Vous en faites ce que vous voulez mais voilà : des chercheurs ont bricolé un "slip intelligent" pour évaluer de façon plus précise le nombre de fois que l'être humain pète au cours d'une journée. La réponse est 32. Je pense qu'ils en ont loupé 10.
Du coup, référence obligatoire : Les Nuls - La mouche qui pète
Comment sabrer le budget de la recherche d'une main, déjà fort mal en point depuis des décennies, tout en invitant de l'autre les chercheurs américains prêt à quitter leur pays pour fuir la dictature trumpiste.
Mais attention : on n'invite que les chercheureuses qui ne vont pas à l'encontre des fixettes de nos abrutis d'extrême-droite : les études sur le genre, les minorités, le racisme ou la colonisation, on veut pas de ça chez nous.
https://www.liberation.fr/sciences/etudes-sur-le-genre-ou-les-minorites-ces-scientifiques-que-la-france-ne-veut-pas-sauver-du-trumpisme-20250505_Z5W5FGLJUFH6TCST76736OQ7YY/
Le Prix Nobel de physique va aux inventeurs de l'apprentissage automatique (les réseaux de neurones), dont Geoffrey Hinton, qui disait pas plus tard que l'an dernier (et il a coulé de l'eau sous les serveurs en surchauffe depuis) qu'il fallait tout arrêter parce que
l’information, l’éducation, la société et l’humanité tout entière sont en danger.
Je trouve que c'est une des plus belles illustrations de la démarche scientifique qu'il m'ait été donné de voir : hypothèse de départ => mise au point d'une expérience => infirmation de l'hypothèse, et peut-être découverte d'une nouvelle donnée scientifique. Bon, en l'espèce, le gars avait un retard de quelques millénaires, mais c'est pas grave, bel effort quand même.
EDIT (le temps de vérifier que je ne racontais pas de conneries) : à peu de choses près, c'est ce qui s'est passé entre 1887 (date de l'expérience) et 1905 (nouvelle théorie) avec la théorie de l'éther :
Il a longtemps été considéré comme vrai par les physiciens que toute onde a besoin d’un milieu dans lequel elle prend place. La lumière ne faisait pas exception, elle était par postulat une vibration de “l’éther luminifère”. Parce que la lumière peut se déplacer d’une étoile à une planète, donc l’univers devait être rempli d’éther. Le référentiel lié à l’éther constituait donc un référentiel privilégié pour observer les phénomènes dynamiques, car il garantissait une vitesse de la lumière identique dans toutes les directions.
En 1887, l’expérience de Michelson Morley teste une prédiction que donne la théorie de l’éther. Comme la Terre est en mouvement par rapport à l’éther, alors la mesure de la vitesse de la lumière par un appareil situé sur Terre doit être différente de valeur de la vitesse de la lumière dans l’éther. De plus cet écart mesuré selon x, y et z permettrait de déterminer la vitesse de la Terre par rapport à l’éther. Mais les résultats obtenus sont inattendus : à la précision de l’appareil près, la vitesse mesurée est toujours la même dans toutes les directions. Cette expérience met en doute l’existence de l’éther.
En 1905, Einstein propose la théorie de la relativité restreinte qui explique le résultat de l’expérience de Michelson Morley.
Sci-Hub, souvent décrit comme le PirateBay de la science, permet un accès gratuit à des millions d'articles de recherche normalement payants, défiant le modèle commercial des éditeurs scientifiques.
Créé par Alexandria Elbakyan, une développeuse originaire du Kazakhstan, le site se révèle être un outil incontournable pour une multitude d'étudiants et de chercheurs à travers le globe, particulièrement pour ceux qui n'ont pas les moyens de s'offrir les publications académiques souvent barricadées derrière des paywalls.
Alexandria Elbakyan soutient que les lois contre le savoir sont injustes et accuse les éditeurs d'être la véritable menace pour le progrès scientifique, mettant en avant la nécessité d'ouvrir la science aux pays moins développés.
Il est impossible de caler, tout simplement, le temps lunaire sur le temps terrestre, car sur la lune, le temps passe un peu plus rapidement que sur terre, en raison d’une gravité plus faible. Cela signifie que sur la lune, les montres et chronomètres prennent de façon très précise 58,7 microsecondes d’avance chaque jour, par rapport à nos horloges terrestres. Cela paraît infime comme ça, mais en s'accumulant, ce retard finit par poser problème, surtout quand il s’agit de paramétrer des engins spatiaux ou des satellites, qui nécessitent beaucoup de précisions pour réaliser leur mission.
Eh oui les jeunes, ça s'appelle la théorie de la relativité générale.
On a de super chercheurs, youpi !
Oh c'est marrant quand même, illes travaillent tous à l'étranger...
L’année 2016 a commencé par l’une des plus grandes découvertes astronomiques du XXIe siècle : il existe bien, comme l’avait prédit Einstein cent ans plus tôt, des «ondes gravitationnelles» se propageant dans l’univers. Des ondulations de l’espace-temps qui se déplacent à la vitesse de la lumière, comme des vaguelettes à la surface d’un plan d’eau. Depuis la première annonce fracassante de cette découverte, on a déjà détecté le passage d’une quinzaine de ces ondes gravitationnelles. Elles sont créées la plupart du temps par la collision de deux trous noirs, et parfois par le choc d’étoile à neutrons. Des astres très massifs et denses, capables de dégager une sacrée onde de choc quand ils se percutent…
Sept ans plus tard, la révolution des ondes gravitationnelles en astronomie entame son deuxième chapitre avec une nouvelle découverte majeure : outre les quelques ondes qu’on a détectées individuellement, et qui correspondent à des événements ponctuels de collision, on a maintenant «entendu» avec des radiotélescopes qu’un fond permanent de faibles ondes gravitationnelles baigne l’univers. Un fond diffus de perturbations qui troublent l’espace-temps, venant de trous noirs supermassifs qui tournent les uns autour des autres.
Au départ, ce n’est pas le sujet d’étude principal des trois radiotélescopes mobilisés – l’observatoire Green Bank et le Very Large Array aux Etats-Unis, ainsi que l’ancien télescope d’Arecibo à Porto Rico. Ces grandes antennes paraboliques écoutent avant tout les pulsars, ces cadavres d’étoiles très denses qui tournent sur eux-mêmes plusieurs centaines de fois par seconde, émettant des ondes radio comme des phares surexcités. Habituellement, ces ondes sont extrêmement régulières. On peut s’en servir comme des métronomes de l’espace, des horloges parfaitement réglées avec une précision de l’ordre de la nanoseconde. Oui, mais… Il faut compter avec les ondes gravitationnelles, qui déforment provisoirement l’espace-temps : il s’étire puis se remet en place. Au passage d’une onde gravitationnelle, la distance qui nous sépare d’un pulsar va donc être brièvement modifiée, et son tempo entendu depuis la Terre va vaciller. Une fois établi ce principe théorique, les astronomes de Nanograv ont pu guetter ces irrégularités chez 68 pulsars et les corréler entre elles. Comme s’ils surveillaient un réseau de 68 bouées dans la mer pour reconstituer le passage des vagues…
Fascinant.
Cette série de portraits théâtralisés retrace les parcours singuliers de huit #femmes scientifiques oubliées de l’#histoire ou peu reconnues, tapies dans l’ombre de leur mari, de leur frère ou de leur collègue...
A propos du prix Nobel d'Alain Aspect :
Son expérience, car on dit aujourd’hui "l’expérience d’Alain Aspect" comme on a dit jadis "l’expérience de Galilée", a résolu le problème resté jusque-là théorique, le montage de l’expérience proprement dite lui ayant quand même pris cinq ans. Respect. Et ce, par pure curiosité fondamentale, titillée par de premières démonstrations du physicien irlandais John Bell, selon qui une expérience pouvait être montée afin de mettre un point d’orgue au combat de titans susnommé ! Oui, il a su montrer que des photons - des quanta de lumière - peuvent être intriqués, autant dire qu’ils forment un tout, si bien que, même très éloignés, si l’on connaît l’état de l’un, on peut donner l’état de l’autre. On se réfèrera aux articles spécialisés pour en expliciter le détail technique. Ce qu’il faut saluer aujourd’hui, c’est la ténacité du chercheur face à un problème fondamental, quand de bons esprits alentour allaient disant que c’était sans intérêt et que, de toute façon, ça ne servirait à rien.
TIL : la panthère noire, en tant que race, n'existe pas ! Il s'agit, comme pour les chats noirs, les chevaux noirs etc. de mélanisme, qui est, comme son nom l'indique, l'inverse de l'albinisme :
Un individu est atteint de mélanisme lorsqu’il est plus sombre que le phénotype (ou apparence) habituel de son espèce. C’est l’inverse de l’albinisme, dont nous reparlerons une prochaine fois. Cette couleur noire ou foncée est due à une mutation, conduisant à une production anormalement élevée de mélanine.
1h d'entretien avec Kim Stanley Robinson :)
Cool, cool, cool, cool :)
via Riff
Imaginez que vous ayez la capacité de fusionner temporairement avec un autre individu et qu'à l'issue de cette expérience, vous ayez acquis toutes ses connaissances. Eh bien, chez les blobs, c'est possible ! Le blob, Physarum polycephalum pour les scientifiques, est un être composé d'une seule cellule, qui vit dans les sous-bois à l'état naturel et dans des boîtes de Pétri en laboratoire. Audrey Dussutour et David Vogel lui avaient déjà appris à passer outre des substances répulsives mais inoffensives (café, quinine ou sel) pour atteindre leur nourriture 1. À présent, ils montrent qu'un blob ayant appris à ignorer le sel peut transmettre son apprentissage à l'un de ses congénères, tout simplement en fusionnant avec lui !
Une réflexion intéressante sur la place des pseudo-science en bibliothèque.
Refuser d’accueillir des ouvrages pseudoscientifiques est-il une forme de censure ?
[...]
Les divers points de vue d’un débat scientifique ont leur place dans les bibliothèques, mais les thèses représentées doivent se baser sur des recherches et pas sur du charlatanisme ou autres messianismes. Nos bibliothèques n’ont pas à favoriser la diffusion de contenus pseudoscientifiques. Au contraire, nous devrions souligner leur manque de valeur scientifique jusqu’à preuve du contraire.
Le physicien s'est dit "étonné que nos opinions personnelles puissent entrer en contradiction et contester des choses que les scientifiques eux-mêmes ne savent pas. Ça me paraît être une forme de populisme scientifique qui invite à parler au delà de ce qu'on connaît. (...) Ne pas savoir c'est aussi admettre que la connaissance à une valeur".
Le scientifique a ensuite abordé l'épisode du professeur Raoult et de la chloroquine. "On n'hésite plus à dire qu'une chose est vraie dès lors qu'elle nous plait. (...) Ce n'est pas parce qu'on a envie qu'une chose soit vraie que c'est un argument pour qu'elle le soit davantage".
Étienne Klein a pour finir fait le parallèle avec Donald Trump qui selon lui "estime qu'il a un instinct qui lui permet de savoir ce qu'il en est d'à peu près tous les sujets. Je trouve ça dangereux. L'invocation systématique d'une sorte de bon sens contamine la science. Il y a un populisme scientifique qui me semble contredire l'essence même de la science", conclut-il
Paradoxe de Fermi.
Source : https://www.reddit.com/r/coolguides/comments/fy9965/the_fermi_paradox_guide/
Oui, la démarche scientifique c'est long et rarement spectaculaire. Oui, l'éthique peut sembler accessoire en temps de crise. Mais c'est la seule voie qui marche et qui nous garantie contre notre pire ennemi : nous même.
Le paradoxe de Fermi... et ce qu'il semble impliquer pour notre avenir.
En effet, faisons l’hypothèse que la vie émerge sur une fraction même très minime de ces milliards de planètes : les dimensions de notre galaxie (quelques dizaines de milliers d’années-lumière) laissent espérer, pour une civilisation comme la nôtre assez proche de la capacité d’explorer à une fraction appréciable de la vitesse de la lumière les systèmes environnants, une exploration d’une large part de la galaxie en un temps inférieur à 1 million d’années. Or ce temps n’est que le dix-millième environ de l’âge de notre galaxie, la Voie lactée, âgée d’environ 13 milliards d’années, ou de notre Univers, âgé de 14 milliards d’années environ. Il eût donc été fort probable que notre planète ait été visitée par plusieurs centaines d’espèces différentes d’extraterrestres, qui sont à ce jour remarquablement absentes.
[...]
Ainsi, sans une stratégie extrêmement précise et rigoureuse, il est infiniment probable que, telles des fourmis vivant sur un tas de salpêtre, nous grillions le jour où nous découvrons les allumettes, bien avant d’être parvenus à développer le voyage interstellaire. Car, si nous analysons notre histoire et ses violences répétées, quasi-permanentes, si nous regardons avec lucidité notre avidité à utiliser sans vergogne les ressources naturelles, dont beaucoup sont en ce moment même en voie d’épuisement, avec un horizon inférieur à quelques dizaines d’années, l’instabilité très forte apportée par la vie semble l’explication la plus probable au paradoxe de Fermi.
La prochaine fois que vous tournez sur vous-même, dites-vous que ce que vous ressentez au bout de vos doigts, c’est peut-être l’Univers entier qui vous parle. Vous n'avez pas envie d’essayer, là maintenant ?
Lisez le thread. Vous n'en serez probablement pas plus intelligent -personnellement, je me suis senti après lecture comme les protagonistes de l'effet Churten* : complétement déboussolé- mais ça vous aura fait rêver 5 minutes.
Un article en complément : https://www.liberation.fr/debats/2018/12/19/un-autre-univers-est-possible_1698792
(oui, il date d'un an, et alors ? C'est quoi un an à l'échelle de l'univers ?)
*Achievement unlocked : placer le titre d'une œuvre d'Ursula K. Le Guin dans votre conversation aujourd'hui.
Le temps cumulé passé sur des jeux peut être utilisé pour faire faire des calculs très complexes (à la manière dont Google a détourné le recaptcha pour que l'on transcrive les N° de maisons dans Google maps) : pliage de protéines ou calcul de la fonction d'onde [je sais plus quoi] quantique.
Au passage, je note que l'humanité a passé 9 milliards d'heures à jouer au solitaire, soit 1 million d'années et 6 millions d'années à jouer à WoW (sans faire avancer la science).
via des shaarlistes
Je m'enregistre ça là pour le retrouver si besoin. Déjà montré à mon fils (8 ans) pour lui faire prendre conscience d'à quel point l’espace c'est grand.
Le cerveau humain de base n’est pas armé pour avoir raison. On a plein d’intuitions qui sont fausses donc la science est la méthode qui est indispensable pour redresser les errements de la raison. Donc le cerveau de base conspire naturellement contre la méthode scientifique car la science est compliquée et demande beaucoup d’efforts. C’est même beaucoup, beaucoup d’efforts pour peu de résultats. Parce qu’il y a beaucoup de questions auxquelles on n’a pas répondu. Et comme le cerveau est un gros fainéant de base, il veut faire un minimum d’effort pour un maximum de résultat. La science c’est l’inverse, c’est très efficace, mais c’est très coûteux.
Donc notre flemme naturelle fait que l’on n’a pas envie de faire de la science, et notre curiosité, que la culture peut alimenter, est la meilleure arme que nous ayons, pour que les enfants en particulier, s’intéressent à ce qu’est la science, et en quoi est-ce bien. Et la science c’est cool, ce n’est pas que compliqué.
TIL : "CQFD" vient d'Euclide.
Mais en 2005 déjà, le chercheur russe Anatoli Serebrov avait quant à lui supposé que certains neutrons pouvaient passer dans un "monde-miroir" et devenir ainsi des "particules-miroir".
C'est cette théorie que cherchent à vérifier la physicienne Leah Broussard et son équipe. Le monde-miroir en question, s'il existait, à en croire les théories actuelles, aurait a priori ses propres lois physiques, certainement des atomes-miroirs, voire ses propres planètes-miroir.
C'est d'autant plus fascinant que c'est à peu près ce qu'il se passe dans un des romans d'Asimov : Les dieux eux-mêmes. A lire si vous ne l'avez pas encore fait.
A écouter. J'aime bien cette émission.
L’ingénieure Katie Bouman a contribué à la première photographie d’un trou noir, présentée le 10 avril 2019 par l’Event Horizon Telescope (EHT). Son travail, reconnu par de nombreux internautes et médias, lui a aussi valu d’attirer l’attention de personnes mal-intentionnées, qui se sont mises à la cyberharceler.
Il y a vraiment des hommes qui n'ont que de la merde dans le cigare, c'est ahurissant. :(
Le transfert de microbiote intestinal pour lutter contre les symptômes du trouble du spectre autistique, c'est assez génial. Et ça renvoie bien leurs théories dans la gueule à toutes celles et ceux qui ont pontifié sur :
- c'est la faute de la mère
- on n'a qu'à leur donner des psychotropes
- c'est la faute à la télévision
- etc.
via Seb
Tant qu'on est dans le sujet, lisez le bouquin de Giula Enders "Le charme discret de l'instestin", c'est vraiment génial :)
J'ai du mal à trouver ça enthousiasmant.
Non pas que ce ne soit pas important, mais je ne pense pas que quiconque d'un peu sérieux dans la communauté scientifique ait mis en cause l'existence des trous noirs : à quoi une photo flou d'un trou ressemblant à un beignet, aux couleurs probablement arbitraires, d'un événement qui était en train de se produire il y a plusieurs millions d'années (bin oui : si la lumière a mis 54 millions d'années pour nous parvenir... bref) serait-elle de nature à apporter une quelconque preuve supplémentaire que les calculs et les observations indirectes n'aient déjà fournis ?
EDIT : avec ce N° du xkcd, on comprend tout de suite beaucoup mieux de quoi il retourne :

Où sont les femmes dans les technologies et les sciences ? Dans l’ombre de leurs homologues masculins, pour nombre d’entre elles. À l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019, nous avons décidé de revenir sur le parcours d’inventrices éclipsées par l’Histoire, dont les exploits ont été notamment attribués à des hommes.
On parle d’effet Matilda pour désigner la manière dont la contribution de nombreuses femmes scientifiques a été minimisée, voir attribuée à des confrères masculins.
- Ada Lovelace : le premier programme informatique. Traduit et tais toi.
- Hedy Lamarr : le wifi. Soit belle et tais toi.
- Alice Ball : traitement contre la lèpre. T'es noire en plus.
- Grace Hopper : le premier compilateur. Silence soldat.
- Esther Ledeberg : génétique bactérienne. On a déjà donné 2 Nobel à Marie Curie, passe ton tour.
- Jocelyn Bell : le pulsar. Laisse parler le patron.
- Chien-Shiung Wu : physique des particules. Silence, corpuscule.
- Rosalind Franklin : structure de l'ADN. Double hélice, duo de connards, double fuck. Super combo.
- Lise Meitner : la fission nucléaire. Pas un truc de femme, on va donner le Nobel à un mec.
- Katherine Johnson : navigation astronomique. On va quand même pas dire que c'est une femme noire qui a envoyé nos vaillants boys dans la Lune.
via Seb
Eh oui, on peut mettre en place une vraie démarche scientifique avec hypothèses, expériences et vérifications juste avec 3 éponges (même s'il en faudrait une douzaine pour affiner les tests, si j'ai bien compris. C'est cher la science !)
Pour ma part, je suis d'accord avec l'une des commentatrices : j'ai toujours l'impression qu'il y a un produit dessus, quand j'ouvre un paquet neuf d'éponges, genre c'est humide, mais pas complétement.
Dans notre esprit, les notions de masse et de matière apparaissent solidaires, comme intriquées l’une à l’autre : nous ne parvenons pas à concevoir une chose matérielle qui serait sans masse, et nous peinons à imaginer une masse qui ne serait pas incarnée en choses matérielles plus ou moins petites. La masse semble être ainsi une propriété évidente et intrinsèque des objets matériels.
Or, ce que les physiciens savent désormais, grâce à la découverte du boson de Higgs qui avait été prévu dès 1964, c’est qu’au lieu d’être une propriété primitive des particules de matière dites «élémentaires», une caractéristique qu’elles porteraient «de par elles-mêmes», la masse apparaît plutôt comme n’étant qu’une propriété secondaire et indirecte résultant de l’interaction desdites particules avec… le vide quantique. Celui-ci contient un champ quantique emplissant tout l’espace, avec lequel ces particules élémentaires, qui sont en réalité sans masse, interagissent plus ou moins fortement, ce qui a pour effet d’«entraver» leurs mouvements en leur donnant une inertie, de la même façon que si elles avaient une masse.
La science. Y'a que ça de vrai.
Au laboratoire, avec mes collègues, nous nous intéressons aux gels, des matériaux qui sont principalement constitués d’eau, typiquement de l’ordre de 90% d’eau, et qui se comportent pourtant comme des solides élastiques. Ceci est rendu possible par l’ajout de très petites quantités de polymères qui vont pouvoir s’organiser sous la forme d’un réseau, un peu à l’image d’un filet de pêche tridimensionnel, avec des tailles de mailles de l’ordre 1/10 000 mm. Nous explorons de nouveaux designs moléculaires et développons des stratégies de renforcement mécanique originales pour concevoir des gels presque aussi robustes que les caoutchoucs des pneus!
Il passe trop vite. On n’en a jamais assez. Il fait son œuvre, et parfois, on le tue. Le temps nous dirige, mais si on le regarde de plus près, c’est une énigme. Peut-être la plus importante de l’univers. Qu’est-ce que le temps ? D’où vient-il ? Pourquoi ne se souvient-on pas du futur ? Dès qu’on s’approche d’un peu trop près de ces interrogations, la réalité semble se dérober sous nos pieds. C’est l’effet induit par la lecture du dernier ouvrage de Carlo Rovelli, l’Ordre du temps (Flammarion). Le physicien italien, à l’origine de la théorie de la gravité quantique à boucle, déjà auteur en 2014 du best-seller Sept Brèves Leçons de physique, traduit en 41 langues et vendu à plus d’1,3 millions d’exemplaires, y déconstruit la temporalité telle que nous la concevons au quotidien.
[...]
Oui, notre grammaire est basée sur une vision approximative du monde et c’est pour ça qu’il est compliqué de changer d’idées sur des choses plus fondamentales. Les temps du verbe sont le passé, le présent et le futur. Nous n’avons pas les moyens de parler d’une chose qui n’est ni passée ni future, tout en n’étant pas au présent. On tombe vite dans des pièges grammaticaux, et il faut alors se mettre à faire des dessins pour expliciter les choses dont on est en train de parler. Une situation similaire s’est produite quand on s’est rendu compte que la Terre était ronde, mais avec le bas et le haut. Aujourd’hui, on sait que haut et bas sont des notions relatives et ne désignent pas les mêmes directions à Paris et à Sydney. Ce qui est normal pour nous ne l’était pas du tout à l’époque. Sur le temps, c’est la même chose. Il faut se rendre compte que dire «maintenant ici», c’est différent que de dire «maintenant ailleurs», ce n’est pas le même «maintenant».
[...]
On sait que les équations fondamentales du monde ne font pas de distinction entre passé et futur. Seul le deuxième principe de la thermodynamique qui établit que l’entropie (le désordre global si on veut) d’un système isolé ne diminue jamais, fait cette distinction. L’idée, c’est que l’augmentation de l’entropie implique de la chaleur, et cette chaleur laisse des traces. Je donne l’exemple du film d’une balle qui roule. S’il est projeté dans le bon sens ou à l’envers, ce sera tout aussi crédible. Par contre, si la balle ralentit et s’arrête, à cause des frottements, donc de la chaleur produite, le film passé à l’envers montrera une balle qui se met en mouvement elle-même, ce qui est impossible. C’est donc la chaleur qui établit la différence entre le passé et le futur. Mais nous ne comprenons pas pourquoi, dans ce qu’on appelle le passé, il y avait cette basse entropie initiale, cet ordre. C’est la source des traces, de la mémoire, de ce que nous appelons la temporalité dans son sens le plus large. On a bien compris que tout vient de là et la question ouverte sur laquelle je travaille, c’est de savoir d’où elle vient.
[...]
A un niveau fondamental, on a perdu des morceaux du temps. Il n’est pas unique, il n’y a pas de présent, il n’y a pas de distinction entre passé et futur, etc. Et, finalement, il ne reste presque plus rien de cette idée du temps qui passe, de cet ordre dans les événements du monde que nous appelons usuellement «le temps». Je dis «presque», parce qu’on ne décrit pas un monde figé où rien ne change. Quand on dit «rien ne change», on sous-entend que le temps passe, mais que rien ne change. C’est plutôt le contraire : les choses changent, mais elles ne sont pas ordonnées dans le temps.
Bobo la tête. Mais je trouve ce sujet passionnant : sans être physicien, je me suis déjà posé la question : est-ce que le temps existe vraiment ? Où est-ce une création arbitraire qui n'a d'intérêt qu'à notre toute petite échelle ?
Très intéressant.
Nombreuses sont les femmes qui se voient évincées des remises de prix, quand il ne s’agit pas carrément d’un prix Nobel. La minimisation, quand il ne s’agit pas de déni, de la contribution des femmes scientifiques à la recherche n’est pas un phénomène nouveau : l’historienne des sciences Margaret Rossiter l’a théorisé, sous le nom d’effet Matilda. Au rang de ces femmes, injustement méconnues, on compte notamment la physicienne Lise Meitner, la biologiste Rosalind Franklin, la médecin Marthe Gautier, l'astronome Jocelyn Bell ou encore la physicienne Mileva Einstein.
Pourquoi les spaghettis se brisent-ils en trois, quatre ou plus lorsqu’on les plie et jamais en deux ? C’est l’une des questions loufoques que se posait le Prix Nobel de physique (1965) américain Richard Feynman et à laquelle il n’était jamais parvenu à répondre.
En 2005, des scientifiques français, Basile Audoly et Sébastien Neukirch, de l’institut Pierre-et-Marie-Curie avaient finalement réussi à expliquer pourquoi. Pour faire (très) simple : quand on plie un spaghetti, la première cassure provoque une onde qui crée d’autres cassures.
Deux chercheurs américains du MIT viennent, eux, de trouver enfin une parade au problème. Dans un article publié le 9 août par la revue scientifique PNAS, ils expliquent que la solution à ce casse-tête consiste à tordre le spaghetti à 360° avant de le plier légèrement. La torsion dissipe en effet l’énergie de la première cassure, ce qui évite des cassures supplémentaires.
Science.
Excellent thread, merci pour le lien. J'ai enfin acquis la certitude que l'humanité possède la faculté d'anéantir toute forme de vie sur Terre (parce qu'on a pas que les bombes nucléaires dans notre coffre à jouets) ET EN MÊME TEMPS ne pourra pas détruire la planète.
Lien : https://twitter.com/astropierre/status/1014573939203469320
Le contexte de toute l’affaire, le voici : début février 2018, sur France 2, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a lancé un pavé dans la tonnelle, en faisant une déclaration dont elle avait pesé tous les mots :
« L’industrie du vin laisse accroire que le vin est un alcool différent des autres alcools. Or, en termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka ou du whisky. Il y a zéro différence. On laisse penser à la population française que le vin serait protecteur, apporterait des bienfaits que [ne conféreraient] pas les autres alcools : c’est faux. Scientifiquement, le vin est un alcool comme un autre. »
Cette phrase est anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement, euh pardon scientifiquement ça suffira, absolument EXACTE.
Je vous laisse le plaisir de la lecture de l'article pour vous en convaincre.
En revanche… bien des politiciens, le président compris, ont joué la carte du « moi j’aime boire donc elle doit avoir tort ». Même levée de bouclier chez certains médecins qui ont un pied dans un vignoble, ou qui sélectionnent dans la littérature les travaux qu’ils peuvent interpréter dans le sens de leurs préjugés ou de leurs intérêts. L’affaire en dit long sur leur rapport à la vérité.
Mais alors, pourquoi conseille-t-on ces sodas ? Sûrement parce qu’on confond deux choses. Dans les pays où les conditions sanitaires sont mauvaises, c’est probablement la boisson stérile la plus aisée à trouver. Toute boisson embouteillée industriellement vaudra toujours mieux que l’eau du robinet pour s’hydrater au quotidien.
Le sens de ce constat s’est détourné, pour créer le mythe… alors que les sodas au cola n’ont pas de vertu anti-tourista. Pour retrouver les sels minéraux indispensables, il y a infiniment mieux. Avant le voyage, passage par la pharmacie, et vous demandez quelque chose qui ne coûte quasiment rien : des solutions de réhydratation orale (SRO) pour nourrissons – c’est idéalement dosées en sodium, chlore, potassium, glucose, etc. Ce n’est pas un gadget, c’est sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS (et c’est, comme son nom l’indique, tout à fait approprié pour les nourrissons). Versé dans une bouteille d’eau potable, ça fait le job que ne fera jamais le soda.
Sérieux, conseil aux jeunes parents et aux futurs jeunes parents : les SRO, ça sauve des vies. Au sens propre. Un nourrisson qui a la diahrée, ça se déhydrate quasiment à vue d'oeil.
Aïe. Mais quel con ce Newton. Il a fait ça après avoir pris une pomme sur la cafetière ou avant ?
Vu sur Mastodon : une table (interactive) périodique des éléments, qui explique à quoi sert chaque élément <3
Après, comme je suis râleur, je vois malgré tout deux objections :
- la science, c'est d'abord de la science, ce ne doit absolument "servir" ; les retombées pratiques sont parfois tardives et souvent indirectes ;
- quid des éléments créés dans les accélérateurs de particules, qui ont une durée de l'ordre du milliardième de seconde ? Ils ne sont pas près de "servir" à quelque chose...
Je suis en train d'écouter cette émission en podcast, je vais faire mon ravi de service, mias c'est fabuleux :
- nous aurions tous un microbiote différent, au point que l'on pourrait identifier un individu par son micobiote (ça me donne des idées de dystopie un peu délirantes, à base de prélèvements de selle au lieu des contrôles d'identité...) ;
- il y a un lien pas encore bien défini entre microbiote et développement neuronal / cerveau ;
- corrélation entre maladie de parkinson et dérèglement du microbiote : l'administration de laxatifs peut soulager les symptômes du parkinson...
- [autre truc que j'ai oublié] EDIT Ca m'est revenu \o/ : suspicion de corrélation entre un microbiote défaillant et des maladies telles que obésité, anorexie...
J'ai toujours ressenti une profonde tristesse en voyant les photographie de cette enfant, exhibées dans les sites douteux et autres forums complotistes. J'espère que maintenant que le "mystère" est résolu, on va pouvoir lui donner une sépulture décente.
via un Shaarli, pas noté lequel avant de fermer l'onglet...
La paréidolie : quand la science rejoint le LOL.
La paréidolie, quésaco ? C'est la façon dont votre cerveau interpréte ce qu'il voit, pour le rattacher à ce qu'il connait. C'est pour ça que l'on cherche des formes dans les nuages, ou que l'on voit des visages... ou des teubs partout pour peu qu'on les cherche ; c'est pour ça que certain·e·s voient Jésus partout, que d'autres entendent le démon dans des musiques : on voit (ou entend) ce que l'on a été éduqué à trouver...
via Seb sur (°m
Cette semaine, on s'intéresse à la vulgarisation scientifique à l'heure de Youtube : un nombre croissant de charismatiques passionnés, mais aussi de vrais chercheurs spécialisés, explique les grandes et petites notions de la science en vidéo. De nouvelles formes se développement, comme les animations, et même les conférences d'une heure et demie sur la définition du temps cartonnent en ligne.
L’actu : Les quatre familles de youtubeurs évoquées dans le podcast sont détaillées dans cet article sur Libe.fr, avec tous les liens qu'il faut – Sur Youtube, la science infuse. Pour les vidéos, nous avons diffusé en exemple les faux souvenirs d'e-penser, le flexaèdre de Micmaths, la grippe d'Un peu pointu, les Pokémon esclaves par Cyrus North, la malaria animée par Kurzgesagt, le libre arbitre par la Main baladeuse, le casino chez La statistique expliquée à mon chat, et des génocides chez Histoire brève.
On a aussi publié une interview du grand manitou des vulgaristeurs scientifiques, Etienne Klein, qui estime que la vidéo en ligne a «installé un chaînon manquant de la pédagogie».
En substance donc, la CJUE ne reconnaît pas de lien entre le vaccin contre l'hépatite B et l'apparition de la sclérose en plaques, elle dit même l'inverse. Elle rappelle que, en principe, c'est à la victime d'établir le lien entre un acte médical et un état préjudiciable, mais que dans le cas où il n'existe pas de consensus scientifique présenté à la cour qui doit juger, alors si les éléments de preuves sont suffisants pour établir un lien, même si celui-ci s'avère plus tard factuellement faux, alors la cour est autorisée à reconnaître le fabricant du vaccin comme responsable de l'état de la victime.
Ah oui, d'ailleurs, la CJUE ne reconnaît pas le fabricant fautif. Elle dit juste que la cour qui doit juger la chose peut, en l'état du droit actuel et de la situation présentée, le reconnaître comme responsable, et donc peut le condamner à verser des indemnités, si et seulement si elle le souhaite.
Voilà !
Oh, et au passage, mettez vous bien ça dans le crâne : une cour de justice ne statue pas sur ce qui est une vérité scientifique ou non, elle tranche des litiges. Jamais une cour ne pourra dire ce qui est "vrai" scientifiquement et ce qui est faux, tout comme jamais un scientifique n'ira dire à un juge comment il doit juger telle ou telle affaire. Ce sont des domaines différents, avec des vocabulaires différents, qui ont des manières de fonctionner différentes et qui ne font pas DU TOUT le même métier. Je vous rappelle l'échelle (simplifiée) de validité des preuves/arguments :
Solide => Consensus scientifique / Méta analyse / Étude prospective de forte puissance
Présomption => Étude prospective de faible puissance
Faible => Étude rétrospective / Étude de cas-témoins
Très faible => Témoignage / Étude comportant des biais identifiés
Nul => Avis / Opinion / Préjugé / Bon sensVous ne trouvez pas "jugement d'une cour de justice" dans la liste ? Parce que ça n'a rien à y faire. C'est même pas un niveau de preuve "nul", c'est un niveau de preuve "hors sujet". Il s'agirait d'arrêter de tout mélanger pour, en plus, propager des idées fausses et dangereuses sur la science, la justice et la santé.
Qui sommes-nous ?
Nous sommes un collectif de chercheurs en sciences humaines et sociales, et nous étudions les technologies numériques. Depuis plus de dix ans, nous favorisons le partage de ressources ouvertes. Que vous soyez ou non membre de notre association, vous pouvez publier vos propres ressources ou annoncer vos événements à l'aide du bouton "Contribuer" en haut de page.
via http://rue89.nouvelobs.com/2017/01/16/jeu-video-sempiternel-accuse-mal-etre-adolescent-266095
A l’état sauvage, explique-t-il, le «couple alpha» est en réalité un couple parental, dont le reste du groupe est la progéniture: «la meute de loups typique est une famille». Exit le modèle classique de la dominance animale. Qui, à vrai dire, avait déjà été ébranlé trente ans plus tôt.
Ce que je trouve intéressant, c'est la façon dont nous projetons nos propres travers sur la société animale, pour ensuite s'en servir comme justificatifs de nos schémas de domination...
via Alda
Les autres articles de la série (liens en bas de la page) ont l'air sympas aussi.
EDIT : Je ne résiste pas au plaisir de vous mettre les liens :
Le Temps se penche, pendant une semaine, sur la zoologie hasardeuse que les humains utilisent pour parler d'eux-mêmes
- Le mouton est-il un mouton ?
«Nous avons posé des questions intelligentes aux singes (peuvent-ils mentir, ont-ils conscience d’eux-mêmes, ont-ils accès au langage?) et leurs réponses nous ont encouragés à des questions plus intelligentes encore. Mais qu’avons-nous demandé aux autres?» s’interroge Vinciane Despret, philosophe des sciences belge et propagatrice infatigable des thèses de Thelma Rowell en francophonie. Constat affligeant: les questions que l’éthologie classique pose aux moutons portent essentiellement sur leur relation aux ressources: en gros, sur leur broutement, c’est-à-dire «la manière dont ils transforment l’herbe en gigots».
- Sommes-nous cuits comme des grenouilles bouillies ?
- Les lemmings, des conformistes fous ?
- Le déni, une affaire d’autruches ?
L’oiseau, mésestimé depuis l’Antiquité, est devenu ainsi l’emblème du penchant humain pour le déni, assimilé à une forme de stupidité. Cette assimilation prête à discussion, sociologiquement comme anthropologiquement. Sur le plan sociologique, on remarquera qu’un déni excessif de la réalité semble moins lié à un déficit cognitif qu’au statut social. On citera, par exemple, l’étude conduite au Brésil et en Suède par Taciano L. Milfont et al. (à paraître en août 2016 dans la revue Personality and Individual Differences), portant sur le refus de croire aux causes humaines du changement climatique: chez les sujets étudiés, la variable qui détermine la propension pour ce déni paraît être leur situation de «dominance sociale». La tête dans le sable et le privilège semblent ici aller de pair.
Nettie Maria Stevens est une généticienne américaine, née le 7 juillet 1861 à Cavendish (Vermont) et décédée à Baltimore (Maryland) le 4 mai 1912 d’un cancer du sein. Ses travaux ont donné lieu à l'une des découvertes biologiques fondamentales du XXe siècle en permettant d'affirmer que le sexe de chaque individu est déterminé par ses caractères chromosomiques. Exclue de toute reconnaissance à une époque où les femmes étaient encore écartées du savoir scientifique, elle resta dans l'ombre de ses collègues masculins1.
Merci au Doodle du jour.
Je ne connaissais pas Sci-Hub, découvert grâce à cette chronique de Xavier de La Porte.
Je cite Wikipédia pour gagner du temps :
Sci-hub (ou Scihub) est un moteur de recherche pour les articles scientifiques, qui contourne les paywalls (« péages ») classiques des éditeurs académiques et fournissant un accès libre à un répertoire de plus de 48 000 000 articles1,2. De nouvelles publications sont ajoutées quotidiennement après avoir été téléchargée via des proxies d'établissement universitaires3. Il permet ainsi de consulter gratuitement des articles dont l'accès coûterait sinon plus de 30 dollars4,5. Il a été attaqué par la principale maison d'édition scientifique, Elsevier, car il permet un accès illégal à des documents de recherche6. En novembre 2015, l'adresse originale, sci-hub.org, est fermée. Des sites alternatifs sont alors mis en place, tels que sci-hub.io (qui ferme en avril 2016), sci-hub.cc et , ou sci-hub.bz.
Bref, c'est encore et toujours cette gabegie ahurissante de devoir "racheter [...] des publications déjà payées par le contribuable pour les rendre accessibles... à leurs auteurs." (article de Rue 89). Pour le dire autrement, en prenant un autre extrait du même article : les éditeurs scientifiques "revendent donc chèrement aux universités un contenu qu’elles ont elles-mêmes produit"
Rappelons que c'est sa lutte contre ce système qui a conduit Aaron Swartz au suicide.