Les débris spatiaux sont devenus un vrais problème, mettant en jeu la vie des cosmonautes.
La société a confirmé sur X que l’appareil avait fait l’objet d’un « désassemblage rapide non programmé »
Bon, on rigole, on se fout de la gueule d'Elon Musk, et c'est de bonne guerre.
Mais il faut bien reconnaître que SpaceX, avec sa technologie de récupération du lanceur, est à la pointe. Toutes les autres entreprises spatiales -dont Arianespace- en sont absolument incapables. C'est bien beau de se foutre de la gueule de leur fusée qui explose, mais justement, ce sont des tests, c'est fait pour ça. Et je ne dis pas ça pour défendre le nazi sous kétamine, c'est pas lui qui les construit, les fusées. Ils se contente juste de récupérer la gloriole et le pognon.
En pratique, cela signifie que JADES-GS-z14-0 est née à peine 300 millions d’années après le Big Bang, dont on estime qu’il remonte lui-même à environ 13,8 milliards d’années. En d’autres termes, la galaxie est âgée d’environ 13,5 milliards d’années ! Un record absolu qui la placerait tout au début de l’Aube cosmique, la période où les toutes premières étoiles ont commencé à se former et à illuminer le cosmos.
Mais à ce stade, il restait encore une question brûlante : comment se fait-il qu’un objet aussi ancien puisse être aussi brillant ? Une partie de la réponse réside dans sa taille. Les données montrent en effet que cette galaxie est très large, environ 1600 années-lumière d’un bout à l’autre. En outre, elle est aussi étonnamment massive, avec plusieurs centaines de millions de masses solaires au compteur.
[...]
« Mises bout à bout, ces observations nous disent que JADES-GS-z14-0 ne ressemble pas aux types de galaxies prévues par les modèles théoriques et les simulations de l’univers précoce », expliquent les auteurs.
Les femmes ont longtemps été exclues du processus de recrutement à la Nasa, puisque seuls des pilotes de chasse, donc des militaires, et donc des hommes, pouvaient espérer se rendre dans l'espace. "La profession d'astronaute a été structurée par une forme de masculinisme", résume le sociologue Arnaud Saint-Martin, coauteur du livre Une histoire de la conquête spatiale, des fusées nazies aux astrocapitalistes du New Space.
[...]
"Les normes culturelles et les modèles féminins dans la représentation des matières Stem jouent un rôle fondamental dans l'apprentissage et le développement des enfants", déclare de son côté l'ESA à franceinfo. L'agence dit avoir lancé des actions visant "à remettre en question les stéréotypes de genre en montrant aux jeunes filles que leur potentiel n'est pas limité".
De fait, c'est tout un imaginaire qui doit être modifié. Alice Gorman dénonce un sexisme généralisé et ancré de longue date. L'archéologue australienne souligne que les femmes restent "les principales personnes qui gèrent le foyer, effectuent davantage de travaux non rémunérés", et qu'"elles risquent leur carrière en ayant des enfants".
Toutefois, féminiser présente aussi des arrières pensées :
"On vend une image à travers ces figures consensuelles et sympathiques, qui visent à 'inspirer'", cingle aussi le sociologue Arnaud Saint-Martin. Toutefois, le spécialiste rappelle que "les cosmonautes [soviétiques] étaient les envoyés d'un régime qui n'était pas particulièrement démocratique", tandis que, "par certains aspects, les Etats-Unis sont un régime démocratique en crise depuis très longtemps". Selon lui, il existe toujours "une instrumentalisation de la figure de l'astronaute à des fins de soft power, de valorisation de modèles culturels qui se veulent vertueux".
Bref, envoyer des femmes dans l'espace, c'est pas l'objectif ultime. L'objectif ultime, c'est la lutte contre le sexisme. Et ça, ça commence au ras du sol.
L’année 2016 a commencé par l’une des plus grandes découvertes astronomiques du XXIe siècle : il existe bien, comme l’avait prédit Einstein cent ans plus tôt, des «ondes gravitationnelles» se propageant dans l’univers. Des ondulations de l’espace-temps qui se déplacent à la vitesse de la lumière, comme des vaguelettes à la surface d’un plan d’eau. Depuis la première annonce fracassante de cette découverte, on a déjà détecté le passage d’une quinzaine de ces ondes gravitationnelles. Elles sont créées la plupart du temps par la collision de deux trous noirs, et parfois par le choc d’étoile à neutrons. Des astres très massifs et denses, capables de dégager une sacrée onde de choc quand ils se percutent…
Sept ans plus tard, la révolution des ondes gravitationnelles en astronomie entame son deuxième chapitre avec une nouvelle découverte majeure : outre les quelques ondes qu’on a détectées individuellement, et qui correspondent à des événements ponctuels de collision, on a maintenant «entendu» avec des radiotélescopes qu’un fond permanent de faibles ondes gravitationnelles baigne l’univers. Un fond diffus de perturbations qui troublent l’espace-temps, venant de trous noirs supermassifs qui tournent les uns autour des autres.
Au départ, ce n’est pas le sujet d’étude principal des trois radiotélescopes mobilisés – l’observatoire Green Bank et le Very Large Array aux Etats-Unis, ainsi que l’ancien télescope d’Arecibo à Porto Rico. Ces grandes antennes paraboliques écoutent avant tout les pulsars, ces cadavres d’étoiles très denses qui tournent sur eux-mêmes plusieurs centaines de fois par seconde, émettant des ondes radio comme des phares surexcités. Habituellement, ces ondes sont extrêmement régulières. On peut s’en servir comme des métronomes de l’espace, des horloges parfaitement réglées avec une précision de l’ordre de la nanoseconde. Oui, mais… Il faut compter avec les ondes gravitationnelles, qui déforment provisoirement l’espace-temps : il s’étire puis se remet en place. Au passage d’une onde gravitationnelle, la distance qui nous sépare d’un pulsar va donc être brièvement modifiée, et son tempo entendu depuis la Terre va vaciller. Une fois établi ce principe théorique, les astronomes de Nanograv ont pu guetter ces irrégularités chez 68 pulsars et les corréler entre elles. Comme s’ils surveillaient un réseau de 68 bouées dans la mer pour reconstituer le passage des vagues…
Fascinant.
Intéressant. SpaceX est loin devant tous les autres.
Je disconviens respectueusement à la description de Seb : il ne s'agit pas seulement des satellites, mais de tous les débris spatiaux répertoriés actuellement en orbite !
L’étage principal de la fusée Longue Marche 5B qui a emporté une partie de la future Station spatiale chinoise est en train de redescendre de manière incontrôlée dans notre atmosphère. Il pourrait tomber sur Terre d’un jour à l’autre, sans que l’on sache exactement où.
Oups.
Le lien pour voir son emplacement en temps réel : https://orbit.ing-now.com/3dlaunch/payload/data/2021-035/
https://orbit.ing-now.com/satellite/48275/2021-035b/cz-5b/
Crash prévu le 10 mai. A 2 jours près.
Pékin a lancé jeudi le premier des trois éléments, le module centrale Tianhe, de sa future station spatiale, dont la construction devrait être terminée courant 2022
Le paradoxe de Fermi... et ce qu'il semble impliquer pour notre avenir.
En effet, faisons l’hypothèse que la vie émerge sur une fraction même très minime de ces milliards de planètes : les dimensions de notre galaxie (quelques dizaines de milliers d’années-lumière) laissent espérer, pour une civilisation comme la nôtre assez proche de la capacité d’explorer à une fraction appréciable de la vitesse de la lumière les systèmes environnants, une exploration d’une large part de la galaxie en un temps inférieur à 1 million d’années. Or ce temps n’est que le dix-millième environ de l’âge de notre galaxie, la Voie lactée, âgée d’environ 13 milliards d’années, ou de notre Univers, âgé de 14 milliards d’années environ. Il eût donc été fort probable que notre planète ait été visitée par plusieurs centaines d’espèces différentes d’extraterrestres, qui sont à ce jour remarquablement absentes.
[...]
Ainsi, sans une stratégie extrêmement précise et rigoureuse, il est infiniment probable que, telles des fourmis vivant sur un tas de salpêtre, nous grillions le jour où nous découvrons les allumettes, bien avant d’être parvenus à développer le voyage interstellaire. Car, si nous analysons notre histoire et ses violences répétées, quasi-permanentes, si nous regardons avec lucidité notre avidité à utiliser sans vergogne les ressources naturelles, dont beaucoup sont en ce moment même en voie d’épuisement, avec un horizon inférieur à quelques dizaines d’années, l’instabilité très forte apportée par la vie semble l’explication la plus probable au paradoxe de Fermi.
La croissance du nombre de débris dans l'espace est exponentielle et les collisions entre satellites au rebut pourraient bien déclencher une réaction en chaîne connue sous le nom de "Syndrome de Kessler". Il deviendrait alors impossible de mettre des satellites en orbite basse.
[...]
Le problème n'est pas tant la taille d'un débris - l'espace est très grand - que l'énergie libérée lors d'un impact : en se déplaçant à environ 30 000 km/h, un débris en aluminium d'1 mm de rayon libère la même énergie qu'une boule de bowling lancé à 100 km/h, tandis qu'un débris en acier d'1 cm de rayon équivaut à une voiture lancée à 130 km/h. Dès lors, le moindre débris un peu conséquent peut réduire en miette un satellite
[...]
Quand bien même les règles seraient respectées et les nouvelles flottes de satellite échapperaient aux collisions, il reste néanmoins le problème de la croissance exponentielle des débris. Dans l'immédiat, la solution consiste surtout à manœuvrer les satellites pour les esquiver : en 2018, "le CNES a traité 3 millions de conjonctions en orbite terrestre basse ayant abouti à 17 manœuvres de satellites", précise Christophe Bonnal. La Station spatiale internationale a quant à elle dû réaliser 25 manœuvres d'évitement et, en moyenne, chaque satellite doit effectuer un déplacement par an afin d'esquiver un débris spatial.
Waaa, c'est cool, même si je trouve que quand on arrive aux images du secteur local et du supercluster, les images manquent de visibilité et nuisent à l'efficacité de la démonstration. Mais on peut résumer ainsi : la Voie lactée, qui est tellement grande qu'on ne peut qu'obtenir qu'une approximation du nombre d'étoiles qu'elle contient depuis l'endroit où nous nous trouvons, n'est qu'une fraction de grain de poussière à l'échelle de l'univers (ou à l'échelle de cet univers...)
Ça me rappelle également ceci : http://imgur.com/a/3Y6dB
via Seb et Tommy
"- Michel, on la met en violet la nébuleuse ? – Ouais okay vas-y, c’est joli."
En court : les images de l'espace fournies au grand public (vous et moi) ne sont pas "réelles" : elles ont fait l'objet d'un post-traitement.
L’image révèle aussi les différentes bandes de l’atmosphère de l’astre. Leurs différences de couleurs sont expliquées par « les différences d’épaisseur et de hauteur des nuages de glace d’ammoniac », éclaire la Nasa. Les bandes nuageuses de Jupiter sont toutes séparées par des vents qui peuvent atteindre une vitesse de 644 kilomètres par heure.
Photo ici : https://www.numerama.com/content/uploads/2019/08/jupiter-espace-planete-hubble-astronomie-nasa.jpg
J'ai du mal à trouver ça enthousiasmant.
Non pas que ce ne soit pas important, mais je ne pense pas que quiconque d'un peu sérieux dans la communauté scientifique ait mis en cause l'existence des trous noirs : à quoi une photo flou d'un trou ressemblant à un beignet, aux couleurs probablement arbitraires, d'un événement qui était en train de se produire il y a plusieurs millions d'années (bin oui : si la lumière a mis 54 millions d'années pour nous parvenir... bref) serait-elle de nature à apporter une quelconque preuve supplémentaire que les calculs et les observations indirectes n'aient déjà fournis ?
EDIT : avec ce N° du xkcd, on comprend tout de suite beaucoup mieux de quoi il retourne :

Des paréidolies dans l'espace.
J'avais déjà évoqué le sujet ici : https://sammyfisherjr.net/Shaarli/?0oUGDA
Venant de lire "Seul sur Mars" et étant en train de dévorer la trilogie martienne de Kim Stanley Robinson, je suis ravi de ce tableau trouvé chez Martouf (https://martouf.ch/liens/?o74gKg)
Le 5 novembre 2018, des instruments à bord de l’engin spatial Voyager 2 de la NASA ont envoyé des données indiquant que la sonde avait franchi l’héliopause. Elle voyage et recueille actuellement des données dans l’espace interstellaire à plus de 18 milliards de kilomètres de la Terre.
De chouettes infographies / posters de la NASA à télécharger ici : https://voyager.jpl.nasa.gov/downloads/
Il s'agit effectivement d'un site permettant de visualiser l'activité du satellite Hayabusa 2, lancé en décembre 2014 par l'agence spatiale japonaise, et qui vient tout juste de nous envoyer quelques images assez incroyables de l'astéroïde objet de sa mission.
ô_O
Plusieurs sites de presse comme Rue89 ou Slate se sont faits aujourd’hui l’écho d’une nouvelle que j’ai trouvée particulièrement glaçante : Barack Obama a promulgué la semaine dernière une loi (HR 2262) qui va autoriser des compagnies privées à s’approprier les ressources naturelles figurant dans l’espace extra-atmosphérique.
La portée de ce texte est potentiellement énorme et peut-être que dans un siècle, on citera encore la date de son adoption comme un des événements majeurs de l’histoire de l’Humanité. Car on peut considérer ce 25 novembre 2015 comme le jour où l’espace cessa d’être un bien commun, par l’effet d’une décision unilatérale des Etats-Unis d’Amérique.
Pas tout neuf (2015), mais dans la mesure où cette décision produra ses effets dans 50 ou 100 ans...
via Riff sur (°m
Bye bye Cassini ! 20 ans de voyage se terminent dans 3 jours !
Voir aussi https://cassini-huygens.cnes.fr/fr/tout-sur-la-fin-de-mission-cassini-cest-ici
Quel exploit. Pas bon pour Arianespace ça... ^^
A noter : SpaceX met ses photos dans le domaine public, ou en tout cas essaie : http://www.numerama.com/magazine/32579-spacex-creative-commons.html
=> https://www.flickr.com/photos/spacexphotos
Un passionné, profitant de la politique d'ouverture de la NASA, qui a placé un grand nombre de documents dans le domaine public, est en train de mettre en ligne l'intégralité des photos relatives aux missions Apollo. Oui, y compris les moins belles, les carrément ratées, les sur-exposées, les floues... elles font toutes parties de l'Histoire. Même les selfies, comme quoi cette mode ne date pas d'hier.
C'est marrant, il n'y a que 26 photos pour la mission Apollo 13 ^^
Seb Sauvage nous a ramené de belles photos de ses vacances en Auvergne ;)
http://sebsauvage.net/links/?kXFLrg
Ah ben bravo, je viens de me spoiler tout le film grâce à Wikipédia. Merci Bronco.
"Cooper comprend que c'était lui, le fantôme de sa fille et que le tesseract lui permet de parcourir le temps comme la quatrième dimension spatiale de cette structure géométrique. Il décide alors de s'envoyer les coordonnées du centre de la NASA par code binaire, afin que la branche du temps qu'il a vécue, nécessaire au sauvetage de l'humanité, se réalise : il se rendra sur le lieu indiqué par les coordonnées, découvrira le centre spatial de la NASA, et deviendra le pilote choisi."
J'adore ce genre d'histoire cyclique.
Et le type qui en quelques jours devient plus jeune que sa fille... (bon, d'accord, c'est que le temps s'est écoulé différemment, mais le résultat est là)... je comprends qu'on puisse pleurer. Et, oui, moi aussi, j'ai pleuré comme une madeleine dans un sac d'oignons épluchés à la fin de Million dollar baby.
Te fatigue pas, va. Carl Sagan a déjà dit la même chose beaucoup mieux que toi :p
https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_point_bleu_p%C3%A2le
« Regardez encore ce petit point. C'est ici. C'est notre foyer. C'est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d'amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d'espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l'histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.
La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d'une fraction d'un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d'un recoin de ce pixel sur d'indistincts habitants d'un autre recoin. Comme ils peinent à s'entendre, comme ils sont prompts à s'entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l'illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l'univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité - dans toute cette immensité - il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.
On a dit que l'astronomie incite à l'humilité et fortifie le caractère. Il n'y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue. »
— Carl Sagan, Pale Blue Dot: A Vision of the Human Future in Space
Excellent.
TIL : Breakaway effect, EVA vertigo. Ça va être dur à caser dans une conversation.
Suite du shaare précédent (le lien figure d'ailleurs dans la tweet story du CNES), qui montre la longue gestation scientifique, économique et politique du projet Ariane avec, comme d'habitude pour tout ce qui est européen, la volonté française, l'argent allemand et la traitrise anglaise (je simplifie par goût de la formule lapidaire, mais c'est assez proche de la vérité ; les anglais ont bel et bien tout fait pour saborder le projet à ses débuts). Ah, et il faut parler de la gué-guerre franco-française (néanmoins tragique) entre les partisans des modèles ayant précédés Ariane, remarquables de constance dans l'échec, et les partisans de ce qui deviendra Ariane. Il y a eu des moments d'une extrême violence, ce que j'ignorais. (voir l'avant-dernier paragraphe de cette page : http://nospremieresannees.fr/lanceurs/laj-Ariane/laj4-morin/page-04.html#lechant4-1)
Le reste explique les douloureuses étapes à base de bout de ficelle, concertation et budget réduit qui conduira au résultat actuel. C'est là que l'on voit les divergences d'approche entre l'Europe et les USA : aux USA, c'est "on va mettre le paquet pour que ça marche" ; en Europe c'est "montrez-nous que ça marche, après on mettra le paquet"
Et aussi TIL "Arthur C. Clarke, physicien anglais mondialement connu comme auteur prolifique de romans de science-fiction (dont La Sentinelle qui inspira 2001 : l'odyssée de l'espace) et découvreur incontesté des propriétés singulières de l'orbite géostationnaire. En 1945, à 28 ans, il publie les caractéristiques de ce qui va devenir dans le monde scientifique, l'orbite de Clarke. Il établit par le calcul qu'un satellite tournant autour de la Terre, plein est, dans le plan de l'équateur, à 36 000 kilomètres du sol, à une vitesse de 2,65 km/s, reste stationnaire par rapport au point géographique qu'il survole."
J'adore ces "histoires de science", avec des rebondissements, du suspens et de l'émotion... Bref, des vrais morceaux d'humain dedans. Merci Neko de nous l'avoir retranscrit.
La version sur Twitter : https://twitter.com/CNES/timelines/544635049069772800
Je recopie ici Neko :
« Ça vous dirait, une petite tweetstory ?
Allez. On va dire que oui.
Ce soir, nous sommes il y a 35 ans. Oui, 35 ans exactement, le 15 décembre 1979. À Kourou, la première fusée Ariane doit décoller. C’est déjà la fin d’une longue histoire, cette fusée Ariane. Il y a eu avant elle la française Diamant, l’anglaise Black Arrow. Il y a eu les fusées Europa, qui n’ont jamais tout à fait fonctionné. Il y a eu des déménagements, des changements de continent au gré des tumultes de l’histoire. Il y a eu des routes, des ponts, des bâtiments construits, des milliers d’hommes et femmes mobilisés.Une maquette puis une répétition générale ont permis de s’exercer. Mais maintenant, il faut la lancer, Ariane.
À l’église Sainte-Catherine, à Kourou, les cierges se multiplient soudainement. Ce jour-là, la météo est moyenne. C’est la petite saison des pluies en Guyane. Il faut retarder un peu le lancement. Les satellites météo ne sont pas d’une grande aide. Mais la femme du météorologiste guette les nuages à quelques km. Ariane attend sur une aire de lancement débarrassée de toute présence humaine. Plus de 100 ingénieurs sont cachés dans un bunker, à moins de 200 mètres du pas de tir. Retenez-le, ce bunker. Seuls restent les oiseaux, qui tentent vainement de se poser sur les bras glacés qui alimentent la fusée.
Un couloir maritime a été dégagé, sous la trajectoire prévue, pour éviter tout incident. Deux navires américains, maquillés en russes, ont été fermement invités à quitter la zone. Le compte à rebours se déroule sans problème. Plus qu’une heure. Plus que dix minutes. Plus qu’une. Trois, deux, un, feu, les moteurs d’Ariane crachent leurs flammes. Ariane doit décoller quatre secondes après. Elle ne décollera pas. On le saura un peu plus tard, deux capteurs ont trompé l’ordinateur qui a coupé automatiquement les moteurs. Commence alors une course contre la montre. Dans dix jours, les réservoirs d’Ariane, rongés par le carburant, seront inutilisables. Ah, aussi, les ingénieurs dans le bunker sont à quelques mètres d’une bombe géante. Bunker hermétiquement clos, évidemment. De rares équipes pourront sortir, quelques minutes, récupérer des vivres. Car il faudra plus de 20 heures pour vidanger les réservoirs. Les ingénieurs peuvent alors sortir… pour entamer un phénoménal travail de remise en état. À deux par poste, ils se relaient jour et nuit. Il n’y a de toute façon qu’une douzaine de lits sur place. Il faut dormir deux heures quand c’est possible. Des renforts sont envoyés de métropole. Sur la route de Roissy, un bus vide suit le bus plein, pour ne pas perdre de temps en cas de panne. Car il faut inspecter la fusée et le pas de tir, réparer ce qui doit l’être. Et donner un petit coup de peinture. Il faut qu’Ariane soit belle sur la photo.
Tout cela dans une ambiance indescriptible, qui marque les souvenirs à jamais. Le lancement est fixé au 23 décembre. Mais une fuite d’hélium et la pluie obligent, encore une fois, à reporter le lancement. Va pour le 24 Décembre. Ce lancement est la dernière tentative : hommes et matériel sont épuisés, les dernières gouttes de carburant ont été utilisées. Si Ariane ne part pas, ce sera dans plusieurs semaines. Au mieux. Et là, à 14h14, Ariane décolle enfin. Elle déposera quelques minutes après une capsule sur orbite.
Ce sera un beau réveillon. Avec embrassades, bataille de boule de neige, sauts habillés dans la piscine. Un peu de ti-punch aussi. Depuis, 220 fusées Ariane se sont envolées de Kourou. Seules 9 n’ont pas intégralement remplis leur mission. C’est un immense succès. Sans ces hommes, leur dévouement, leur travail acharné, peut-être en aurait-il été autrement. Alors, ce soir, deux images : le lancement, évidemment, mais aussi l’équipe au grand complet, quelques jours avant. (Les photos : https://twitter.com/CNES/status/544557053189324800).
En entamant la bûche, ces hommes et quelques femmes auront probablement une pensée pour ce Noël pas comme les autres. Peut-être que vous aussi ? En attendant, merci à eux. Merci en particulier à Yves Beguin et Michel Mignot pour leurs témoignages.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire le récit de Jean-Pierre Morin. C’est passionnant http://nospremieresannees.fr/lanceurs/laj-Ariane/laj4-morin/page-01.html
Aussi, ne manquez pas ces courts témoignages, rassemblés il y a cinq ans http://www.cnes.fr/automne_modules_files/standard/public/p8185_e1dfd528a2caba6d29ff2a4f774e9711livret_30_ans_Ariane.pdf
Bonne soirée :) Promis, nous répondrons à vos questions ! »
Incroyable. Ils ont replacé le satellite sur la bonne orbite par des manœuvres successives.
via https://links.nekoblog.org/?YJ6EHA
C'est beau. Je ne comprends rien, mais c'est beau.
via http://daniel.gorgones.net/shaarli/?lHnwXw
Nos sommes coincés sur Terre. Pas vraiment une révélation pour 99,99 % de l'humanité. Là où ça devient plus gênant, c'est que ces débris vont finir par empêcher tout nouvel envoi de satellite ou engin spatiaux.
TIL : Syndrome de Kessler : "Ce n’est qu’en 1978, que Donald J. Kessler, consultant à la Nasa, envisage le scénario qui porte maintenant le nom de “Syndrome de Kessler”. Le principe en est simple : plus il y a de débris en orbite, plus ils vont heurter des objets ou d’autres débris, provoquant une réaction en chaîne qui augmentera le nombre de débris de façon exponentielle. A terme, l’exploration spatiale et le lancement de satellites seraient impossibles."
via https://fralef.me/links/?GJNFTA
Waaaa... Ça me laisse toujours rêveur ce genre de choses.
Pour faire court et approximatif : Hubble prend une photo d'un point hyper lointain de l'espace, qui semble a priori "vide" ; en fait il contient des dizaines de milliers de galaxies, qui elles mêmes contiennent... vous avez compris le principe. L'univers, c'est grand.
via Kevin
Et vous imaginez combien de sondes Facebook aurait pu financer plutôt que de racheter WhatsApp ? #troll
Entièrement d’accord avec vous deux au passage. J'avais déjà vu l'illustration utilisée par Korben dans son article, et dans mon esprit, cela ne faisait pas de doute : l'opération n'a coûté l'équivalent "que" de 4 airbus.
Philae a "rebondi" sur la comète à l’atterrissage. Un petit bond de... 1 km de haut ! C'est le plus haut rebond jamais enregistré par n'importe quel objet fabriqué par l'homme (cette phrase est réputée vraie jusqu'à ce que Timo démontre le contraire ^^)
Ça me rappelle la conversation que nous avons eu autour de cet article http://www.gizmodo.fr/2014/08/01/nasa-teste-impossible-moteur-combustible-marche.html (voir sur Shaarlo), notamment sur les distances et le retour impossible, et aussi cette remarque de Riff sur le fait que ce soit des compagnies privées qui géreraient la chose : http://sammyfisherjr.net/Shaarli/?p-y_9Q
Je trouve que ce qui se profile est encore pire : non seulement on confie l'exploration à une compagnie privée, mais en plus, c'est pour faire de la télé-réalité ! WTF ?!? La production s'en moque bien qu'ils meurent pendant ou après le voyage : ça ne fera que plus d'audience...
Je sens que l'envie de rejouer à Dwarf Fortress me reprend : en lisant la phrase "commenceront à mourir au bout de 68 jours", j'ai pensé : "ben ouais, c'est le jeu. Et puis losing is fun..."
Vous n'avez rien compris à l'article ? C'est pas grave, vous ne comprendrez rien aux explications de Timo non plus :D
>> http://lehollandaisvolant.net/?id=20141005143552
>> http://lehollandaisvolant.net/?id=20140802225557
Euh, Timo, d'accord pour dire que la propulsion est l'un des problèmes majeurs pour la conquête de l'espace, mais il reste encore celui de la distance ; avec un vaisseau propulsé par ce moyen, on risque de mettre des siècles avant d'atteindre quoi que ce soit... Soit il faudra que les voyageurs entrent en stase (genre Alien) durant leur périple, soit ils acceptent délibérément qu'ils ne verront jamais leur destination, que seuls leurs arrières-petits enfants coloniseront...
Carte de toutes les missions en cours dans le système solaire. Commandant Shepard, où êtes vous ?
via http://www.creposuke.lautre.net/?I6qlNw
Waouh. Un site qui recense en les géolocalisant, toutes les photographies prises depuis la station spatiale internationale.
via http://www.creposuke.lautre.net/?jVVBKg
Série de photos sur Apollo 11, de l'assemblage de la fusée jusqu'à son lancement. L'une des photos montrant Wernher von Braun devant le pas de tir, j'ai eu envie de faire quelques recherches sur le nazi préféré des américains : https://fr.wikipedia.org/wiki/Wernher_von_Braun
"Récupéré après la défaite allemande avec d'autres scientifiques allemands de premier plan par les forces américaines dans le cadre de l'opération Paperclip, il dirige une équipe d'ingénieurs allemands qui développe les missiles balistiques de l'Armée de Terre américaine. Lorsque la course à l'espace est lancée à la fin des années 1950, il devient un des principaux responsables de l'agence spatiale américaine (NASA) et, à ce titre, il développe la famille de fusées Saturn qui permettront le lancement des missions lunaires du programme Apollo."
Du coup >> https://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Paperclip J'avais vaguement conscience que les américains avaient "récupérés" des scientifiques allemands à la fin de la WW2, mais je ne connaissais pas les détails de cette opération de grande ampleur.
Le premier rendez-vous spatial entre Gemini 6 et Gemini 7 (et 6 dit à 7 "Je suis... ton père" ?)
via http://www.nothing-is-3d.com/links/?Rj4HRw
Sur cette image, 10 000 galaxies et des brouettes vous contemplent. Et ça, c'est juste un petit coin de l'Univers (que les astronomes me pardonnent, je ne sais pas ce que je dis)
Article source : http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/06/04/hubble-devoile-sa-photo-la-plus-coloree-de-l-univers_4431466_1650684.html (mais je croyais qu'il avait été désactivé Hubble ?)
EDIT : plus de tailles d'images sur le site de Hubble http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2014/27/image/
La grosse image : http://hubblesite.org/newscenter/archive/releases/2014/27/image/a/format/xlarge_web/
La même encore plus grosse : http://imgsrc.hubblesite.org/hu/db/images/hs-2014-27-a-print.jpg
La mega-grosse image : http://imgsrc.hubblesite.org/hu/db/images/hs-2014-27-a-full_jpg.jpg
La NASA risque de se trouver à court de Plutonium (pas n'importe lequel, le Pu-238) pour ses engins.
"The problem is that Pu-238 is a convenient and useful byproduct of a different effort: the construction of nuclear weapons. But the United States only has 36 lbs of the stuff left. That isn’t a lot when you consider that the Curiosity rover needed 10 lbs all for itself."
Les russes en vendent -pas beaucoup, il semblerait qu'il soient à court eux aussi- 45 000 $ l'once... (1 once = 28,350g, je vous laisse faire le calcul du prix au Kg...)
Hey ! C'est comme la citadelle dans Mass Effect !
via http://tech-services.fr/shartech/?_SFKzg
Suivez la station spatiale internationale dans ses révolutions.
Livres numériques gratuits mis en ligne par la NASA.
via http://www.actualitte.com/acteurs-numeriques/une-constellation-de-livres-numeriques-gratuits-de-la-nasa-44352.htm