Les chiffres en témoignent, vous avez été au rendez-vous : la diffusion a progressé de 60 %, les abonnements numériques ont bondi de 444 % pour atteindre 110 000 abonnés, et l’audience numérique a doublé pour atteindre 40 millions de visites mensuelles. Vous êtes 13 millions à nous lire chaque mois, en ligne ou sur papier.
Hey, pas mal.
C’est un monument de la presse américaine qui est en train de s’écrouler à vitesse accélérée. Le Washington Post, resté longtemps l’incarnation parfaite du «quatrième pouvoir», à l’origine du scandale du Watergate et des Pentagon Papers, est en train d’être saigné. Ce mercredi 4 février, la direction a annoncé que des centaines de journalistes commençaient à être licenciés, environ 300 sur un total de 800 croit savoir le New York Times
Quelle tristesse, et quelle scandale, encore. Car si le propriétaire, Jeff Bezos, fait ça, ce n'est pas uniquement pour des motifs économiques (ce qui serait déjà scandaleux puisque c'est depuis sont rachat que le journal va mal), mais c'est d'abord et avant tout pour faire plaisir à Trump.
Je commence à comprendre pourquoi je lis de plus en plus que les USA ne se relèveront jamais de la présidence Trump : il ne restera plus qu'un champ de ruines.
EDIT : https://www.reddit.com/r/PoliticalHumor/comments/1qwqhra/democracy_dies_in_darkness/
A Dijon, les agriculteurs s'en étaient pris au Bien Public, au motif que le journal avait donné la parole à des personnes pas en accord avec leurs positions. Ici (l'article date du 06/01, je suis un peu retard), c'est le Midi libre qui est visé, pour avoir publié, tenez-vous bien, l'arrêté préfectoral qui interdisait la consommation ce certains coquillages contaminés.
Fascisation galopante.
Estimer qu’un journaliste qui a fait des révélations sur un parti politique est incapable de couvrir honnêtement (le mot «objectivité» est un mot piège en matière de journalisme) un évènement de cette organisation, c’est participer à la décrédibilisation de l’ensemble de la presse. Alors qu’une partie de la presse sous l’empire Bolloré subit justement une «déjournalisation» de ses pratiques, ce n’est vraiment pas le moment de briser la confiance envers ceux qui, à Libération et au Monde (entre autres), pratiquent un journalisme rigoureux.
Le fait que des journaux étiquetés à gauche enquêtent aussi sur des partis politiques et des personnalités de gauche prouvent bien leur professionnalisme et leur attachement à la vérité journalistiquement établie selon les règles de notre métier. Le simple fait que la décision de Jean-Luc Mélenchon ne semble souffrir en interne d’aucune contestation, n’ait d’ailleurs fait l’objet d’aucuns débats dont nous aurions pu avoir l’écho, valide, s’il en était besoin, l’enquête des deux auteurs de la Meute.
CQFD
Vous n'avez pas été sans le remarquer, car je vous sais père (et mère) spicasses, je poste beaucoup de liens du journal Libération depuis quelques jours.
Les plus spicasses d'entre les spicasses en auront fort logiquement déduit (ou induit ? je ne suis jamais sûr) que je me suis abonné.
Certes, mais abonné gratuitement, grâce à un jeu pour les 50 ans de Libé, où l'on pouvait gagner un an d'abonnement numérique gratuit.
La chance n'a rien à voir là dedans : c'est uniquement de la volonté les p'tits potes.
J'ai spammé le bousin jusqu'à ce que je gagne...
Mais c'est pour une bonne cause puisqu'il est désormais quasiment acquis que je m'abonnerai dans un an.
Le Point remplace ses correcteurs par l'IA et vire tout le monde.
Prochaine étape : virer les journalistes. Je ne plaisante même pas.
Deux pleines pages et une Une pour faire la pub de l'IA, "incontournable" sans qu'on sache bien pourquoi, et sans une seule mise en garde sur les dangers, bien réels, de cette technologie en plein essor. Aucune mention, dans le Parisien, de l'incompatibilité totale de l'IA avec la lutte contre le réchauffement climatique : l'intelligence artificielle détruit activement la planète et consomme tant de CO2 qu'elle a mené, en 2024, les géants du net à abandonner leurs objectifs de neutralité carbone. Aucune mention non plus, dans le Parisien, du fait que des centaines de spécialistes du sujet, y compris des ancien·nes salarié·es d'OpenAI et autres entreprises d'IA, ont signé une lettre ouverte dans le New York Times alertant sur le "risque existentiel pour l'humanité" que pose l'intelligence artificielle. La philosophe étatsunienne Shannon Vallor alerte également sur les dangers pour notre humanité, notre jugement moral et notre capacité à raisonner logiquement que pose l'habitude de se reposer sur l'IA pour penser et créer à notre place. Des dangers bien illustrés, inconsciemment, par cet article du Parisien, qui ressemble un peu trop à la prose de ChatGPT - et épouse en tout cas son optimisme fade et creux.
C'est un axiome qu'on peut lire dans les deux sens : l'IA rend cons, les cons aiment l'IA.
Nous avons une bonne nouvelle à vous partager : nous avons décidé de vous offrir un abonnement de trois mois à Mediapart.
En ces mois d’hiver politique et climatique, nous avons besoin de nous réchauffer et de nous retrouver, avec nos lectrices et nos lecteurs, autour des valeurs qui nous sont chères. La solidarité est l’une d’entre elles.
Il se trouve que Mediapart vient de recevoir, de manière tout à fait inattendue, un legs d’un de ses abonnés de la première heure. Il s’agit de Jacques Baynac, qui fut un écrivain, historien et scénariste, né en 1939, connu notamment pour ses positions libertaires et anti-négationnistes. Disparu cette année, il avait notamment oeuvré à démystifier l’histoire de la Révolution russe et à rendre hommage à la cohérence des engagements du résistant Jean Moulin.
Très touché·es par ce geste d’une incroyable générosité, nous avons choisi d’en faire profiter à notre tour celles et ceux d’entre vous qui nous lisez depuis longtemps, mais, qui, pour des raisons financières, ont dû interrompre à regret leur abonnement.
Le quotidien espagnol La Vanguardia, basé à Barcelone, a annoncé, jeudi 14 novembre, qu'il ne publierait plus de contenus sur X, devenu selon lui "un réseau de désinformation". La décision intervient au lendemain d'une annonce similaire du quotidien britannique The Guardian.
Voilà.
Une dizaine de journalistes ont-ils fait basculer les élections ? Depuis l’annonce des résultats du second tour des législatives, le travail des quelques rédactions ayant enquêté sur les candidats investis par le Rassemblement national (RN) apparaît comme l’un des ingrédients expliquant l’issue surprenante du scrutin. Au point que de nombreux observateurs attribuent en partie aux révélations conjointes de ces médias – ils ont montré que plus d’une centaine des candidats RN agissent ou parlent de façon raciste, homophobe, antisémite, pro-Poutine, conspirationniste... – les résultats plus faibles qu’attendus du Rassemblement national au second tour. Le constat est visiblement partagé au sein du RN : son directeur général, missionné après la dissolution pour fournir 577 candidatures ripolinées ou au-dessus de tout soupçon, a annoncé ce lundi 8 juillet sa démission. Un départ jusque-là « jamais évoqué avec la presse ni communiqué aux cadres du parti », précise Le Monde.
Au même moment, à Libération, à Streetpress ou à Mediapart, les journalistes spécialistes de l’extrême droite et leurs rédactions en chef ont arrêté de compter les mails, les tweets et les courriers de remerciements. Ils ont la reconnaissance d’une partie de la profession : on a par exemple interrogé Nicolas Berrod, journaliste au Parisien, auteur dimanche soir d’un thread listant les résultats obtenus par les candidats et candidates visés par les révélations de ses confrères et consoeurs. Après s’être plongé dans leur travail, il se dit « admiratif » devant le temps et les moyens consacrés à cette enquête et bien sûr devant les résultats obtenus.
Une presse qui fait son travail, c'est chouette quand même.
RSF victime d'une campagne de désinformation (avec faux sites, etc) émanant directement de sbires à la solde Bolloré. Ce type est de plus en plus terrifiant.
via des shaarlistes
Le groupe de transport maritime CMA CGM, dirigé par le Franco-Libanais Rodolphe Saadé, a annoncé aujourd’hui avoir « finalisé ce jour l’acquisition de 100 % du capital d’Altice Media », propriétaire de BFMTV et RMC
[...]
CMA CGM détient les médias La Provence, Corse-Matin, La Tribune ainsi que des participations dans M6 et Brut.
Cinq journalistes de France Télévisions ont été «mis en retrait» pour avoir pris position contre l’extrême droite. Il y a quelques jours, une tribune, qui avait été signée par plus de 80 médias, appelait à défendre la liberté de la presse face aux menaces du Rassemblement National. S’inquiéter du manque de pluralité en cas de régime autoritaire : cela parait logique de la part de journalistes, pensez-vous.
Pas pour France Télévision. Les 5 journalistes, membres de la société des journalistes (SDJ), sont désormais interdits de couvrir les élections législatives. Une décision justifiée par la direction comme une mesure de «prévention des conflits d’intérêts».
Le quotidien avait affiché sur sa une en date de jeudi, après la visite d'Emmanuel Macron, une photo avec la citation : "Il est parti et nous, on est toujours là." [NB : le "nous" étant les dealers]Un traitement éditorial qui a déplu en "haut lieu", selon les syndicats du quotidien.
J'en aurais des trucs à dire... mais pas le courage.
Eh oui... nous sommes dans un monde où tout doit être en permanence remis en question. Intellectuellement stimulant, mais crevant à la longue.
Ceci étant, cette Une est intéressante : fake news, vraie conséquences. L'image est peut-être fausse, mais la réalité qu'elle recouvre est vraie.
A ce titre, je trouve l'explication de Libé assez juste :
Directeur de la publication de Libération, Dov Alfon fait cette réponse : «Beaucoup des pancartes brandies dans les manifestations du 17 octobre étaient en effet générées par IA, qui devient ces derniers mois le socle artistique de protestations, comme auparavant l’étaient des pantins, poupées ou squelettes. Cette photo de l’agence Associated Press représente justement «le spectre de l’embrasement», notre titre sur cette une (spectre : «apparition fantastique, généralement effrayante, d’un mort ou d’un esprit ; image effrayante, sinistre, aux contours irréels»). Le centre de la photo est le manifestant en colère, pour qui la vérité importe peu.»
Pantin, dessin ou fausse photo : ce ne sont que les symboles pour afficher une colère bien réelle. Je vais aller voir si André Gunthert en parle, tiens.
Allez, un p'tit coup de "X" avant d'aller manger (c'est toujours mieux dans ce sens, sinon ça fait vomir).
Interrogé sur la journaliste de Disclose placée en gàv après avoir vu son domicile perquisitionné, le porte-parole n'a rien à dire, soi-disant parce que ce n'est pas le bon contexte, mais si on l'invite [ici : chez Médiapart], il voudra bien répondre. On parie qu'il n'aura jamais le temps de s'y rendre, ou alors qu'il servira une langue de bois tellement rapeuse qu'elle fera des copeaux ?
Et en plus, il ment au sujet de la perquisition à Médiapart.
C’est parfait, changez rien surtout.
Une perquisition a été menée, mardi 19 septembre, au domicile personnel d’Ariane Lavrilleux, journaliste de Disclose et co-autrice de la série d’enquêtes « Egypt Papers ». Accompagnés d’un juge d’instruction, des policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont placé la journaliste en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour compromission du secret de la défense nationale [...] L’objectif de ce nouvel épisode d’intimidation inadmissible à l’égard des journalistes de Disclose est clair : identifier nos sources ayant permis de révéler l’opération militaire Sirli, en Égypte. En novembre 2021, Disclose s’appuyait sur plusieurs centaines de documents « confidentiel-défense » pour documenter une campagne d’exécutions arbitraires orchestrée par la dictature égyptienne du maréchal Al-Sissi, avec la complicité de l’État français.
Une journaliste travaillant pour le site d’information Made in Marseille a été victime d’une « agression physique (…) de la part d’un CRS » en marge de la visite du président de la République dans la cité phocéenne [...] « Ce contrôle injustifié a dégénéré lorsque l’agent a trouvé sa carte de presse lors d’un contrôle d’identité, puis l’a étranglée alors qu’elle tentait de téléphoner à notre rédactrice en chef pour nous alerter sur la situation », poursuit le communiqué, qui évoque également des « insultes misogynes » et des « propos dégradants tenus par l’agent » à l’égard de la journaliste.
« La mesure diligentée le 4 février 2019, écrit le tribunal de Nanterre, qui n’a pas produit d’effets à raison du refus de la société Mediapart, doit être qualifiée de perquisition. […] La mesure, grave en elle-même pour tout organe de presse, ne tendait pas à la seule obtention des enregistrements, le cas échéant en copie, mais à la vérification de leur authenticité et des modalités de leur captation, investigations qui impliquaient nécessairement un accès au support et à ses éventuelles métadonnées qui sont de nature à permettre, directement ou non, l’identification de la source. […] Cette démarche constituait donc une ingérence dans la liberté d’expression exercée par la société Mediapart, d’autant plus sérieuse qu’un risque d’atteinte au secret des sources ne peut se concevoir que dans des circonstances exceptionnelles. […] Cette ingérence […] n’a aucune base légale prouvée, ce qui emporte en soi sa disproportion et exclut toute justification de l’atteinte, de ce seul fait grave. […] En conséquence, la perquisition litigieuse n’était ni nécessaire dans une société démocratique ni proportionnée à l’objectif poursuivi. »
J'avais loupé ça.
Je pense que c'est le bon moment pour le ressortir.
Le groupe réclamait près d’un million d’euros aux rédacteurs en chef d’Epsiloon et à son éditeur pour «diffamation», «concurrence déloyale» et «parasitisme». Le tribunal judiciaire de Nanterre l'a débouté «de l’ensemble de ses demandes»
YES !
Inutile de revenir sur les partis pris et les obsessions (extrême) droitières de Sonia Mabrouk, son militantisme échevelé sous couvert de journalisme, ses entretiens « deux poids, deux mesures »... tout cela est bien connu – en tout cas, nous l’avons déjà clairement établi. Alors pourquoi revenir sur le nouvel épisode de cette déplorable série ? Parce que Mme Mabrouk persiste, récidive et aggrave périodiquement son cas, sans que ces pratiques (qu’elle partage avec d’autres au sein des médias dominants) soient dénoncées comme elles le méritent.
Ce 19 janvier, Marine Tondelier n’est pas invitée pour livrer son regard sur l’actualité sociale – l’un des mouvements sociaux les plus puissants des trente dernières années contre une réforme gouvernementale –, ni pour expliquer ses arguments contre le projet qu’elle combat, et encore moins pour évoquer ses contrepropositions. Jamais d’ailleurs on ne lui demande son « avis » sur quoi que ce soit (sinon sur des « menaces » contre des élus et des violences... potentielles !) L’interview n’est qu’un long réquisitoire, qui réussit le tour de force de réunir toutes les figures imposées du genre et de battre des records dans presque toutes les catégories : morgue, mépris, injonctions, insinuations, mauvaise foi et attaques ad hominem... Tout y passe, au cours d’un interrogatoire au plan aisément repérable, préparé autour de quatre questions-accusations, inlassablement répétées ou (à peine) reformulées, qu’on peut résumer ainsi :
- Est-ce que vous assumez d’être une « zadiste » antidémocratique ?
- Est-ce que vous condamnez les menaces sur des élus ?
- Est-ce que vous condamnerez les violences des manifestants ?
- Est-ce que vous n’avez pas honte de critiquer les milliardaires ?
[...]
Que Sonia Mabrouk laisse libre cours à ses préjugés et partis pris politiques, sans limite ni complexe, sur une radio rachetée et reprise en main par Vincent Bolloré, c’est après tout dans la logique des choses. En revanche, une question ne manque pas de se poser : combien d’interrogatoires, d’attaques, de sommations et d’humiliations les responsables d’une gauche qui prétend remettre en cause l’ordre social devront-ils essuyer face aux Sonia Mabrouk et consorts pour se décider à questionner, collectivement, ce genre de « journalisme » – et le rapport qu’ils doivent entretenir avec lui ?
Un rappel.
MàJ au 20/12/2022.
Plusieurs chercheurs regrettent auprès d'ASI que l'Inria ait préféré dépenser de l'argent public pour un tel sondage, à la valeur scientifique nulle selon eux, plutôt, par exemple, qu'une enquête réellement scientifique, menée avec des sociologues, afin de faire avancer la connaissance sur le rapport des Français au numérique. "Dans une période où les budgets sont contraints, où on a parfois même du mal à pouvoir embaucher des doctorants ou d'autres personnels pour mener à bien les recherches, c'est un peu problématique", fait remarquer à Arrêt sur images un·e délégué·e syndical·e. Mais c'est en réalité tout le plan de communication qui a été vivement débattu, notamment sur une liste de discussions interne à l'Inria. "Les bons journaux sont ceux susceptibles de reprendre la communication de l'institut, et les mauvais journaux sont ceux qui sont susceptibles d'aller gratter. C'est en contradiction avec notre propre esprit critique. Ça ne peut que heurter la conscience d'un chercheur", explique un autre représentant syndical.
La comm', ça reste de la comm', et on ne va pas reprocher à une agence de comm' de faire son boulot, sentit-il un peu le caca.En revanche, l'emploi d'argent public pour ce genre d'exercice, dans un contexte de pénurie et de difficultés de recrutement DOIT être questionné, ainsi que la désignation de "méchants" médias (càd : ceux qui ne servent pas la soupe, nominativement cités dans le plan de comm : Le Canard enchaîné, Médiapart, Cash investigation et La Lettre A ; bref : un vrai gage de qualité).
Autre problème cité dans l'article : l'instrumentalisation de l'INRIA au service de la "startup nation" (et l'éventuelle mise au pas des voix discordantes).
Pour avoir enquêté sur les contrats passés entre l’armée et des entreprises privées, le cofondateur de Disclose et deux journalistes de Radio France sont convoqués par les services de renseignement intérieur français.
« Mediapart » finalement autorisé à publier une enquête sur Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne
Le site s’était vu interdire de publier une partie de son enquête par une ordonnance, qui a été annulée. Laurent Wauquiez, visé par une calomnie citée dans l’article, a annoncé porter plainte contre M. Perdriau.
Effet Streisand, nouvelle décision de justice, révélation d'une diffamation : le retour à l'envoyeur est saignant.
Si vous voulez suivre l'avenir des ex de Gamekult.
Il y a aussi un Google doc ici : https://docs.google.com/document/d/1IDCC8r92My9_CicghXkNr3of-j3WnHHSoPkoN2zEXCA/edit
A 16h, lundi, les membres de la rédaction de Gamekult qui avaient décidé de partir avec la clause de cession le 7 décembre ont appris qu’ils devaient quitter les lieux dans la soirée et ne plus revenir dans les locaux. «A l’américaine.» Sidération dans les rédactions voisines.
Putain, mais quelle saloperie.
Saisi par l’avocat de Gaël Perdriau, le président du tribunal judiciaire de Paris a fait injonction à Mediapart de ne pas publier de nouvelles révélations sur les pratiques politiques du maire de Saint-Étienne, après celles du chantage à la sextape. Cette censure préalable, décidée sans débat contradictoire, est une attaque sans précédent contre la liberté de la presse.
Plutôt que de devoir se plier au nouvel actionnaire, la rédaction de Gamekult préfère quitter le navire. Les journalistes du site spécialisé dans les jeux vidéo ont annoncé, jeudi 17 novembre à l’occasion d’un live sur Twitch, que la quasi-intégralité de la rédaction allait démissionner.
Oh putain, la boule dans le ventre.
via Seb
Voir aussi : https://twitter.com/nanark_/status/1593296841688367106
Hey @LCI et @DavidPujadas
nous les fans de #Fallout on est fière d'avoir un goodie encore plus collector car "vu à la télé" !
Pour compléter l'information, la mini nuke se lance avec un Fatman développé en 2076 !
Ah, les cons. Et vous voulez qu'on vous prenne au sérieux ?
EDIT : via Seb ! Je ne me souvenais plus d'où j'avais piqué cette info.
Je viens de découvrir ce petit site qui recense les articles parus dans CanardPC, avec la possibilité de trier par titre, par note, testeur ou genre. Et tout ça est fait par un mec tout seul dans son garage. Respect.
A propos de Reworld :
Toutes les sources que nous avons interrogées décrivent le même processus de reprise en main. Dès que Reworld s'installe entre les murs d'un magazine, les titulaires d'une carte de presse sont d'abord fortement incités à quitter l'entreprise. A «prendre la clause», comme on dit dans la profession, en vertu du dispositif permettant de démissionner avec des indemnités après un changement d'actionnaire. «On m'a fait comprendre qu'il fallait faire partir les gens, les pousser dehors. Ils ne cherchent pas des personnes ayant un style ou un point de vue», raconte un ancien responsable. Un autre confirme : «Ma première mission a été de convaincre un maximum d'employés de s'en aller. Je l'ai assumée. Les gens partaient dignement, avec un bon chèque.» L'objectif inavoué est de remplacer les journalistes porteurs de l'histoire et de l'esprit des titres par de jeunes arrivants «web-compatibles», moins nombreux, mal payés (voire stagiaires) mais dociles, trop heureux d'avoir un job dans un secteur bouché. Leurs fiches de poste les désignent comme «chargés de contenus». Peu à peu vidées des reporters, maquettistes, éditeurs et iconographes, les rédactions façon Reworld doivent tourner avec une poignée de salariés permanents, souvent moins d'une dizaine. Le serrage des coûts fixes, qui fait grossir les marges, est au cœur de la stratégie de Reworld, cotée en Bourse. Et les principaux cadres de la boîte, à qui sont distribuées des actions gratuites, sont récompensés de leur loyauté.
Bon. Les numériques et Gamekult, c'est mort, va falloir faire notre deuil.
Comme c’est la triste règle en pareilles circonstances, ce sont les derniers arrivés qui partent les premiers : Ellen Replay, Oni et Sylvester Standalone vont perdre leur boulot. Aucun d’entre eux ne l’a mérité, ce sont d’excellents journalistes et des compagnons de rédaction comme on en trouve peu. Cette situation est parfaitement injuste.
:-( :-( :-(
Il quitte la presse, la cinquième raison va vous surprendre !!! | by Pipomantis | Jan, 2022 | Medium
C'est triste à titre personnel, et le constat qu'il fait sur l'état de la profession (pressurisés, sous-payés et méprisés, voire harcelés par une partie des lecteurs) est inquiétant.
Voir aussi :
http://www.editionsamsterdam.fr/batonner/
https://www.appeldulivre.fr/product/809163/hier-journalistes-ils-ont-quitte-la-profession
https://www.franceculture.fr/medias/desenchantes-des-journalistes-quittent-le-metier
Quand Le Point raconte n'imp' sur les 30km/h en ville (aka "ça va polluer plus"), il se fait taper sur les doigts par le Conseil de déontologie. C'est bien, mais ses lecteurs ne le sauront jamais.
Il est regrettable que ces précisions rectifiant l’article incriminé n’aient pas été portées à la connaissance des lecteurs du site du Point.
Médias libres, indépendants, alternatifs… Pas facile de s’y retrouver ! Pour cette carte, nous avons adopté l’expression « presse pas pareille » lancée par le journal Le Ravi, basé à Marseille, pour définir des journaux non inféodés aux pouvoirs politiques et économiques. Parce qu’il fallait bien choisir, nous avons sélectionné les médias répondant grosso modo aux critères suivants :
- ils produisent essentiellement du contenu écrit, sur papier ou en ligne.
- ils n’appartiennent à aucun groupe industriel, financier, ni à aucun mouvement politique, syndical ou religieux.
- ils sont détenus par leurs salarié·es, leurs lecteurs et/ou une association.
- professionnels ou bénévoles, ils mènent une véritable démarche d’information, sans se cantonner à l’expression d’opinions.
- ils sont favorables à une société plus juste et solidaire, sans exclure aucune catégorie de personnes.
- la publicité n’occupe pas plus de 10 % de leurs pages.
Je précise, bien que considérant que cela va de soi, qu'il ne s'agit pas de presse "alternative" de "réinformation" ou autre délire complotiste, mais de vrais journaux, plus ou moins gros, plus ou moins connus, avec des tendances politiques plus ou moins marquées, mais répondant tous au "cahier des charges" ci-dessus.
... en tout cas j'espère, je ne les ai pas vérifiés un par un, même si j'en connais quelques uns. Restez tout de même prudents, "l'aternatif" restant à ce jour le meilleur cheval deTroie des fachos (Cf. ce shaare de... 2015, OMG : https://www.sammyfisherjr.net/Shaarli/index.php?ujQ5cg)
Parmi les plus connus : Le Canard enchaîné, Politis, Revue XXI, La revue dessinée, Basta, Alternatives économiques, Les jours, Mediapart, Le Monde diplomatique, Arrêt sur image, Reporterre (bien que j'émette quelques sérieux bémols sur celui-ci, Cf. : https://sammyfisherjr.net/Shaarli/?LzkRgQ) et Le Média, pour qui je nourris quelques doutes aussi.
D'autres déjà croisés, notamment dans les Shaarlis : La rotative, Dijoncter, CQFD...
INFO LE POINT : Laurence Pieau (ex-@Closer) sera la directrice de la rédaction de @ParisMatch , tandis que Tugdual Denis (actuel Dir adjoint de @Valeurs ) prend celle du @leJDD Des remous et mouvements vont sûrement avoir lieu en interne @LePoint
Paris Match (qui a été un grand magazine de reportage... autrefois) va être dirigée par l'ancienne rédacchef d'un magazine pipole-poubelle, et Le JDD par celui d'un torchon d'extrême-droite. Qu'est ce qui pourrait mal se passer ?
Dans ce court documentaire produit par Reporters sans frontières (RSF), 11 journalistes témoignent des méthodes utilisées par l’homme d’affaires Vincent Bolloré lorsqu’il prend le contrôle d’un média ou lorsque des journalistes enquêtent sur ses activités industrielles. Ces pratiques représentent un véritable danger pour la liberté de la presse, mais aussi pour la démocratie.
On reparle de Europe 1, désormais radio favorite de la fachosphère ?
Vraiment ? Sans blagues ?
Je viens de tomber là-dessus : une veille mise en place par un syndicat affilié à la CGT pour, je cite, "apporter un regard syndical sur l’actualité et alimenter l’esprit critique et la prise de recul sur l’actualité pour renforcer la démocratie dans les entreprises et administrations, et en dehors".
Je recopie une partie du "à propos" ci-dessous, qui explique plutôt bien la démarche :
#Un regard syndical sur l’actualité
Entre la concentration monopolistique des médias, d’une part, et la montée en puissance des phénomènes de bulles internet avec leur lot de « fake news » d’autre part, nous, Ugict, CGT des Ingés Cadres & Techs, avons besoin d’y voir plus clair dans l’actualité qui nous concerne.
Nos catégories de salarié.es sont hyper-connectés et souffrent parfois d’une infobésité qui obscurcit le champ de vision. Tout en cumulant de nombreuses responsabilités professionnelles, associatives, syndicales, et familiales, ces salarié·es qualifiée·s ne voient pas toujours quelles pourraient être les perspectives de progrès ou même les évolutions du monde qui les entoure. Nos baromètres annuels sur l’encadrement et notre enquete sur “Le travail sous épidémie” montrent bien cette perte ou absence de repères.
Avec syndicoop.info, nous souhaitons apporter un regard syndical sur l’actualité et alimenter l’esprit critique et la prise de recul sur l’actualité pour renforcer la démocratie dans les entreprises et administrations, et en dehors. Car malgré l’abstention aux élections et, parfois, la démobilisation au travail, il existe une forte demande de participation démocratique, à la fois au travail et dans la cité.
Comme nous le disons souvent, Rien n’est écrit d’avance. Face aux partisans de la technocratie institutionnelle, du management coercitif, ou du secret des affaires par exemple, l’information est une composante importante du rapport de force.
#Y voir plus clair
Pas vraiment. Les ICTAM accordent encore un certain crédit aux médias dits traditionnels et croient en l’éthique professionnelle des journalistes, même s’ils ne sont pas dupes sur les enjeux d’une presse libre, notamment d’un point de vue financier ou démocratique. Nous allons simplement – et modestement – contribuer à faire le tri dans cette masse d’information.
Nous voyons d’ailleurs la fragmentation des audiences comme une bonne chose, un signe de vitalité et de diversité des opinions, même si cette donne n’est pas sans poser d’importants défis en termes de modèles économiques, de positionnement ou d’usages.
Nous faisons donc le choix de nous doter de nos propres moyens de production et de synthèse collective de l’information. Il s’agit bien de créer un média social, grâce aux micro-expertises de responsables syndicaux et aux remontées de terrain. Nous souhaitons également valoriser au mieux la presse syndicale, dont notre journal Options et la NVO, journal de la CGT.
En somme, nous voulons donner des points de repères fiables, comme en témoigne d’ailleurs notre signature « la référence syndicale ».
Reporters sans frontières (RSF) démontre que, sans le contrôle et la censure imposés par les autorités, les médias chinois auraient informé bien plus tôt le public de la gravité de l’épidémie de coronavirus, épargnant des milliers de vies et évitant peut-être la pandémie.
A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la cybercensure, le 12 mars, Reporters sans frontières (RSF) dévoile une liste de 20 Prédateurs numériques de la liberté de la presse en 2020. En traquant les journalistes, ces entreprises, organismes et administrations mettent en péril notre capacité à nous informer.
D'après une source police, le journaliste @RemyBuisine a été interpellé à cause de son masque à gaz, qui est assimilable...à un port d'arme. Il a été emmené au commissariat (pas de GAV a priori). Rappelons qu'il porte ce masque pour faire son métier. Et que ce n'est pas un délit.
Que disait le lien ("Les symptômes d'un état fasciste")reposté par Seb ce matin ?
Des médias de masse complètement sous contrôle – Le régime fasciste contrôle directement les médias ou il crée des lois qui musèlent les médias. L’une des tactiques étant de mettre des sympathisants et radicaux du régime dans les postes-clés des médias de masse. La censure est systématique, notamment en temps de crise ou de guerre.
En clair : il y a les "bons" médias qui portent la parole du gouvernement... et il y a les autres, qui donnent à voir les choses telles qu'elles sont.
Les dernières journées de mobilisation contre la réforme des retraites ont été marquées par un niveau inégalé de violence contre les journalistes. A l’aube d’une nouvelle journée de manifestation, Reporters sans frontières (RSF) exhorte le ministère de l’Intérieur à adresser des consignes fortes à l’attention des forces de l’ordre, les enjoignant à respecter le travail des journalistes.
Si tu croyais que ton statut de journaliste te protégeait, ben t'avais tort.
Ah, les fameux "camions fous", ce drame bien connus des routiers qui ont, des années durant, donnés des farines animales à leurs camions... Hé, ho, jusqu'à preuve du contraire, ce ne sont pas les camions ou les voitures qui sont fous ou foules, mais ceux qui les conduisent ; la preuve :
Les autorités ne veulent pour l'instant pas communiquer sur les circonstances de l'incident. Mais, selon plusieurs témoins, une course-poursuite entre le conducteur du camion et les forces de l'ordre en serait à l'origine.
Je continue de vider ma boite Gmail, je retombe sur ça. Old, mais toujours d'actualité.
Plantu est une sorte de Robert Ménard du dessin de presse
« Quand le gouvernement vous cache la vérité, qu’est-ce qu’il vous cache ? ». Cette question s’affiche en « une » des journaux nationaux et régionaux d’Australie, lundi 21 octobre. Une phrase unique sur la première page de l’ensemble de la presse – parmi lesquels des titres aussi prestigieux que The Australian, The Sydney Morning Herald et l’Australian Financial Review – où tous les textes ont été sporadiquement rayés et recouverts d’encre noire.
Des publicités ont également été diffusées sur l’ensemble des chaînes de télévision, invitant les téléspectateurs à réfléchir à la question. Cette campagne pour le droit à l’information intervient après des descentes de la police fédérale, il y a quelques mois, chez la chaîne nationale ABC et au domicile d’une journaliste de News Corp, qui avaient publié deux informations embarrassantes pour le gouvernement.
Bouh le vilain gouvernement australien. Dites, on reparle de la loi française sur la protection du secret des affaires ?