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Strange houses : c’est quoi ce plan ?
lundi 9 mars 2026, par
Il y a généralement deux raisons pour lesquelles je mets plus de temps qu’attendu pour lire un livre eu égard à sa longueur : soit il est compliqué à lire (avec la variante "pas pour moi", coucou Jakób), soit il est vraiment pas terrible et je me force à finir par curiosité.
Stranges Houses appartient clairement à la seconde catégorie.
L’idée de départ était pourtant intéressante : une maison dont le plan est tellement anormal qu’il suscite le malaise. Seulement, la réalisation n’est pas à la hauteur. On aura beau consentir à suspendre son incrédulité avec vigueur, la sauce ne prendra pas.
Sur la forme déjà : l’ami architecte du narrateur, qui comprend juste en voyant le plan, toutes les horreurs qui se passent dans la maison. Là où Auguste Dupin ou Rouletabille sont obligés de réfléchir, il explique la chose dans un dialogue de quelques lignes. Devant cette inacceptable prescience, j’ai vainement espéré un coup de théâtre où il s’avérerait être complice des crimes... Même pas.
Puisqu’on parle des dialogues : le livre n’est qu’une suite de dialogues, même pas assez bien écrits pour faire une pièce de théâtre. Encore faut-il signaler qu’ils sont entrecoupés de plans de maisons, de plans d’étage, puis de zooms sur une pièce, des fois qu’on comprenne pas bien. Au moins les images ont elles le mérite d’épaissir un peu, non le mystère, mais ce maigre opuscule.
Et l’idée, plutôt bonne au départ, d’un plan étrange laissant envisager des horreurs ne devient, répétitions aidant, qu’un simple gimmick. Dommage.
Sur le fond, pour ce qu’il est convenu d’appeler le mobile, c’est carrément n’importe quoi. Si on suivait facilement la première partie malgré quelques pseudos rebondissements convenus, la fin donne lieu à une explication absolument improbable, qui m’a en plus perdu dans les branches d’un arbre généalogique, mais il faut dire qu’à ce stade je ne nourrissais déjà plus beaucoup d’intérêt pour l’histoire.
J’ai fait des bêtises avec ma base de données, causant la perte irrémédiable de la première version, publiée, de cet article. Peut-être certains d’entre vous ont ils eu le temps de la lire... ? Le texte qui précède a été récrit de mémoire. Bien sûr, il va sans dire que la première version était bien meilleure. 😎