Et si la maladie d’Alzheimer n’existait pas ? La maladie d’Alzheimer touche aujourd’hui en France 900 000 personnes. Mais pour le Professeur Olivier Saint-Jean, bien plus qu’une réalité médicale, la maladie d’Alzheimer serait une “construction sociale pour décrire la vieillesse”.
Mouarf. Comment se fâcher avec la gauche et "en même temps" la droite (du moins, ceux qui se prétendent de ces affiliations là à l'Assemblée) en 1 leçon.
Florilège :
Intéressant. Potentiellement dangereux, mais intéressant.
Pour simplifier, "autrefois" (c'est à dire l'année dernière) au cinéma, lors des "scènes d'amour", nous avions bien souvent la tête d'une actrice (oui, oui, what else ? si les acteurs étaient réduits à leur rôle d'objet sexuel, ça se saurait) et le corps d'une doublure. Maintenant, on inverse -en amateur- la tendance : le corps détaillé à l'excès d'une "performeuse" comme ils disent dans l'article, et la tête d'une actrice collée dessus.
J'aime bien la pseudo-caution morale de la fin "ce n'est pas que pour le Pr0n". Oui, mais ça sert quand même principalement à ça. Quoi qu'il en soit, cette pratique ne pose pas que des questions éthiques -on savait déjà que la photo et la vidéo, facilement manipulées, n'étaient pas des éléments de preuve fiables- mais aussi des questions sociologiques (pourquoi est-ce que ça ferait davantage fantasmer de voir un corps nu lambda accolé à une tête connue ?), technologiques (quelles limites doit-on se poser ? est-il encore seulement temps d'en poser ?), artistiques (a t-on encore besoin de comédiens si le numérique rend tout possible ?) etc.
via LLD je crois.
"Le journalisme a un problème de classe [...]. Cette histoire me fait réfléchir au cruel manque de diversité sociale dans le métier."
Faire campagne contre les écrans pour les jeunes enfants permet de toucher les parents qui laissent leur enfant deux heures par jour devant. Le problème, pour ceux qui les laissent six heures, c’est la misère et le délitement du lien social.
Bref, le problème de fond, c'est la misère. Sociale et économique.
Etrange comme on en revient toujours aux mêmes choses, hein.
Intéressant comment un projet a priori aussi anodin peut mobiliser autant de détracteurs.
Un livre de plus à lire au passage : Christophe Colera, "La nudité, pratiques et significations" (éditions du Cygne).
A l’état sauvage, explique-t-il, le «couple alpha» est en réalité un couple parental, dont le reste du groupe est la progéniture: «la meute de loups typique est une famille». Exit le modèle classique de la dominance animale. Qui, à vrai dire, avait déjà été ébranlé trente ans plus tôt.
Ce que je trouve intéressant, c'est la façon dont nous projetons nos propres travers sur la société animale, pour ensuite s'en servir comme justificatifs de nos schémas de domination...
via Alda
Les autres articles de la série (liens en bas de la page) ont l'air sympas aussi.
EDIT : Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre les liens :
Le Temps se penche, pendant une semaine, sur la zoologie hasardeuse que les humains utilisent pour parler d'eux-mêmes
«Nous avons posé des questions intelligentes aux singes (peuvent-ils mentir, ont-ils conscience d’eux-mêmes, ont-ils accès au langage?) et leurs réponses nous ont encouragés à des questions plus intelligentes encore. Mais qu’avons-nous demandé aux autres?» s’interroge Vinciane Despret, philosophe des sciences belge et propagatrice infatigable des thèses de Thelma Rowell en francophonie. Constat affligeant: les questions que l’éthologie classique pose aux moutons portent essentiellement sur leur relation aux ressources: en gros, sur leur broutement, c’est-à-dire «la manière dont ils transforment l’herbe en gigots».
L’oiseau, mésestimé depuis l’Antiquité, est devenu ainsi l’emblème du penchant humain pour le déni, assimilé à une forme de stupidité. Cette assimilation prête à discussion, sociologiquement comme anthropologiquement. Sur le plan sociologique, on remarquera qu’un déni excessif de la réalité semble moins lié à un déficit cognitif qu’au statut social. On citera, par exemple, l’étude conduite au Brésil et en Suède par Taciano L. Milfont et al. (à paraître en août 2016 dans la revue Personality and Individual Differences), portant sur le refus de croire aux causes humaines du changement climatique: chez les sujets étudiés, la variable qui détermine la propension pour ce déni paraît être leur situation de «dominance sociale». La tête dans le sable et le privilège semblent ici aller de pair.
"D’autres facteurs qui ont contribué à la construction psychique de l’enfant ont aussi été pris en considération : antécédents familiaux concernant la santé mentale, éducation et statut socio-économique des parents, religiosité, structure familiale, sexe de l’enfant, harcèlement scolaire, quotient intellectuel, etc. Car en effet, un enfant battu ou harcelé a sans aucun doute un autre rapport à la violence."
Non, non, non, ce sont juste les jeux vidéo qui rendent violent...
via Seb
Je comprends l'aspect sociologique de la chose, mais il n'en demeure pas moins que ces gens - et finalement, tous, autant que nous sommes- sont des victimes du marketing, d'une société ou tu dois consommer pour "être dans le coup"...
EDIT : voir http://www.cairn.info/revue-vingtieme-siecle-revue-d-histoire-2006-3-page-137.htm (via https://links.nekoblog.org/?S7Z0kg)
"Laure Belot scrute les phénomènes émergents dans la société. Un jour, elle décide de mener une enquête sur Leboncoin et découvre que 17 millions de personnes l’utilisent mais que les économistes et les philosophes qu’elle interroge dans le cadre de l’enquête ne connaissent pas la plateforme ou s’en désintéressent. De cette expérience, Laure Belot fait le constat suivant : “La société avance vite, bien plus vite que certaines élites littéralement débordées”. Elle décide alors d'enquêter sur le sujet."
Pas tout jeune, mais je viens de retomber dessus.
TL;DR :
1/ Nous passons notre temps à nous justifier, ce qui revient à prouver notre bon droit, voire notre innoncent
2/ Avec une personnalité toxique, ce comportement revient à lui donner encore plus d'informations grâce auxquelles il ne pourra que mieux vous harceler
3/ Comment s'en sortir ? Rester dans la stricte réponse à la question, et c'est beaucoup plus difficile que ça n'en à l'air. Comment faire ? Ne pas extrapoler. Répondre OUI ou NON.
4/ Techniques annexes : pas de digressions affectives, renvoyer le toxique à ses responsabilités, répéter en boucle au besoin
via Kevin
Suite de ce que j'abordais ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?3N-cJA#3N-cJA
Mercredi matin. Les faits me donnent raison, et la position que je défends depuis lundi s'avère être la bonne :
Cependant, ce matin, je me sens quand même très malheureux (je pose tout en vrac, vous faites le tri) :
Bon, sûrement d'autres choses vont-elles me revenir. Mais je me sens très déprimé là.
*Çà y est, je viens de lire UN article qui remet en cause (du bout des lèvres) le suivi médical du "fou de Dijon" : http://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne/2014/12/23/pietons-fauches-dijon-le-chauffard-ete-presente-au-parquet-618626.html
Ce qui me gêne dans la tribune de papy d'Ormesson, c'est qu'il cautionne la thèse de tous ceux qui sont persuadés que les actes de fous furieux sont forcément téléguidés par Daech. Je suis d'accord avec cette phrase : "Daech est une organisation terroriste et criminelle qui se réclame de l'islam." bien évidemment, mais voir dans les actes de n'importe quel taré la main de ces terroristes, c'est perdre tout sens de la mesure, et leur accorder un pouvoir qu'ils n'ont pas.
Oui, j'entends bien qu'un camion qui fonce dans la foule en Écosse, une voiture qui renverse 13 personnes à Dijon, et un connard du même acabit 2 jours plus tard à Nantes, ça peut paraitre troublant. Sans compter l'attaque du commissariat. Mais je maintiens que nous voyons une chronologie dans ces faits disparates uniquement parce que nous le voulons bien, parce que notre regard est biaisé. Nous plaçons cote à cote des éléments qui nous paraissent semblables, en nous appuyant sur des concordances assez faibles (l'utilisation d'un véhicule et/ou le fait de tenir des propos impliquant l'Islam et/ou le fait d'être musulman) et nous nous efforçons d'en tirer des conclusions. C'est une fois encore confondre corrélation et causalité. Attention, je ne dis pas que certains des individus responsables de ces actes ne soient pas des "intégristes-djihadistes-autoradicalisés-loups-solitaires" pour user du jargon officiel. C'est juste que le fait de placer l'actes d'un fanatique à côté de celui d'un malade mental et de celui d'un chauffard ordinaire, quelque part, ça rend service au fanatique.
Bref, nous voyons des attentats partout. Par ailleurs, nous vivons depuis 2001 dans un carcan sécuritaire de plus en plus serré (et ce n'est pas fini).
"Ils" ont gagné. Le terrorisme a gagné. Son but n'est-il pas de nous gâcher la vie ? C'est réussi. Et nous l'aidons, de toute notre ardeur, en voyant sa marque partout.
Quoi qu'on fasse désormais. "Ils" ont semé le trouble, et bientôt la peur, qui arrive sur ses talons. Et juste derrière, il y aura les réactions violentes, inévitables, car dictées par cette peur. Je m'attends maintenant à des meurtres de musulmans ; oh, peut-être pas tout de suite, mais ça va venir. Il y a déjà la parole raciste, de plus en plus assumée, de plus en plus banalisée, au point que même des gens que je qualifierais par raccourci de "non-extrêmistes" finissent par ne plus distinguer le racisme de l'opinion ordinaire, et raisonnent -ou plutôt croient raisonner- en s'appuyant sur des clichés et des lieux communs stéréotypés.
Tout dépend du rythme des événements qui vont suivre, tout dépend de la résonance que les médias voudront bien donner aux prochains faits divers. Ça prendra quelques semaines ou quelques années, mais je crains que ça n'arrive assez rapidement. Quand on voit que des journalistes, des écrivains, des politiques font publiquement et sans précaution l'association d'idée entre Islam et terroriste, même en l'encadrant des précautions oratoires habituelles (du style "j'ai plein d'amis arabes" ou "l'Islam est une très belle religion" ou bien "mon épicier algérien est très gentil, faut pas généraliser"), il est sans doute déjà trop tard.
Une fois que la ligne jaune sera franchie, qui sait où cela nous mènera ? Non, papy Jeannot, nous ne sommes pas en guerre. Pas encore.
Amis codeurs, vous êtes des morlocks (et vous avez donc le droit de manger un client de temps en temps)
Article très pertinent par ailleurs : "L’ordinateur est partout. Pourtant, tout est fait pour nous éviter d’en comprendre les mécanismes. Ce qui fait de nous un peuple d’analphabètes, trop occupé à jouer avec d’anciens médias (texte, vidéo, radio) pour réellement s’interroger sur l’architecture qui sous-tend le système."
"Ce que les gens achètent lorsqu’ils achètent un système d’exploitation, c’est un ensemble de métaphores." Waouh.
Un article interactif qui permet de modéliser la ségrégation pour comprendre ses mécanismes et ses effets, et qui donne un début de solution, le tout de façon ludique.
"Ça marche là aussi ! Si ce sont de légers biais communautaristes qui ont créé une situation de ségrégation, de légers anti-biais aussi pourraient donc y remédier. Plus simplement, il suffit qu'une minorité de personnes désire une diversité de voisinage pour endiguer la ségrégation. Si les gens refusent de vivre, d'étudier, ou de travailler dans des environnements racialement homogènes, celle-ci se décompose rapidement. Il faut être proactif, et raisonner par rapport à la situation existante. Le sol de chez vous ne devient pas propre uniquement parce que vous arrêtez de le salir. Créer de l'égalité et de la diversité, c'est comme rester propre, cela demande un peu de boulot. Et c’est un effort constant. "
"En résumé :
Un très long article, très documenté comme toujours, sur la violence et les jeux vidéos, et surtout sur les réactions des médias par-rapport à cette violence, réelle ou supposée, et à ses effets. Il semblerait que l'année 2011 ait été un tournant : plus de polémiques d'ampleur, plus de projet d'interdiction. Les joueurs auraient-ils gagnés ?
EDIT : oui, pour le meilleur et pour le pire, les joueurs ont gagné... les éditeurs aussi : "On peut donc affirmer haut et fort que les concepteurs de jeux vidéo [il est question ici des "casual games" et des "socail games", où il faut dégainer la carte bleue de maman pour avancer, NdA] sont des prédateurs d’enfants assoiffés de profits, au point de leur vendre des drogues de plus en plus dures, fabriquées au moyens des techniques les plus sophistiquées... tout le monde s’en fout."
EDIT 2 : j'aime la fin de l'article : "C’est bon, cette fois on peut baisser les armes, sortir de la forteresse qui n’est plus assiégée depuis longtemps, cesser de s’acharner sur ce qui n’est plus qu’un cadavre. Sur le sujet de la violence des jeux vidéo, il n’y a plus de polémique, seulement des "non-polémiques" ou des "polémiquettes" que, le plus souvent, nous nous fabriquons pour nous-mêmes, tout seuls comme des glands. Ce que le rôliste Gary Pellino expliquait il y a quelques années au sujet de ses coreligionnaires : "La source du mythe du préjugé [...] est, au bout du compte, nous-mêmes : nous nous disons opprimés, parce que nous aimons ce sentiment de haine envers l’oppresseur.""
[...]
"Et même si la question de la violence vidéoludique semble has-been, il existe d’autres sujets de controverse, comme le sexisme, ou plus généralement, la place des femmes dans le jeu vidéo. Et l’année 2012 nous a montrés à plusieurs reprises que non seulement c’était la nouvelle pierre d’achoppement, mais qu’on n’avait pas fini d’en parler"
Je viens de (re)tomber sur cette note de Kevin. Je l'approuve à 100%
"Les termes "politiquement corrects", bien que moqués, ne sont pas anodins. Ils participent à ancrer, de manière profonde, une vision de la réalité. Pas juste "de simples mots" mais des mots qui, de par leur sens, donnent un sens à la réalité. Et de fait, lorsqu'on retire un mot de la circulation (comme "exploité"), on ne change rien à la situation réelle, mais on change la perception qu'on a de la même situation."
"Les technologies ne sont pas des intermédiaires neutres, elles redéfinissent aussi le problème auquel elles s’attaquent. Si vous vous attaquez par exemple au changement climatique en suivant exactement combien d’énergie vous consommez dans votre maison, si vous tentez de mettre fin au problème de l’obésité en prenant pour acquis le fait qu’elle est uniquement issue de mauvaises habitudes de la part de l’individu, vous finissez par mettre de côté des facteurs sociaux et politiques plus importants."
C'était sous-jacent dans les propos tenu lors du débat que j'évoquais ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?3O6iHg
Les entreprises de la Silicon Valey se veulent pour certaines transhumanistes, mais ce qui les caractérisent toutes, c'est que sous leurs apparences cools, c'est de l'ultra-libéralisme à peine maquillé. La récente polémique sur la congélation d'ovocytes l'a plutôt bien illustré.
Excellent complément à ce que je disais ce matin : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?3wu8rw Forcément, quand une industrie veut communiquer, elle prend les chiffres qui l'arrangent, donc biaisés, voire franchement faux.
via http://www.petitetremalfaisant.eu/shaarli/?8jCVRA
Même si je suis d'accord avec Timo sur la complaisance des médias à mettre en avant la haine, la peur... plutôt que les choses intéressantes, constructives et solidaires, est-ce une raison pour ne pas en parler ? Si internet, notre média, abrite lui aussi des haters -ne me dites pas que c'est une découverte- faut-il le taire pour ne pas "faire comme les médias" ? Je ne le pense pas.
Quel que soit le domaine, vol du sac à main d'une mémé ou massacre d'un chat, la loi doit s'appliquer et être la même pour tous. Et personne ne mérite d'être poussé au suicide en plus de purger sa peine. Internet "reflet de la société" ? Oui et non. Oui parce qu'on trouve les mêmes belles choses et les mêmes saloperies sur internet que dans le reste de la société (dont internet fait partie, il n'y a pas "l'internet" comme ils disent, et le reste du monde : c'est un tout) ; non parce qu'il faut malgré tout tenir compte de "l'effet écran", si propice à l'épanouissement des trolls, et qui rend tous les connards si courageux. C'est parce qu'ils étaient bien cachés derrière leur écran, et encouragés par le phénomène de masse, que tous ces gentils internautes qui, c'est sûr, ne feraient pas de mal à un chat, ont harcelé un homme jusqu'à le pousser au suicide.
Et moi cet homme, je le plains. La connerie et la méchanceté ne sont pas des motifs de condamnation à mort. Ou alors va falloir ouvrir des fosses communes...
EDIT : comme le dit Numerama http://www.numerama.com/magazine/30980-condamne-mais-toujours-harcele-sur-facebook-il-se-suicide.html, le cyber harcèlement tue. Et nul ne doit s'en réjouir.
Tu n'as pas tort, mais outre que ce que tu proposes revient à changer de mode de civilisation (et je ne suis pas sûr que tous nos contemporains y soient prêts, regarde le bordel quand on veut juste permettre à 2 personnes du même sexe de bénéficier de cette institution que tu rejettes...), je ne suis pas certain que le mariage soit "l'acquisition d'une femme par un homme" (même si, dans certains pays et/ou à certaines époques... mais bref, je tente de généraliser). Il s'agit plutôt, et c'est là que tous les "privilèges" que tu dénonces trouvent leur justification économique et sociale, du rapprochement de deux patrimoines, dans l'optique de réaliser la meilleure affaire pour chacune des deux familles (on pourrait presque parler d'un avantage comparatif entre plusieurs prétendants, visant à atteindre l'optimum entre "assurer une descendance" et "accroître le patrimoine". Mais tout ça reste très théorique ; la plupart des gens qui se marient ont vraiment l'impression de le faire par amour etc., pas de se plier à une norme sociale.
Attention je vais prendre la défense d'Alda ^^ (et il va sûrement me gueuler dessus parce que je n'aurais pas employé les bons termes, utilisé la fourchette a escargots à la place du couteau à poisson et bu dans le rince-doigts, mais je m'en fous, j'aurais pour moi que ça partait d'un bon sentiment. Et pis j'suis dans mon jour "bon samaritain", profitez-en. Mais pas trop, nanméoh)
As-tu au moins lu son article (http://aldarone.fr/un-troll-ou-pas-un-troll-differentes-lectures-dune-capture-des-simpsons/) avant de gueuler ? Il ne dit pas que les Simpson sont ceci ou cela, il se sert juste de cette vignette qui circule depuis hier comme d'un exemple pour étayer un propos théorique sur la façon dont l'on perçoit les inégalités selon que l'on veut bien admettre qu'elles existent ou que l'on refuse de les voir. On peut d'ailleurs refuser de les voir pour des raisons tout à fait "nobles" et plus ou moins consciemment assumées : "il n'y a pas d'inégalités puisque moi je traite tout le monde pareil".
Je crois que la meilleure métaphore pour illustrer ce qu'Alda a voulu dire, c'est celle de Riff avec le gâteau partagé (ou pas) entre les roux et les bruns : http://www.seven-ash-street.fr/links/?QDvPfQ. Ce n'est pas parce que le pâtissier ne donne pas de gâteau au roux que les bruns sont anti-roux (ou racistes, ou sexistes...), mais ils profitent tout de même du système. Le fait de souligner cet état de fait et de demander pourquoi les roux ont moins de gâteau que les bruns doit conduire à remettre en cause ce que l'on trouvait jusqu'alors "normal" et allant de soi.
En fait, il y a deux branches à l'alternative (désolé pour le truisme) du refus du problème :
Comme le dit Kevin : "Et il n'y a pas "les gentils" et "les salauds" " (http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?8xB8LQ). C'est juste une image, à un instant donné, de la société dans laquelle nous vivons. On peut préférer rejeter si cette image si elle nous dérange trop, ça ne changera pas le problème (on pourrait d'ailleurs appeler le syndrome Thévenoud, pour ne pas dire la politique de l'autruche : Oh, une feuille d'impôt ! Hop, sous la pile de papiers. Oh, les femmes sont globalement moins bien payées que les hommes ! Hop, parlons de 3-4 femmes chef d'entreprise. Oh, du racisme ! Hop, un disque de Sydney Bechett... (référence que les amateurs sauront apprécier, je l'espère)
Allez, à table les enfants. Et soyez gentils avec la dame de la cantine, le monsieur de la plonge et la secrétaire du dirlo...
"Parce que nous savons tous que c’est un gigantesque jeu de chaises musicales et qu’en fait, ceux qui se retrouvent le cul par terre n’ont pas réellement le droit de vivre." C'est marrant, je me faisais la même réflexion il y a quelques jours à peine, comme quoi le système incite à la compétition, mais dans une compétition, même si tout le monde court très vite (et comme on ne part pas avec les mêmes chances au départ, on ne court pas tous très vite), il y a forcément un premier et un dernier. Et notre système n'aime pas les derniers.
Mais ça, c'est encore une réflexion banale, que tout le monde peut faire. Par contre, ce qu'elle évoque dans la deuxième partie de son texte, ce n'est que la deuxième fois (à quelques jours d'intervalles seulement cependant) que j'en entends parler : les déserteurs de la grande guerre économique, ceux qui sautent du train en marche, ceux qu'Eric Dupin (et c'est lui la première fois que j'évoquais quelques lignes plus haut) appelle les "défricheurs". Elle a sans doute raison de parler de "phénomène émergent".
Un phénomène à suivre, aussi.
Mouarfarfarf : "Pourquoi des gens portent-ils soudain des casquettes en peau de sac à main de vieille ?"
EDIT : "La séduction est le pédiluve de l'amour" ... :O
Re-EDIT : et le coup des hipsters et de Twitter... note de compet' aujourd'hui !
Re-re-Edit : "J'ai jamais été précoce dans la vie, sauf quand il s'est agit de devenir un vieux con" << il a écrit ça pour moi ou quoi ?
via http://links.bill2-software.com/shaarli/?4ftUuQ, qui fait, je pense, une petite erreur d'interprétation en disant "Il faut arrêter avec la sexualisation à outrance de toutes les parties du corps." alors que c'est justement ça le fond du problème ; je cite l'article : "Si on prend en considération les femmes hétérosexuelles et les hommes gays, on se retrouve avec deux groupes d’individus qui représentent une importante proportion de la population, qui sont attirés par le corps des hommes et non par le corps des femmes.
Pourquoi, alors, plusieurs personnes considèrent-elles que les torses nus sont acceptables chez la gent masculine, mais pas chez la gent féminine? Est-ce que le désir des gays et des femmes "vaut moins" que le désir des hommes hétéro?"
Cela dit, vu sous cet angle, les arrêtés "anti torse nus" pris par certaines municipalités en période estivale ne sont pas si idiot : plutôt que d'autoriser le topless pour une partie de la population seulement, autant l'interdire pour tout le monde.
Ce qu'il faut retenir de cette histoire, c'est que les apparences sont souvent trompeuses. Encore une histoire de biais de confirmation en somme. (Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?h83ROw)
Pauvre gosse qui va probablement mourir, au milieu de tout ça :(
Titiou Lecoq, à propos de "chatte" :
"Mais je ne trouve pas d’autres mots, tout simplement. « Chatte » me dérange. À l’oral comme à l’écrit, ça me choque. Mais il y a un gros déficit de vocabulaire pour parler du vagin ou de la vulve. Je pense que plein de nanas sont dans mon cas. Comment parler de ton entre-jambe sans être froidement morphologique, sans sombrer dans des mots d’enfant ou sans être vulgaire ? La conclusion, c’est que ce n’est pas naturel de parler de notre organe."
Ce n'est pas la première fois que je lis quelque chose de cet ordre là à propos de ce déficit de vocable pour désigner le sexe féminin ; c'est vrai qu'on a le choix entre des termes médicaux et d'autres à connotation vulgaires, alors que pour le sexe masculin, il y a des dizaines de termes possibles... Question de société, de place de la femme, tout ça... sans doute.
Sur ce thème, voir les excellents textes publiés sur une heure de peine il y a un et 2 ans :
http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2012/08/lhumour-est-une-chose-trop-serieuse.html
http://uneheuredepeine.blogspot.fr/2013/03/limpolitesse-du-desespoir.html
"Les chiffres sont criants : les femmes sont les grandes absentes des ouvrages scolaires." Elles sont peut-être dans les ouvrages sur le ménage ?
"Le rapport parlementaire pointe, dans les manuels scolaires, une répartition des rôles sexués stéréotypés. "Une association permanente entre le féminin, la maternité, l'éducation et les soins aux enfants, les activités ménagères." Et pour les garçons, "la valorisation de certains comportements (se montrer fort, ne pas pleurer, ne pas se plaindre) et l'absence de certaines représentations (métiers du social, relation père-enfant, activités domestiques, etc.)". De quoi influencer les relations sociales des futurs adultes, mais pas seulement. "Cela pose un vrai problème d'orientation professionnelle, estime Amandine Berton-Schmitt. On ne se projette pas en femme scientifique ou en homme infirmier si l'on n'en voit pas. C'est donc regrettable pour ces adolescents qui ont besoin d'identification." "
Effectivement, il était urgent d'enterrer les ABCD de l'égalité : tout est parfait...
Autant je suis d'accord avec toi et je pense que tu étais effectivement dans ton bon droit, autant je préfère fermer ma gueule que perdre 1/4 d'heure juste pour la satisfaction d'avoir raison... Entre aussi en ligne de compte qu'il existe malheureusement des vigiles pas trop finauds qui se prennent pour des cow-boys, et que la satisfaction post-mortem de savoir que j'avais la loi pour moi ne me motive pas beaucoup...
Live. Buy. Die.
Terriblement vrai.
Petite pensée qui me fait sourire jaune : parmi ceux qui ont trouvé ce strip génial, combien ont un smartphone... ?
via 2-3 shaarlistes, je ne me souviens plus de la source précise.
Quand je pense que l'on milite contre l'excision et qu'il y a des connasses (je vais me faire engueuler, mais tant pis, je suis en colère) prêtes à payer pour se faire couper ce que d'autres auraient bien voulu garder intact... Et pire : il y a des chirurgiens sans aucuns scrupules prêt à faire ça !
Au fait, la vidéo est carrément NSFW, et même un peu NSFL pour les scènes d'opération.
Sinon, ça fait bizarre d'apprendre qu'il y a des mecs dont le boulot est de retoucher de la foufounne toute la journée sur Photoshop...
Voilà pourquoi je me reconnais souvent dans le qualificatif d'intolérant : les religions (oui, on va reprendre ce bon vieux sujet en guise d'exemple) m'insupportent, je ne suis pas loin de penser que la croyance devrait relever du domaine de la psychiatrie ; pour autant, je respecte ceux qui y croient, en tant que personne. Je ne vais pas les emmerder parce qu'ils croient sincèrement que s'ils sont gentils toutes leur vie, ils auront une vie meilleure après leur mort... (et encore là c'est la version soft)
Ce qui me dégoûte, au-delà de la désinformation (après tout, qui n'a jamais colporté une information fausse en toute bonne foi ? ), c'est l'état d'esprit que ce cela révèle chez nos concitoyens : au lieu d'être content que quelqu'un ait des "avantages", on est jaloux ; au lieu de manifester pour avoir les mêmes (ce qui serait légitime), on gueule pour qu'il lui soit supprimé... On est loin, très loin de la solidarité prônée par Kévin Mérigot (http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?dcVaPQ <- à lire !)
De ce point de vue, l’État, le capitalisme sauvage, je ne sais pas trop qui d'ailleurs, la finance ? ce monde de merde en général... a déjà gagné. Diviser pour régner, ça vous dit quelque chose ? Eh ben voilà, on est en plein dedans. Je n'arrive pas à partager l'enthousiasme de Kevin. Je sais que c'est mort, je le vois, je l'entends, partout. Bien sûr, il y aura toujours des militants, des engagés, des justes... mais ils sont noyés dans la masse et leur voix et couverte par celle de la meute qui aboie avec ses chefs. :(
Cela me ramène à une réflexion que je me faisais il y a quelques jours, toujours dans le sens de "ils ont gagné, la solidarité est morte" : on ne manifeste plus pour le bien commun, mais uniquement pour ses intérêts sectoriels (je ne parle pas ici des agents de la SNCF ; je suis d'accord avec les shaarlistes disant qu'ils manifestent parce que eux, ils le peuvent...).
Mille mercis à Kevin Mérigot (http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?2VjOyg) de nous avoir trouvé ce lien.
Pourquoi les cheminots font-ils grève ? La réponse courte : "Mélange entre une nouvelle organisation au moins aussi inefficace que celle en place et tirage vers le bas des conditions de vie des travailleurs du rail, cette réforme n’est, à mes yeux, qu’un gloubi-boulga indigeste que je refuse d’avaler. Si, en plus, on s’interroge sur les motivations de l’UTP à ne pas s’aligner tout simplement sur les règles en vigueur à la SNCF, on ne peut qu’en conclure que le but est de faire un maximum d’argent en pressurant les salariés. "
La réponse moyenne : ❝Je veux un cadre clair et des décisions claires pour pouvoir bien faire mon boulot. Ce que je veux, c’est donc une SNCF réellement unifiée qui soit maîtresse chez elle. Multiplier le nombre de décideurs, c’est toujours diviser le nombre de décisions prises et déresponsabiliser tout le monde. Que l’on revienne en arrière, oui, mais vraiment. Assez de trinquer au quotidien pour des choses décidées par une autre boîte et je ne parle pas des conseils régionaux, l’état ou l’union européenne.❞
Tiens c'est marrant, j'en parlais il y a un petit moment, ça ne vous rappelle rien ? http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?32bxfg (Enlarge your reflexion disais-je...)
❝Organisées au sein de l’#UTP (Union des Transports Publiques et ferroviaires), les entreprises ferroviaires (dont la SNCF) militent, bizarrement, pour une toute autre solution: la remise à plat totale des règles et la négociation d’une convention collective pour le secteur ferroviaire. Pour les cheminots de la #SNCF, on va donc tout oublier et devoir tout renégocier.❞
[...]
❝Imaginez un peu, samedi dernier, j’ai fini le boulot à 4h30. On pourrait me faire reprendre à 13h30 pour une journée de 12h qui m’emmènerait donc à 1h30. De là, je pourrais être de retour au boulot à 10h30. Quand est ce que l’on dort ? Quand est ce que l’on mange ? Quand est ce que l’on voit notre famille ? Et vous, voyageur, vous êtes d’accord pour avoir, en tête de votre train ou dans le poste d’aiguillage des personnes chargées de votre sécurité qui vivent un tel rythme ?❞
Pour la réponse longue, lisez l'article ;)
Belle histoire :) Cela dit "Aucun d’eux ne songe à sourire, sinon les enfants, vaguement", ça peut aussi être lié au temps de pose...
Chais pas si vous visualisez bien le bordel ; Filippetti, des gens tout nus, les hystériques anti-mariage pour tous, des fonctionnaires territoriaux inquiets... Bonne image de la France d'aujourd'hui : une multitude d'intérêts sectoriels particuliers, parfois égoïstes, mais aucun mouvement d'ensemble.
Triste société. Comme le font remarquer certains commentaires (eh oui, il est parfois -rarement- des commentaires pertinents), ce n'est ni spécifiquement anglais, ni récent : on avait ça en France avant. Cocorico !
http://www.integralpersonality.com/IPBlog/archives/604-Cachez-ces-pauvres-que-je-ne-saurais-voir.html
Putain, quelle baffe ! A lire absolument.
Je ne citerai que la conclusion, en ce qu'elle n'est pas sans rappeler une phrase fameuse de La Boétie (oui, le pote de Montaigne) : "Facebook et Google semblent très puissants, mais ils vivent à peu près à une semaine de la ruine en permanence. Ils savent que le coût de départ des réseaux sociaux pris individuellement est élevé, mais sur la masse, c’est une quantité négligeable. Windows pourrait être remplacé par quelque chose de mieux écrit. Le gouvernement des États-Unis tomberait en quelques jours devant une révolte générale. Il n’y aurait pas besoin d’une désertion totale ou d’une révolte générale pour tout changer, car les sociétés et le gouvernement préfèreraient se plier aux exigences plutôt que de mourir. Ces entités font tout ce qu’elles peuvent pour s’en sortir en toute impunité – mais nous avons oublié que nous sommes ceux qui les laissons s’en sortir avec ces choses." Laphrase à laquelle je pense est celle-ci : "les tyrans « ne sont grands que parce que nous sommes à genoux »"
Putain... mais quel cauchemar est-il en train de s'annoncer ? Vous souvenez-vous de cette blague où un homme s'apprête à tromper sa femme avec une collègue, ils vont chez elle, il commande une pizza, et la voix au téléphone lui intime de ne pas prendre une pizza parce que c'est mauvais pour son régime, et lui impose une salade végétarienne, lui propose de l'eau pétillante à la place de la bière et rajoute d'autorité des préservatifs ? (avis au peuple : merci à qui retrouvera le texte d'origine)
Ben voilà : on y est . Presque.
"Aurez-vous encore votre liberté lorsqu'il faudra choisir entre payer cher sa mutuelle santé, ou accepter de voir son comportement scruté par des machines au service de l'assurance ?"
Je l'ai dit il y a quelque temps : nous sommes en train de devenir esclave de la technologie. C'est horrible. (et d'autant plus horrible que jusqu'à maintenant on pouvait faire le choix de vivre sans télévision, sans portable, sans ordinateur, sans smartphone... la tendance qui se dessine -souvenez-vous des déclarations du PDG de Google il y a quelques années- et que l'on va nous imposer d'être connecté ; et ceux qui ne le seront pas ne seront pas seulement "défavorisé" (moins bonne assurance etc.) mais seront surtout SUSPECTS.
Ah les cons. La même polémique vaseuse que pour l'affiche du film "L'inconnu du lac" http://www.lesinrocks.com/2013/06/11/actualite/laffiche-de-linconnu-du-lac-bannie-de-saint-cloud-et-versailles-11401962/ (mais là, c'était deux hommes : vous voyez bien qu'on ne fait pas discrimination...)
Entièrement d'accord avec Seb : éduquez vos enfants plutôt que de chercher à éviter de leur expliquer la vie. Je ne sais pas ce qui me met le plus en colère : les abrutis qui ont demandé le retrait de l'affiche, où la mairie qui a obtempéré... Société pourrie.
via http://sebsauvage.net/links/?Ee3ANQ
EDIT : l'affiche en question http://www.fashionone.com/news/2014/04/03/marine-vacth-poses-chaumet/
Souvenirs... (ça ne nous rajeunit pas http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?BQO1RQ) mais ce n'est pas là où je voulais en venir. Il est frappant, en lisant l'article, de voir tout ce qui a changé dans la société, dans la vie des gens en seulement 15 ans...
Je ne sais pas s'il faut en tirer des conclusions ou pas, mais il me semble que dimanche soir, Capital était consacré à l’engouement français pour les centres commerciaux... bref, on est toujours à la traîne (ah merde, j'en ai tiré une conclusion)
Voilà, bullshit, c'est le mot qui convient. J'en ai un peu marre de cette tendance consistant à nous promettre des lendemains qui chantent grâce au numérique. Le numérique, l'informatique, internet ne sont que des outils. Mais ils peuvent très vite devenir aliénants.
EDIT : commentez cette citation de Bronco, célèbre philosophe du début du XXIème siècle : "l'aliénation, c'est quand on change un moyen en fin" http://shaarli.warriordudimanche.net/?FXBkHg :)
Stanley Milgram, ça vous dit quelque chose ?
via http://lehollandaisvolant.net/?id=20140518215301