C'est pas neuf (j'ai quelques jours à rattraper), mais ça fait tellement plaisir.
Un "bug" ou "la faute d'un salarié" ?
Voir l'encart en bas de l'article des décodeurs :
Primaire à gauche : pourquoi « Le Monde » ne peut pas publier de résultats détaillés
Une élection démocratique se juge par l’ampleur de la participation et par les résultats obtenus par chacun des candidats. C’est la règle habituelle de tout scrutin. Mais elle s’évalue également par le niveau de transparence et la précision des données électorales rendues publiques par les organisateurs du scrutin. Sur ce point, le premier tour de la primaire de la gauche, dimanche 22 janvier, se caractérise par le flou et l’amateurisme – dans la meilleure des hypothèses.
A la différence des élections traditionnelles, les primaires sont certes organisées par les partis politiques, et non par le ministère de l’intérieur. Il n’existe donc aucune règle légale obligeant les partis, structures privées, à rendre publics les résultats détaillés. Mais leur crédibilité dépend directement de ce niveau de transparence. La droite avait réussi l’exercice en novembre 2016, le PS est en passe de le rater, laissant s’instaurer un doute sur la qualité de ses résultats et donc sur la qualité du scrutin.
Pour les deux tours de la primaire de la droite, en novembre 2016, Le Monde avait publié quatre pages de résultats détaillés, en plus de nos analyses et reportages. Sur Le Monde.fr, nous avions mis en ligne l’intégralité des résultats pour chacun des bureaux de vote. Nous avions évidemment prévu de répéter l’opération à l’occasion de la primaire de la gauche. Les organisateurs de la Belle Alliance populaire s’étaient engagés à transmettre, dans la nuit de dimanche à lundi, des résultats détaillés afin de pouvoir vérifier les niveaux de participation, afin aussi de réaliser des analyses locales et régionales.
Malgré nos demandes répétées, les seules informations communiquées au Monde, comme aux autres médias, sont des pourcentages obtenus par les sept candidats à l’échelle des circonscriptions législatives. Aucun chiffre brut sur le nombre de votants, bureau de vote par bureau de vote. Aucun détail sur le nombre de voix obtenues par les sept candidats dans les bureaux ouverts par le PS. Ce qui rend impossible, pour l’heure, de publier des résultats détaillés vérifiables, et ce qui peut laisser planer une ombre sur la manière dont ce vote a été organisé.
Bravo les branquignoles.
Ce fut long, mais je suis de retour.
Juste un mot pour dire : OVH, BORDAYL ! Les domaines achetés chez Web4All ben en fait, ils sont gérés par OVH, mais quand tu veux passer de Web4All chez OVH -un autre appartement au même étage du même immeuble en quelque sorte- ben c'est la misère : c'est des manips exotiques via l'assistance ET ILS NE RÉPONDENT PAS. Pour tout dire, je l'attends encore leur réponse. Je rends par contre un dernier et sincère hommage à Web4All, dont l'assistance répond toujours dans les 24h. Et pourtant, c'est une petite équipe. Chapeau.
Alors du coup, j'ai décidé d'aller chez Gandi voir si le poisson était plus frais. Du coup, demande de migration du domaine exécutée en deux coups de cuillère à pot, sauf que OVH a attendu la dernière seconde du délai maximal possible pour migrer mon domaine, soit hier matin. Et hier soir j'ai galéré comme un gros noob que je suis, à RTFM jusqu'à pas d'heure, tout ça pour constater que nan, ça marche pô. Du coup, j'ai tenté une nouvelle propagation des DNS, pis je suis allé me coucher. Et ce matin ça marche, me voilà. Notez que ça aurait sans doute marché sans rien faire, et que c'est moi qui était trop impatient.
Plein de liens de côté. La semaine du flood est ouverte.
Et un de ces jours j'essaierai de passer à la dernière version communautaire de Shaarli mais là, ça plante quand je veux importer mes bookmarks, donc on verra ça plus tard.
Je quitte Web4All pour retourner chez OVH.
Ce n'est pas de gaité de cœur, parce que leur service est vraiment top, bien calibré, avec une assistance réactive et un manager très agréable à utiliser.
Mais voilà, ils ont augmenté leurs tarifs, et OVH est presque deux fois moins cher. :(
Alors même si leur assistance, dans mon souvenir tout du moins se réduit à néant et leur interface n'était pas trop chouette, je change quand même de crèmerie.
Je ne sais pas quand je serai hors-ligne, je ne sais pas quand je serai de retour. Ne faites pas de conneries pendant que je ne pourrais pas les commenter hein, c'est pas sport.
Chrome n’indique pas que la page de phishing n’est pas sécurisée (avec un cadenas rouge ou vert par exemple).
Utilisez. Firefox.
Arnaque bien montée en tout cas.
Gazette d'@rrêt sur images, n° 475
Ce fut une véritable guerre, dont on n'a rien su, ou presque. Dès le lendemain de la tuerie du 7 janvier 2015, une vraie guerre a opposé deux camps, au sein de la petite rédaction décimée et traumatisée de Charlie Hebdo. Une banale guerre pour le contrôle de l'argent, et du pouvoir. Mais hors de question d'en parler. Une communicante de fer s'est employée à culpabiliser les journalistes qui s'y risquaient. Quant au gouvernement, il surveillait l'icône devenue mondiale comme le lait sur le feu. Deux ans après, c'est cette guerre que raconte une excellente enquête, "Charlie, le jour d'après" (Fayard). Les auteurs sont sur notre plateau.
Mais ma liste préférée reste celle des livres qui, sortis de nulle part, vous entraînent lentement au fond d'eux-mêmes sans prévenir, à votre insu, presque. Ils résistent autant qu'ils donnent, comportent des zones insondables qui guettent notre maturation improbable. Ils déforment les poches de la mémoire, laissent des angles dans les coussins de notre confort. Leur charge thermique se fait sentir bien après qu'on les a serrés entre nos doigts. Ils sont muets mais riches. Discrets mais doués en extase. Ils sont amphibies, mobiles, gais dans la douleur et tourmentés dans l'aise. Tout sauf immobiles. Ils nous habitent et explosent lentement. Ils n'ont pas de moi, pas d'ego, pas d'ambitions, ils boitent et bégaient, mais leurs ongles poussent bien après la fermeture de la couverture qui les obscurcit. Leur voix est un visage, et leur visage un muscle. Ils sont étrangers à eux-mêmes, sous-tendus par un métissage des formes riche en devenirs. On les lit comme si on se noyait dans une lumière avide. A côté deux, tous les autres livres ressemblent à des bigorneaux pourvus d'un appareil dentaire qu'ils prennent pour une prothèse pénienne.
Cette impression tenace de vivre désormais dans un reportage du Groland...
Eric Mettout prend ensuite soin de nous expliquer que Roman Polanski a reconnu les "relations sexuelles illégales" (le fait d'avoir des rapports sexuels avec une mineure) mais pas le viol ce qui constitue selon lui une preuve irréfutable qu'il n'y a pas eu viol. Alors, en effet, si on doit se fier à la parole des violeurs présumés pour juger de leurs actes, je pense que nous pouvons dorénavant dire que le viol a définitivement disparu de nos contrées et nous en féliciter.
Faisons néanmoins un bref rappel des faits.
En 1977 Roman Polanski a 43 ans. La victime, Samantha Geimer, a 13 ans.
Il est une star mondialement connue, réalisateur entre autres de Rosemary's baby et de Chinatown.
Une jeune fille de 13 ans face à un homme de 43 ans est-elle apte à donner un consentement sexuel valable : la réponse est non.
Une jeune fille de 13 ans face à un homme mondialement connu, célébré et admiré, qui est donc en position d'autorité, est-elle apte à donner un consentement sexuel valable : la réponse est non.
Une jeune fille de 13 ans (et cela vaut aussi pour n'importe qui) qu'on drogue au qaalude est-elle apte à donner un consentement sexuel valable : la réponse est non.
Une jeune fille de 13 ans à qui on fait consommer de l'alcool est-elle apte à donner un consentement sexuel valable : la réponse est non.
Que ça ne vous dispense pas de lire l'article en entier.
Les croisades vues par les Arabes / Amin Maalouf
Qui pour s'émouvoir d'un viol sur une mineure ?
les pudibonds, les populistes et quelques féministes
Vous êtes gerbant, Eric Mettout.
"- Nos conditions de travail sont déplorables !
Urgent. Nous venons d'apprendre que notre journaliste rédactrice en chef Lisa Giachino est en garde à vue à la PAF de Menton. Elle a été arrêtée pour "aide aux migrants" alors qu'elle réalisait un reportage dans la vallée de la Roya, dans le cadre d'un dossier consacré à "Cette France qui accueille".
Toute la mécanique de l'investiture, vue du côté de la presse, et notamment des photographes.
Intéressant.
Ça, c'est plus intéressant que les supputations débiles sur le QI cumulé : le cabinet Trump sera le plus riche de l'Histoire américaine, avec une fortune cumulée de 4,5 mds de $, Donald Trump non inclus.
J’ai une telle amertume en écrivant ceci, comme un goût d’échec. On a échoué. On a échoué au moment où on a décidé de laisser toutes ces personnes à la rue, dans le froid, la faim et la solitude. J’ai pas la solution immédiate, la réponse pour régler ça en un claquement de doigts. Parce que je crois que le problème réside dans sa complexité et que j’essaie de régler un truc seule, alors que je ne peux pas.
Mais je me rassure avec ces petits rituels.Ils sont une goutte d’eau dans l’océan, en réalité ils ne servent pas à grand chose, ils ne font rien avancer mais je me dis que c’est déjà, une goutte par ci par là. Je repense à cette planche de Penelope Bagieu, quand aider une famille sans domicile fixe en bas de sa rue était devenue une obsession. Ces derniers temps j’ai l’impression de me retrouver dans la même situation. Dans son post, elle écrit une chose tellement vraie :
« Au fond, ça ne sert qu’à soulager moi. »
Et contrairement à ce que le silence des médias pourrait laisser croire, leur situation ne s'améliore pas l'été. La misère n'est pas plus choupinette au soleil, ta gueule Charles.
«La Première famille ne manquera jamais de papier toilette.»
Nous voilà rassurés.
Qu'on soit bien d'accord : je ne peux pas pifer Trump.
Mais là, je scrolle un peu ce qu'il se dit sur Twitter à propos de la cérémonie d'investiture en cours (spoiler : rien d'intéressant), et c'est tout de même d'une affligeante mauvaise foi :