins dans cette démarche de communication autour des sujets de désaccord, et c'est malheureux parce que c'est de l'absence de communication que nait la violence et la radicalisation des uns contres les autres.
Sur la question de l'insulte, il n'est que besoin de lire les autres tweets du monsieur :
La librairie a très bien fonctionné à cet endroit pendant des années avant l’arrivée funeste de ces dames.
Bon, j’admets, c'est un peu léger niveau insulte, mais on va quand même pas dire que c'est un compliment. "L'arrivée funeste", cela revient tout de même à dire que leur seule présence lui a rendu la librairie infréquentable.
Sur la question de la volonté d'exclusion, je trouve qu'il ne faut pas charrier. La morale catho de tendre l'autre joue, tout ça... très peu pour moi. C'est tout de même lui qui a jugé utile de faire un tweet pour expliquait qu'il ne mettrait plus les pieds dans cette librairie, et que in fine il souhaitait la voir disparaître "le marché à choisi" etc. et, volontairement ou non, mais je note tout de même qu'il n'a absolument rien fait pour calmer les ardeurs de la meute, il est à l'origine d'une vague de cyberharcèlement. Pas coupable, peut-être, responsable certainement, et complice complètement.
Et, au risque de me répéter, la contradiction flagrante entre le "je n'y mettrai plus les pieds" initial et le "ouin ouin elles m"ont bloqué" final est assez délicieuse : on peut pas tout avoir mon vieux.
Au final, son tweet de vieux macho aigri a (largement) contribué à sauver ce qu'il abhorrait : https://www.causette.fr/culture/livres/la-librairie-feministe-un-livre-et-une-tasse-de-the-victime-de-cyber-harcelement-pour-son-engagement-politique
Et ça, c'est plutôt cool.
EDIT : ça me revient, j'ai lu au passage des commentaires comme quoi une librairie n'a pas à être politique etc. Et les librairies La Procure par contre, pas de soucis. C'te rigolade.
Racisme, sexisme, vulgarité, cyberharcèlement. Un personnage bien sympathique ma foi.
✅ Telecharger jusqu’à 30000 fichiers pedopornograpgique par un policier :
18 mois avec sursis.❌ Ramasser une canette de RedBull : 10 mois ferme.
OHMYGOD
A la fin, quand il fixe l'objectif en plan fixe pendant 4-5 secondes, je me suis dit, nan, c'est bon, il va exploser de rire,c'est marrant sa connerie.
Ben non. Il enchaîne. La dernière phrase m'a tué.
EDIT : lu dans les tweets en-dessous, avec l'image qui va bien :
On parle du gars qui fait une vidéo TikTok pendant que son bébé de quelques mois fonce vers la piscine ?
J'avais pas vu...
Le 25 juin 2021, un an jour pour jour après son dépôt de plainte, Pauline S. a été condamnée par le tribunal correctionnel de Dieppe à quatre mois de prison avec sursis pour mauvais traitements et dénonciation mensongère. Il lui est interdit de détenir un animal pendant trois ans, et d'exercer une profession en lien avec les chevaux.
C'est très bien écrit ; j'ai particulièrement apprécié la façon dont l'auteur commence à semer le doute, par petites touches, dès le début de son récit, avant de basculer dans la révélation de la vérité -crue, tragique, simple- dans la deuxième partie.
Cette histoire en rappelle d'autres, et c'est normal. Il est assez courant que des personnes en situation de grande détresse (psychologique, précarité...) s'inventent des statuts de victimes. Il y eu la fausse victime du Bataclan, il y a eu, les plus jeunes n'auront sans doute pas entendu parler de cette affaire, la fausse agression antisémite d'une jeune femme, il y a 20 ans ? 25 ans ?
Pourquoi ce long développement ? Pour deux raisons :
via http://shaarli.zeseb.fr/?oXELWQ
EDIT : "L'affaire du RER D" : c'était il y a presque 20 ans.
https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/l-affaire-du-rer-d-le-grand-emballement-5507887
https://www.acrimed.org/-La-fausse-agression-du-RER-D-
Cette petite librairie rue René Boulanger (75010) est à 50 mètres de chez moi.
Pendant plus de 15 ans, j’y ai acheté presque tous mes livres et j’en achète beaucoup.
Depuis qu’elle est devenue en novembre 2020 @Unlivreunetasse (de thé), “librairie féministe”, je me sens évidemment exclu.
J’achète mes livres ailleurs (L’Acacia, bd du Temple). Désolé, le militantisme clivant, c’est mauvais pour le commerce. D’ailleurs, la boutique est au bord de la faillite.
Ah, revoilà la fameuse fragilité des hommes (vieux - c'est lui qui dit qu'il est né sous Vincent Auriol, pas moi), blancs, cis et hétéro.
J'adore (non) le "évidemment exclu". Il faudrait dire à ce monsieur que "féministe" ça ne veut pas dire "interdit aux hommes", et que les deux gérantes ne refuseront ni de le servir, ni de passer commande pour un livre qu'elles n'auraient pas en rayon.
EDIT : https://twitter.com/preparezbagarre/status/1678779217436360704
"Ouin ouin, je les ai publiquement insultées, mes followers les harcèlent, et maintenant elles me bloquent : c'est bien la preuve que j'avais raison et qu'elles sont sectaires"
Fascinant.
C'est moi ou cet article est une véritable incitation au piratage ?
"Vous êtes-vous déjà demandé ce que vous auriez fait durant la montée du fascisme ? C'est ce que vous êtes en train de faire maintenant".
Bonne journée hein.
Depuis la publication de la lettre, les parlementaires s’affrontent sur les réseaux. «La honte est sur les trois noms qui signent ce torchon antirépublicain. Pas sur les noms des députés antiracistes qui sont dénoncés juste au-dessus», assène le député LFI Antoine Léaument, parmi les personnes citées dans la lettre. Pour Benjamin Lucas (Génération·s), «il flotte un parfum rance sur le Palais-Bourbon, entre délation, appel à l’ordre et à la brutalité contre des élus de la Nation. C’est grave. Toutes proportions gardées, c’est historique».
Une journaliste travaillant pour le site d’information Made in Marseille a été victime d’une « agression physique (…) de la part d’un CRS » en marge de la visite du président de la République dans la cité phocéenne [...] « Ce contrôle injustifié a dégénéré lorsque l’agent a trouvé sa carte de presse lors d’un contrôle d’identité, puis l’a étranglée alors qu’elle tentait de téléphoner à notre rédactrice en chef pour nous alerter sur la situation », poursuit le communiqué, qui évoque également des « insultes misogynes » et des « propos dégradants tenus par l’agent » à l’égard de la journaliste.
Le ministre de l’Education a livré une lourde charge contre la chaîne d’info bollorisée, s’attirant logiquement un tombereau de critiques venues de l’extrême droite institutionnelle et radicale, mais aussi de la frange la plus droitière de LR.
Je vous rassure tout de suite, le gouvernement n'est pas devenu un ramassis d'islamo-gauchiasse. Non, si Pap Ndiaye (fortement critiquable en tant que Ministre de l’Éducation Nationale, hein), se permet de dire ce que tout le monde sait, c'est que... il est déjà viré et il le sait :
Le ministre de l’Education nationale, donné partant en cas de remaniement, n’a reçu aucun soutien public de l’Elysée, de Matignon ou du gouvernement après sa charge contre l’industriel et sa chaîne info «d’extrême droite».
Vous l'avez toutes et tous vu passer, mais je clôture mes trop nombreux onglets ouverts.
Cette tribune est la suite de celle-ci.
EDIT : un extrait d'une interview de l'auteur ici (non, ce n'est pas François Cluzet !)
Spoil: ce n'est pas la Justice qui les motivent, ce sont des enfants de bourgeois, l'injustice ils n'ont jamais connu, comment ils pourraient rendre Justice objectivement.
Ce n'est pas faux, mais je pense que la réalité est plus prosaïque. Il n'est pas ici question de "justice", au sens de cet idéal à jamais inatteignable, mais de droit. Et le droit est élaboré par (et dans une certaine mesure, pour) les dominants. C'est sans doute un détail, au final les 2 facettes se rejoignent, mais je trouve que ça explique pas mal de choses. Tu ne peux pas espérer t'en sortir sans dommages quand tu es confronté, quand tu affrontes (il n'y a pas d'autres mots) une justice avec des règles qui n'ont pas été pensées pour toi, ta classe sociale, etc. ou si c'est le cas, seulement dans un sens répressif.
La récente sortie de Bruno Retailleau à propos des émeutiers, évoquant des "Français par leur identité" et une "sorte de régression vers les origines ethniques" a provoqué quelque émoi dans les rangs certes clairsemés de la droite républicaine modérée. A raison. Un tel discours qui distinguerait plusieurs catégories de Français n'est pas sans rappeler la littérature d'extrême droite.
C'est intéressant. Pas tellement pour le fait que des voix s'élèvent aussi ou là pour dire que les limites ont été franchies, mais par le fait que ce soit un organe de la presse économique qui le fasse. J'y vois comme une minuscule lueur d'espoir : si le capitalisme s'accorde très bien avec le fascisme, merci pour lui, aucun gouvernement ne veut prendre le risque de se fâcher avec les milieux d'affaires. Il en faudrait plus des éditos et des prises de position dans ce genre. Car, que ça nous plaise ou non, les gouvernants lisent plus volontiers Les échos et les pages saumon du Figaro que les rapports de la LDH.
87% des jeux vidéos sortis avant 2010 ne sont plus accessibles.
via Seb
La méthode habituelle : mettre en place une mesure (prétendument) écolo, puis "l'assouplir" en douce pour la vider de sa substance. Pffff.
Les gendarmes seraient arrivés à la fin du concert mais ne seraient pas parvenus à mettre la main sur l’artiste.
Cette phrase. Absolument terrifiante.
L’arrêté de suspension pris par le ministre de l’Intérieur le 29 juin permet à l’agent mis en examen pour homicide volontaire de continuer à être payé malgré son placement en détention provisoire. Cette décision administrative de bienveillance, qui n’a aucun caractère disciplinaire, lui évite de se retrouver en «absence de service fait».