Il serait temps pour les français de réviser
1/leur position vis à vis d'Angela Merkel (un peu trop complaisamment représentée avec un petite moustache noire par certains)
2/leur politique d'accueil, qui fait de nous la honte de l'Europe (on est juste un peu moins pire que la Hongrie, youhou !)
Tandis qu'en Allemagne -et malgré les fachos de pegida- on fait des haies d'honneur aux candidats à l'asile, en France, on se gargarise avec de grands mots, et on sort nos petits bras musclés, dressés sur nos ergots. Et en Hongrie, on fait monter les gens dans des trains pour les faire aller là où ils n'ont pas envie. http://www.rfi.fr/europe/20150903-hongrie-gare-keleti-rouverte-mais-pas-train-vers-ouest-tusk-orban-schultz-migrants-r On a frôlé le point Godwin.
Pour la route : https://www.bostonglobe.com/news/bigpicture/2015/09/03/migrant-crisis-europe/8fjNUeJ5Lvbnqg31nnMSbO/story.html?p1=BP_Headline
EDIT : la chronique de Schneidermann : http://rue89.nouvelobs.com/2015/09/07/willkommen-refugies-prenez-ca-figure-les-francais-261082
"il est préférable, tant qu’à faire, d’entrer dans l’inconnu avec des fleurs et des ballons, plutôt qu’avec des chiens policiers"
J'y ai déjà pensé, et c'est vrai que la jurisprudence semble assez fluctuante.
Droit de retrait reconnu : Cf. les points b) et e) du document (http://www.solidaires.org/IMG/pdf/jurisprudence_droit_de_retrait.pdf) que tu lies :
b) "Le refus d'un veilleur de nuit de se présenter à son poste, alors qu'il avait été menacé directement par un résident du foyer, ivre, qui avait cassé la baie vitrée de protection, est justifié quand l'employeur alerté n'a pris aucune précaution à l'encontre du danger qui persistait "
e) "Même si les conditions de travail ne constituent pas un danger grave et imminent pour sa vie et sa santé, elles peuvent être inacceptables et légitimer le refus de travailler du salarié "
En revanche, droit de retrait non reconnu pour les cas suivants :
b) "De même, lorsqu’à la suite de l'attaque à l'arme lourde d'un fourgon blindé un convoyeur de fonds refuse de poursuivre son travail et est licencié.
Le recours à la notion de retrait est rejeté dans la mesure où le danger n'apparaît pas imminent, la récidive étant un risque impondérable, l'employeur a pris des dispositions supplémentaires de sécurité. Le risque est inhérent à la fonction exercée et initialement accepté par le salarié ( ̈ CA Aix-en-Provence, 8 nov. 1995, no 1055, Sté Securiposte c/ Lacombe : JCP éd. E 1996, II, no 859)."
c) "Ne constitue pas un danger grave et imminent justifiant l'exercice du droit de retrait l'agression isolée d'un machiniste de la RATP sur une ligne de bus, alors que des mesures de sécurité ont été prises sur la ligne concernée. Lorsque le salarié de la même ligne a arrêté le travail pour retourner au dépôt , le danger n'était plus imminent, ni sérieux du fait des mesures préventives mises en œuvre , même si ce conducteur avait déjà fait l'objet d'agressions antérieures dans l'exercice de son activité professionnelle (CA Paris, 21e ch., 26 avr. 2001, no 99/35411, Vernevaux c/ RATP)."
=> à mon sens, ce qui fait la différence (hormis quelques situations extrêmes où la vie de l'employé.e était effectivement menacée de façon grave et imminente), c'est selon si l'employeur a pris ou non des mesures préventives. Après, c'est sujet à débat. Dans le cas du fourgon blindé, on est un peu dans le même cas que celui de la centrale nucléaire, évoqué plus bas : du fait d'accepter ce travail, l'employé.e accepterait de fait les contraintes -et donc les risques- qui vont avec. Attention, je ne dis pas que j'approuve. C'est même assez contestable dans la mesure où, d'après ce même Code du travail (qu'il faudrait s'empresser de "simplifier" selon certains : mais dans quel sens ?), l'employeur est tenu d'assurer la sécurité de ses employé.e.s,la négligence de ceux-ci ne suffisant pas à dégager sa responsabilité.
Mais on en revient à ce que je disais : il faut que l'employeur soit en mesure de démontrer qu'il a bien pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de ses employé.e.s.
Pour les agents de la RATP, je partage ton questionnement : la reconnaissance du risque grave et imminent ne s'appliquerait que dans les situations où la RATP serait dans l'impossibilité de démontrer qu'elle a bien pris des mesures préventives appropriées. D'un autre côté, la jurisprudence e) citée plus haut fait état de "conditions de travail inacceptables", élément qui peut éventuellement être retenu par le juge => on n'est donc jamais sûr. Et ce n'est pas très sécurisant pour les employé.e.s, qui risquent leur sécurité dans un premier temps, et leur job en cas de mauvaise interprétation de la loi...
Peuh. N'importe quoi. Tout le monde sait bien que la Terre est un disque. Porté par 4 éléphants. Sur le dos d'une tortue géante qui nage dans l'espace.
Mouahaha. Ce sont des gens de la famille de la dame qui avait "restaurée" une tête de Christ il y a quelques années, non ?
Petite critique littéraire du lundi sur un livre lu l'année dernière et que j'avais bien aimé.
WTF ?
(je n'ai pas vu la vidéo)
(mais je n'ai jamais entendu parler de ces fameux nazis de l'intolérance (magnifique tautologie au passage), qui interdirait de dire qu'il y a des gens de couleurs différentes ; c'est étrange, moi qui avait l'impression qu'il y avait au contraire des militant.e.s qui se battaient pour que l'on prenne en compte les différences, qu'elles soient liées à la couleur, au handicap, au genre... j'ai p'têt mal compris après tout)
via Kevin
EDIT : voir aussi https://www.rtbf.be/info/medias/detail_refugies-la-guerre-de-l-info-de-la-fachosphere?id=9076152
Un site qui recense les sites de téléchargement officiels des logiciels
via http://sebsauvage.net/links/?83EFpw
"Et c'est là qu'intervient la linguistique, domaine passionnant s'il en est. Il est une règle simple et pourtant fondamentale : le verbe précède la pensée. Nous concevons une situation à partir des mots que nous connaissons et utilisons. Le cerveau humain fonctionne ainsi. S'il ne fonctionnait pas ainsi, nous n'aurions jamais de moment où nous n'aurions pas de mots pour décrire une situation. Car, confronté à une telle situation, nous créerions un mot ("shmlurtz" par exemple) et on continuerait d'avancer. La langue anglaise en est une parfaite illustration : pour une situation ou un élément nouveau, quelqu'un qui parle anglais aura tendance à partir d'un mot déjà existant et à lui accoler un préfixe, un suffixe, ou un autre mot afin d'en modifier le sens. En français aussi, nous utilisons le même procédé, mais il est moins évident à mettre en lumière.
Cette manipulation par les mots est la plus sournoise et la plus efficace qui soit. Car ôter un mot, c'est ôter une idée. Rajouter un mot, c'est rajouter sa conception. Ce n'est pas pour rien que tous les gouvernants et tous les manipulateurs calculent précisément leurs propos (les fameux "éléments de langage"). Les mots ont un sens, ils ont un poids, ils sont une arme, en bref, ils sont importants."
:)
"Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves"
Pas lu, juste scrollé pour trouver le passage que je cherchais : "Les femmes ont une tendance plus naturelle au soin, on pourrait parler d’instinct maternel. Elles sont plus sensibles à la douleur d’autrui"
Nooooon, ce n'est pas sexiste du touuuuut.
via http://links.simonlefort.be/?HddFag
Il faut dire que ce n'est pas vraiment un spécialiste du bronzage "agricole" le monsieur. En fait, ce n'est pas vraiment un "agriculteur" au sens où je l'entend. Ce n'est pas étonnant qu'il ait été hué Place de la Nation hier.
Xavier Beulin est accesoirement président de la FNSEA. En fait, c'est surtout pour servir ses intérêt, et ceux des gens comme lui. Il est surtout le président du groupe Avril. Oh, une petite société de rien du tout (7 mds de CA l'an dernier). Il a par ce biais la main sur quasiment tout le biocarburant produit en France, mais le groupe possède aussi quelques marques connues du grand public : Lesieur, Puget, les œufs Matines... Il est également présent dans la nutrition animale (la merde qu'on donne à bouffer aux vaches)
Quelques liens :
http://www.coordinationrurale.fr/xavier-beulin-agriculteur.html
http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/04/07/xavier-beulin-agrobusiness-man-et-fier-de-l-etre_4396846_3234.html
T'es un peu de mauvaise foi, toi, non ? Sinon, ta litanie m'a fait sourire, c'est déjà ça.
Je propose : Accident de la route : un cycliste tué.
Pourquoi toujours chercher la complication ?
C'est rigolo. En gros, on savait 40 ans avant que ça allait poser problème, mais on a attendu 2 ans avant l'échéance pour se sortir les doigts.
Et tout c'est bien passé.
Vive la procrastination ^^
Outre montrer le peu de cas que ces gens là font de la démocratie et de la presse, j'adore ces petits instants de vérité ou le masque tombe.
Elle va être rigolote cette primaire en fait.
Il est vrai qu'il faut remettre les choses dans leur contexte (comme toujours) : "Libé, journal « pro-réfugiés », trouve la photo trop dure, quand le Daily Mail, journal « anti-réfugiés », la propulse à la une. Allez comprendre, mais l’effet d’optique restera." (et la double comparaison paysans/migrants par l'opposition des deux piles de Une et le FN fait encore plus mauvaise impression). Schneidermann rappelle à juste titre que les journaux anglais, si prompts à être unanimes dans leur choix de "Une", étaient plutôt vent debout quelques jours plus tôt CONTRE le fait d'aider ces mêmes réfugiés : "l’unanimité de la presse britannique est symétriquement saisissante, y compris celle des journaux les plus outranciers, les jours précédents encore, à l’égard de tout penny dépensé en faveur des réfugiés. "
Après, je suis de l'avis des pro interrogés ici : http://blogs.rue89.nouvelobs.com/vu-de-visa/2015/09/03/la-photo-de-lenfant-mort-les-professionnels-de-la-photo-reagissent-234917 A partir du moment où cette photo existait, il fallait la montrer.
Ce qui m'interroge, c'est : pourquoi maintenant ? Pourquoi cette photo ? Pourquoi pas celles-ci https://twitter.com/Maitre_Eolas/status/637574260161126400 ? Et pourquoi n'importe laquelle montrant un parmi les milliers de migrants noyés en Méditéranneé ? Je me demande dans quelle mesure le choc "esthétique" n'a pas joué. Il fait jour, contrairement aux précédentes. Le petit garçon est tout beau, tout propre ; on dirait qu'il dort. Il y a l'opposition entre son tout petit corps et le grand policier qui le prend dans ses bras... Et sans doute d'autres choses que je ne sais pas analyser. Et j'arrête, aussi, parce que je vais chialer sur mon clavier.
EDIT : à chacun son ressenti hein. Mais ce dessin traduit assez bien mon état d'esprit vis à vis de ce drame : https://s1.lemde.fr/image/2015/09/04/600x450/4745935_6_a2b0_le-dessinateur-kak-a-lui-aussi-repris-la-photo_ccad1aaf61a9c2809f1c25ffd1b9fb29.jpg Oui, quand on a des enfants, on ramène tout à ça.
Je trouve par-ailleurs ce dessin meilleur que bien d'autres (visibles ici http://www.lemonde.fr/europe/portfolio/2015/09/04/l-hommage-a-aylan-kurdi-en-dessins_4745938_3214.html) d'une mièvrerie dégoulinante, avec des anges et des dauphins qui pleurent. Il ne s'est pas transformé en ange, connards. Il est MORT.
EDIT 2 : quelques analyses ici : http://www.lemonde.fr/arts/article/2015/09/04/a-visa-pour-l-image-le-succes-de-la-photo-du-petit-syrien-noye-etonne_4746069_1655012.html : l'incarnation, l'identification.
« Mon idée est toujours de sortir les gens de la masse et de les individualiser. Cette image y est sans doute parvenue, en montrant un enfant seul, pas dans un bateau du style Radeau de la méduse, qui déborde de gens. »
« La force de cette image, c’est l’innocence qu’elle dégage, dit-il. L’enfant semble dormir, il n’y a pas de violence apparente. Pour les gens qui la regardent, chez eux, ça pourrait être leur propre enfant qui dort dans son lit ».
« Je pense que si elle est si touchante pour les gens, en Europe, c’est que l’identification marche à plein : il a une culotte courte, des petits souliers, et aussi, il ne faut pas être hypocrite, il a la peau claire. » => Eh oui. Contrairement aux pelletées de macchabées au tein pas franchement gaulois que l'on voit habituellement.