Si vous utilisez au quotidien Gmail, Android, Whatsapp, Facebook, Instagram, Twitter/X, Outlook ou un produit Apple, cela signifie que vous (ou votre organisation) êtes parfaitement OK avec les principes suivants :
- Soutenir financièrement des entreprises qui soutiennent Trump
- Avoir toutes vos données personnelles, même les plus intimes, ainsi que celles de vos proches mises complètement à disposition du gouvernement de Trump.
Voilà.
Venez pas dire que vous n’étiez pas prévenus.
Que ce discours moralisateur m'agace.
Et je me gêne d'autant moins pour le dire que je ne suis PAS sur Twitter, PAS sur Facebook, je n'ai AUCUN matériel Apple, etc.
Mais ce que ce beau parleur ne tient pas en compte, c'est le coût de départ de ces services ; la grande majorité des utilisateurs (français) n'en ont probablement rien à foutre de Trump et d'Elon, mais ils ont tout leur réseau / leur famille / leurs amis sur ces outils. Et ça leur demande un "coût" trop élevé juste pour des raisons militantes, aussi nobles soient-elles.
Donc, après le dessin, la création de vidéo ou d'enregistrements, l'écriture de poèmes et de romans, l'IA s'attaque au «surf sur le ouèbe»... Pour nous faire gagner du temps, sans doute... du temps qu'on pourra passer à se crever au travail jusqu'au cimetière pendant que les IA se gratteront leurs couilles virtuelles en glandant sur le net...
C'est à la fois drôle, triste et effrayant.
Merci pour cette description très juste à base d'IA qui se gratte les couilles, ça va me faire la journée.
Les Qataris votent pour avoir moins le droit de voter. Je ne sais pas s'ils saisissent l'ironie (et le danger absolu) de la chose. Bref, facepalm.
Ah, je pense que tu ne regardes pas les choses par le bon prisme. Ton point de vue est européano-centré.
Il y a une phrase dans l'article qui doit te mettre la puce à l'oreille :
Au total, seuls 84 % des 380 000 Qataris autorisés à participer au scrutin - sur une population totale de 2,7 millions d’habitants -, ont pris part au référendum
=> Sur un peu moins de 3 millions d'habitants, seuls 380K ont le droit de vote. Et ils ne sont ni malheureux, ni pauvres. Voilà pour le point 1.
Le point 2 est également évoqué dans l'article : la démocratie était une "expérimentation" : ils ont testé la chose depuis 2021, ça leur a pas plu, ils suppriment et reviennent à la modalité antérieure, à savoir que c'est l'émir qui désigne les membres du conseil consultatif, qui ne sert d'ailleurs pas à grand chose en tant que tel.
Le Qatar n'est pas, n'a jamais été, et ne sera probablement jamais une démocratie. Et les citoyens qataris s'en portent TRÈS bien, merci pour eux. Le terme de citoyen étant quasiment à prendre au sens antique du terme : une minorité privilégiée. Alors pourquoi iraient-ils s'emmerder à désigner des membres parmi leurs semblables pour occuper un poste honorifique et inutile ?
Je cite Wikipédia :
Le taux de chômage du Qatar est presque nul puisqu'il avoisine 0,1 % en 2017. En 2015, les Qatariens occupent moins de 2 % de l'ensemble des emplois (la plupart des travailleurs sont des immigrés)
Le Qatar n'est pas le pays le plus riche du monde (son PIB est inférieur à celui de la France par exemple), mais il fait parti de ceux où le niveau de vie des citoyens est le plus élevé par-rapport au PIB. Attention, j'ai bien dit les citoyens, ceux qui ont le droit de vote. Pas l'ensemble de la population, et notamment pas la main d’œuvre, immigrée et exploitée. Je recite Wikipédia, histoire de rigoler avec nos amis qataris :
Jusqu'en 2016, les travailleurs migrants sont soumis à la « kafala ». Celle-ci peut s'apparenter à une sujétion où le salarié n'a aucun droit, étant placé sous la tutelle d'un « parrain », généralement son employeur. La médiatisation internationale de la dureté des conditions de travail sur les chantiers, notamment les stades en construction pour la coupe du monde de football 2022, a poussé l'émirat à entreprendre certaines réformes. La "Kafala" est officiellement abolie et la poursuite du travail lorsque la température dépasse les 40 °C est interdite. Toutefois, les syndicats restent interdits, le ministère du travail n'a guère d'inspecteurs pour faire respecter la loi, et les peines encourues (400 euros d'amende) sont peu dissuasives. Les employés peuvent difficilement se risquer à présenter leur cas devant les tribunaux ; une femme de ménage qui dénoncerait des mauvais traitements pourrait facilement être expulsée
We have big news to share with you today: Amplitude is going indie again!
Our journey with SEGA over the last 8 years has been amazing, and we have learned so much working with them, but now we are returning to our roots as an independent studio. With ownership of the studio returning to some of our original founders and members of the team, the creative vision of our games and the Endless universe rests in the hands of those who know them best. While we are going our separate ways now, we part on good terms and wish our friends at SEGA the best for all their future projects.
Waouh. Amplitude quitte Sega et redevient un studio indé !
Sur les bibliothèques territoriales. La lecture publique dépend des collectivités territoriales (locales, départements, communes, intercommunalités). Depuis la loi Robert de 2021, il est interdit de fermer les bibliothèques départementales ou de ne plus les entretenir ou de ne plus les faire fonctionner (je n'y croyais pas, mais c'est l'article 9 :O ). Les bibliothèques doivent accueillir tout le monde, gratuitement, y compris pour la consultation (seulement les bibliothèques municipales et intercommunales, articles 2 et 3 de la loi Robert). Fakir expose que la biblio qu'il visite reçoit des SDF, des télétravailleurs, des gamins qui jouent à la console de jeux, des demandeurs d'asile, etc., que la biblio propose un kiosque à journaux, de mater des films, héberge des ateliers et des conférences. Bref, il parait que l'époque de la bibliothécaire à chignon, de la salle où on dit chut, etc. (je paraphrase Fakir) est révolu, que les biblios sont désormais plus des tiers-lieux. J'avais lu des choses allant dans ce sens sur la rivière de shaarli et je continue à ne pas y croire. La dernière fois que j'ai mis les pieds dans une biblio municipale, c'était silence total exigé, films en noir et blanc d'il y a > 50 ans, etc. De même, je me souviens d'un article plutôt récent du Canard enchaîné relatant qu'un maire avait fait retirer des titres de presse de la biblio municipale après qu'ils l'eurent critiqué. J'imagine aussi qu'il y a de grandes disparités territoriales (genre la console de jeux, peu de biblios doivent la proposer)
Ah, ah, tu m'as bien fait rigoler.
Je confirme, il faut que tu retournes, d'urgence, dans une bibliothèque municipale.
Après, les maires (ou autres petits marquis locaux) qui abusent de leur pouvoir, il y en aura toujours.
Lu sur Brief.me :
La Bibliothèque nationale de France possède une collection de plus de 20 000 jeux vidéo, conservés comme des objets d’histoire de ces dernières décennies. Dans une vidéo amusante sur Instagram, Culture Prime a interviewé David Benoist, chargé de cette collection, qui présente non seulement les jeux, mais aussi les émulateurs de consoles anciennes qui permettent d’y jouer sur des ordinateurs actuels.
Voir aussi => https://www.cnc.fr/jeu-video/actualites/la-bnf-gardienne-de-la-memoire-du-jeu-video_1115090
Même chose, en moins bling bling :
Les Cercles norvégiens du livre ont réuni 100 écrivains provenant de 54 pays. Chacun d’eux avait été invité à choisir ce qu’il considérait comme étant les dix meilleures œuvres littéraires.
À partir des réponses des écrivains, les Cercles norvégiens du livre ont ensuite établi une compilation des 100 meilleurs oeuvres.
Pire pour les femmes, que Donald Trump a promis «de protéger, qu’elles le veuillent ou non». Pire pour les minorités noires ou latino. Pire pour les immigrés qu’il a dit vouloir expulser en masse. Pire évidemment pour la planète, le futur président des États-Unis se fichant de la menace climatique comme de sa première chemise. Pire pour l’économie mondiale, que menacent le protectionnisme et le nationalisme du futur locataire de la Maison Blanche. Pire pour les équilibres du monde. Pire pour les Ukrainiens. Pire pour le Moyen-Orient. Pire pour l’Europe que l’on craint trop fragile pour résister aux vents mauvais qui vont souffler. Pire pour l’idée que l’on croyait toute simple de la vérité des faits. Donc pire pour l’information. Pire pour la culture aussi, et l’éducation, ces ennemis de la vulgarité trumpienne. Pire pour la science, qui est tout sauf synonyme de progrès pour le vainqueur de ce 5 novembre. Pire, en un mot, pour la démocratie. La démocratie américaine bien sûr. Mais la démocratie ailleurs aussi, la victoire de Donald Trump ne pouvant que fragiliser, sous bien des latitudes, et d’abord les nôtres, l’esprit de résistance à cette révolution réactionnaire. Elle se sent pousser des ailes dans de nombreuses démocraties dites libérales depuis des années. L’élection de Donald Trump peut faire craindre qu’elle n’est plus en marche, mais arrive en courant.
"Révolution réactionnaire" et "en marche" dans le même paragraphe, c'est fortuit ?
Il y a un film Nicky Larson sur Netflix ET ON M'A RIEN DIT ?
Les Fo’Plafonds, un collectif de huit musiciens, ont su se démarquer en créant un spectacle unique où la musique est jouée à partir d’objets recyclés. Ce projet musical innovant, né d’un simple projet scolaire en 2015, s’est transformé en une véritable aventure créative. Des casseroles, poêles, bouteilles et même des planches à repasser deviennent des instruments, offrant des sonorités surprenantes et inattendues.
Rigolo.
La DPC estime ainsi que LinkedIn, en tant que responsable de traitement, n’a pas correctement répondu aux exigences de consentement éclairé au sujet des transferts de données vers des tierces parties. Elle réprimande également le réseau social pour une utilisation abusive – dépassant le cadre des intérêts légitimes – des données recueillies pour son propre compte, à des fins de ciblage publicitaire et d’analyse comportementale.
via SebSauvage :
Un petit test en ligne (non exhaustif bien sûr) mais qui permet de tester rapidement si votre bloqueur de publicité fait son boulot.
La lecture des résultats est facile.
StreetPress a recensé plus de 320 sections locales ou groupuscules d'extrême droite extra-parlementaire actifs en France. Ils sont identitaires, royalistes, catholiques-intégristes, nationalistes-révolutionnaires ou confusionnistes, souvent violents et toujours radicaux. Nous avons enquêté sur eux.
Un petit article pour vous donner envie de jouer à Citizen Sleeper !
Je ne sais plus chez qui j'ai vu ça : un site qui vos demande alternativement si vous voyez telle couleur plutôt verte ou plutôt bleu, et qui vous classe ensuite par-rapport à la moyenne.
Je ne suis pas entièrement d'accord, mais je soutiens cette analyse.
Ce qui fait un bon jeu, c'est le gameplay ; le graphisme, ça devrait ne venir que dans un deuxième temps, si on a le budget pour ça. Ce qui explique au passage le "revival" actuel des jeux aux graphisme "façon PS1" : ça coûte beaucoup moins cher à produire et, quand on est une petite équipe, ça permet de placer le pognon là où il est nécessaire.
Là où j'achoppe un peu sur le titre de cette vidéo (que je n'ai pas encore regardée en entier), c'est qu'il effectue un raccourci en trompe l’œil : ce ne sont pas les graphismes qui tuent le jeu vidéo, c'est le capitalisme : d'un point de vue financier d'une part, il y a cette crise actuelle -potentiellement fatale à terme- où les talents sont virés pour faire plaisir aux actionnaires et d'autre part, si on reste factuellement dans le domaine des jeux, c'est le phénomène des licences. Et c'est un peu la même chose, à vrai dire.
Je veux dire par là que si un jeu marche, il risque fort de se passer 2 choses :
Que Nintendo nous abreuve de Mario depuis 40 ans, ce n'est pas vraiment un problème : dans l'ensemble, les jeux sont très bons. Regardons plutôt de l'autre côté, en prenant une licence qui me tient à cœur : Life is strange (2015). Life is strange était un bon jeu. Les autres jeux de la licence, moins. Pas franchement mauvais, juste moins biens. Le monde n'aurait pas été un plus mauvais endroit sans Before the storm, True colors et consorts. A partir du moment où un jeu "marche", l'éditeur va vouloir à tout pris "appliquer la recette" sur les suivants. Et c'est rarement bien. Déjà parce qu'on ne sait pas toujours pourquoi un jeu "marche". Certains ont d'excellents retours critiques et ne se vendent pas. D'autres ont un accueil critique mitigé, voire glacial, et sont des succès commerciaux. A votre avis, dans lequel de ces cas de figure fera t-on une suite ? Et est-ce qu'on prendra le risque d'innover ? Clairement pas. A ce stade, on ne se pose pas la question des graphismes. On se pose juste la question de la rentabilité.
Je me fends de quelques exemples :
MAIS tout dépend de ce qu'on entend par "rentable". Pour les DEUX développeurs derrière The Planet Crafter, "rentable" ça doit vouloir dire quelque chose du genre "payer mes factures" ; pour Sony ou Microsoft, rentable ça veut dire "conforme aux attentes des actionnaires". Et ce n'est PAS DU TOUT la même chose. Bien des jeux pour lesquels Sony, Microsoft ou Ubisoft annoncent qu'il n'y aura pas de suite sont rentables, mais n'ont pas atteint l'objectif de ventes. Et quand on fait une suite, l'objectif de ventes du n°2 est généralement sans commune mesure avec les ventes du précédent. Du coup, on garde la même "recette", on n'innove pas, on ne prend pas de risque, et on espère que les cons, euh, les joueurs continueront à acheter. Ça marche très, très bien pour les FIFA-Callof-NBA2K, parce que ce sont des produits de niche. Ça ne marche clairement pas pour les Life is strange ou autres jeux A ou AA. Ça a marché pour les Assassin's creed, avant que la vache à lait se rebelle.
Comprenons-nous bien : quand je parle de jeux vidéo, je parle de jeux console (PS-XBOX-Switch) et PC. Et l'ensemble de ces jeux SONT un produit de niche.
Ce qui domine le marché, ce sont les jeux mobiles. Call of, c'est une niche dans la niche. Les jeux narratifs comme Life is strange, c'est un petit recoin obscur.
Les jeux mobiles, il y en a des supers beaux, des supers bien foutus etc. Mais clairement, ce ne sont pas les graphismes du dernier Spiderman sur PS5. Ils sont faciles à acheter (le store de ton mobile, Android ou Apple), ne coûtent pas trop cher (moins cher qu'un jeu PC AAA ou qu'un jeu console à 70 boules en tout cas), vite installés/désinstallés et offrent une grande diversité. Si le jeu PC/console veut se maintenir, il se doit d’offrir lui aussi cette même diversité, cette même accessibilité. Oui, les indés le font. Mais pour combien de temps ? Ils sont en train de se prendre de plein fouet les conséquences de la purge évoquée au début de ce texte.
Bref, redisons-le : c'est le capitalisme qui est en train de tuer les jeux vidéo.
Lien direct vers la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=UCQYKwAnFXQ