Pratiques déloyales de la part d'Amazon, contre raisonnement "village gaulois" de la part d'Hachette. Qui va gagner ? Je crains me douter quelque peu de la réponse... Je DÉTESTE Amazon, ses méthodes fascistes, ses employés traités comme des esclaves, sa volonté de devenir sinon l'unique, du moins le plus gros vendeur (pas que de livres) sur le web, son ambition -sa réussite- à la Apple d'imposer un format unique de livre électronique, de liseuse, de dicter ses prix et ses conditions et enfermer les utilisateurs dans un écosystème privateur. Je déteste vraiment cette boîte pour tout ça.
Mais peut-on raisonnablement soutenir Hachette dans sa croisade pour que le prix du livre électronique reste à un tel niveau ? Même s'il prétend qu'il est bien inférieur au prix du livre papier, il reste tout de même assez élevé.
Pour bien comprendre ce qui est en jeu, cela nécessite quelques informations complémentaires. Vous le savez peut-être, le marché de l'édition en France est très concentré. Hachette, c'est un assez gros groupe (mais qui n'est au final qu'une filiale de Lagardère...) qui comprend Grasset, Calmann-Lévy, Fayard, Stock... Harlequin ! (http://www.hachette.com/fr/territoire/france).
Pour illustrer mon propos, prenons l'exemple d'un livre récemment publié par Grasset : Un bon fils, de Pascal Bruckner (choix fait totalement au hasard, c'est juste parce qu'il est sur la page d'accueil de leur site). Allons voir les prix sur le site de la Fnac : 12,99€ le livre électronique contre 18€ le livre papier. 28% d'écart de prix. Je trouve que c'est assez peu.
Je retente l'expérience avec HHhH, de Laurent Binet, lu récemment (http://sammyfisherjr.net/blog/spip.php?article118). Pour le coup, l'écart devient significatif : 21€25 le livre papier contre 7€99 le livre électronique !
Cela me fait me poser plusieurs questions :
Bref, on a le choix entre soutenir le monopolistique Amazon et l'arriéré Hachette. Déprimant.