Rayen a pourtant reçu son OQTF de la préfecture de son département avec cette justification qui prouve l’abattage, la volonté de faire du chiffre qui conduit à l’arbitraire : «Considérant que l’intéressé ne justifie d’aucune insertion professionnelle, ni perspective professionnelle pour prétendre à une admission au séjour en qualité de salarié en application…» 5e année de médecine : «aucune insertion» ? «Pas de perspectives professionnelles» ? On fait le pari que la justice administrative finira par annuler cette décision préfectorale. Mais que d’humiliation, d’inquiétude, d’insécurité et d’années (deux ans de procédure) pour ce jeune homme !
L’avocate de Rayen, Caroline Andrivet, spécialiste du droit des étrangers depuis 2012, constate ces dernières années un accroissement de ce qui ressemble à du «systématisme» en matière d’OQTF : «Prononcer une obligation de quitter le territoire français à l’encontre d’un étudiant résidant en France depuis l’âge de 12 ans et en cinquième année de médecine relève de l’absurde à l’heure où la formation des professionnels de santé est un enjeu de santé publique.» Si Rayen, le futur médecin, subit ce traitement, on imagine ce que subissent nombre de travailleurs étrangers moins diplômés et qui font tourner le pays dans ce que l’on appelait «les métiers de première ligne» pendant le Covid.
On se fout de la gueule de Trump ? C'est un tyran, un démagogue et un incompétent ? On est à un demi-cheveu de faire exactement pareil.
Fuuko Izumo, 18 ans, est une jeune fille qui vit recluse depuis 10 ans. Et ce depuis qu’elle a remarqué que son contact physique provoquait des catastrophes à son entourage. Ses parents sont décédés lorsqu’elle avait 8 ans pour lui avoir fait des câlins avant de prendre l’avion, avion qui a explosé. Selon l’intensité du toucher, la malédiction qui s’abat est d’autant plus intense.
Maintenant que son manga préféré est terminé, plus rien ne la retient à la vie. Elle est donc prête à sauter sur les rails devant un train (elle ne pense pas au traumatisme du conducteur). Un homme intervient pour l’en empêcher et la touche. Ce qui provoque sa chute sur les rails à la place de Fuuko !
Mais voilà bien que n’étant plus qu’une masse sanguinolente, l’homme revient à la vie. Il s’agit en fait d’un être immortel qui cherche le moyen de mettre fin à ses jours et lorsqu’il se rend compte du « talent » de Fuuko, il décide de l’empêcher de mourir jusqu’à ce qu’elle ait réussit à le tuer lui ! Les pouvoirs des 2 protagonistes ne sont pas anodins et une organisation de l’ombre lorgne sur eux avec pour objectif au pire, de les exterminer, au mieux de les embaucher pour leurs basses besognes !
Je ne le lirai / regarderai probablement pas, mais j'adore le pitch.
Un petit compte-rendu rapide de lecture, ou comment une conférence donnée par un prisonnier polonais dans un camp soviétique pourrit bien vous donner envie de lire La Recherche du temps perdu.
Au fait, je ne l'ai pas précisé dans l'article, mais c'est très court.
Allez, encore un truc bien déprimant que vous avez sans doute déjà vu passer : les stéréotypes de genre repartent à la hausse, surtout chez les plus jeunes, et en grande partie "à cause" des réseaux sociaux. J'ai l'impression qu'on vient de perdre une décennie, comme un goût de travail à reprendre à zéro.
Pour plus de la moitié des 11-17 ans, les mères savent mieux s’occuper de leurs enfants que les pères. Et 23 % des jeunes adultes pensent qu’un enfant qui n’est pas en âge d’aller à l’école risque de souffrir si sa mère travaille. Un taux d’adhésion similaire à celui des 70 ans et plus. Cécile Jolly, co-autrice du rapport de 370 pages, observe une «assignation des femmes au care [l’attention portée aux autres, ndlr] très ancrée chez les adolescents».
Mais quelle honte. Quelle putain de honte.
On est en plein déni d'état de droit, ça tombe bien, c'est exactement pour ça que militent Retailleau et consorts.
Du coup, en avril, j'ai joué un peu.
Aujourd'hui, je t'emmène découvrir des protusions chaudes près de chez toi.
AH, merde, on dirait bien que Bethesda a corrigé le principal problème du vieil Oblivion :
Passée l’excitation visuelle, vient la question du long terme, des arguments supplémentaires justifiant son prix décuplé. Justement, le jeu opère des changements à la fois discrets et fondamentaux. La montée de niveau est entièrement revue et rationalisée, ôtant ce qui était l’un des principaux défauts du jeu : pour la première fois, je monte de niveau le cœur léger, profitant enfin du potentiel de mon build sans craindre l’erreur de trop. Les statistiques et aptitudes voient quasiment toutes leur équilibre également revu, changeant de fait la méta (l’Agilité devient ma stat préférée), revitalisant le jeu sans le chambouler, une belle réussite. Certes, il peut toujours autant être « cassé » en fabriquant tel sort surpuissant ou abusant de telle aptitude, mais on croirait désormais que c’est intentionnel : un plaisir récompensant les ingénieux, et non une contrainte punissant les ignorants.
Je vais être obligé de surveiller les soldes, c'est con.
Comme ça n’a pas été assez dit par son compagnon : merci et bravo Philippine ! La fraîcheur de tes propositions culinaires, tes yeux crayonnés de noir et tes manchettes rouges nous manqueront. Peut-être viendrons-nous dans ton restaurant, un jour où Charles se sera absenté de préférence.
Et bam ! Pour vous résumer l'article : l'auteure déplore les comportements et propos sexiste du compagnon cuisinier de la jeune femme, qui participait avec elle à l'émission "Top chef", et qui est aller jusqu'à s'approprier ses créations sans la citer, ou lui demander, carrément, de se taire.
J'aime toujours autant la newsletter "Chez POL" de Libé. Voici un extrait de celle d'aujourd'hui, sur d'obscures bisbilles au sein du PS, qu'ils ont pourtant réussi à rendre rigolotes. Combien d'émissions de télé dénombrez-vous dans cet extrait ?
MESSAGE À CARACTÈRE INFORMATIF • Tout le monde en parle au PS mais ça n'arrivera vraisemblablement pas : les candidats à la tête du PS, Boris Vallaud, Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol ne devraient pas débattre à la télé d'ici au vote des militants fin mai. Le député des Landes le demandait pourtant avec insistance à ses rivaux et le maire de Rouen avait fini par accepter l'idée d'une telle joute cathodique. C'était dans l'air mais le camp Faure ne veut pas qu'on touche à son poste et fait savoir à l'AFP que le Premier secrétaire sortant n'est pas du tout partant pour reproduire la dernière séance de 2023 avec Hélène Geoffroy et Mayer-Rossignol. Un débat qui n'avait pas marqué les esprits. Loin s'en faut. Faure aurait craint de participer à Faites entrer l'accusé ou que les roses passent pour des guignols de l'info. «Dans un débat, on mettrait en lumière des désaccords que personne ne comprend. Ce n'est pas le truc le plus malin qu'on pourrait faire. La dernière fois, il y a bien eu un débat, et c'était nul» , souligne-t-on dans le camp Faure auprès de l'AFP. «Ça exacerbe les tensions. Je ne comprends pas que Boris veuille ça alors qu'il dit qu'il veut apaiser les choses», ajoute la même source.
Le très joli The Planet Crafter, qui avait fait frémir le cœur d’ackboo tout en lui permettant de se détourner un temps de ses city-builders placés sous le signe de la couleur bistre, va bénéficier d’une mise à jour gratuite baptisée « Moons Update » le 19 mai – il s'agit de la plus grosse à ce jour, avec plein de nouvelles lunes et technologies, ainsi qu’un système solaire tout entier à terraformer.
Ça a juste l'air ENORME !
TIL : la vie de Raphaël Lemkin, l'inventeur du crime de génocide.
Si le nom de Raphaël Lemkin – l’homme qui a introduit dans la législation internationale la notion de génocide – n’évoque rien ou presque, on sera véritablement «saisi» par cet ouvrage, à double titre. D’abord par le contenu du livre, paru en 1944 sous le titre d’Axis Rule in Occupied Europe, qui recueille méticuleusement toute la législation antisémite des dix-neuf pays occupés par l’Allemagne, et qui, à partir d’une première proposition d’inclure la barbarie et le vandalisme dans les crimes de guerre, parvient ensuite à la notion de génocide, telle qu’elle sera adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1948 à Paris. Cette notion, Lemkin l’avait défendue toute sa vie, et étendue par exemple à l’Holodomor, (l’«extermination par la faim», à savoir la grande famine organisée par le pouvoir soviétique en Ukraine et dans le Kouban, qui fit des millions de morts) mais aussi aux tentatives d’écraser la culture, la langue, le territoire d’un peuple. L’autre intérêt de cet ouvrage, est justement la vie même de Lemkin, qui dut se confronter aux pogroms et aux persécutions, qui perdit presque toute sa famille dans les camps, enseigna le droit en Pologne et aux Etats Unis, se ruina l’existence à tenter d’imposer son idée aux juristes internationaux, et, seul, sans un sou, finit par mourir sur le banc d’un arrêt d’autobus de la 42e rue à New York, le 28 août 1959. A l’enterrement de celui qui donna un nom aux «crimes sans nom» dont parlait Churchill, assistèrent sept personnes.
J'avoue, ma première réaction a été de me marrer. Mais putain, laissez pas des gamins faire n'imp' tous seuls devant un écran ! (et n'enregistrez pas votre n° de CB, ça évite bien des déboires)
Je suis en train de lire cet entretien fleuve, c'est donc difficile d'avoir un avis définitif, surtout devant un bonhomme et un sujet aussi complexe.
Mais quand même... Le gars part plus ou moins du postulat qu'on peut philosopher sur la fin des temps en prenant la bible comme postulat de départ ; déjà, ça se pose là en terme de rigueur... Ensuite, le début de l'entretien m'a laissé penser qu'il y aurait une vraie réflexion sur la nature du progrès, ses risques, et finalement les risques "d'apocalypse", d'effondrement... directement liés au progrès et à la recherche frénétique du profit, ce qui ne manquait pas d'être intéressant vu le pedigree du personnage (principal investisseur dans l'IA, soutien de Trump...).
Mais en fait... non. C'est encore un putain d'intégriste qui a des visions, et qui pense que c'était mieux avant (du temps d’Érasme, à peu près), quand on pouvait embrasser tout le savoir humain, c'est à dire pas grand chose. Maintenant, les scientifiques sont beaucoup trop spécialisés et c'est pire que s'ils étaient cons, je déforme à peine : (le gras est de moi)
L’hyper-spécialisation masque une certaine décadence où des experts à l’esprit étroit se vantent de leur génie. Les spécialistes des cellules cancéreuses vendent des recherches sur le cancer et affirment qu’ils vont guérir le cancer dans les cinq prochaines années. Les adeptes de la théorie des cordes se vantent d’être les physiciens les plus intelligents et de tout savoir. Cependant, on peut voir dans ces déclarations une espèce de jeu de pouvoir académique, dans lequel les scientifiques s’empêchent d’avancer les uns les autres, et ainsi de suite.
J'apprends qu'il existe un concept en relations internationales nommé "Piège de Thucydide", et consistant pour une puissance à mener une guerre plus ou moins préventive voire plus ou moins paranoïaque contre une autre puissance dont elle considère qu'elle serait amenée à lui faire de l'ombre :
Le piège de Thucydide est la stratégie, en relations internationales, par laquelle une puissance dominante entre en guerre avec une puissance émergente dont elle craint la montée en puissance.
Et du coup, le truc réjouissant :
Il [le type qui a formulé cette théorie] considère que les États-Unis et la Chine, du fait du développement de cette dernière, sont d'ores et déjà, au début du XXIe siècle, engagés dans une pente presque inéluctable qui les mènera à se mesurer militairement.
C'est pas comme si on en voyait les prémices en live hein...
Lu dans l'édition du jour de la newsletter "Chez POL" de Libé :
Toutes proportions gardées, il n'a fallu qu'un seul jour de conclave pour désigner le successeur de François, Robert Francis Prevost, gardien de la paix avant tout.
Vous l'avez ?
J'en pleure de rire.
Un indice chez vous : https://www.youtube.com/watch?v=mo2O1desNHA
OH PUTAIN.
Trouvé dans la newsletter "Le pavé numérique" : Un nouveau scan de 108 gigapixels de “La jeune fille à la perle”, de Johannes Vermeer, permet d’examiner online chaque touche de peinture.
Au-delà de la seule question économique, la guerre commerciale pourrait, en réduisant l’activité et le pouvoir d’achat des consommateurs-électeurs, avoir des conséquences importantes sur la scène politique intérieure et réduire le risque que la tentative techno-césariste réussisse. Trump, qui a longtemps bénéficié d’un a priori positif quant à sa capacité de gérer l’économie, est aujourd’hui désavoué par une majorité d’américains sur ce point.
Au moins une bonne nouvelle.
L’escalade de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine a conduit à un quasi-embargo réciproque, avec des niveaux de droits de douane — 145 % et 125 % — qui rendent quasi-impossible les échanges bilatéraux. Cette situation devrait radicalement diminuer le volume de fret entre ces deux pays. Plusieurs compagnies maritimes ont déjà réduit le nombre de liaisons hebdomadaires transpacifiques et l’activité sur les ports de la côte Est devrait assez fortement se contracter au cours des prochaines semaines. Le directeur exécutif du port de Los Angeles a récemment dévoilé que l’activité, la semaine du 5 mai, devrait être 35 % plus faible qu’à la même époque l’an dernier, cela car « de nombreux distributeurs américains ont totalement arrêté leurs importations depuis la Chine en raison des droits de douane »
Dans un rapport largement commenté, l’économiste en chef d’Apollo Global Management estime que ce gel des activités portuaires devrait progressivement se transmettre au reste de l’économie américaine. Il prévoit que les volumes de conteneurs devraient baisser significativement d’ici début mai. En conséquence, l’activité de fret routier devrait être affectée à partir de cette date. En prenant en compte les délais de livraison par la route et les stocks, le commerce de détail devrait être touché fin mai ou début juin. À cette date, des pénuries devraient apparaître, ainsi que d’importantes hausses de prix.
Tout cela conduirait à une entrée en récession à l’été.
[...]
Mais les dommages économiques de la politique adoptée depuis janvier risquent surtout d’être insidieux, progressifs et persistants. Le « Liberation Day » a mis à mal le système commercial mondial créé par l’Amérique, et dont elle a fortement profité pour assurer le développement de ses multinationales telles que Apple ou Nike, qui contribuent à sa prospérité en organisant les chaînes de valeur mondiale de manière à concentrer les activités à plus forte valeur ajoutée aux États-Unis. La perte de confiance dans les États-Unis a conduit au boycott de leurs produits au Canada ou au Danemark, l’escalade avec la Chine a provoqué l’annulation de ventes de Boeing, affaiblissant ainsi une des rares industrie très exportatrice des Etats-Unis et a fait naître de premières interrogations sur le statut de monnaie de réserve internationale du dollar.
[...]
Toutes ces mesures [la réduction des financements de la recherche via le DOGE, la suppression de subventions aux universités (-2 milliards pour Havard)] , ainsi que les actions du Département de la sécurité intérieure à l’encontre d’étudiants étrangers, risquent d’affaiblir le cœur de l’écosystème d’innovation américain, sur lequel repose son leadership technologico-économique, à un moment où la Chine mobilise toutes ses ressources pour dominer les technologies du futur.