La Federal Trade Commission, agence gouvernementale indépendante, scrute les pratiques d'Amazon et envisage l'ouverture d'une procédure. Cette dernière pourrait voir le gouvernement américain attaquer la société, pour abus de position dominante.
La FTC ciblerait en particulier la marketplace d'Amazon, une plateforme mise à la disposition de vendeurs tiers pour qu'ils puissent présenter toutes sortes d'articles en profitant de la logistique de la firme. Mais l'agence dénoncerait certaines règles imposées à ces tiers, notamment celle qui oblige de vendre au prix le plus réduit sur la marketplace, et non chez la concurrence, ou l'incitation à recourir à la publicité chez Amazon.
Amazon, pour tout trouver facilement, la longue traîne, tout ça ?
Ben non. Plus maintenant. Maintenant, une grande partie des résultats qui s'affichent quand vous cherchez un truc, ce sont des "contenus sponsorisés", c'est à dire de la publicité.
Via Seb
Désormais, Amazon ne remboursera plus les ebooks (lus ou non lus) au bout de 14 jours : il faudra en avoir lu 10% maximum. C'est plutôt une bonne chose même si :
Tandis que les librairies ont été fermées sur décision du gouvernement, cinquante éditeurs français, pour les défendre, ont pris une décision inédite et courageuse : ils ne vendront plus jamais de livres sur Amazon. Un choix défendu avec force et détermination dans une tribune aux allures de serment.
C'est d'autant plus courageux qu'ils sont tout petits...
J'avions loupé ça (vu à l'instant dans le Cri du lapin #ç, on va en venir à bout !). Qui est le cxxxxxd qui a eu une idée pareille ?
De la soi-disant modernité et de ses avatars.
Voir aussi : https://sebsauvage.net/links/?09v0wg
Incroyable. Amazon, ça rime avec Corleone, quand on y pense.
Vu à l'instant sur Mastodon : le gouvernement britannique autorise Amazon à accéder aux données de 40 millions de patients.
Outre-Manche, l'exécutif dirigé par Boris Jonhson essuie actuellement une pluie de critiques pour avoir validé une autorisation d'accès aux informations médicales stockées sur les serveurs du NHS (National Health Service) et mises à la disposition d'Amazon sans aucune compensation financière et sans l'accord des patient·es.
Au-delà de cet aspect déjà révoltant de grosse goinfrerie dans un monde déjà à l’agonie à cause de systèmes marchands de ce genre, jetons un œil sur la façon dont se comportent les grandes enseignes sur Internet à cette occasion. Vous vous à attendiez de l’honnêteté, de la décence et du comportement de bon commerçant ?
Un site à retenir et qui va aterrir directement dans ma barre personnelle Firefox : https://fr.camelcamelcamel.com/
qui permet de voir l’historique des prix d’un produit sur Amazon et ailleurs…
Déjà que j'ai du mal à comprendre, voilà qui me refroidit l'engouement pour les enceintes connectées, voilà qui me refroidit encore un peu plus. En même temps, c'est pas déconnant :
il serait impossible d’avoir des assistants personnels vraiment efficaces sans l’intervention des humains, du moins dans l’état actuel des technologies qui les animent. Car les algorithmes sont entraînés de deux façons : grâce à des logiciels d’apprentissage (technique dite « non supervisée »)… et grâce à des humains. Ce sont eux qui entraînent les algorithmes d’Alexa. C’est d’ailleurs précisément pour cette raison que certains algorithmes présentent des biais
via Seb
Le charlatanisme médical fait fureur, on le sait, et à l’époque des infox, difficile de ne pas déplorer que la société basée à Seattle laisse passer de pareils ouvrages. Se pose alors, terriblement, la question de la complicité du marchand dans la propagation de fausses informations – dont les conséquences médicales peuvent être terribles.
Une fois encore, le monopole acquis par Amazon sur la vente en ligne, et la crédibilité dont le gratifient, sans réfléchir, les clients, du fait de sa notoriété, deviennent de plus en plus dangereux. Et de crainte de passer à côté de ventes, le cybermarchand n’attend que les situations les plus extrêmes pour enfin se décider à intervenir.
Évidemment, le marchand n’a fait aucun commentaire ni donné d’explication sur les raisons de ce retrait des livres. Ce qui est évident, c’est que les pressions qui ont jailli de toutes parts n’y sont pas étrangères. Le magazine Weird, qui avait tiré la sonnette d’alarme dans un long article, devrait être salué en premier lieu.
Loin de moi l'idée de défendre Amazon, plus prompt à compter les virgules qu'à prêter attention à la qualité éditoriale, mais si on appliquait aussi ce raisonnement aux librairies physiques ? Avez-vous déjà eu la curiosité de jeter un œil (de verre) aux rayons ésotérisme/new âge/occulte/développement personnel d'une librairie d'une chaîne genre Fnac ou Cultura ? Allez-y, c 'est instructif.
Attention, alerte au "Sammy appelle à la censure" dans 5... 4... 3... 2...
Amazon, c'est bien un site qui vend des trucs en ligne ? Des livres, à tel point qu'on fait des lois juste pour eux ?
NOPE.
Amazon, je l'ai déjà dit par ailleurs, c'est 40% du "cloud" mondial. Loin devant Google et Microsoft.
Amazon, perd de l'argent avec le e-commerce, pour faire couler ses concurrents.
Amazon, c'est la défiscalisation de compét'
Amazon, c'est l'exploitation de ses salariés.
Amazon, c'est le servage moderne avec le "mechanical turc" (rien que l'intitulé est cynique)
Amazon, c'est un fournisseur de service totalement décomplexé des services de renseignement : big data, reconnaissance faciale...
Dans un récent billet, The Sun fait ainsi état d’une situation délirante, dans les entrepôts britanniques. Les travailleurs auraient – le conditionnel est presque nécessaire pour ne pas se décrocher la mâchoire – à uriner dans des bouteilles. Pas par plaisir : simplement, leur pause pipi pourrait être décomptée de leur salaire, si elle est trop longue.
Et le salaire n'est pas mirobolant :
la plupart des employés perçoivent un revenu de 7,35 £ journalier
Bon. Quand est-ce qu'on arrête d'être complices de ces esclavagistes et qu'on décident une fois pour toutes, de ne plus acheter sur Amazon ?
Les succès de Prime, Amazon Web services, Kindle, Twitch ou Alexa ont montré qu’Amazon peut attaquer de nouveaux secteurs loin de leur base et en devenir rapidemment leader.
Mouais. Citer des sociétés rachetées par Amazon pour montrer à quel points ils sont bons en dehors de leur coeur de métier, ça me parait bien capillotracté déjà.
Sinon, vous imaginez la gueule du truc ? Amazon faisant miner -à leur insu bien sûr- les visiteurs de son site, pour générer des Amazon coins ?
Mise à jour : Amazon a apporté une explication en indiquant qu'une faute de frappe lors de l'exécution d'une commande était à l'origine de la panne.
Eh oui. On a centralisé le web autour de 3 ou 4 gros acteurs + Facebook, et un jour, on en paiera les conséquences.
J'en parlais ici il y a presque un an : vous pensiez vraiment que l'activité d'Amazon c'était de vendre des livres (bon d'accord, tout un tas d'autres chose aussi) ? Ah ah, pauvres fous. Le cœur de métier d'Amazon c'est le cloud computing.
via Seb
Oh, Rue89 exhume une combine expliquée par Thierry Crouzet en... 2014. Ils ne devaient vraiment rien avoir à mettre en ligne d'intéressant aujourd'hui. Ou alors c'est parce qu'on est en plein Salon du livre,et qu'il fallait trouver un truc à dire sur le livre électronique.
ET qu'ils n'avaient rien de plus récent à dire donc.
J'en avais parlé ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?l5AUzg
Je n'ai pas grand chose à redire à ce que je disais alors ; en résumé :
J'ajouterais aujourd'hui une remarque complémentaire : Amazon n'en a très probablement rien à foutre de nos petites combines. Fourrez-vous bien dans le crâne que ce qu'Amazon vend sur son site (et surtout les ebooks), c'est juste de l'argent de poche pour eux. La seule personne que vous lésez en faisant ça, c'est l'auteur.
La plus rentable (et de très loin) activité d'Amazon, c'est le cloud computing. Ils sont leaders dans le domaine (environ 35% de part de marché je crois). Devant Google. Devant IBM. Devant Microsoft. Pour un CA annuel de l'ordre de 6 ou 7 milliards de dollars. J'essaierai de retrouver les chiffres. (EDIT : http://siliconvalley.blog.lemonde.fr/2015/02/12/dans-le-cloud-amazon-reste-leader-pour-le-moment/)
L'ogre a encore frappé.
Prochaine étape de mon point de vue ? Acheter les usines.
A propos du "Mechanical turk" d'Amazon.
"Vous croyez que les entreprises qui vous vendent des transcriptions de réunion minute ont recours à des logiciels superperfectionnés ? Eh bien non, elles ont recours au Turc mécanique d’Amazon, à des petites mains éparpillées dans monde entier qui pour presque rien transcrivent en quelques minutes des petits morceaux de la réunion, des morceaux qui sont découpés par des algorithmes, distribués par des algorithmes, puis ré-assemblés ensuite par des algorithmes."
J'ai d'abord cru à un gag... :(
C'est un encouragement à écrire de gros pavé avec pleins de rebondissements et de "à suivre".
via https://suumitsu.eu/links/?oogVnw
Excellente initiative ! Plutôt que de pleurnicher sur le méchant Amazon, voilà enfin une action concrète, et qui en plus va dans le sens de ce que veulent les gens : commander leur bouquin sans bouger le cul de leur chaise... Bon, par contre, il faut quand même aller le chercher, il n'est pas livré dans votre boîte au lettre par un drone :p
Allez, encore une couche, c'est gratuit, et ça complète idélaement ceci http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?x4V_Ew :
"Oubliant la présence des micros, il demande à sa collègue : « Tu vas aller voir tout le monde de la “ outbound ” et tu leur demandes de cacher leurs tableaux de productivité. Tous ! Parce que les journalistes sont très regardants. »"
LOoOoOL
"Je me demande quand même ce qui se serait passé si l'auteur avait accepté de faire le changement, je me demande si Amazon se serait permis de changer discrètement le fichier dans les Kindle des gens qui avaient déjà acheté le bouquin." A ton avis ? Bien sûr que c'est ce qu'ils auraient fait. Amazon a déjà effacé un livre déjà acheté par des gens, directement sur leur kindle, pour je ne sais plus quelle raison. Ironie de l'histoire, le livre en question était 1984... http://www.nytimes.com/2009/07/18/technology/companies/18amazon.html?_r=0
C'est vraiment bien Amazon, hein ?
Lien direct : https://www.actualitte.com/usages/un-livre-supprime-du-kindle-store-pour-ponctuation-excessive-54332.htm
Oh que je suis d'accord avec toi. Et pourtant, parles-en aux gens, que diront-ils ? "Ouais, ouais, je sais, mais je continue parce que c'est quand même pratique"...
Lien direct vers l'article : http://www.liberation.fr/economie/2013/12/17/une-employee-d-amazon-raconte-la-peur-organisee_967185
EDIT : il y a aussi le fait que la "norme" de la compétition est intégrée par ceux là même qui en sont les victimes, c'est terrifiant : "Ils veulent battre des records, "comme ça, pour la performance", et la reconnaissance qui va avec."
EDIT 2 : je viens de me rendre compte que cet article, qui tourne sur les Shaarlis depuis quelques jours, a un an... Mais je ne pense pas que les méthodes d'Amazon aient changé dans l'intervalle.
Remarque annexe : le point Godwin est atteint dès le troisième commentaire \o/
Le Mechanical Turk d'Amazon, qu'est ce que c'est : remplir de micro-tâches moyennant de micro-salaires.
« La vente de fichiers, c’est de la vente par correspondance, a priori tu as 14 jours pour demander le remboursement. » Une idée saugrenue germe en moi. « Si je peux me faire rembourser tous mes ebooks, ça veut dire que j’ai 14 jours pour les lire gratuitement. »
Beaucoup de raccourcis dans cet article me semble t-il.
Et pour finir, le point qui me choque le plus (les autres pouvant être plus ou moins réfutés) :
EDIT : du coup, j'ai recopié ce shaare en commentaire...
EDIT 2 : j'ai eu une réponse : http://blog.tcrouzet.com/2014/11/07/comment-pirater-legalement-tous-les-livres/#comment-181316 : on pourrait a priori virer facilement les DRM des ebooks sur le Kindle ; dans ce cas, oui, on peut parler de fraude, ou de piratage, si vous tenez vraiment à ce terme.
Toi aussi, réalise le rêve de la NSA et achète avec tes sous un espion pour l'installer chez toi !
Monde de fous.
Une réflexion pertinente sur Amazon, les éditeurs (et notamment Hachette), les livres papiers et les livres électroniques, qui se rapproche de ce que j'esquissais ici http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?SRrJQQ, mais en beaucoup plus archi-mieux, normal, c'est un article de Jean-No.
Voici le paragraphe-clé de l'article, où il explique les raisons pour lesquelles il prend ses distances d'Amazon : "Revenons à Amazon. Si je prends mes distances, ce n’est pas parce qu’Amazon entre en confrontation avec Hachette, qui n’a jamais été connu comme un enfant de chœur du monde de l’édition, ni parce qu’Amazon promeut l’idée de livres numériques moins chers. Les livres vendus par Amazon sont moins chers mais les auteurs s’y retrouvent car les deux tiers du prix de vente leur reviennent, contre un quinzième ou un dixième sinon. Petit calcul simple : sur un livre à 5 euros édité par Amazon, l’auteur touche 3,5 euros. Sur un livre à 15 euros vendu par un éditeur « à l’ancienne », l’auteur touche 1 à 1,5 euros. On voit qu’avec Amazon, l’auteur et le lecteur sont nettement gagnants dans un premier temps. Mais l’éditeur disparaît, or l’édition, c’est aussi le travail sur la mise en page (et je suis certain qu’on peut inventer une bibliophilie numérique) bien sûr, mais surtout la sélection des auteurs et de projets, leur accompagnement financier (avances), leur accompagnement littéraire et plus généralement le suivi qualitatif des ouvrages,… Le travail d’édition, qui a un coût, et c’est bien normal, est capital. Une « édition sans éditeurs », pour reprendre Le titre du livre d’André Schiffrin, serait une grande perte, les lecteurs en seraient les premières victimes. C’est sur eux seuls que reposerait la responsabilité de trier le bon grain de l’ivraie parmi des millions de livres autopubliés numériquement, des livres qui n’auront parfois qu’un ou deux lecteurs, sur un malentendu, mais rapporteront tout de même à Amazon grâce à leur quantité et aux quelques titres qui sortiront vraiment du lot. Ce monde sans éditeurs que nous promet Amazon en tant que libraire « numérique » est en fait assez triste et lassera vite le public, qui finira par oublier tout à fait la lecture, car s’il devient impossible de trouver des livres de qualité, si les déceptions sont trop habituelles, à quoi bon ? Bien sûr, les bons éditeurs, les éditeurs papier, les bonnes librairies, continueront d’exister5, mais leur public sera restreint."
EDIT : au passage, il explique le principe et l'historique des "offices" que j'évoquais ici http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?T7Gbsw tout à l'heure
Et on dit merci qui ? Merci le gouvernement français et sa loi anti-Amazon ! C'est en-effet pour se mettre en règle avec la loi qu'Amazon est passé de "frais de port gratuits pour les livres" à "frais de port à 0,01€ pour les livres".
Voilà. Quand je vous disais que c'était une loi stupide ?
Je ne suis pas en mesure de parler d'éventuels problèmes de sécurité comme Seb (http://sebsauvage.net/links/?pZpETw), mais ce que je vois, c'est qu'Amazon cherche à contrôler toute la chaîne : la distribution, l'édition, la lecture (Kindle) et maintenant une partie du moyen de paiement...
Pratiques déloyales de la part d'Amazon, contre raisonnement "village gaulois" de la part d'Hachette. Qui va gagner ? Je crains me douter quelque peu de la réponse... Je DÉTESTE Amazon, ses méthodes fascistes, ses employés traités comme des esclaves, sa volonté de devenir sinon l'unique, du moins le plus gros vendeur (pas que de livres) sur le web, son ambition -sa réussite- à la Apple d'imposer un format unique de livre électronique, de liseuse, de dicter ses prix et ses conditions et enfermer les utilisateurs dans un écosystème privateur. Je déteste vraiment cette boîte pour tout ça.
Mais peut-on raisonnablement soutenir Hachette dans sa croisade pour que le prix du livre électronique reste à un tel niveau ? Même s'il prétend qu'il est bien inférieur au prix du livre papier, il reste tout de même assez élevé.
Pour bien comprendre ce qui est en jeu, cela nécessite quelques informations complémentaires. Vous le savez peut-être, le marché de l'édition en France est très concentré. Hachette, c'est un assez gros groupe (mais qui n'est au final qu'une filiale de Lagardère...) qui comprend Grasset, Calmann-Lévy, Fayard, Stock... Harlequin ! (http://www.hachette.com/fr/territoire/france).
Pour illustrer mon propos, prenons l'exemple d'un livre récemment publié par Grasset : Un bon fils, de Pascal Bruckner (choix fait totalement au hasard, c'est juste parce qu'il est sur la page d'accueil de leur site). Allons voir les prix sur le site de la Fnac : 12,99€ le livre électronique contre 18€ le livre papier. 28% d'écart de prix. Je trouve que c'est assez peu.
Je retente l'expérience avec HHhH, de Laurent Binet, lu récemment (http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article118). Pour le coup, l'écart devient significatif : 21€25 le livre papier contre 7€99 le livre électronique !
Cela me fait me poser plusieurs questions :
Bref, on a le choix entre soutenir le monopolistique Amazon et l'arriéré Hachette. Déprimant.
Tout à fait d'accord : "consommer c'est voter". Dans chacune de nos actions, nous faisons des choix, même si nous n'en avons pas toujours conscience.
Pour Amazon, on en revient toujours au même point : ce ne sont pas forcément les meilleurs partout, mais ce sont les plus connus... le phénomène s'auto-alimente. Pourquoi s'efforcer d'être le meilleur quand les gens ne connaissent pas les concurrents ?
D'accord aussi avec Bronco, les commerces traditionnels devraient s'organiser... même si je pense qu'il faudrait parler au passé, c'est fini pour eux... hélas.
Lien direct vers l'article : http://linuxfr.org/users/zenitram/journaux/la-france-ridiculisee-par-amazon#comment-1548909
Sinon, juste une question : achetez-vous réellement tous vos livres ? N'allez-vous jamais à la bibliothèque ? Ça fait quand même une sacré économie ^^ (mais vu la remarque de Bronco, quelque chose me dit qu'il habite à des milles et des milles de toutes terres civilisée...)
Voilà ce qui se passe quand on veut jouer au plus malin...
"Ainsi désormais, si l'on veut économiser quelques euros, il faut trouver le livre que l'on souhaite en librairie physique (bonne chance si vous avez des centres d'intérêts particuliers), ou le commander à cette librairie pour revenir quelques jours ou semaines plus tard le retirer. Pratique, lorsque l'on habite en zone rurale ou que ses horaires de travail rendent difficile une telle organisation. Pas sûr que le livre et la culture en sortent renforcés." (via Tommy http://liens.howtommy.net/?LXlJmA)
Mouiiii... Pour moi, le problème fondamental n'est pas là. Autrefois, quand le web n'existait pas (Back in my days... http://global3.memecdn.com/back-in-my-day_c_232836.jpg), on faisait comme ça (commander dans une librairie physique, même à la campagne -c'est quoi cette discrimination à deux balles- et on ne s'en portait pas plus mal) ; l'avantage du web, c'est pas d'être moins cher, c'est que c'est plus rapide pour le client.
J'ai déjà râlé... oups, pardon, je me suis déjà exprimé sur le sujet ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?DnkiQg, ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?l4zpeQ et ici : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?GsGdTw mais tant pis, je vais me répéter : les gens continueront d'acheter sur le web parce que c'est plus pratique et qu'ils en ont pris l'habitude. Cette loi ne va absolument pas gêner Amazon, qui va de toute façon augmenter ses tarifs dans un futur proche (ils ont déjà commencé à le faire aux États-Unis) et pour qui le livre n'est plus un domaine prioritaire depuis longtemps. Cf. http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?5Q6yGQ et http://www.actualitte.com/librairies/epicerie-couches-et-ecrans-plats-interessent-plus-amazon-que-le-livre-51182.htm
Une fois de plus, nos politiques ont une guerre de retard...
via un peu tout le monde. Je recopie néanmoins l'extrait et le commentaire de Kevin Mérigot : http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?N4Oxug
"Il est interdit de communiquer à la presse."
Personne ne peut interdire de communiquer à la presse, sauf cas très spécifique. Les conditions de travail ne font pas partie de ces interdictions. "Il y a la loi, et quand vous passez le portique, il y a la loi Amazon." Quand est-ce que l'inspection du travail ira y mettre son nez ? "« Le gros problème est qu’il y a des volontés politiques. Les institutions comme l’Inspection du travail ont un peu les mains liées, leurs actions sont entravées par le maire de Chalon-sur-Saône ou notre ministre du Redressement productif. C’est leur bébé, c’est eux qui ont fait venir Amazon à Chalon. Les politiques ne veulent pas savoir ce qui se passe à l’intérieur. Eux, ce qu’ils voient, c’est qu’Amazon est implanté, et que ça fait 300 emplois supplémentaires... »" "Si quelqu’un fait une erreur, les manageurs se chargent de le faire remarquer au fautif, si possible devant les collègues. Et si l’objectif est rempli, on est félicité, on est aspirant au titre d’« associé Amazon de la semaine », voire du mois, et la barre monte." Déjà, ça, c'est à vomir. Mais en plus le terme "associé" est totalement fallacieux. Un salarié n'est pas un "associé". Ce n'est pas non plus un "collaborateur". "« On voit de ces trucs... Des gens se sont fait insulter par des managers. J’ai entendu l’un d’eux dire une fois à un collègue : “Si ça ne t’intéresse pas ou si ça t’emmerde, tu n’as qu’à te tirer une balle dans la tête.” »" Les familles des salariés qui se sont suicidés sur leur lieu de travail apprécieront. (et quand un suicide est fait comme ça, ce n'est JAMAIS uniquement lié au "climat familial" comme s'en défendent toujours les pourris qui sont à la tête de ces entreprises) (coucou Orange, Renault, etc.) Putain...
Deux textes à lire sur l'envers du décor Amazon... ceux qui ont suivis les épisodes précédents n'apprendront rien, c'est juste une piqûre de rappel.
Suite de ceci : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?DnkiQg
Et nos têtes pensantes continuent à ramer dans le mauvais sens... Et je ne dis pas ça pour pleurer sur le sort d'Amazon, mais bien parce que leurs dispositions grotesques reviennent à surtaxer le consommateur final... ce qui ne sauvera pas pour autant les librairies traditionnelles. Je le déplore, mais je suis lucide.
Timo (chez qui j'ai trouvé cet article : http://lehollandaisvolant.net/index.php?mode=links&id=20131217222641) a raison, on a beau le savoir, et même y avoir travaillé, on continue à acheter auprès de ce genre de société, parce que c'est plus pratique, plus rapide, moins cher... J'aime beaucoup sa phrase "les prix bas ont un prix. Humain."
A rapprocher de ce livre : http://www.20minutes.fr/high-tech/1149643-20130503-ce-plus-impressionne-chez-amazon-conditionnement-psychologique
Ce n'est pas Amazon qui a un petit problème c'est nous qui allons bientôt en avoir un gros : "Lorsque Jeff Bezos aura avalé toute la concurrence et se sera attaché les faveurs des clients grâce à sa générosité apparente, « je ne pourrai plus me rendre compte que les prix augmentent car je n’aurai plus aucun élément de comparaison », relève un client chef d’entreprise cité par le New York Times." Amazon, c'est la même stratégie que Google : générosité de façade au début, laminage de la concurrence, verrouillage u marché. Cf. ce que disait Sebsauvage sur les applis de Google sur Android : http://sebsauvage.net/links/?_xB6Zw
Merci à Fou à lier. http://foualier.gregory-thibault.com/?ogrKeQ
"Les DRM sont en fait là au profit d'Amazon, rien d'autre."
Initiative d'autant plus débile que cela ne sauvera pas le réseau des "petites" librairies françaises (je dirai plus loin ce que j'en pense) : cela n'empêchera pas les gens d'acheter en ligne, ils paieront juste plus chers. Ou alors Amazon (parce que c'est lui qui est visé, soyons honnête, et tant pis si la FNAC morfle au passage) s'organisera pour répartir le coût sur ses fournisseurs ou ses employés. De toute façon, il y a longtemps que les gens n'achètent pas en ligne parce que c'est moins cher, mais parce que c'est plus pratique
Remarque 1 : il y a longtemps qu'il n'y a (presque) plus de "petites" librairies, au sens libraire indépendant, en France. Je les ai vu fermer les unes après les autres. Quasiment toutes les librairies "physiques" restantes appartiennent à des chaînes : Fnac, Privat, etc.
Remarque 2: il faut qu'on m'explique pourquoi l'ex-député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg et Ministre du "redressement productif" est très content d'accueillir Amazon dans son département http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/06/25/amazon-entre-lemploi-et-le-fisc-montebourg-choisi-233303 et qu'un an après la ministre de la culture est très contente de trouver un moyen détourné pour faire chier ce même Amazon ?
Remarque 3 : tout ceci n'est de toute façon qu'une vaste fumisterie, la région Bourgogne versant des aides astronomiques à Amazon http://www.lepoint.fr/high-tech-internet/amazon-va-toucher-1-1-million-d-euros-d-aides-publiques-en-france-26-11-2012-1533964_47.php quand bien même celui-ci s'arrange pour ne payer ses impôts en France...
EDIT du 09/10/13 : http://www.courrierinternational.com/article/2013/10/08/loi-anti-amazon-le-retour-de-poujade
Certes, oui, Amazon est un excellent exemple de société qui gagne du pognon. Mais pour ce qui est des employés motivés et heureux, c'est une autre paire de manches, quand on connait un petit peu la réalité derrière les clics : http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/06/08/cachent-les-hangars-damazon-243021
Il me déçoit Obama, mais c'est peut-être un mal pour un bien : j'ai enfin compris qu'on ne pouvait rien d'espérer d'aucun homme politique. AUCUN.
Comme d'habitude, Stallmann n'y va pas avec le dos de la cuiller : "Si jamais vous recommandez ou redistribuez GNU/Linux, merci de retirer Ubuntu des distributions que vous recommandez ou redistribuez. Si la pratique d’installer et recommander des logiciels non libres ne vous convainc pas d’arrêter, ceci le fera. Dans vos install parties, dans vos « Journées du Libre », au FLISOL, n’installez pas et ne recommandez pas Ubuntu. À la place, dites qu’Ubuntu est mis à l’index pour espionnage. Pendant que vous y êtes, vous pouvez aussi leur dire qu’Ubuntu contient des programmes non libres et suggère l’installation d’autres programmes non libres (voir http://www.gnu.org/distros/common-distros.html). Cela contrecarrera l’autre forme d’influence négative qu’exerce Ubuntu dans la communauté du logiciel libre : la légitimation des logiciels non libres."
L'idée à depuis fait son chemin dans mon esprit, et je me dis que si je retente le tets d'une distribution Linux un des jours, ce sera Debian... Ubuntu s'éloigne de plus en plus de la "philosophie du libre" (entre guillemets car trop long à définir -et trop compliqué pour moi, aussi) Pour autant, faut-il jeter la pierre à ceux qui l'utilisent ? C'est déjà un effort pour se libérer de Windows/Apple, non ?