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Lectures 2025 : première voiture balai

mercredi 24 décembre 2025, par Sammy

L’année touche à sa fin, il est temps de ramasser les nouilles grillées au fond du plat : quels sont les livres dont je n’ai pas eu le temps de parler ? J’espère pouvoir faire plusieurs articles.

Les Annales du Disque-Monde 29 - Le régiment monstrueux

Un Pratchett un poil (de loup-garou) atypique, qui n’appartient à aucun cycle (Vimaire fait seulement une petite apparition), dans lequel on suit les aventures d’un groupe de soldats dans un pays en guerre perpétuelle, et où les conscrits ne sont pas ce qu’ils semblent être... La révélation étant assez vite éventée, je peux bien vous le dire : ce sont des FEMMES. Le monstrueux du titre ne vient pas de là, je vous rassure tout de suite.

Ce ne sera pas mon Pratchett préféré, mais on peut aussi le lire comme une critiques des notions de répartitions genrées des rôles...

Pierre Lemaître : Un avenir radieux

J’avais laissé la famille Pelletier et ses turpitudes à peu près un an plus tôt, confessant attendre la suite avec impatience, et je n’ai pas été déçu. Un meurtrier toujours aussi insaisissable, une Geneviève toujours aussi détestable -mais la conclusion du roman nous avertit que tout fini par se payer. Une rumeur d’accident nucléaire et un voyage de l’autre côté du rideau de fer assurent la liaison des petites histoires des Pelletier avec la grande Histoire, donnant à cet opus une coloration de roman d’espionnage.

Le volume précédent m’avait incité, avec sa trame sur l’avortement, à lire L’Événement d’Annie Ernaux, celui-ci m’a poussé à lire La taupe de John Le Carré : je suis un garçon influençable. Je l’ai déjà dit et je n’hésite pas à le répéter : lisez le XXème siècle en France récrit par Lemaître, c’est top.

John Le Carré : La taupe

Bah autant le dire tout de suite, je ne suis pas complètement rentré dedans. J’ai trouvé ça un poil [1] trop long. Je m’attendais peut-être un peu trop à retrouver le style de Lemaître dans un gros roman de Le Carré.

Alors attention, je ne dis pas que c’est pas bon, c’est juste que ne l’ai sans doute pas lu au bon moment. On pénètre dans l’intimité d’un service secret compromis au plus haut niveau par un agent soviétique infiltré, et la seule personne capable de débusquer l’agent double, c’est George Smiley, le maître espion récemment poussé vers la sortie suite à la disgrâce de son mentor, Control, après une opération qui a mal tournée.


[1beaucoup de poils dans cet article...