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Dispatch, même les super-héros peuvent avoir besoin d’aide

mercredi 19 novembre 2025, par Sammy

Vous aimez les histoires de super-héros ?
Vous aimez les séries ?
Vous aimez les dessins animés ?

Si vous avez répondu "non" à l’une de ces questions, Dispatch, le premier jeu d’anciens de chez Telltale games n’est peut-être pas pour vous. A moins que je n’arrive à vous convaincre du contraire.

Parce qu’il faut avant toute chose avoir conscience de ce dans quoi on met les pieds : Dispatch, c’est une histoire de super-héros qui fait croire qu’elle est un jeu vidéo.

Robertsonné par le gang

Robert Robertson, alias Meca Man (un mélange entre Ironman et Batman, mais sans le fric) a des soucis : le jeu commence par une embuscade au cours de laquelle son armure-robot est détruite. Ruiné, en pleine crise existentielle, il est recruté par Aurore (une équivalence de Supergirl) alors qu’il est en train de se faire péter la gueule par des loubards. Elle n’est pas tombée sur lui par hasard, elle venait lui proposer un marché : la réparation de son armure en échange d’un poste à la SDN, une boîte de dispatching de super-héros [1].

Des grands pouvoirs entraînent... euh... quoi déjà ?

Robert Robertson, que nous appellerons désormais Robert, va se retrouver au poste de coordinateur d’une équipe de super-héros qui... Non, c’est pas ça. Je reprends : Robert va se retrouver nounou de la pire équipe possible, la team Z. Ce n’est même pas une bande de bras cassés : ce sont d’ex super-méchants, enrôlés dans un programme de réhabilitation. Ils se tirent dans les pattes, ont un problème conceptuel avec des notions telles que l’altruisme, et n’en ont rien à carrer des consignes.

Robert lui, a la langue bien pendue, pas peur de grand chose et plus rien à perdre. Si vous voyez pas venir le cocktail explosif, je ne sais pas ce qu’il vous faut. On alterne ainsi entre dialogues à choix chronométré [2] et minis-jeux de dispatching, agrémentés d’un mini-jeu de piratage de temps en temps.

Super Scripté contre Super Dialogue

Alors, il faut bien le dire, le mini-jeu de dispatching n’est pas le point fort de la proposition (je me suis tout de même pris... au jeu) mais, comme l’a très bien dit Marius Chapuis dans Silence on Joue, les dés sont pipés et le résultat au mini-jeu ne dépend pas toujours de votre habileté : si le scénario impose que vous vous plantiez, vous allez tout rater ; si le scénario a prévu que, dans le déroulement de l’histoire, ce sera une journée parfaite, vous pourrez envoyer presque n’importe quel héros sur n’importe quelle mission, et ce même si son pourcentage est très réduit, et ce sera un succès. Vos héros vont également monter en compétence, mais j’ai l’impression que c’est purement cosmétique.

Mais vous l’aurez compris, l’intérêt du jeu ne se situe pas là. Les dialogues sont géniaux, on rigole beaucoup, les animations sont au poil et on a l’impression, que je trouve pour ma part assez kiffante, de passer 8 ou 9 heures devant un (bon) dessin-animé vaguement interactif. C’est très plaisant de cliquouiller pour envoyer les z’héros en mission en les écoutant raconter leur vie, débattre des récents événements, s’envoyer des vannes... Ah oui, et le doublage (VO uniquement) est aussi au top.

Une dernière chose pour finir : le jeu n’est pas spécialement NSFW, mais quand même PEGI 18 (on voit un zizi tout vert dans le premier épisode par exemple [3]) : on est plus dans l’humour cracra-potache que dans le porno, mais attendez quand même que les plus jeunes soient partis dormir avant de vous y mettre.

Au final une série un jeu... super ! Vivement la saison 2 !


[1dans la diégèse, il semblerait que les super-héros fassent office de pompiers, police... en échange d’un abonnement. Le meilleur des mondes donc.

[2avec les sempiternels "Machin s’en souviendra", rhâââ, virez-nous ça pour Dispatch 2 !

[3Désolé, je n’ai pas trouvé de copie d’écran