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Mai jeux, c’est des gros cubes (et des zombis)

mercredi 4 juin 2025, par Sammy

En mai, jeux n’ai pas toujours fait ce qui me plaie (et bosses), mais maintenant, ça va.
Et je suis content, car j’ai retrouvé cet état d’esprit légèrement obsessionnel qui me pousse à être accaparé par un seul jeu.

3 jeux au compteur pour ce mois :

Teardown

Teardown, c’est un jeu en voxels, où (presque) TOUT est destructible, et il réussit à en faire un élément de gameplay. Généralement, une mission consiste à aller chercher un objet à un endroit, le ramener, le déplacer ou le détruire, et s’enfuir avant le déclenchement de l’alarme (sachant que, dans toutes les missions que j’ai faites jusqu’à maintenant, les lieux sont déserts, il n’y a pas de gardiens, l’alarme ne se déclenche que pour lancer le compte à rebours final...).

Si les premières missions sont faciles, par la suite il faut planifier son coup en préparant le(s) chemin(s), les différents véhicules, quitte à repérer les trajets à la bombe à peinture. Vous allez donc devoir démolir la moitié de la map pendant une heure, pour exécuter l’action parfaite qui devra être réalisée en moins d’une minute !

A noter, l’existence d’un mode bac à sable, pour le simple mais gratifiant plaisir de mal faire mais de le faire bien, et de nombreux mods, permettant par exemple de dézinguer le Titanic morceau par morceau, de dynamiter la tour de Pise, de jouer avec les portails de Portal, de piloter des engins de Star Wars...

Dead island 2

Un jeu gratuit de l’Epic Game Store, plutôt cool, dans la mesure où c’est un pur défouloir où vous allez devoir vous défendre contre les habitants de la ville de Los Angeles transformés en zombis (ça fait du monde). De ce que j’ai vu il y a une... attendez, je consulte mes notes... histoire, mais je crois que tout le monde s’en cogne.

Soyons francs : c’est pas le jeu de l’année, à sa manière Teardown innove davantage. Comme le fait méchamment remarquer l’article de CanardPC les mécaniques de jeu ont au moins 10 ans de retard, mais compte tenu des vicissitudes du développement, on n’en espérait pas tant. Et on en demande pas tant à vrai dire.

Vous pouvez choisir votre protagoniste parmi plusieurs personnages tous aussi badass les uns que les autres (bref, des clichés sur pattes) et vous voilà parti pour détruire des zombis body-builders, des zombis en bikini, des millionnaires zombis... Le retournement du glamour en gore est assez amusant.

Cubic Odyssey

C’est lui, le jeu qui m’obsède.

Cubic Odyssey, c’est Starbound qui aurait mangé No Man’s Sky. Je sais que d’aucuns vous diront (c’est d’ailleurs ainsi que le jeu est présenté par les vidéastes YouTube) que c’est inspiré de Minecraft. Je n’en démordrai pas, la source d’inspiration, c’est Starbound : on a un laser de minage (et pas une pioche), le jeu tourne autour d’une quête principale mettant en jeu la survie de la galaxie, exactement comme dans Starbound, là où Minecraft n’est qu’un bac à sable infini, et comme dans Starbound, on fabrique 15 sortes d’établis différents pour le craft.

Et on peut aller de planète en planète après avoir réparé son vaisseau, comme dans... Starbound, oui, y’en a un qui suit ! Et comme dans No Man’s Sky, à qui on a aussi pris la vue subjective. De Minecraft, ils n’ont pris que les gros cubes [1]. J’ai d’ailleurs eu un peu de mal avec ces gros cubes au début, j’ai trouvé que ça donnait un côté « grossier » au jeu, mais on s’y fait.

Pourquoi c’est addictif ? C’est addictif comme tous les jeux de craft/exploration : il faut explorer pour récupérer des ressources, afin de pouvoir explorer plus loin, pour trouver d’autres ressources, etc. Je suis extrêmement bon client de ce genre de choses. Bien sûr, afin de briser la monotonie, il faut saupoudrer le tout d’évènements aléatoires : attaques de monstres ou de pirates, matériel qui s’use et qu’il faut réparer...

Je sens que ce jeu n’a pas le budget de, disons Starfield (totalement au hasard). C’est pas léché, l’usage du voxel lui-même dénonce le petit budget. Du côté des défauts, les planètes -pour ce que j’en ai vu du moins- sont un peu vides (comme les cartes de TearDown), il y a assez peu d’animaux et les rares PNJ sont un peu nuls, statiques, avec des dialogues d’une ligne ; ils ne sont là que pour donner des quêtes du genre apporter 50 unités de tel type de matériau.

Mais quant on voit le résultat d’ensemble, ça donne envie de donner aux développeurs 1/10ème du blé que Bethesda a cramé dans Starfield pour qu’ils continuent d’améliorer leur jeu.


[1bon, la vue subjective aussi, si vous y tenez

  1. A quoi ai-je joué en janvier et février ?
  2. Et en Mars, j’ai joué à quoi ?
  3. En avril, le jeu ne tient qu’à un fil