OH PUTAIN. Renommez la station France-News et que ce soit clair une bonne fois pour toute bordayl.
Au chapitre culture, voici une longue enquête sur Emma Becker [à qui Libération a récemment commandé un portrait pour une série d’été, ndlr], jeune écrivaine française, révélée par la Maison (Flammarion, 2019), le récit autobiographique de ses deux ans de séjour dans un bordel de Berlin, et qui a ensuite persévéré dans la veine du dévoilement de la sexualité familiale. Le Monde a eu la bonne idée d’interroger son entourage sur sa réception de ces confidences. Bonne nouvelle pour l’autrice : globalement, l’entourage n’y trouve rien à redire, du moment que les livres soient bons. Un modèle d’entourage pour écrivaine d’autofiction. Et c’est seulement incidemment, que l’on apprend que Becker fraie désormais avec l’extrême droite (invitation à Radio courtoisie, colloque sur le féminisme avec le gratin de la droite radicale, participation au «jury littéraire» du magazine l’Incorrect). Comme si ce n’était pas l’information essentielle de l’article.
Je pose ça là.
On nous donne à bouffer l'extrême-droite à la petite cuillère, j'en peux plus.
Tu peux plus lire un livre, regarder un truc à la télé (c'est rhétorique, je ne regarde pas la télé ; disons : la radio) sans te retrouver potentiellement dans la situation d'apporter ton accord tacite à une personne d'extrême-droite, ou à l'un de ses soutiens, ce qui est pour moi exactement la même chose.
"Plutôt mentir effrontément (et faire la fausse égalité LFI = extrême-droite) que de me retrouver à défendre LFI", c'est la devise de trop de journalistes et personnalités politiques, et c'est une horreur.
Alors je mets les choses au point à titre personnel : je ne porte pas spécialement LFI dans mon cœur, je n'apprécie pas du tout leur façon de "jouer avec le feu" pour parler poliment (sur l'antisémitisme, sur le Hamas mouvement terroriste, mais pas que, cf. shaares précédent hein), Mélenchon, c'est l'incarnation -au sens littéral- de LFI. Pour le bien de son parti, et de la gauche en général, je suis convaincu qu'il faut qu'il parte. Il croit encore que capitaliser les sympathies et les haines sur sa seule personne est une tactique gagnante, je crois au contraire qu'il nous mène tous à la catastrophe à refuser de voir que trop de personnes (Cf. ci-dessus) se servent de lui comme d'un épouvantail, à tort ou à raison. A titre personnel, je conchie le quasi-culte de la personnalité de Meluche (mais faudrait aussi regarder comment ça se passe dans les autres parti...), et les purges de toutes celles et ceux qui ont "osées" s'opposer à lui, ses idées, ses positions, etc.
Sur l'antisémitisme réel ou supposé de Mélenchon (encore une fois, voir les épisodes précédents) là encore, je le redis : c'est intolérable de jouer avec le feu, jouer avec les sous-entendus, attiser la haine pour faire le buzz politique comme il le fait. C'est intolérable et dangereux. Mais pour autant, ni lui, ni son parti n'ont été condamné à de multiples reprises pour propos antisémites, incitation à la haine raciale, négation de crime contre l'humanité...
Ceci étant posé, malgré ses errements, LFI est le seul "vrai" parti de gauche. Le PS, c'est du centre-droit. Est-ce tous ces gens (le PS, LFI, les transfuges de LFI et toutes les micro-chapelles de la gauche des écolos jusqu'aux radicaux chaipasquoi) devraient s'entendre plutôt que de se foutre sur la gueule ? Oui.) Est-ce que leur connerie atavique va faire élire l'extrême-droite ? Peut-être. Mais dans tous les cas, je considère que c'est la signature de l'extrême-droite ou d'une droite malade que de faire ce genre de rapprochement "LFI ça vaut pas mieux que le RN, et eux au moins ils ne sont pas antisémites parce que c'est factuellement faux. A la limite, on pourrait presque s'en servir comme d'un symptôme avant-coureur : la personne qui tient ce genre de propos ne le sait pas encore, mais elle est contaminée, elle a déjà basculé.
"Le FN il a changé."
Non, il n'a pas.
Lu à l'instant dans la newsletter Chez POL du jour :
C'est une séquence de 3 minutes qui illustre parfaitement la dérive de la droite «républicaine» vers l'extrême droite. Le premier rôle y est tenu par Agnès Evren, brillamment secondée par un Pascal Praud qui lui donne la réplique avec le naturel qui fait son talent si unique, le tout évidemment sur la scène du plateau de CNEWS. La sénatrice et patronne de la fédé LR de Paris (la plus importante du parti de droite), aujourd'hui membre de l’équipe de campagne de Retailleau, a longtemps été identifiée comme une modérée à droite : elle fut entre autres proche de François Baroin, porte-parole de Nathalie Kosciusko-Morizet puis de Valérie Pécresse... Mais ses positions et propos se sont durcis au fil du temps, à l'unisson de son camp désespérément lancé à la poursuite du RN. Sur la chaîne bolloréenne hier, Praud commence donc par provoquer son invitée : «Si je vous pose une question pour [savoir] pour qui vous votez entre Mélenchon et Bardella, vous me répondrez pas, vous me direz ''je veux pas, gna gna gni, gna gna gna''. J'vous connais.» Ne faisant pas ce plaisir à l'ex-journaliste sportif, Evren prend au contraire une position très claire, tel le très conservateur François-Xavier Bellamy en 2024 : «Pour moi, le pire danger de ce pays, c'est Jean-Luc Mélenchon, qui est un parti de la haine, le parti racialiste, le parti communautariste, le parti antisémite. Et c'est évident qu'entre les 2, et comme beaucoup de Français, je peux voter Bardella. C'est une évidence !» Voilà qui suscite ce cri d'admiration du présentateur ultra-réac, ravi d'avoir obtenu cette décla : «Alors là je retire tout ce que j'ai dit ! […] Bravo pour votre sincérité.»
La sénatrice LR est encouragée par tout le plateau de la chaîne d'extrême droite, notamment Charlotte d'Ornellas, ex de Valeurs Actuelles aujourd'hui au JDD bollorisé. Cette dernière se désespère qu'on en soit «encore là», en France en 2026, à demander à des élus de choisir entre le RN et LFI, alors que la réponse est selon elle si évidente que la question ne se pose même pas. Evren approuve et se lâche encore un peu plus. Après avoir estimé que «toute la droite réunie» représente 70% des électeurs de ce pays (RN et LR confondus dans la même famille idéologique, donc), elle balance : «N'importe quel électeur de droite aujourd'hui, entre Mélenchon et Bardella, il vote Bardella ! C'est d'une telle évidence, faut arrêter de se mentir ! On a l'impression qu'on redécouvre la lune.» Ne tenant plus en place sur sa chaise devant un tel alignement avec ce que prône sa chaîne, Praud jubile : «Faites attention à vous madame Evren, faites très attention à ce que vous dites, vous êtes en train de vriller ! Chez LR, personne n'a dit ça quasiment.» Toujours sur sa lancée, l'élue parisienne conclut d'une tirade finale : «Y'a 11,5 millions d'électeurs qui ont voté pour le RN. Est-ce qu'il y a 11,5 millions de fachos et de racistes en France ? Non, je ne pense pas, je ne pense pas qu'il y ait un péril fasciste en France. Je pense juste qu'il y a des Français qui veulent plus de radicalité, qui en effet ne veulent pas d'eau tiède.» Ou comment l'une des principales cadres de droite valide de bout en bout la rhétorique et la stratégie de l'union avec l'extrême droite.
Quoi qu'il arrive, ne jamais voter LR. Ils sont définitivement perdus. LR = RN = FN = parti fondé par des SS (et dont la ligne politique n'a pas fondamentalement bougé depuis). (désolé, il fallait que je le rappelle)
Je vous rassure : je ne l'ai pas découvert aujourd'hui, mais cette tirade sans vergogne sur "l’évidence" du vote Bardella a quelque chose d'effrayant : dans leur tête, ils ont déjà gagné.
J'ai déjà partagé un article sur le même sujet, mais deux fois valent mieux qu'une, c'est trop grave.
Excuses forcées pour une ironie sur Éric Ciotti, indulgence pour des fake news visant LFI, recrutement de chroniqueurs issus de CNews : Franceinfo TV prend un virage éditorial droitier qui inquiète en interne. Journalistes et syndicats dénoncent une complaisance avec la droite et l’extrême droite, une course à l’audience et une imitation des médias privés. Ces pratiques mettent à mal les devoirs de neutralité, de professionnalisme et de rigueur propres au service public. Enquête et témoignages.
La cinquième ville de France est dirigée par l’extrême droite.
Moins d’un mois plus tard, la gêne est encore plus justifiée, après les révélations de Mediapart sur l’activité numérique de ce militant d’extrême droite. Le site a retrouvé des milliers de posts, notamment sur X, dans lesquels il multiplie les propos racistes et antisémites et nostalgiques du nazisme comme «On veut le fascisme», «Moi je soutiens Adolf, mais chacun son truc». Il trouvait aussi «très bien» que le RN ait été fondé par des Waffen SS. Ou encore sur l’Allemagne : «On les a trop culpabilisés d’avoir eu une excellente utilisation des réseaux ferrés.»
Quôa ? Quentin Deranque était un néonazi ? Mais qui aurait pu prédire ? (spoiler : à peu près tout le monde sauf vous bande de moules. Honneur sur tous les députés s'étant fait porter pâles ce jour là).
EDIT : l'article de Mediapart est accès libre, faites attention à vous si vous êtes émétophobes :
https://www.mediapart.fr/journal/france/120326/quentin-deranque-catholique-traditionaliste-la-ville-et-neonazi-en-ligne
"Je déposais le manteau de ma femme au vestiaire" is the new "C'est un salut romain"
C'est étonnant, n'est-ce pas, cette obsession de l'extrême-droite à surréagir à la moindre mention du nazisme.
Vu dans le Chez POL du jour : une proposition de loi transpartisane -et par les temps qui courent, c'est un miracle- va aboutir -2ème miracle- d'ici peu à l’inscription du consentement dans la loi.
Un accord vient d'être obtenu en Commission mixte paritaire (une réunion de députés et de sénateurs, pour se mettre d'accord sur un texte), qui a été votée par des représentant de tous les partis.
Tous, sauf le RN :
Après une adoption qui ne fait guère de doute à la chambre basse jeudi, le texte devrait être soumis aux sénateurs dès la semaine prochaine, le lundi 27 ou le mercredi 29 octobre. «Les espaces transpartisans sont rares ces temps-ci, donc on est contentes d'avoir réussi à faire aboutir ce travail», se félicite l'élue écologiste de Lyon. Deux députées se sont pourtant démarquées du collectif en CMP en votant contre la proposition de loi. Il s'agit des députées RN Pascale Bordes et Sylvie Josserand, qui n'ont pourtant «pas ouvert la bouche» et fourni «aucun argument» pour justifier cette opposition, relate Garin.
Questionnée par Chez Pol sur cette position inexplicable, Marine Le Pen nous a sèchement éconduits. Serait-ce parce que l'extrême droite est en lien étroit avec les réseaux masculinistes, dont la rhétorique est utilisée pour attirer de nouveaux adeptes sur internet ? «Ces derniers temps, leur stratégie consistait plutôt à s'afficher en défense des droits des femmes», relève Garin, même si un certain malaise avait émergé dans les troupes lepénistes au moment de l'inscription de l'IVG dans la Constitution. Il faut croire que le naturel est tenace.
Voilà. Pour celles et ceux qui en doutent encore, le RN n'est pas le parti des femmes. Ni des travailleurs. Ni des opprimés.
C'est un parti d'extrême-droite, avec des convictions d'extrême-droite (genre les femmes à la maison, le viol c'est pas vrai, tout ça).
Je te fais la version courte : pour Retailleau, ce qui empêche la fusion-acquisition du RN sur LR, c'est que le programme économique du RN est "trop à gauche".
Vous marrez pas.
Déjà parce que c'est tragique, ensuite parce qu'il a vraiment dit ça.
Donc c'est foutu Massu. Dans quelques jours on aura un Bardella premier ministre, ou un Retailleu avec des ministres RN.
Ou une dissolution, avec une victoire du RN à la clé.
Cette fois, c'est vraiment la merde.
Puisque j'en parlais à l'instant : un article de Street press sur la Coordination rurale, "un syndicat à l'extrême droite du monde agricole".
C'est marrant que le FN se sente visé quand quelqu'un parle d' « une nouvelle et inquiétante réapparition d’idées extrémistes. Ces idéologies brunes et nauséabondes trouvent dans l’autre, celui qui est différent, toutes les raisons de le rejeter et de lui imputer la responsabilité de malheurs souvent imaginaires », je croyais qu'ils avaient été dédiabolisés ?
La réaction du délégué départemental du Souvenir français est une honte absolue.
Merci Seb pour le partage.
Lu dans la newsletter Chez POL :
les députés LR votent 7 fois sur 10 comme leurs camarades lepénistes. Et seulement 6 fois sur 10 comme leurs alliés macronistes. Politico souligne même que 3 députés du groupe de Wauquiez - qui lui-même adopte 77% de positions similaires à l'extrême droite - votent 8 fois sur 10 comme le RN : François-Xavier Ceccoli, l’ancien ministre Patrick Hetzel et Anne-Laure Blin. Et dire qu'il y a un an, le front républicain anti-RN était le grand vainqueur des législatives.
Le FN convie le ban et l'arrière-ban des fachos européens à un grand raout dans le Loiret, aux frais de la princesse Europe :
On sent tout de même qu’il y a plus d’argent que d’ordinaire : c’est l’Europe qui paie, comme le rappelle au bas de l’écran, la phrase, contractuelle dans ce genre de manifestation : «patriots.eu [le PFE, ndlr] est partiellement financé par le Parlement européen et est le seul responsable de cet évènement.»
Ce qui n'empêche pas lesdits participants de comparer l'UE aux pires dictatures du monde :
Si chaque intervenant n’a pas manqué de comparer l’Union européenne aux pires dictatures du monde – ici, l’Union soviétique, là un «Empire» «totalitaire» – nul n’a semblé chagriné par la manne qui prend en charge le meeting et, en général, le train de vie des élus européens.
Florilège de saloperies énoncées par ces personnes (reprises dans une question au gouvernement de la députée du coin, et cité apr la newsletter Libé "Chez POL") :
Séance des questions au gouvernement, hier à l’Assemblée. 48h après un grand raout des extrêmes droites européennes, organisé par Le Pen dans le Loiret, la députée (Liot) du cru Constance de Pélichy souhaite faire réagir le gouvernement. Qu’a-t-il à dire après les propos du Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, qui parle de l’immigration en dénonçant «un échange organisé de populations pour remplacer le socle culturel de l’Europe», une reprise transparente de la théorie raciste du «grand remplacement» ? Et ceux de l’Estonien Martin Helme, pour qui «être un nationaliste français veut dire que la France est dans vos os et que les os de vos ancêtres sont en France» ? Ou ceux de l’Italien Matteo Salvini, qui s’en est pris en 2020 aux femmes étrangères recourant aux urgences médicales pour des avortements, en raison d’un «style de vie non civilisé» ? Quid des saillies de l’Espagnol Santiago Abascal contre le réchauffement climatique, «plus grande escroquerie de l’Histoire» ? Quant au Polonais Krzysztof Bosak, «plutôt sceptique» sur la démocratie…
[...]
Fait assez rare au Palais Bourbon pour être souligné, tous les députés, des Républicains (LR) à la gauche en passant par Horizons, le Modem et les macronistes, se lèvent alors et applaudissent longuement leur collègue.
C'est bien gentil, mais face à ces gens là, des applaudissements ne suffiront pas.
Le FN ("RN") est (toujours) un parti raciste, autoritaire, anti-immigration, anti-Europe, etc. (ce qui ne l'empêche pas de se gaver de l'argent de l'Europe). L'article a beau rappeler que tous les fachos d'Europe ne sont pas forcément d'accord entre eux (certains sont avant tout anti-immigration, d'autres sont surtout des extrémistes cathos ; certains sont contre l'immigration et pour le mariage pour tous -mais ça peut n'être qu'un argument électoral- quand d'autres rêvent d'un monde à la Poutine, sans homo, trans, etc. MAIS derrière ces contradictions (qui ne sont, je le rappelle, peut-être seulement apparentes), il y a un même fonds commun de rejet de (en vrac) la démocratie, la différence (toutes les différences, et ça me fait rire amèrement de voir une immigrée asiatique tenir le pire des discours raciste anti-arabe et anti-musulmans parce qu'elle, elle est intégrée... le jour où l'un de ces tarés sera élu, je voudrais bien voir comment elle lui expliquera qu'elle est d’origine étrangère, mais c'est pas pareil... Cf. l'immonde phrase citée plus haut : "être un nationaliste français veut dire que la France est dans vos os et que les os de vos ancêtres sont en France")...
Le FN est toujours aussi dangereux. La manœuvre de dédiabolisation n'a pas fonctionné. Ils n'arrivent même plus à dissimuler leur pourriture.
L’un des élus les plus radicaux du mouvement, Björn Höcke, président de la fédération de Thuringe, a encouragé les fonctionnaires de l’Office fédéral de protection de la Constitution de «chercher un nouveau job». «Vous passerez tous à la casserole comme les autres [lorsque l’AfD sera au pouvoir]», a-t-il déclaré sur X, avant d’effacer ce post révélateur des tendances fascistes du parti.
Terrifiant. Bienvenue en 1932.
Non content d'être devenus une presque dictature (c'est en cours) d'extrême-droite, les États-Unis veulent que le reste du monde devienne comme eux.
Après l'annulation du scrutin présidentiel et l'interdiction de se présenter du candidat d'extrême-droite, les roumains semblent avoir reportés tous leurs espoirs (gageons qu'ils seront malheureusement vite déçus) sur un autre candidats d'extrême-droite.
Les arguments des personnes interrogées dans l'article font froid dans le dos (ils parlent essentiellement du candidat interdit) : "il parle bien", "il nous a promis tel et tel truc", "il est comme nous", etc.
Si ça vous rappelle et Trump et le discours du FN, c'est absolument normal. C'est la même mécanique de discours dominant dans les médias + défiance envers la classe politique ("tous des voleurs") et envers l'Europe (qui a pourtant contribué à sortir le pays de la misère), aggravé ici par une nostalgie de l'époque de la dictature de Ceaucescu (en gros "on n'était pas libres mais on avait du travail").
Avant-hier la Hongrie, hier les USA, demain la Roumanie.
Après-demain la France.
La bascule est totale, générale, inarrêtable. Les peuples veulent-ils vraiment le retour de régime autoritaires ? Ou sommes-nous tous manipulés ?
Le ministre de l'intérieur veut dissoudre un mouvement anti-fasciste.
Pour Michael Sfard, le « virus » du totalitarisme sape les fondations de l’État d’Israël | Mediapart
Sa coalition [Nétanyahou ] possède trois composantes : le Likoud, les partis religieux ultraorthodoxes et l’extrême droite fasciste et raciste de Smotrich et Ben Gvir. Et chaque composante a ses intérêts, que le gouvernement doit servir. Le Likoud cherche à profiter de la situation pour placer ses hommes aux postes de pouvoir en contournant les mesures anticorruption et les dispositions contre le favoritisme politique.
[...]
Dans le livre que je viens de publier, j’invite le lecteur à un voyage jusqu’aux racines politiques, juridiques, morales et philosophiques de ce que je considère comme une mutation de l’ADN de la société israélienne. Une mutation qui n’a pas été dominante pendant des décennies. Et qui l’est désormais, disons depuis une décennie et demie.
J’essaie de comprendre où nous en sommes et ce qui s’est passé au sein de cette société, de ce pays, pour que cet État, qui devait être la patrie du peuple juif, devienne le régime sous lequel a été forgée la philosophie de la domination juive, le régime qui a imposé l’apartheid aux Palestiniens et qui veut soumettre à tout prix ceux qui le critiquent. Comment tout cela a-t-il commencé ? Et pourquoi ?
Et vous avez des réponses ?
Je suis remonté loin dans notre histoire et je crois être arrivé à une conviction. Le « Ground Zero » du sionisme tel que nous le connaissons aujourd’hui est l’Holocauste. C’est à ce moment que ce que devaient devenir ce pays et cet État s’est cristallisé. Et que remonte la face cachée, ténébreuse, d’Israël que nous affrontons aujourd’hui.
En fait, il existait plusieurs courants au sein du mouvement national juif. Certains de ces courants étaient authentiquement « inclusifs ». Au point d’imaginer que l’État du peuple juif pourrait héberger aussi les Arabes qui vivaient à l’époque en Palestine. C’est-à-dire les Palestiniens.
« J’ai étudié en Allemagne et je reviens toujours aux leçons allemandes », dit Mark Fortier en citant cette fois le juriste Franz Neumann et son livre Behemoth sur les structures de l’État national-socialiste. « Quand il décrit comment les nazis s’attaquent à l’appareil d’État, on comprend que la même chose se produit aux États-Unis avec l’entrepreneur Elon Musk embauché par Trump pour faire le même boulot. C’est l’idée du désordre et du chaos, encore une fois, cette volonté en action de détruire les règles politiques et juridiques normales. »
Idem pour les manipulations langagières et la dégradation du langage, comme sous les nazis il y a 100 ans. Donald Trump décrit les immigrants comme de la vermine dans un calque du langage du IIIe Reich.
[...]
« L’extrême droite ou la tentation autoritaire proposent une fuite en avant face à des problèmes réels », répond Mark Fortier. « Ça ne veut pas dire qu’à gauche les problèmes sont mieux analysés. Ce qui a changé surtout, c’est l’affaiblissement des institutions. L’enracinement social des démocraties s’est amenuisé. L’isolement, l’atomisation de la société s’amplifient. Les termites sociaux ne prospèrent que dans le bois vermoulu. »
Un dernier message politique avant de fermer boutique ? De façon inattendue, la chaîne C8, dans le giron du milliardaire catholique Vincent Bolloré, a diffusé vendredi 28 mars un film anti-avortement, avant de s'éteindre à minuit.
Histoire de bien faire comprendre d'où l'on parle, pour les derniers cons qui n'avaient pas compris.
Le jour où Cyril Hanouna a tenté de piéger "Arrêt sur images" - Par Robin Andraca | Arrêt sur images
De la même façon, Arrêt sur images ne "chie" ni sur Hanouna, ni sur personne. Nous travaillons, nous enquêtons, nous documentons la façon dont les médias couvrent au quotidien l’actualité, avec leurs biais, leurs insuffisances, leurs actionnaires, et cela nous ramène en effet souvent vers Cyril Hanouna, devenu ces derniers mois l’un des porte-voix les plus efficaces du RN. Il n’est pas le seul, mais il en est l’un des maillons les plus indiscutables, et nous ne cesserons de regarder ses émissions, et d'y apporter notre regard critique et journalistique, qu'elles soient diffusées prochainement au sein du groupe Canal, ou M6.
...en raison d'"un geste faisant référence à l'idéologie nazie", a-t-il affirmé dans un communiqué.
C'est pas juste parce qu'il est très content d'être là, alors ?
Dans la droite ligne du shaare précédent :
Combattons l'emprise des milliardaires d'extrêmes droites sur le monde de l'édition
Hygiène numérique (tiens, il faut que je me rajoute ce tag dans mon Shaarli) : bloquons Bolloré et ses sites de propagande d'extrême-droite.
Je viens d'essayer : Cnews est considéré comme un malware. Parfait.
Je ne sais plus chez qui j'ai vu ça, mais : MERCI.
EDIT : via SebSauvage, bien sûr.
Levez la main ceux qui ne sont pas étonnés.
Pourquoi des antisémites, parfois même des nostalgiques d’Hitler, soutiennent-ils Israël ? Cela paraît fou mais c’est très simple : l’extrême droite occidentale aime Israël pour la même raison qu’elle haïssait les juifs il y a 100 ans. L’antisémitisme européen voyait les juifs comme des «déracinés», des «cosmopolites», sans État dont suspects par nature, déloyaux et vus comme potentiellement révolutionnaires, donc impossibles à assimiler.
Netanyahou n’en est pas à son coup d’essai. En 2015, il déclarait déjà que «Hitler ne souhaitait pas exterminer les juifs», affirmant que les palestiniens seraient les vrais responsables de la Shoah. C’est évidemment complètement faux. Hitler, obsédé par la hiérarchie raciale, puisait son programme dans l’antisémitisme européen et avait annoncé ses projets exterminateurs bien avant la guerre. Mais en mentant ainsi, l’extrême droite israélienne déresponsabilise l’extrême droite européenne, elle l’absout de ses crimes.
Nazi sans prépuce. Merci Guillaume.
Quelques mois après l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle de 2002, l’essayiste Daniel Lindenberg s’inquiétait déjà de la dérive réactionnaire de nombre d’intellectuels dans son livre Le Rappel à l’ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires. Les réactions, timides, à côté de la plaque, voire clairement complaisantes à la mort de Jean-Marie Le Pen, pendant que ses idées les plus rances gagnent chaque jour davantage de terrain – comme en témoigne la récente visite de sa fille Marine Le Pen à Mayotte –, confirment, s’il le fallait encore, le triomphe de la lepénisation des esprits.
Ce lundi 4 novembre, l'album n'est plus proposé à la vente sur la plateforme américaine, détrôné par Cessez de vous faire avoir. Occupez-vous de votre épargne ! (De Taillac), de Charles Gave, président du think tank libéral et conservateur l'Institut des libertés, suivi d'un duo Fayard : Mémoricide de Philippe de Villiers et Ce que je cherche, d'un certain Jordan Bardella...
Allo Doc ? Toujours partant pour retourner au Far West ? j'en peux plus de cette époque.
Ex n° 1 des ventes : un album représentant des noirs de manière "caricaturale", "comme on le faisait dans les années 70", c'est à dire avec des faciès de singes. Mais c'est la faute du wokisme, on peut plus rien faire d'artistique, etc.
Suivants ou ex-aequo sur le podium :
- un type d'extrême-droite qui explique comment gruger les impôts
- un vieux d'extrême-droite
- un jeune d'extrême-droite
Marre. Marre, marre, marre, marre.
StreetPress a recensé plus de 320 sections locales ou groupuscules d'extrême droite extra-parlementaire actifs en France. Ils sont identitaires, royalistes, catholiques-intégristes, nationalistes-révolutionnaires ou confusionnistes, souvent violents et toujours radicaux. Nous avons enquêté sur eux.
La militante adepte du «grand remplacement» et antiféministe, ancienne porte-parole de Génération identitaire, groupuscule dissous en 2021, était lundi 26 août aux côtés de l’animateur sur le plateau de son émission radio sur Europe 1.
Sans commentaires.
Un mystérieux projet baptisé « Opération V » est apparu au début du mois de décembre 2023 sur Réseau libre, l’un des nombreux sites de la fachosphère française. Derrière ce nom qui semble tout droit sorti d’un film de James Bond, se cache un projet d’expéditions punitives sur le territoire français.
[...]
Impossible de vérifier l’existence réelle de ce Monsieur V., mais le lourd passif du Réseau libre à de quoi inquiéter.
Hébergé en Russie, le site serait administré par Joël Michel Sambuis. Impliqué dans plusieurs affaires judiciaires, il a fui la France à la fin des années 1990 à l’aide d’un faux passeport pour trouver refuge à Moscou, où il vivrait toujours. Au tournant des années 2.000, cet ingénieur en informatique est soupçonné d’être derrière SOS-Racailles, un site néonazi reprenant les codes de SOS Racisme pour dénoncer le racisme antiblanc et l’islamisation de la France. Un nom alors au cœur d’un vaste réseau de sites islamophobes et racistes, tous hébergés par la même entité, et dont la prose aurait inspiré Maxime Brunerie, auteur d’une tentative d’assassinat contre le président de la République Jacques Chirac le 14 juillet 2002.
Une semaine après avoir dressé une liste de 98 avocats à tuer, le site d'extrême droite Réseau Libre récidive dans un billet publié lundi 8 juillet et désigne cinq nouvelles cibles : quatre personnalités politiques de gauche, Alexis Corbière, Manuel Bompard, Ian Brossat, Rachel Keke, et Yassine Bouzrou, un avocat engagé contre les violences policières.
RSF victime d'une campagne de désinformation (avec faux sites, etc) émanant directement de sbires à la solde Bolloré. Ce type est de plus en plus terrifiant.
via des shaarlistes
Que ce soit via des images fixes ou des vidéos, les contenus ainsi générés ont tous servi à la promotion d’idées anti-Union européenne et anti-immigration.
Surtout, aucune des images répertoriées par AI Forensics n’était ouvertement signalée comme générée par IA par les partis en question (Le Monde relève de son côté la diffusion d’une vidéo pour laquelle Eric Zemmour précisait « c’est la première vidéo politique française entièrement réalisée avec l’IA »).
De même, contrairement à leurs conditions d’utilisation, aucune des plateformes sur lesquelles ces contenus ont été publiés n’ont su ajouter les étiquetages « généré par IA » théoriquement prévus.
via Seb
Dick Schoof, ancien chef du renseignement néerlandais, a prêté serment aujourd’hui en tant que nouveau Premier ministre des Pays-Bas, à la tête d’un gouvernement de coalition de droite et d’extrême droite.
Et pendant ce temps, aux pays-Bas...
EDIT : infos complémentaires :
Le PVV arrive en tête en obtenant 37 des 150 sièges de la chambre basse, mais devra former une coalition pour gouverner.
Il souhaite un contrôle strict de l’immigration et un référendum sur le maintien du pays dans l’UE.
Il estime que les politiques visant à lutter contre le réchauffement climatique sont des « inepties ».
Geert Wilders est le seul membre du PVV, ce qui lui permet « de contrôler personnellement les candidats sur les listes électorales du PVV et les élus mais aussi de ne rien révéler de son financement.
Toujours pour la transparence, les fachos...
Au contraire du Nouveau Front populaire, la « dynamique » du RN est célébrée par Pascal Praud, Cyril Hanouna et leurs obligés. En filigrane, l’inaction de François Hollande et d’Emmanuel Macron, qui avaient chacun fait la promesse de réformer l’autorité indépendante sans jamais la réaliser, est pointée. « Ni l’un ni l’autre n’ont pris le temps de remettre à plat les règles du régulateur. On risque de le payer très cher », cingle un ancien membre qualifié du collège de l’Arcom. « De toute façon, si le RN arrive au pouvoir, il n’y aura peut-être plus de régulateur dans trois semaines », souffle un haut fonctionnaire, très inquiet pour la survie de l’institution.
L'article évoque aussi, et c'est ça qui me fait le plus mal, "une couverture éditoriale souvent hostile [au Nouveau Front Populaire], y compris sur le service public".
Que les médias de Bolloré favorisent l'extrême-droite, je comprend, mais les autres ? Pourquoi ?
Tout est foutu.
C'est immonde.
Tant que j'y suis, regardez moi ça si c'est pas beau : au Parlement européen, l'extrême-droite (CRE, ID et "non inscrits" et "Autres", cache sexe assez commode pour dire "fachos indépendants") représente entre 160 et 205 élus (à cause des "Autres" qu'on sait pas où mettre), donc entre 22 et 29%.
MA-GNI-FI-QUE. Vraiment, continuez comme ça.
Autre enseignement important de cette projection, le renforcement des deux groupes d’extrême droite à prévoir. Du côté des Conservateurs et réformistes européens (CRE), la famille politique de la Première ministre italienne Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia), on observe une hausse importante des effectifs. 14 élus viendraient grossir le contingent eurosceptique, portant son nombre de parlementaires à 83, contre 69 à la fin de la mandature 2019-2024. Une augmentation qui ferait désormais du groupe CRE la troisième force politique de l’hémicycle.
Les nationalistes d’Identité et démocratie (ID), qui comptent dans leurs rangs les élus du Rassemblement national (RN) ou les Italiens de la Lega, glaneraient 9 sièges supplémentaires. Ce qui leur permettrait de passer de 49 à 58 eurodéputés.
Un renforcement de l’extrême droite qui s’observe également à travers la composition du groupe des non-inscrits, bien qu’il passe de 62 à 45 eurodéputés (-17). Tous les membres de ce groupe ne sont pas proches idéologiquement de l’extrême droite, mais on y retrouve notamment les 15 élus nationalistes allemands de l’AfD (récemment exclus du groupe ID), ou les 10 eurodéputés du Fidesz, le parti au pouvoir en Hongrie. Ces deux formations politiques pourraient d’ailleurs rejoindre l’un des deux groupes d’extrême droite ou tenter d’en former un troisième.
Le prochain Parlement européen recense ainsi plus de 160 représentants des courants nationalistes au sein de l’Union européenne. Et ce sans compter les 45 nouveaux élus que les services du Parlement européen classent encore dans une catégorie “Autres”, en raison du manque d’informations concernant les groupes politiques au sein desquels ils pourraient siéger prochainement.
Dans le contexte actuel, notre schéma va certainement évoluer dans les prochaines semaines : en voici néanmoins une version actualisée, la dernière publiée sur le site ayant plus d’un an maintenant.
Tu parles, Charles qu'elle va évoluer la carte !
Personnellement, et ce n'est pas du tout une critique, on peut pas mettre tous les affreux du monde sur une seule image, je neote un point aveugle et un oubli.
- le point aveugle, c'est la macronie. On a suffisamment documenté à quel point ce régime avait glissé vers l'extrême-droite, il faudrait caser quelque part les "illibéraux", "ceux qui se disent républicains mais appliquent le programme de l'extrême-droite".
- l'oubli, c'est Europe 1, qui n'a pourtant pas démérité aux côté du JDD et de CNEWS.
via Seb qui a utilement rappelé l'existence de cette carte.
A noter qu'il existe aussi une carte des fachos chauds près de chez vous (clic droit => ouvrir l'image dans un nouvel onglet pour la voir en grand)
La division Martel est un groupe de très jeunes néonazis parisiens, fans de combats, du Gud et d’Hitler. Grâce aux FafLeaks, plus de 2000 vidéos, audios et SMS inédits, on vous raconte le quotidien des lycéens néonazis entre ratonnades et Parcoursup.
Antisémites, identitaires, catho tradi’ au RN de Marine Le Pen on trouve encore toutes les familles les plus radicales de l’extrême droite. Et c’est sans compter ceux qui la soutiennent de l’extérieur. Revue des troupes.
L'extrême-droite, on n'a jamais essayé, vraiment ?
... la liste des exemples est longue.
via Seb
Marc Endeweld est journaliste d’investigation et auteur d’un livre sur Macron intitulé «Le Grand manipulateur». Il était invité ce samedi 22 juin dans l’excellente émission «Au Poste» de David Dufresne.
Le journaliste y livre des éléments méconnus sur le vrai visage de Macron. Notamment sur son racisme et ses accointances avec l’extrême droite. Par exemple une scène où le couple Macron reçoit Marine Le Pen «et que Brigitte l’embrasse comme une amie de la famille, à son grand étonnement», ou quand Macron choque ses propres conseillers en utilisant le concept néo-nazi de «grand remplacement», ou encore quand il étonne un éditorialiste d’extrême droite en utilisant des insultes racistes pour désigner les maghrébins.
via Bronco http://warriordudimanche.net/article2012/et-au-milieu-coulen-une-river-pour-le-moment-5