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En avril, le jeu ne tient qu’à un fil
mercredi 21 mai 2025, par
Lorsque j’ai commencé à m’inquiéter de la vie secrète de mes foramens, je me suis replié dans ma coquille et la lecture. Et les achats de jeux vidéo, un peu.
Parce que même si les protusions foraminales c’est pas grave dans le sens où ça ne fait pas mourir, c’est quand même un peu stressant dans la mesure où tous les médecins consultés disent plus ou moins « et surtout si ça s’aggrave vous foncez aux urgences. Mais on vous donne un rendez-vous pour dans 3 semaines, LOL. Stressez pas, ça va bien se passer. »
JE-STRESSE-SI-J’VEUX
Du coup, pour penser à autre chose, j’ai pas mal lu [1], et j’ai acheté des jeux, surtout au début.
C’est seulement après que je me suis rendu compte que je ne pouvais plus jouer - pas assis en tout cas, et que mon PC, mon clavier et mon écran ne tenaient pas sur mes genoux, mais quel con, j’ai loupé l’occasion de me faire offrir le Steam deck.
J’ai commencé le mois très fort, avec le April 2025 Humble choice, essentiellement pour Aliens : Dark Descent, Dredge et 1000x Resist , mais ce bundle contenait également Diplomacy is Not an Option et Tomb Raider 1-3 Remastered : un bon cru.
Puis j’ai craqué pour Dave the diver, Robocop : Rogue City et Tinykin, à des prix très attractifs, merci IsThereAnyDeal.
Mais comme je n’étais pas rassasié, j’ai ajouté des jeux pour la Switch, avec It takes two et la « Portal collection », pour une somme relativement dérisoire [2], ce qui, au vu de la politique tarifaire de Nintendo, est suffisamment rare pour justifier de sauter sur l’occasion. On a les prétextes qu’on peut.
Et j’ai joué à quoi du coup ?
Ben, c’te question ! A Balatro bien sûr !!!
J’ai quand même passé un peu de temps sur RoboCop : un bon plaisir régressif au parfum 90’s, un peu gâché par mon PC décidément à la ramasse. Inutile de chercher la moindre justification intellectuelle ou esthétique, il n’y en a pas. C’est volontairement bas du front, mais pas idiot malgré tout. Les méchants sont des punks drogués, et ils sont très méchants. RoboCop est une boite de métal qui peut encaisser des douzaines de balles avant de commencer à faiblir. On retrouve le commentaire cynique du film de 1987, sur un monde en pleine déliquescence aux mains de supranationales sans scrupules.
Comme l’a dit une critique lue je ne sais plus où, ce jeu RoboCop est le 3ème film qu’on aurait aimé avoir.
Dave the diver : ce jeu est fou, je dirais même fou-fou. Derrière une proposition d’apparence simpliste (diriger un plongeur gentiment replet dans un lagon pour pêcher des poissons afin que son pote fasse des sushis) et qui pourrait à tout prendre inciter à la plus extrême méfiance, se cache en fait un jeu aux multiples facettes, qui n’en finit pas de rajouter les couches de gameplay les unes sur les autres : il faut attraper les poissons au harpon, mais certains résistent, d’autres sont dangereux ; il faut remonter des objets d’intérêt, des trésors, des consommables ; il faut enquêter sur une mystérieuse civilisation qui vivrait dans les profondeurs ; le soir, il faut préparer les menus, servir les clients aux restaurant, râper le wasabi... Et je n’ai plus joué depuis la mi-avril, je suis absolument certains que de nouvelles découvertes m’attendent [3]. Ce vrai-faux « petit » jeu réunit avec maestria les minis-jeux et l’histoire à découvrir, sur un fond archi-connu de collecte-upgrade-exploration.
Et puis, après le 18 avril, je n’ai plus joué, à mon dos défendu.
C’est là que j’ai été content d’avoir acheté ces jeux pour la Switch, grâce auxquels j’ai pu jouer semi-allongé devant la télé ; Avec Le Grand, on a passé quelques bonnes sessions sur It takes two, d’où il appert deux choses :
1/ Chuis nul
2/ Ce jeu est TROP bien ; si vous cherchez un jeu pour jouer à deux avec vos enfants, vos parents, votre conjoint ou des amis, c’est le jeu idéal. Il est -littéralement- fait pour ça (dans la mesure où l’on ne peut jouer QUE à deux) mais surtout, même si l’un des deux membres du binôme venait à se révéler légèrement moins doué (ahem), après quelques échecs, tout le monde finit par y arriver. De plus, il a la grande vertu d’enseigner la patience à celui qui aurait des velléités de partir tout seul devant (ça ne sert à rien) ou qui s’imagine trop doué : chacun bloquera à tour de rôle sur tel ou tel passage et devra faire appel à l’autre. Une master-class.
Sur le fond, le jeu est d’une inventivité folle, il n’est jamais pris en flagrant délit de répétition, tant dans la diversité des niveaux que dans les actions à accomplir. Et il est beaucoup plus long que ce que j’imaginais.
En ce qui concerne les Portal, je ne vous fais pas l’affront de vous refaire l’historique de ces deux jeux majeurs de Valve, de l’univers Half-Life/Portal, du système de jeu à base de portails... Disons que j’ai y joué il y a suffisamment longtemps pour avoir l’impression de découvrir les niveaux. Et, cette affirmation est validée par le pro-gamer-de-la-Switch maison, la partie coop de Portal 2, c’est vachement dur.
[1] Voir l’article précédent ; je dois bien dire que ce menu souci de santé m’a permis d’accomplir un de mes objectifs de vie : rester allongé à lire
[2] 50% pour l’un, 5€ pour le pack des 2 Portal
[3] Rien que la recherche « Dave the diver » sur DuckDuckGo ramène des images laissant augurer des choses complètement folles






