via @Padre_Pio sur Twitter :
En conclusion, le rapport disculpe le policier à l'origine du tir en affirmant qu'il a "nécessairement effectué un tir en direction de la façade de l'immeuble de la victime", mais que "la grenade de type MP7 lancée par l'arme de type Cougar a atteint la victime de manière totalement accidentelle, au cours de la progression ascensionnelle du projectile".
C'est gerbant, c'est révoltant, et c'est même complétement inepte. Mais que doit faire un flic pour être condamné, dans ce pays ? Même un homicide, ça ne suffit pas.
Je vais illustrer mon propos : si je m'amusais, je ne suis pas con à ce point mais c'est un exemple, moi simple civil lambda, à lancer un projectile de 400 grammes à plus de 100 km/h contre une façade d'immeuble et que je tuais quelqu'un, on est bien d'accord que ce serait un homicide involontaire, et que je serais condamné ?
Eh bien dans le cas d'un policier, où le geste meurtrier n'a pas été causé par l'inconscience, mais bel et bien par une volonté délibérée (reste à savoir si il y a une réelle volonté de nuire ou si c'est "juste" une faute grave dans la mauvaise manipulation de l'arme), non seulement on ose affirmer qu'il n'y a pas eu de faute dans l'usage de l'arme (tirer sur une façade est donc, du point de vue de la police, tout à fait NORMAL), mais en plus, on assène que spa grave hein, il l'a pas fait exprès. Limite, elle foutait quoi à sa fenêtre, la dame ?
Vous avez vu le reportage d'Envoyé Spécial hier soir sur les violences policières ? Dès le début, deux journalistes indépendants s'interrogeaient : "on est dans une démocratie là ?"
Boulet lance un thread sur les passage de BD qui vous ont le plus fait flipper. C'est rigolo, plein de souvenirs là dedans.
A propos de trucs subliminaux, il en pense quoi de ça, Raphou Enthoven ? "Benjamin Griveaux va s'occuper de la BITD française"
Perso je ne vais pas m'en remettre.
En fait, il n’existe pas de classement de l’ONU concernant les violences policières. Il s’agit d’une mauvaise interprétation du discours de Michelle Bachelet, mentionné plus haut. Elle évoque dans ce discours les cas de répression policière et demande à la France d’enquêter sur d’éventuels recours excessifs à la force lors de manifestations des gilets jaunes. Elle liste dans son discours plusieurs pays, dont la France, entre le Soudan, le Zimbabwe et Haïti, mais la haute-secrétaire ne dit jamais qu’il s’agit là d’un classement. L’AFP notait ainsi : «Elle n’a toutefois cité que la France comme pays prospère.» Le rapport annuel 2018 du HCDH ne fait lui non plus jamais état d’un classement des pays en fonction des violences policières.
Le gras est de moi.
Certes, il ne s'agit pas d'un classement, il n'y a pas de concours de la police la plus violente du monde, et c'est dommage d'ailleurs, pour une fois qu'on avait une chance de gagner un truc...
J'ai honte, j'ai tellement honte... Il n'y a pas de classement, mais M. Bacheleet dit en substance qu'il y a, dans de nombreux pays, des révoltes face aux inégalités, qui devraient amener un dialogue entre le pouvoir et les gens-pas-contents, et au lieu de ça, ces gens sont "confrontés à un recours violent et excessif à la force ; détentions arbitraires ; torture ; et même de présumés assassinats sommaires ou extrajudiciaires." Et c’est ensuite qu'elle dit : par exemple au Soudan... par exemple au Zimbabwe... par exemple en Haïti... par exemple en France.
Je recolle l'extrait en question ci-dessous, pour celleux qui auraient la flemme (ou le dégoût) d'aller cliquer sur le lien du nouveau jouet de Denis Olivennes.
«Les inégalités touchent tous les pays. Même dans les Etats prospères, les gens se sentent exclus des avantages du développement et privés de droits économiques et sociaux, ce qui entraîne aliénation, troubles et parfois même violences. Au cours des derniers mois, nous avons vu des personnes du monde entier descendre dans la rue pour protester contre les inégalités et la dégradation des conditions économiques et sociales. Leurs revendications appellent à un dialogue respectueux et à une véritable réforme. Et pourtant, dans plusieurs cas, ils sont confrontés à un recours violent et excessif à la force ; détentions arbitraires ; torture ; et même de présumés assassinats sommaires ou extrajudiciaires.
«Au Soudan, au cours des derniers mois, des manifestants qui protestaient contre les conditions économiques difficiles et la mauvaise gouvernance des forces de sécurité ont été dispersés violemment par les forces de sécurité qui utilisaient parfois des munitions réelles. Le recours excessif à la force, y compris dans les hôpitaux, les mosquées et les universités ; détention arbitraire ; torture ; et la déclaration de l’état d’urgence n’aura aucun effet sur les griefs sous-jacents très réels que les manifestants cherchent à exprimer. Nous encourageons des réformes rapides et constructives pour lutter contre la corruption, ouvrir l’espace civique et permettre un dialogue inclusif et une plus grande participation de la population à la prise de décision.
«Au Zimbabwe, les manifestations contre les mesures d’austérité se sont également heurtées à une violence inacceptable de la part des forces de sécurité. Les efforts du gouvernement pour lancer un processus de dialogue ces derniers jours sont encourageants, mais je m’inquiète des informations faisant état de fouilles des maisons, ainsi que d’actes d’intimidation et de harcèlement de militants, de défenseurs des droits de l’homme et d’avocats représentant les personnes arrêtées.
«En Haïti, des manifestations ont également éclaté le mois dernier contre la hausse des prix des produits alimentaires et la corruption. Au moins 41 personnes ont été tuées et 100 blessées. Le gouvernement a annoncé des mesures pour réduire la hausse des prix, augmenter les salaires et lutter contre la corruption. S’assurer que les responsabilités soient établies – y compris dans les cas présumés d’utilisation excessive de la force par la police – et un dialogue constructif seront également essentiels.
«En France, les gilets jaunes ont protesté contre ce qu’ils considèrent comme une exclusion des droits économiques et une participation à la vie publique. Nous encourageons le gouvernement à poursuivre le dialogue – y compris le suivi des discussions nationales en cours – et à engager une enquête approfondie sur tous les cas signalés de recours excessif à la force.
Qu'est devenu Long John Silver après la fin de l'île au trésor ? Ou : la preuve en images que les mythes ne meurent jamais.
En résumé, le cycle se déroule de cette manière :
- Des sites d’information ont mis en avant, en titre, le retrait du film de la plateforme, sans parler du fait que le film reviendrait ;
- Des lecteurs ont cru (de bonne foi ou non) ces accusations, peut-être sans avoir lu le reste de l’article, ce qui a généré des débats sur une censure qui n’existe pas ;
- Twitter a permis à des lecteurs de partager ces articles et donc cette information erronée ;
- Les sites d’information se fendent ensuite de rebonds et d’avis éditorialisés basés sur une censure qui n’a jamais existé.
[...]
Or ce débat-là est non seulement opportuniste, il puise également ses origines dans une information erronée. Il caricature donc d’emblée les termes de la discussion, en surfant sur la peur, à laquelle beaucoup peuvent être sensibles, de l’effacement pur et simple du patrimoine culturel, qui serait prétendument sacrifié sur l’autel du « politiquement correct » — et oublie au passage qu’il y a des lois contre le racisme, l’homophobie et les discriminations sur la base du genre, l’ethnie, la religion.
J'ai ri.
Dans la famille des évangélisations discrètes, des petits abus sur le réel et des prédations subliminales, avez-vous remarqué que les stormtroopers du dernier Star Wars émettent, avec une régularité infaillible, une fois sur deux (mot, rire ou cri), un son féminin ?
Wooo punaise la crise de rire.
Il est complètement frappé, on est d'accord ?
...
...
...
Non, mais SÉRIEUX, c'est quoi, un "son féminin" (surtout pour un stormtrooper) ? Il y a ceux qui meurent en faisant des aaarrgh bien virils, et les autres, qui tentent de nous convertir au lobby gay ou qui veulent juste nous opresser fémininement, et qui font Hiiiiii ? Nan, sérieux mec, j'vois pas là. Faut juste arrêter la beuh, ça détruit les neurones, tu sais.
Et non ! La gratuité n’était valable que jusqu’au 2 juin 2020, le jour du lancement. Depuis, l’État doit payer les corrections de bugs, l’hébergement et la sécurisation des données. Et la facture grimpe vite. On parle de 200 000 à 300 000 euros par mois.
Ce montant paraît très élevé. Pour d’autres applications comparables, il serait plutôt de l’ordre de 2 000 euros par mois. Anticor veut donc comprendre l’écart. D’autant que le marché a été attribué sans appel d’offres.
Cédric O, qui était peut-être un bon conseiller pour Emmanuel Macron mais qui n’est pas le plus brillant des secrétaires d’État de Bercy, balaie le problème d’un revers de main : pour lui, ce montant est “epsilonesque” par rapport au coût d’un patient en réanimation. Ça ne donne pas envie de lui confier nos finances.
Le gag continue. Riez pas, c'est avec vos sous qu'on fait ça.
Compilé dans une gigantesque archive de 290 Go, Flashpoint intègre à l’heure où j’écris ces lignes pas moins de 38 000 jeux, dont les célèbres Bejeweled, Desktop Tower Defense, Line Rider, Yeti Sports ou encore Portal. Bref, de quoi s’occuper un bon moment…
Et que ceux qui ne disposent pas d’une connexion fibre ou d’un gros disque dur se rassurent : il est aussi possible de télécharger les jeux à la demande, pas besoin de stocker la totalité de l’archive si seuls certains titres vous intéressent.
Bon, vous êtes toutes et tous au courant, je crois, du Bundle for Racial Justice and Equality sur itch.io ? Mais si, le truc dont Seb n'arrête pas de parler !
Eh bien ça y est, il existe un site pour naviguer dans le bundle (1509 items à l'heure où j'écris ces lignes...), trier par genre, etc.
Rappel, hors temps de crise de Covid : en moyenne un salarié est absent 17,2 jours par an. Un enseignant 6,7 jours.
« Ça fout la trouille. » C’est un puissant conseiller de l’exécutif qui le dit. Au sommet de l’Etat, l’hypothèse de l’émergence d’une figure populiste hors parti, est un véritable objet d’inquiétude, dans la perspective de 2022, alors que la défiance contre le pouvoir s’est encore épaissie pendant la crise sanitaire. « Un Zemmour, un Raoult, un Hanouna, pourquoi pas une Elise Lucet, qui incarnent chacun à leur manière cette rupture entre le peuple et les élites, peuvent faire irruption dans le jeu et tenter de poursuivre la vague de dégagisme de 2017 »
Elise Lucet présidente ? Ca se tente :)
Par-contre, les autres, oui, "ça fout la trouille". Surtout quand un PdlR en est réduit à téléphoner à deux anciens humoristes de bas étage pour justifier sa politique par crainte de la colère du peuple.
Emmanuel Macron réfléchit à démissionner pour provoquer une élection anticipée.
Ben sur ce coup, je te soutiens à fond Manu ! Va t'en, vite !
Dans une première version des faits, les gendarmes indiquent qu'ils sont à trois sur le corps d'Adama Traoré
[...]
Dans une deuxième version, lorsqu'ils sont entendus par les juges d'instruction, ils indiquent qu'il n'y a qu'un seul gendarme qui met ses deux genoux sur le dos d'Adama Traoré
[...]
Et dans cette troisième version, ils indiquent qu'ils l'ont seulement menotté
Vivement la quatrième version de ces gens, visiblement victimes de graves troubles de mémoire, pour que l'on apprenne enfin qu'Adama est mort d'être tombé tout seul par-terre et d'avoir été étouffé par le poids de son sac à dos.
Oh bien quelle surprise.
"Si j'avais su que j'étais en chômage partiel, je n'aurais jamais travaillé sept heures par jour." A l'autre bout du fil, Chloé*, salariée d'une agence immobilière dans la métropole lyonnaise, ne décolère pas : après avoir télétravaillé pendant deux mois en raison de l'épidémie de Covid-19, elle a découvert, en récupérant ses fiches de paie à la fin du confinement, que ses collègues et elle avaient en réalité été placés au chômage partiel. Pourtant, "compte tenu de la baisse d'activité de l'agence", Chloé s'était enquise auprès de sa hiérarchie d'une telle éventualité, comme en témoigne un e-mail daté de fin mars, consulté par franceinfo. "Mais on ne m'a jamais répondu", regrette la jeune femme. "Quand on les a confrontés, les responsables de l'agence ont assuré qu'ils avaient juste oublié de nous prévenir." Ecœurés par cette "fraude", Chloé et ses collègues ont contacté l'inspection du travail.